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12.07.2018

Crowdlending : quand la « foule » prête aux entreprises !

Que ce soit pour financer sa trésorerie, sa croissance ou son expansion, de nombreuses entreprises font appel au prêt participatif. C’est, entre autres, le cas du maître chocolatier Pierre Marcolini qui a levé 1 million d’euros sur la plateforme Look&Fin.

Les médias l’annonçaient récemment, Pierre Marcolini a emprunté 1 million d’euros pour développer son réseau de magasins, dont deux corners à l’aéroport de Bruxelles-National et probablement un premier point de vente à Dubaï. L’une des particularités de cet emprunt ? Le choix du mode de financement, puisque le maître chocolatier belge a opté pour le crowdlending, grâce à la plateforme Look&Fin. Bouclée en à peine 48 heures, l’opération a été un véritable succès. Concrètement, ce prêt participatif, qui s’étend sur deux périodes (21 et 33 mois), a été souscrit par 323 investisseurs particuliers ainsi que par le partenaire institutionnel du site de financement. Look&Fin, pionnier et leader du crowdlending en Belgique, revendique plus de 33 millions d’euros prêtés depuis son lancement en 2012. En France, le montant global s’est hissé à 121 millions d’euros en 2017 !

Un levier pour le financement bancaire

Le crowdlending (littéralement, le « financement par la foule ») est donc une méthode de financement participatif qui permet à une entreprise, en quête d’argent frais, de faire appel rapidement aux prêts directs d’investisseurs particuliers, généralement via une plateforme internet. Parfois moins connu du grand public, le « financement par le prêt » représente pourtant 70 % des moyens investis dans le monde (34 milliards de dollars en 2015) à travers des plateformes de crowdfunding (les 30 % restants sont donc répartis entre le don, le reward ou la prise de capital). Plus qu’un mode de financement alternatif au crédit bancaire, le crowdlending se positionne comme option complémentaire. En effet, du côté de Look&Fin par exemple, qui permet des « tours de table » allant de 100.000 à 1 million d’euros, 70 % des dossiers financés ont ensuite obtenu un financement auprès d’une banque. Un effet de levier de plus en plus recherché par les entreprises pour construire leur stratégie de funding.

Des atouts pour les emprunteurs…

Pour la société emprunteuse, les avantages sont multiples : peu ou pas de garanties exigées, facilité et transparence du processus de demande à travers la plateforme digitale ainsi que la rapidité de l’opération et de la mise à disposition des fonds. Toutefois, les critères d’éligibilité peuvent s’avérer stricts et cette source de financement n’est pas forcément adaptée à tous les projets. Pour être financée sur le site numéro un belge, l’entreprise doit être rentable, prouver un chiffre d’affaires supérieur à 1 million d’euros et attester de trois exercices comptables. Ensuite, la demande fait encore l’objet d’une analyse financière et qualitative poussée. Malgré ces contraintes, de plus en plus d’entreprises en croissance se lancent dans l’aventure. Qui est aussi « humaine », selon Pierre Marcolini, qui épinglait cet autre atout du prêt participatif. Et pour cause, outre l’accompagnement offert par la plateforme et le processus de co-construction de la solution, l’opération permet aussi à des clients de soutenir directement une « marque qu’ils aiment ».

…et pour les prêteurs !

Premier avantage : le rendement ! Du côté de Look&Fin, par exemple, les investisseurs peuvent espérer un taux moyen de 6,7 % net de défaut. Fonctionnant comme une véritable place de marché, avec un ticket d’entrée accessible pour les particuliers (dès 100 euros pour un premier placement), la démarche est gratuite et rapide. Lorsqu’un dossier est proposé sur la plateforme, la « foule » reçoit évidemment toutes les informations nécessaires pour investir en connaissance de cause. Au-delà de ces aspects, le crowdlending séduit nombre de prêteurs, parce que ces derniers ont alors l’opportunité de financer l’économie réelle. Une façon de soutenir des entreprises ou secteurs spécifiques et de « localiser » précisément ses placements. Toutefois, comme pour tout investisseur, la prudence reste de mise. En effet, si Look&Fin annonce un taux de défaut extrêmement faible (1,4 %), en France, certaines plateformes ont connu de véritables désastres (allant jusqu’à 30 % des dossiers financés pour Finsquare, racheté depuis par Lendix). Un conseil toujours valable ? Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier…

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18.04.2016

Crowdsourcing. Faites-le avec vos clients

Vous ne savez quelle solution choisir pour étoffer votre offre ? Votre département R&D est confronté à un problème technique ? Demandez à vos clients ou au grand public de vous aider.

