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16.06.2019

Jacques Crahay: « Nous sommes à la croisée des chemins! »

À peine élue capitale verte d’Europe, Oslo accueillait des entreprises belges pour une visite d’étude sur la décarbonisation. Jacques Crahay, CEO de Cosucra, acteur de l’industrie alimentaire, était du voyage…

Du 5 au 7 février dernier, BNP Paribas Fortis Corporate Banking invitait 80 de ses clients à Oslo afin de découvrir diverses initiatives en faveur de la décarbonisation. Une occasion unique pour ces entreprises de réfléchir autour de cette thématique, mais aussi de s’inspirer et éventuellement d’accélérer leur propre transition énergétique. Parmi les participants, Jacques Crahay, CEO de Cosucra, poids lourd de la production d’ingrédients « santé » issus de racines de chicorée et de graines de pois secs, mais aussi Président de l’Union wallonne des Entreprises. La société de Warcoing, ancienne sucrerie familiale (fondée en 1852), est un exemple d’organisation capable de se réinventer sans cesse : de la betterave à la chicorée, avant un important virage, pris dans les années 2000 par l’actuel patron, afin de miser sur les petits pois. Une success-story qui place l’entreprise wallonne comme le leader mondial des protéines végétales.

Un challenge de taille…

Élue capitale verte de l’Europe, Oslo s’érige comme un lieu incontournable d’échange et de partage autour des questions environnementales et en particulier de la décarbonisation. « La Norvège, qui est (un peu) bénie des Dieux car 100% de son électricité est d'origine hydroélectrique, a certainement de l’avance par rapport à la Belgique, notamment au niveau de la conscience de ces enjeux et des moyens mobilisés », souligne Jacques Crahay. « Mais les résultats observés sont-ils réellement probants ? Je n’en suis pas si sûr et je n’en ai pas eu une démonstration. Ce qui confirme l’une de mes réflexions majeures : le défi de décarbonisation est immense ! » Un constat qui semble partagé par l’un des « clous » de la visite scandinave… « Nous avons eu le privilège de rencontrer Jørgen Randers (ndlr un universitaire norvégien, véritable sommité en matière de climat, et coauteur entre autres du célèbre rapport Meadows présenté par le Club de Rome en 1972). Bien qu’un brin trop courte (malheureusement !), son intervention allait dans le même sens. Malgré ses nombreux efforts, la Norvège peine malgré tout à réduire son impact écologique… »

L’électrique au cœur des échanges

Mais le combat n’est pas pour autant vain. Bien au contraire ! Plusieurs visites et conférences organisées au cours du voyage ont ainsi suscité l’intérêt du CEO de Cosucra… « C’était assez riche, notamment sur la question du parc automobile et des transports en commun électriques. Mon avis ? Cela m’a ouvert encore plus les yeux sur certaines impossibilités : remplacer l’ensemble des véhicules à énergie fossile par de l’électrique n’est pas une solution viable. La réflexion doit être globale et prendre en compte nos modes de déplacement. » Rappelons que la Norvège est souvent présentée comme le royaume de l’électrique (plus de la moitié des voitures vendues en Norvège en 2018) et que ses objectifs sont ambitieux : mettre fin à la commercialisation des véhicules équipés de moteurs thermiques d’ici à 2025.

Chez Cosucra ? Un axe stratégique majeur

L’ambition de ce voyage était également de sensibiliser les CEO belges à leur propre transition énergétique : où en est Cosucra en matière de décarbonisation ?

