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18.11.2016

Big data : 6 questions à se poser avant de s'y mettre

Les ‘big data’ sont une nouvelle classe d’actifs que l’entreprise doit embrasser, développer, protéger et surtout faire fructifier dans sa transformation digitale. Voici nos pistes de réflexion pour engager votre stratégie.

Existe-t-il un cursus en big data ?

La plupart des universités dans le monde ont compris l'enjeu des big data. Elles exploitent de plus en plus l'analytique à la fois dans la recherche et pour améliorer la vie et l'orientation des étudiants sur le campus, mais il existe encore peu de formation dédiée au phénomène. Toutefois, certains établissements proposent depuis peu leurs propres diplômes et programmes pour former la future génération de ‘data scientists’».

Dois-je former mon personnel ?

Oui. Pour former vos équipes IT ou les mettre à la page, difficile de les renvoyer sur les bancs de l'école. Toutefois, de nombreuses formations sont organisées partout dans le pays par des prestataires spécialisés. Une formation de 2 jours permet déjà d'appréhender les problèmes spécifiques des big data et les solutions techniques potentielles.

Faut-il engager un ‘data scientist’ ?

Pas forcément. Un chiffre : l'an dernier, on comptait 4,4 millions d'emplois dans le domaine, dont seulement 40% étaient pourvus. Les ‘data scientists’ ne sont pas à la portée de tous les budgets. Vous pouvez faire appel à un consultant indépendant pour déminer le terrain et engager votre entreprise sur la voie des big data. 

Quelles sont les grandes techniques requises ?

Des techniques comme le ‘machine learning’ et le ‘data mining’ sont essentielles pour tous les métiers des big data. Elles permettent de venir à bout de tâches difficiles ou impossibles à remplir par des moyens algorithmiques plus classiques. L'art de la ‘Data Visualization’ permet de communiquer les découvertes liées à l'analyse des données.

Quel est le mot clé que je dois absolument retenir ?

Hadoop ! Comme Microsoft Office à la productivité et Apache au web, des applications font l'unanimité dans le domaine des Big data. Hadoop est probablement la pierre angulaire de votre stratégie - une expertise sans laquelle la maîtrise des big data est impossible. Ce système distribué et open source est destiné à stocker les données ; il est hautement scalable et tolérant aux pannes. Son rôle ? Il traite et analyse des silos de nouvelles et anciennes données pour en extraire de la connaissance significative utile dans la stratégie d'une entreprise. Ses composants doivent devenir la grammaire de vos experts : ‘Spark’, ‘Hive’, ‘Pig’, ‘MapReduce’, ‘HBase’.

Les big data sont-ils pertinents pour une PME ?

Assurément, notamment pour les opérations de marketing : les big data permettent de trier ses données pour obtenir une vue unifiée du client. La segmentation permet d'optimiser ses campagnes. L'analytique permet également d'être à l'écoute du comportement de ses clients. Le budget d’une PME n'est pas celui d’un grand groupe : il faut se concentrer principalement sur les données nécessaires et exploitables pour en retirer les bénéfices : la création d'un lien plus fort avec sa clientèle. 

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22.10.2016

Transformation numérique : votre plan d'action

33 % des décideurs IT n’ont pas clairement défini une stratégie de transformation digitale. Pourquoi et comment y remédier efficacement ?

Dans la grande distribution, la technologie modifie désormais en profondeur les dynamiques concurrentielles du marché, à la fois pour les consommateurs et les distributeurs. Le mode d'achat s'en trouve bouleversé. Dans son étude « Fast-Moving Consumer Goods », l'éditeur Progress dénonce le paradoxe actuel : la transformation digitale est vitale, mais l'implémentation prend trop de temps.

«60 % des décideurs IT admettent que leur entreprise est dans le déni face à l'importance d'une stratégie de transformation digitale.»

Ou se situe exactement le problème ?

Plus de la moitié des décideurs IT considèrent cette démarche complexe et chronophage. 66 % estiment que leurs équipes marketing et IT ne sont pas assez robustes pour mener le projet. 64 % trouvent le paysage numérique trop évolutif pour suivre les changements à la lettre. Enfin, deux départements s'affrontent sur la répartition des tâches et des budgets : IT versus marketing. La bonne nouvelle ? 96 % des entreprises comptent prendre des mesures dans le courant de l'année à venir.

Les éléments essentiels de votre « action plan »

1. Un inventaire préalable

La réalisation d'une transformation digitale passe à la fois par la satisfaction du client, la capacité à réorienter l'activité et le déploiement d'une plateforme flexible, mais tout transformer ne signifie pas tout envoyer à la casse. La transformation doit être initiée après l’élaboration d’un bilan qui tient compte des assets de la société, sous forme d’inventaire.