L'externalisation ouverte (crowdsourcing) est une pratique qui consiste à solliciter l'aide des clients et/ou du grand public pour mener à bien un projet (d'entreprise). Cette approche a actuellement le vent en poupe dans le monde entier, bien qu'elle ne soit pas neuve. Les autorités britanniques y ont déjà recours en 1714, permettant ainsi l'invention du chronomètre de marine  – outil indispensable pour calculer avec précision la position des bateaux en mer. 

Trois siècles plus tard, le principe de base du crowdsourcing est toujours le même : vous disposez d'un réseau de personnes au sein et, surtout, en dehors de votre entreprise. Ce sont ces personnes qui vont contribuer au succès de l'entreprise en proposant des idées, en y consacrant du temps, en partageant leur expertise ou en apportant un soutien financier. De la sorte, vous avez accès à de nouvelles solutions et possibilités qui vous permettent de réaliser des projets communs, d'optimaliser la répartition des tâches et de réduire les coûts.

Ce système repose sur l'échange, la transparence et la communication. Il peut en outre se déployer dans tous les secteurs et à tous les niveaux de gestion. Pour ne citer qu'un exemple, vous pourriez ainsi mobiliser une équipe de concepteurs pour le développement de vos produits et choisir avec le grand public la meilleure proposition, que vous mettriez ensuite sur le marché, en recourant éventuellement de manière partielle au crowdfunding.

Les gens sont prêts à vous suivre

Peut-être pensez-vous que nous exagérons... Loin de là ! En témoigne d'ailleurs le succès grandissant de cette approche. De plus, le moment est opportun pour procéder au crowdsourcing :

  • grâce aux avancées technologiques, à l'essor des réseaux sociaux et à l'apparition des communautés en ligne, il n'a jamais été aussi simple de communiquer avec le grand public ;
  • le grand public y est très favorable : une enquête menée par plusieurs universités européennes indique que 54 % des Européens souhaitent participer de manière créative et/ou financière à des projets d'entreprises et de particuliers ;
  • collaborer à la réalisation d'un projet est très tendance en ce moment. Toutes sortes de raisons poussent les gens à s'investir dans un projet : le besoin d'exprimer sa créativité, le souhait de s'inscrire dans une logique commerciale, de faire un geste pour la société, ou tout simplement pour l'honneur ou le plaisir ;
  • l'économie a absolument besoin de sources de financement et de projets innovants pour retrouver le chemin de la croissance et renforcer sa compétitivité.

Envie de vous lancer dans cette aventure ?

Sachez tout de même que l'adoption de ce système va modifier profondément la manière dont votre organisation recueille des informations, réalise des enquêtes, fabrique ses produits et finance ses projets. Il vous faudra également repenser les relations que vous entretenez avec vos clients ou utilisateurs, lesquels seront désormais susceptibles de devenir des collaborateurs, des bailleurs de fonds ou des ambassadeurs de votre entreprise.

Pour autant, il n'y a pas lieu d'y voir une forme de menace, au contraire : le crowdsourcing vous donne l'occasion de sortir des sentiers battus. Vous pouvez ainsi trouver des idées en externe, permettre au grand public de donner son avis sur des idées élaborées en interne, combiner ces deux approches, et bien d'autres choses encore.

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18.04.2016

Crowdsourcing : à faire et à ne pas faire

Bien mené, un projet de crowdsourcing profite aux deux parties : tant l'entreprise que le grand public ont un bon sentiment, celui d'accomplir quelque chose ensemble. Mais comment faire pour y parvenir ?

Dans le mot « crowdsourcing », l'épithète « crowd » est tout aussi importante que le terme « sourcing ». Elle renvoie à une communauté qu'il vous faut créer et convaincre pour réussir votre projet. Or, le grand public est loin d’être une foule anonyme ou homogène, c’est un ensemble d'individus et de sous-groupes. Par conséquent, il vous faut les démarcher et les mobiliser chacun séparément. Voici cinq astuces qui vous aideront dans cette entreprise :

Soignez la présentation de votre projet

Pour convaincre, votre projet doit être attrayant. Pour ce faire, soignez et enrichissez votre présentation avec des photos, des vidéos. Point clé, la clarté ; des plans qui restent vagues ou un concept à moitié développé sont insuffisants. Simplifiez au maximum vos explications car tous les bailleurs de fonds potentiels ne sont pas nécessairement des spécialistes ou des techniciens.

N'oubliez pas non plus que le montant à atteindre doit être le plus réaliste possible. Il faut éviter à tout prix que les investisseurs potentiels aient l'impression que la campagne servira en réalité à vous enrichir ou que vous utiliserez l'argent pour financer d'autres projets en cours. Si le financement est assorti d'une rémunération, proposez des rétributions originales et attractives et aménagez des tranches de financement transparentes et accessibles. 