« Nous ne faisons pas beaucoup plus que les autres entreprises, affirme humblement Jacques Crahay, c’est-à-dire augmenter l’efficience de notre utilisation d’énergie fossile. »

Et pour cause, la société est engagée depuis ses débuts dans les Accords de branche et s’est fixée l’ambitieux objectif d’améliorer drastiquement son efficacité énergétique par rapport à 2004. « Mais on doit aller encore plus loin si l’on veut respecter les Accords de Paris. Le challenge? On ne pourra pas les atteindre sans repenser de façon brutale nos modèles économiques. Ou alors on devrait pouvoir recourir à des alternatives… qui n’existent pas encore. En clair : le problème est posé et nous sommes face à lui. Impossible de le nier. C’est pourquoi cela fait partie intégrante de nos réflexions quotidiennes en termes de stratégie d’entreprise au sein de Cosucra. »

La durabilité ? Aussi une histoire humaine

L’action en faveur du climat ne peut pas se résumer au CO2. Outre l’innovation technique, l’entreprise de Warcoing a donc également misé sur la « libération » de ses employés. « Notre structure doit être dynamique et favoriser l’expression des talents pour faire face à cet avenir complexe. C’est pourquoi nous avons abandonné le modèle d’organisation pyramidale pour un système managérial qui fait converger les choix individuels, les compétences et les besoins de l’entreprise. Pour que chacun se sente motivé par son travail et puisse lui donner du sens… » Un sens qui se niche aussi dans la dimension « durable » des activités de Cosucra. « Dans un secteur tel que l’industrie alimentaire, ces questions sont incontournables : d’où viennent nos produits ? Comment répondre aux exigences croissantes de nos clients ? Nos procédés sont-ils efficients ? Quelle est notre “empreinte eau” ? Notre réflexion a donc sa place à tous les niveaux : au sein de la Direction et dans nos équipes, que ce soit en termes stratégiques, mais aussi opérationnels. Nous sentons que nous vivons une période charnière : nous sommes collectivement à la croisée des chemins ! »

Un retour à Oslo ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’expérience nordique n’a pas laissé Jacques Crahay indifférent… « L’initiative était très chouette et le programme bien ficelé. Sans oublier le choix des participants : éclectique et intéressant. » Et si c’était à refaire ? « Oui, sans aucun doute ! C’était très riche. D’ailleurs, pour une prochaine fois, nous pourrions prévoir encore plus de moments d’échanges et de partage pour nourrir les réflexions au sein du groupe. Autre suggestion : pourquoi ne pas organiser des séances de speed dating pour renforcer les liens ? Nous avons tant à mettre en commun et à discuter ensemble. Or, l’avantage de ce type d’initiatives, c’est que nous avons le temps. Alors, autant en profiter pour se rencontrer davantage ! »

Et il n’est pas le seul à avoir exprimer ce besoin de continuer à échanger sur la décarbonisation et sur les autres aspects de la transition environnementale des entreprises. Les Sustainable Business Ateliers organisés à travers tout le pays sont une première réponse à ce besoin. Le concept est simple, après une courte introduction, les participants se retrouvent autour d’une table pour échanger sur leur propres expériences afin de se nourrir mutuellement de bonnes pratiques, de pièges à éviter ou échanger des contacts fructueux. Un seul objectif, diminuer l’impact négatif de leur activité et augmenter leur impact positif pour la société et la planète. Une initiative très appréciée de nos clients...

Découvrez comment notre Sustainable Business Competence Centre peut vous aider à vous engager sur la voie de la durabilité !

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01.03.2019

Oslo, capitale verte européenne

La métropole norvégienne a été sacrée « capitale verte de l’Europe » pour l’année 2019, succédant à la ville hollandaise de Nimègue. Un prix accordé par la Commission européenne qui épingle la démarche holistique d’Oslo en matière de développement durable, incluant à la fois les questions de mobilité, de cohésion sociale, de santé publique, de citoyenneté, de biodiversité ou encore d’émissions de gaz à effet de serre.

Un ambassadeur du développement urbain durable

Officiellement désignée « capitale verte européenne » de 2019, Oslo — près de 675.000 habitants et étendue sur 450 km2 — s’inscrit, depuis plusieurs années, parmi les métropoles les plus actives en matière de développement durable. Parfaitement intégrée dans la nature environnante, l’ancienne « Christiania » prend son avenir en main face aux enjeux climatiques et environnementaux qui pèsent sur la planète. Ce prix, décerné par la Commission européenne, sur base d’une série de critères, permet de mettre en lumière les villes « références » en matière de respect de l’environnement.