Ensuite, visualiser les possibilités de changement pour envisager le futur de votre entreprise, non plus comme une firme traditionnelle, mais comme un ambitieux hub numérique.

2. De l’inspiration pour voir grand

Les fondateurs de Google expliquent qu'ils ont toujours cherché à rejeter une approche traditionnelle du management en adoptant deux principes de base, qui s'inscrivent parfaitement dans une transformation digitale : se concentrer sur l'utilisateur pour le satisfaire et engager des collaborateurs intelligents, les « smart creatives ». La méthode LEAN permet d'y parvenir.

3. De la volonté et du temps

L'entreprise doit reconnaître que la mutation digitale s'inscrit dans la durée pour être pertinente. Elle nécessite la création de nouvelles expériences et la définition de nouveaux paradigmes qui peuvent bouleverser les modèles traditionnels, mais s’avèrent salutaires : 41 % des CIO constatent une augmentation des parts de marché post-transformation, avec pour corollaire 37 % de collaborateurs plus motivés ensuite.

4. De la vision et des outils

Pour améliorer et optimiser l’expérience client, il faut agir à la fois sur la rapidité, la réactivité, la sécurité et l'homogénéité des canaux de distribution. Les outils mobiles sont largement plébiscités (62 % selon l'enquête), devant l'analytique, la connectivité des données, le commerce électronique, les contenus et le cloud.

Il est possible de télécharger une copie complète de l’étude gratuitement sur le site de son éditeur.

Source : Progress

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22.12.2016

Ne ratez pas le train de la responsabilité sociétale

Les consommateurs réclament des produits de qualité, mais aussi des entreprises qui partagent leurs valeurs. L'exemple de B Corp aux E-U pourrait redéfinir la stratégie commerciale de tous ceux qui se lancent.

En 1970, l'économiste Milton Friedman écrivait, dans les colonnes du New York Times Magazine, « The Social Responsibility of Business is to Increase its Profits » (la responsabilité sociétale pour augmenter les profits »). Ce discours novateur, en rupture totale avec les pratiques de l'époque, n'a pas forcément convaincu. Durant 40 ans, le business a consisté à optimiser le retour sur investissement des actionnaires, les conseils d'administration misant avant tout sur la valeur profit. Pour ce faire, ils ont activé le levier des licenciements et des restructurations, faisant peu de cas de l'environnement.

Pourtant, comme le soulignait Steve Denning en 2011, la maximisation des bénéfices pour les investisseurs, qui se voulait un remède économique, a fini par en devenir une pathologie. Pour l'éditorialiste, nous sommes arrivés « aux limites du modèle. » Les chiffres le prouvent : le ROI du capital est aujourd'hui égal à 25 % de ce qu'il était en 1965.

Une croissance plus responsable

En 2016, la donne a changé. Une mutation s'opère vers une conscience sociétale, une plus grande transparence et authenticité, des valeurs incarnées par un mouvement qui rassemble désormais des entreprises aussi emblématiques que Ben and Jerry's et Warby Parker, la certification B Corps. Ce label très couru est accordé par une structure sans but lucratif, B Corp, déjà présente dans 50 pays et adoptée par plus de 2.000 entreprises. Parmi elles, on retrouve le belge Ecover.

Le fondateur de B Corp, Jay Coen Gilbert, a profité de la Conférence Net Impact 2016 pour expliquer le modèle qu'il défend :

« Les plaques tectoniques du business se fracassent sous nos pieds. Parfois, les ondes sont imperceptibles, mais cette fois, le mouvement est d'une telle ampleur que le paysage se transforme sous nos yeux. Nous assistons à l'émergence d'une nouvelle forme de capitalisme, qui va supplanter la précédente. » Pour lui, la responsabilité sociétale ne concerne plus uniquement les grandes entreprises, mais la globalité du commerce des biens et des services, autour d'un projet commun : « La création d'emplois dignes, responsables, soucieux de l'environnement et de la nécessité de réduire à la fois les inégalités et la pauvreté. »

Occupy Wall Street est-il la solution ? Non, assène Jay Coen Gilbert :

« La réponse au système économique défaillant est souvent capturée par des mouvements populistes, mais rien n'est plus vain. L'espoir ne suffit pas pour mener une stratégie de changement profond. L'histoire nous a prouvé que cela passe par la création d'une alternative viable et visible. Et pour nous, cela passe par les entreprises elles-mêmes d'abord. » Quelle que soit leur taille, désormais.