Créez votre communauté

Partez à la recherche des bonnes personnes et ralliez-les à votre projet. Empruntez à cet effet un maximum de canaux différents et attribuez à ces personnes des fonctions spécifiques : apport créatif ou technique, analyse critique, rôle d'ambassadeur, etc.

Placez la barre le plus bas possible, même au sein de votre entreprise : afin d'encourager les échanges d'idées, il est conseillé de mettre un maximum de vos collaborateurs en contact avec le grand public. 

Incarnez votre projet

Ayez du cœur à l'ouvrage pour accroître les chances de réussite de votre projet. Faites preuve de motivation et communiquez votre enthousiasme : répondez aux questions, tenez compte des remarques et intervenez si nécessaire. Soyez vigilant, il ne suffit pas de presser les participants comme des citrons pour en faire jaillir des idées exploitables. Ils devront, eux aussi, passer par un processus de création qui finira par aboutir à la formulation d'idées concrètes. Faites-les participer en continu au projet, variez vos attitudes selon chaque sous-groupe : il s'agira tantôt de les encourager, tantôt de les convaincre (à nouveau) ou encore de les féliciter, de les mettre à l'épreuve, etc. 

Menez une campagne passionnante

Vous devez toujours communiquer, même si ce sont de mauvaises nouvelles que vous avez à annoncer. Plus vous faites preuve d'engagement, plus les bailleurs de fonds seront fidèles à votre projet et disposés à tolérer d'éventuels retards ou problèmes.

Le timing est également un facteur important à cet égard : communiquez à intervalles réguliers pour permettre à la communauté de suivre l'évolution de votre projet et éviter que votre campagne ne tombe dans l'oubli. 

Votre projet, vos règles

Rappelons le principe de base de l'externalisation ouverte : vous définissez l'objectif de votre campagne et êtes ouvert à toutes les suggestions du grand public. C'est donc vous qui proposez au public le produit fini envisagé, et non l'inverse. Car dans le cas contraire, le résultat final risque de ne pas du tout correspondre à ce que vous aviez en tête. Citons à titre d'exemple à ne pas suivre les campagnes récentes (et rapidement annulées) qui ont mené à la création du produit « iSnack 2.0 », une barre chocolatée fourrée à la viande hachée, ou d'un liquide vaisselle au parfum de poulet rôti.

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18.04.2016

Le financement participatif, bien plus que des fonds

Vous êtes en quête de financement pour un nouveau projet non dénué de risques ? Présentez-le au grand public et voyez comment les petits ruisseaux font les grandes rivières.

Le financement participatif (crowdfunding) consiste à rechercher un (grand) nombre de bailleurs de fonds potentiels. Il peut s'agir d'investisseurs professionnels ou de chefs d'entreprise, mais également de vos clients ou du grand public. Ils apporteront ainsi un financement à votre projet ou à votre entreprise, moyennant contrepartie.

Cette forme particulière de crowdsourcing ne date pas d'hier, comme en témoigne le financement de la construction de la Sagrada Família ou du socle de la statue de la Liberté à New York. C'est la manière dont se déroule le financement participatif qui a évolué, en passant désormais par des plateformes en ligne et en ayant souvent recours aux réseaux sociaux pour se faire connaître. La montée en puissance de ces derniers est sans doute l'une des raisons qui expliquent la popularité croissante du financement participatif, au même titre que la recherche de sources de financement alternatives, conséquence de la crise.

Bien plus qu'une simple source de financement

 Si le financement participatif est longtemps resté l'apanage des initiatives à caractère culturel ou humanitaire, il s'ouvre toutefois depuis quelques années aux projets commerciaux ainsi qu'au financement des starters et des PME. Cette pratique présente en effet des avantages indéniables :

  • Les entreprises y trouvent un moyen de financer des projets (souvent innovants) qui rendent frileux banquiers et investisseurs privés, en raison des nombreux risques qu’ils comportent ou parce qu’ils n'offrent pas un potentiel de croissance assez élevé, que les montants nécessaires sont trop importants ou que l'entreprise ne souhaite pas accueillir une partie externe dans son capital.
  • Le financement n'est qu'un aspect des choses, en créant le « buzz » et en animant une communauté autour de votre projet, vous lui donnerez nettement plus de visibilité. Car il s’agit de penser en termes de marketing et d'étude de marché. Y a-t’ il une demande pour votre produit ou service ? Votre produit est-il attrayant ? Le proposez-vous de la bonne manière sur le marché ? Cette approche vous permet également d'apporter des modifications au produit pendant sa conception, ce qui réduit le risque d'échec lors de son lancement.
  • En tenant compte de l'avis du grand public, vous nouez des liens très étroits avec vos clients, lesquels deviennent alors de véritables collaborateurs, admirateurs et ambassadeurs de votre entreprise.
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18.04.2016

Le financement participatif sous toutes ses formes

Il existe plusieurs types de financement participatif, chacun a sa spécificité en termes de fonctionnement, de fournisseurs et de réglementation.