C’est l’occasion pour la capitale norvégienne de mobiliser encore davantage ses concitoyens et ses entreprises, mais aussi de diffuser ses politiques exemplaires, ses bonnes pratiques et connaissances environnementales, afin d’inspirer et motiver les autres États membres à passer « au vert ». Véritable ambassadeur du développement urbain durable, quel est son programme pour l’année à venir ? Près de 200 partenaires s’activeront pour organiser pas moins de 350 événements en tous genres, aussi bien des conférences internationales que des réunions de quartier, ayant à cœur de toucher au plus près les habitants.

Oslo, future ville zéro carbone…

C’est son approche globale qui a été récompensée. Alors que la Norvège est connue pour la richesse de ses ressources énergétiques, sa capitale est pleinement engagée sur la voie de la transition durable. En effet, Oslo vise à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 36 % d’ici 2020 et à devenir une ville neutre en carbone à l’horizon 2050.

Ce sont ces innovations en matière de décarbonisation que 80 entrepreneurs clients de BNP Paribas Fortis ont pu découvrir lors d’un voyage d’étude organisé par Corporate Banking début du mois de février. C’est le troisième du genre : les visites de Berlin et Paris avaient mis en avant deux autres thèmes, l'économie circulaire et la 'smart city', dans la lignée des quatre piliers de la stratégie que Corporate Banking s’est fixée.

Place à la mobilité douce

Non seulement, Oslo est la métropole sur le globe qui compte le plus grand nombre de voitures électriques par habitant, mais en plus son centre est désormais interdit aux véhicules à moteur… Ces dernières années, elle a fait d’importants efforts pour réduire le trafic automobile au sein de l’agglomération, faisant la part belle à la mobilité douce, entre autres via une infrastructure complète pour stimuler l’utilisation du vélo. Ainsi la circulation de véhicules a baissé de 10 % entre 2005 et 2012, alors que l’utilisation des transports publics a augmenté de 50 % depuis 2007. Sans oublier qu’une bonne partie de ses bus et de ses camions de collecte de déchets sont alimentés au biogaz, consommant ainsi ses propres biodéchets et ses eaux urbaines usées.

Urbanisme « vert »

La ville, qui compte 3000 mètres de cours d’eau, riches en biodiversité, a aussi entrepris un grand projet de restauration de ses voies navigables. En effet, par le passé, nombre de rivières et ruisseaux avaient été fermés pour absorber l’expansion urbaine… Depuis lors, une nouvelle approche a permis de rouvrir les cours d’eau dans le but de les rendre accessibles au public, de faciliter la préservation des écosystèmes et de contribuer à la gestion efficace des eaux pluviales. Du côté de la rénovation urbaine, l’exemple du quartier Vulkan, niché sur un ancien site industriel, est une belle illustration de projet respectueux de l’environnement. Cet éco-district, que nos 80 clients entrepreneurs ont pu visiter, est une sorte de 'ville dans la ville' complètement autonome où chaque immeuble est producteur d'énergie. Toute la chaleur produite y est centralisée et redistribuée.

Citoyens et entreprises

Par ailleurs, Oslo a fait de la participation citoyenne l’un de ses leviers, adoptant une méthodologie active et innovante. L’idée ? Établir et renforcer les liens avec ses citoyens pour les inclure toujours plus dans l’action publique. Du côté des entreprises, un réseau « Business for Climate » a été mis en place pour favoriser la coopération entre la ville et le monde des affaires, mais aussi avec les autres parties prenantes : société civile, ONG, etc. L’objectif est clair : réfléchir ensemble aux conséquences des opérations commerciales sur l’environnement. Une conscientisation entrepreneuriale qui se traduit aussi à travers des projets, tels que la ferme communautaire de Losæter ou le projet Landbrukskvartalet.