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27.12.2016

Repérer les nouvelles tendances : mode d'emploi

Envie de savoir ce que à quoi aspirent les gens ? Examinez les innovations réussies et les attentes qu'elles suscitent ! David Mattin, trendwatcher et co-auteur du livre « Trend-Driven Innovation ».

Tout professionnel sait qu'aujourd'hui, les innovations s'enchaînent à un rythme soutenu. De nouveaux produits et services vont et viennent à la vitesse de la lumière, tandis que le comportement et les manières de réfléchir des consommateurs changent continuellement et semblent imprévisibles. Ce phénomène peut avoir une influence considérable pour une entreprise, écrit David Mattin dans son article « How to spot a trend » (littéralement « Comment détecter une tendance ») sur le site www.trendwatching.com.

Prendre le train des nouvelles tendances en marche, voire le devancer, n'est cependant pas réservé à une poignée d'élus dotés d'une intuition magique, déclare Mattin. Selon lui, repérer les tendances est un processus simple et renouvelable, accessible à tous. Dans son article, il présente un modèle grâce auquel chaque start-up, CEO, directeur du marketing ou développeur de produit, à l’affût des souhaits futurs de ses clients, trouvera des réponses.

Besoins humains

Il existe différentes méthodes pour déterminer ce que veut le client. La plus connue ? L'étude de marché classique. Toutefois, pour découvrir les futures tendances, cette méthode semble la plupart du temps insatisfaisante, d'après l'auteur.

« Il s'agit en effet de découvrir ce que les gens voudront, avant même qu'ils ne le sachent. Souvent, ils ne savent pas ce qu'ils veulent jusqu'à ce qu'on le leur montre », explique le trendwatcher.

L'observation des clients potentiels par le biais d'une étude ethnographique sur le terrain constitue une autre méthode. Si elle peut fournir des perspectives approfondies, elle implique un processus difficile, lent et onéreux. Une analyse via les Big Data peut fournir des informations utiles. Mais, en général, elle permet uniquement d'optimiser vos activités existantes. Il est très rare, d'après David Mattin, que les Big Data permettent d'obtenir des points de vue révolutionnaires menant à quelque chose de vraiment novateur.

Alors, comment procéder ? La clé d'une bonne prévision des tendances réside dans l'examen des innovations : les nouvelles marques, campagnes et expériences ainsi que les nouveaux produits qu'on observe chaque jour.

« Ces innovations entraînent en effet certaines attentes chez le client », poursuit-il. « Et ce sont ces attentes que les entreprises doivent anticiper en temps voulu. » 

Pour repérer les tendances des consommateurs de façon adéquate, il est essentiel de bien comprendre ce qu'est précisément une tendance.

« Il s'agit d'une nouvelle manifestation dans le comportement, l'attitude ou l'attente d'un souhait ou d'un besoin humain fondamental, la plupart du temps par le biais d'une nouvelle technologie ou d'un changement social ou économique », définit le trendwatcher.

En d’autres mots : lorsqu'un besoin séculaire, par exemple la mise en contact ou la sécurité, est assuré avec une nouvelle technologie, la probabilité qu'elle engendre une nouvelle tendance est élevée. Napster, la célèbre plateforme créée en 1999 pour télécharger gratuitement (et illégalement) de la musique, l'illustre parfaitement. Cette innovation a répondu à deux grands besoins : avoir « quelque chose de nouveau » (de la nouvelle musique), le tout très « facilement » (grâce à un accès instantané). Dans le même genre, iTunes, Netflix et Spotify, qui ont tous répondu à ces besoins et remporté un franc succès, ont vu le jour par la suite.

Tirer des leçons d'Uber

Reste la question suivante : comment une tendance envahit-elle soudain le monde entier ? La réponse réside dans le concept d'« expectation transfer », affirme David Mattin.

« Lorsqu'une innovation répond à un besoin humain fondamental, elle entraîne des attentes chez le consommateur. Les gens découvrent quelque chose de nouveau et cela s'étend à d'autres marchés, industries, produits et services. » L'auteur cite l'exemple d'Uber, qui satisfait les besoins de « facilité » et de « transport avantageux ».

L'innovation iconique d'Uber a engendré une hausse des attentes des services « one touch » via le smartphone des consommateurs. Dans son sillage, Handy, une start-up américaine spécialisée dans les services à domicile, est par exemple apparue et a levé 50 millions de dollars en un seul mois l'année dernière.

Pour identifier des tendances et découvrir les futurs souhaits des consommateurs, examiner autant d'innovations que possible revêt donc une importance cruciale, selon Mattin. Si vous observez un certain ensemble d'innovations similaires, vous êtes la plupart du temps sur une piste intéressante. Ce faisant, le trendwatcher souligne qu'il convient également de s'intéresser aux innovations de niche. En effet, il s'agit souvent de faibles signaux de nouvelles attentes puissantes.