A chacune des quatre grandes formules, correspond un genre différent de bailleur de fonds.

Reward based : financement participatif assorti d'une rémunération

C’est la formule qui connaît la plus forte croissance dans le domaine du financement participatif. Elle se destine expressément aux projets innovants de particuliers ou de petites entreprises. Souvent, il s'agit d'une forme de vente anticipée permettant à un producteur ou un concepteur de récolter les fonds nécessaires au lancement d'un nouveau produit sur le marché. En échange de leur apport, les bailleurs de fonds touchent une rémunération qui, la plupart du temps, augmente à mesure que les capitaux recueillis s'accroissent.

Cette rémunération peut prendre la forme d’options supplémentaires ou exclusives mais aussi d’exemplaires signés, de conditions d’achat avantageuses, voire d’une mise à disposition du produit plusieurs mois avant sa mise sur le marché officielle. Matérielles ou non, toutes ces formes de rémunération ont ceci en commun qu'elles apportent de la valeur ajoutée aux bailleurs de fonds.

Les principaux acteurs de ce segment sont les plateformes américaines Kickstarter et IndieGogo ou encore Helllo crowd!.

Debt/Lending based : financement participatif assorti d'un emprunt

Ce type de financement participatif s'adresse essentiellement aux starters ou aux entreprises qui souhaitent se lancer dans un nouveau projet, ce qui les amène à empruntent les fonds nécessaires auprès de plusieurs bailleurs de fonds.

Les modalités de remboursement de l'emprunt sont établies en concertation avec les financiers. Le remboursement s’effectue sous forme de mensualités ou par un versement unique à la date d'échéance (avec paiement des intérêts chaque année). À moins que la formule ne prévoit le remboursement du capital ainsi que des intérêts à l'échéance du prêt.

Quelques exemples de fournisseurs : Lending Club (États-Unis), Babyloan (France) ou encore les plateformes belges CroFun et Look&Fin. En Région flamande, sous certaines conditions, ce type de financement peut également prendre la forme d'un Prêt gagnant-gagnant, grâce auquel les bailleurs de fonds bénéficient d'un avantage fiscal supplémentaire.

Equity based : financement participatif assorti d'une prise de participation en actions

Cette formule convient particulièrement aux projets de grande envergure ou aux entreprises qui ont besoin de rassembler une somme substantielle. Concrètement, les bailleurs de fonds ou investisseurs rejoignent une société coopérative qui devient actionnaire de l'entreprise. Ils peuvent ainsi investir directement dans l'actif net de celle-ci et sont rémunérés si le projet remporte du succès.

Un système de financement participatif peut aussi être assorti d'une participation bénéficiaire, les bailleurs de fonds investissent alors un montant prédéfini dans le nouveau projet d'une entreprise. En contrepartie, ils touchent une participation calculée en fonction de la croissance du chiffre d'affaires ou des bénéfices générés par le projet.

En Belgique, ces services de financement participatif sont assurés par MyMicroInvest et Angel.me

Donation based : financement participatif au moyen de dons

Ce type de financement participatif relève de la philanthropie ou du mécénat. Les bailleurs de fonds ne cherchent aucun profit. Leur rétribution est d'ordre purement affectif. Les bénéficiaires sont généralement des associations qui œuvrent pour « la bonne cause », au sens le plus large du terme, puisqu'il peut s'agir d'un club de gymnastique en quête de sponsors pour acheter du nouveau matériel ou bien d'initiatives menées pour aider les personnes qui se trouvent dans le besoin.

SoCrowd, par exemple, est une plateforme belge de financement participatif ayant recours aux.

Formules hybrides

Bien entendu, une approche innovante comme le financement participatif ne se laisse pas facilement enfermer dans un carcan. Aussi existe-t-il de nombreuses formules hybrides. Exemple, un système qui permet à une entreprise de récupérer un euro sur chaque euro investi par des bailleurs de fonds particuliers. Ou un prêt à taux zéro accordé à une organisation à finalité sociale, une formule qui combine don et emprunt.

Bien souvent, le financement participatif s'accompagne également d'autres formes de financement, comme des crédits bancaires, l'apport d'investisseurs privés ou de sociétés de capital-risque.

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