Des ambitions pour le futur

Mais la capitale norvégienne n’est pas au bout de ses idées et projette, par exemple, de créer un quartier vert à partir de son aéroport : le projet Oslo Airport City. Il s’agira d’une cité intelligente, connectée et 100 % écologique basée sur le concept de l’aérotropolis, une « ville-aéroport ». Sur quatre millions de km2, l’ensemble des bâtiments seront connectés à un système énergétique alimenté en énergies renouvelables. Édifices publics, habitations, écoles, routes intelligentes, voire même des voyages à bord d’avions 100 % électriques (dès 2025). Un futur vert et novateur, c’est déjà pour… demain !

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21.03.2019

Au cœur d’Oslo : retrouvez l’ambiance de ce voyage inspirant

Après Berlin et Paris qui abordaient les thèmes de l'économie circulaire et de la 'smart city', direction Oslo, pour y découvrir ce qui se fait de mieux en matière de décarbonisation.

Depuis fin 2017, BNP Paribas Fortis Corporate Banking organise des voyages d'étude (Berlin, Paris) destinés à promouvoir successivement les quatre piliers de sa stratégie, inspirée des Objectifs de développement durable de l'ONU. L’objectif : inspirer et inciter ses clients à entamer, ou à poursuivre, la transition énergétique de leur entreprise.

C’est ainsi que du 5 au 7 février, 80 clients, sélectionnés sur base de leur impact potentiel en matière de carbone, ont mis le cap sur Oslo pour élucider le paradoxe norvégien : comment être à la fois le troisième exportateur mondial de pétrole et de gaz et l'un des pays les plus 'décarbonés' ? Les experts du Sustainable Business Competence Centre (SBCC) leur avaient concocté un programme riche et varié « afin de passer en revue plusieurs initiatives globales prises en Norvège, et à Oslo en particulier, pour favoriser la décarbonisation" nous explique Erik Vanberg, (SBCC), l'un des organisateurs du voyage.

Vivez ou revivez le voyage en images

Laissez-vous séduire par les magnifiques paysages norvégiens et découvrez les impressions et témoignages de nos clients, partenaires et experts… Une vidéo captivante !

Un exemple parmi d’autres :

Cinq start-up sont venues expliquer comment elles agissent en faveur de la décarbonisation, et parmi elles, Yara, le leader mondial des fertilisants chimiques. « Autrement dit : l'ennemi de tous les écolos de la planète ! », poursuit Erik Vanberg. « Néanmoins, cette entreprise est réellement en train de réfléchir à son rôle social, et fait de nombreux efforts afin de réduire son impact carbone. C'était un bon exemple qui nous a permis de démontrer à nos clients que même quand on a l'étiquette de 'mauvais élève', tout n'est pas perdu : c'est possible de changer, de renverser la vapeur et de suivre la tendance écologique. »

Le carbone, une matière première ?

Le véritable objectif de ce voyage ? Inspirer les clients, afin de les encourager à accélérer la transition énergétique de leur propre entreprise.

Erik Vanberg : « Notre ambition était de nous intéresser à des nouvelles technologies qui nous paraissent très intéressantes à explorer. Comme la capture du carbone en vue de le stocker définitivement ou de l'utiliser comme matière première. C'est une technologie que nos clients ne connaissaient pas, et qui les a fortement interpellés. Et pour cause, elle permet de décarboniser, de ne plus devoir dénicher de matières premières en sous-sol, et de recycler ad vitam aeternam ! »

En savoir plus sur la décarbonisation

Les clients en redemandent

« Les thèmes qui ont été abordés à l'occasion de ce séjour nous concernent tous, et j'ai été très heureux d'y participer », témoigne John Vanhoucke, CEO de Streamovations. « Ce type de voyage démontre que BNP Paribas Fortis est conscient des grands enjeux environnementaux d'aujourd'hui et de demain, agit dans la bonne direction et fait figure de pionnier dans le secteur bancaire. Je tiens vraiment à tirer un coup de chapeau aux organisateurs de cette expédition. Leur plus grand succès, à mes yeux, a été de nous prouver qu'il est possible de s'attaquer efficacement à la problématique de la décarbonisation, et donc de générer de l'optimisme. C'était un voyage très enrichissant et inspirant ! »

Le networking, un atout essentiel

Une autre partie du séjour qui fut très appréciée des clients, ce sont les sessions de feed-back organisées après chaque visite, chaque présentation, afin de permettre aux participants de débattre, d'échanger leurs idées… et leurs cartes de visite.