« Repensez à l'époque où le couchsurfing concernait uniquement les étudiants et les voyageurs fauchés », avance-t-il. « Depuis, vous pouvez loger dans des villas de luxe et des châteaux dans le monde entier grâce à la même innovation, via Airbnb. » 

Une mine d'opportunités

Et le trendwatcher de conclure : prenez l'habitude d'examiner chaque innovation que vous rencontrez en termes d'attentes du client qu'elle suscite.

« Une fois que vous en avez pris le pli, vous observerez le monde sous un nouveau regard et vous découvrirez une mine d'opportunités. À vous alors de convertir ces occasions décelées en idées innovantes, puis de les exécuter. »

 Lisez l'article complet (en anglais)

(Source : www.trendwachting.com)
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27.01.2017

La blockchain, innovation dans la sécurisation des transactions en ligne

La blockchain est une solution digitale d’échange sécurisée entre partenaires. Décryptage d’un mécanisme ingénieux, sans intermédiaires, appelé à stocker 10 % du PIB mondial d’ici 2027.

Qu'est-ce que la blockchain ? Définition et explications

A l’origine, la blockchain est l’infrastructure informatique sur laquelle repose le bitcoin, monnaie alternative apparue en 2009 et générée par un algorithme. La blockchain sert à valider l’identité des utilisateurs, à sécuriser les échanges mais aussi à les rendre transparents. En adhérant au système, chacun peut télécharger sur son ordinateur l’historique de toutes les opérations et les éléments les concernant comme un livre de compte partagé et consultable à tout moment. Il n’y a donc pas d’organisme central, pas d’autorité régulatrice, ni d’intermédiaire ; et ainsi aucun coût afférent. D’où l’intérêt, pour de petites et moyennes entreprises, de se saisir de ce dispositif. 

Concrètement, l’échange entre deux parties sur une blockchain est chiffré et entre dans ce que l’on appelle un bloc. Un identifiant formé d’une suite de chiffres et de lettres lui est attribué. Une partie est générée aléatoirement, une autre doit respecter certaines contraintes (débuter par un certain nombre de 0, par exemple). Ce sont les ordinateurs connectés à la blockchain qui mettent leur puissance de calcul au service de cette tâche, et non un serveur central. Quand l’un d’eux trouve la bonne combinaison, l’opération est définitivement validée. Un lien technique est créé avec le bloc validé précédemment puis avec celui qui le sera juste après, créant ainsi une « chaîne de blocs » (blockchain) interdépendants. Falsifier un bloc est quasiment impossible  car cela impliquerait de falsifier toute la chaîne et serait visible par toutes les parties prenantes impliquées.

Une technologie prometteuse… et quelques inconnues

Malgré sa courte histoire, la blockchain a connu quelques déboires. Comme le piratage du fonds d’investissement « The DAO » en juin 2016 ou le vol de bitcoins sur les plateformes d’échange « Bitfinex » ou « Mt. Gox » suite à des failles informatiques. Et cela sans que l’origine de la faute ne soit toujours claire : un défaut de la blockchain elle-même ou des services mis en place autour ? Et c’est bien l’un des problèmes : cet environnement technologique récent est encore nébuleux. Les projets sont pour l’heure de type proof of concept, par définition expérimentaux et n’offrent que peu de recul.

La gouvernance décentralisée, faite de communautés d’utilisateurs et de développeurs, pose aussi question. Comment procéder à des évolutions techniques acceptables par tous ? Qui tranche, qui décide ? D’autant que des interrogations se posent déjà : la blockchain, qui pèse actuellement plus de 90 Mo et qui continue de grossir, peut-elle rester maniable ? La taille des blocs, limitée à 1 Mo, empêche par ailleurs de réaliser plus de 7 transactions par seconde. De quoi freiner l’appropriation de la technologie.

La blockchain en entreprise : zoom sur une transformation digitale

Toujours est-il qu’un rapport du Forum Economique Mondial de septembre 2015 prévoit un plein déploiement de la blockchain autour de 2027.

Pour les entreprises, l’absence d’intermédiaire - intrinsèque à la blockchain - a plusieurs intérêts : elle élimine certains coûts et simplifie et accélère les procédures (pas de traitements « papier » ni d’opérations manuelles). Elle renforce la sécurité puisque seules les parties contractantes ont accès aux données stockées. Un avantage non négligeable à l’ère du Big data où la moindre donnée échangée peut être captée et analysée par des tiers.

 (Source : Newsletter BNP Paribas Entreprises)

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