« Je pense vraiment que ce voyage aura servi de déclic pour de nombreux clients » estime Veronique Dumont (Multimedia Content Management, Corporate Banking).  « Plusieurs d'entre eux ont d'ailleurs manifesté la volonté de rester en contact, notamment pour s'entraider dans la poursuite de la transition énergétique de leur entreprise. »

Précisons aussi, pour conclure, que Corporate Banking a calculé l'empreinte carbone du trajet aller-retour en avion et des déplacements en bus, sur place. Grâce à son partenariat avec l'association WeForest, la banque va replanter des arbres en Zambie pour un volume total équivalent.

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02.05.2019

Il n’est pas trop tard pour devenir neutre en CO2

Les spécialistes du climat sont d’accord : les émissions de CO2 doivent être réduites au plus vite. Le captage du CO2 figure parmi les solutions envisageables, mais… n’en est qu’à ses débuts. Nous avons un rôle à jouer !

Le CO2 n’est pas seulement un résidu rejeté dans l’atmosphère lors de la combustion de combustibles fossiles ; il peut aussi servir de matière première. C’est pourquoi le captage, le stockage et la réutilisation de CO2 offrent de nombreuses possibilités dans la lutte contre le réchauffement climatique.

« Plus que jamais, nous devons parler avec nos clients des risques climatiques, de la transition énergétique et du développement durable en général. À cet égard, le partage des connaissances et des meilleures pratiques ainsi que l’avis de divers experts jouent un rôle clé », explique Aymeric Olibet de notre Sustainable Business Competence Centre.

Encore 10 ans

Il est grand temps de réduire radicalement les émissions de CO2. Le message de Xavier Pouria, climatologue chez ECORES, est on ne peut plus clair: « Il nous reste encore 10 ans pour faire baisser de manière drastique les émissions de CO2 et limiter ainsi le réchauffement de la terre à 1,5 degré Celsius. Et ceci est nécessaire pour éviter que l’écosystème de notre planète ne change de manière incontrôlable, entraînant une croissance accélérée du nombre de mauvaises récoltes, un déclin aggravé des prises dans le secteur de la pêche et de plus fréquentes conditions météorologiques extrêmes, et les conséquences sociales et géopolitiques associées ».

D’après lui, la poursuite de l’objectif zéro émission de CO2 en 2050 constitue la seule solution durable à la problématique du climat. Il y a trois manières d’atteindre cet objectif : on peut réduire la consommation énergétique au niveau mondial, stimuler la transition vers une production énergétique neutre en carbone, et capter et stocker du CO2 dans des matériaux, dans la biomasse (énergie) ou dans la nature (arbres ou sous-sol).

L’industrie du CO2 est en train d’émerger

Selon Damien Dallemagne (CO2 Value), une industrie se développe petit à petit autour du stockage et de l’utilisation du CO2. Ainsi, le CO2 est déjà utilisé aujourd’hui comme matière première pour fabriquer du béton ou des briques. C’est le cas de l’entreprise Heidelberg Cement qui récupère le CO2 des fabriques de ciment pour le réutiliser dans la production de ciment.

TOTAL, quant à lui, a développé plusieurs projets de stockage du CO2 dans d’anciens sites d’extraction de gaz en Norvège et au Royaume-Uni, alors que ENGIE planche sur des projets de fuel synthétique en réutilisant le CO2 capturé. Dans le secteur chimique également le CO2 peut être recyclé pour la production de combustibles ou utilisé comme matière première de base.

Enfin, Climeworks a mis au point une technologie afin de capter directement le CO2 dans l’air et de le vendre à des clients industriels issus du secteur agroalimentaire ou de l’industrie automobile. Selon l’entreprise, le CO2 concentré à la sortie des usines, pourrait  à l’avenir se raréfier, et nous avons donc tout intérêt à le capter directement dans l’air.

Compensation carbone pour entreprises

Le saviez-vous ? Via la plateforme ClimateSeed (une initiative lancée en collaboration avec le groupe BNP Paribas), des entreprises et des autorités locales désireuses de compenser leurs émissions de CO2 peuvent s’allier avec des promoteurs de projets qui réalisent des projets durables dans l’intention d’éviter ou de capter les émissions de CO2.

Tous les experts sont d’accord sur un point : le captage, le stockage et l’utilisation du CO2 sont indispensables pour atteindre les objectifs, mais le traitement industriel du CO2 n’en est encore qu’à ses débuts.

Comment, en tant qu’entreprise, pouvons-nous contribuer à l’élimination du carbone et à la création d’un marché pour les produits liés au CO2 ? Discutons-en ! Découvrez les atouts de notre Sustainable Business Competence Centre.

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22.02.2018

Véhicules électriques, bornes de recharge… Par où commencer ?

Véhicules électriques cherchent bornes de recharge pour se déployer. Et ces mêmes bornes attendent une flotte électrique suffisante pour atteindre la rentabilité. Qui fait l’œuf, qui joue la poule ?

S’il y a bien des sorts étroitement liés en matière d’innovations, c’est ceux du véhicule électrique et ses infrastructures de recharge.

SI vous êtes un convaincu de la première heure, soit vous avez des chances de disposer d’une belle villa ou d’un parking privé où installer une borne à prix très intéressant. Soit vous êtes l’heureux collaborateur d’une entreprise responsable qui met à disposition de son personnel des bornes gratuites.

Pour tous les autres conducteurs, ouverts au concept de véhicule vert et intéressés par la voiture silencieuse, se posent plusieurs défis : où trouver une borne et à quel prix ? Ils ont naturellement besoin d’être rassurés avant de faire le pas vers l’électrique.

2 types actuels de comportement en termes de recharge

Dans 80% des cas, le conducteur recharge le véhicule à son domicile. Ce qui suffit souvent car la voiture électrique est à ce jour adoptée en tant que moyen de transport de proximité essentiellement urbain (distance moyenne journalière de quelque 30 km).
Pour moins de 1000€, le propriétaire d’une villa ou celui qui dispose d’un parking privé pourra installer une borne de recharge via un prestataire spécialisé, son concessionnaire automobile ou son fournisseur d’énergie.

Et pour les 20% restants ? L’utilisateur d’un véhicule garé dans la rue s’orientera vers une recharge publique.
Heureusement, le lieu de travail fournit de plus en plus la solution : les entreprises commencent, à titre de service à leurs collaborateurs, à installer des bornes de recharge dans le parking de leur personnel. C’est un outil supplémentaire pour promouvoir une mobilité plus axée sur la protection de l’environnement. Ces charges sont souvent gratuites et pourvu qu’elles soient combinées à une recharge nocturne, elles autorisent des trajets domicile / travail plus longs.
Les centres commerciaux mettent aussi gratuitement à disposition de leurs clients des bornes de recharge. Ils s’y retrouvent en opportunités d’achat puisque cela leur assure la présence de la clientèle dans le centre pendant 40 à 60 minutes.

Nouvelles opportunités mais avec quel business model ?

Des opérateurs privés et des fournisseurs d’énergie équipent l’espace public, parkings, rues, de bornes de recharge payantes. Elles sont destinées aux citoyens qui n’ont pas la chance de pouvoir se réapprovisionner ailleurs.
Pour favoriser l’utilisation de chaque borne, la créativité est de mise : identifier et capter les meilleurs emplacements, rejoindre un réseau muni d’une application mobile localisant les bornes du réseau pour les adhérents, simplifier le paiement, se regrouper pour s’aligner sur les tarifs appliqués à domicile, etc. Mais la rentabilité des infrastructures publiques, qui dépend du trafic à la borne, restera incertaine tant que les conditions des autres modèles (à domicile ou en entreprise) seront préférentielles. Faute de pouvoir se déployer en suffisance, elles freineront le développement de la voiture électrique. Un beau challenge pour les villes qui s’attèlent à déployer l’électrique dans les années à venir.

Source : LinkedIn

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