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24.06.2020

La compensation carbone volontaire : les bienfaits pour votre entreprise ?

Contrebalancer les émissions CO2 de son activité en finançant le reboisement de la forêt amazonienne ? C’est le principe de la compensation carbone. Démarche volontaire gagnante pour les entreprises !

Dans la lutte contre le réchauffement climatique, la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) figure en haut de la liste des priorités. États et entreprises se démènent pour trouver des solutions efficaces vers un horizon neutre en carbone. Parmi ces solutions, on retrouve la compensation — ou contribution – carbone volontaire. Comment cela fonctionne-t-il ?

Compenser ce qui ne peut être réduit

La plupart des activités sur la planète sont émettrices de CO2… parfois incompressibles. L’intérêt de la compensation carbone ? Permettre aux différents acteurs de s’engager de leur propre initiative en contrebalançant leurs rejets à travers le paiement d’un montant donné. Une somme qui sert à financer des projets permettant d’économiser (ou de capturer) une quantité de carbone équivalente au CO2 émis (ou de tout autre GES). Grâce à l’existence d’un marché de la « compensation volontaire », ce mécanisme est à la disposition des entreprises (individuellement ou par regroupements) engagées sur la voie de la transition écologique.

Quels bienfaits pour votre entreprise ?

Ce système repose sur un principe « gagnant-gagnant-gagnant » : de la planète au projet financé… jusqu’aux entreprises qui équilibrent de la sorte leurs émissions.

  • Une preuve d’engagement

    La compensation carbone atteste d’abord de votre prise de conscience et s’inscrit pleinement dans le cadre de la responsabilité sociale et environnementale (RSE). Un pas supplémentaire de votre transformation durable…

  • Un avantage concurrentiel

    Outre les bénéfices pour la planète, la compensation volontaire vous permet de répondre aux attentes de vos clients et partenaires. En effet, dans un monde en mutation, consommateurs et fournisseurs sont de plus en plus attentifs à la dimension durable des entreprises. Se lancer sur cette voie représente donc un élément de différenciation capital.

  • Une question d’image

Dans le même sens, l’entreprise engagée avec conviction doit pouvoir capitaliser ses efforts et les utiliser comme un vecteur de communication. À ce titre, si la certification n’est pas obligatoire sur le marché de la compensation volontaire, plusieurs labels ont vu le jour pour permettre aux entreprises de savoir où elles mettent les pieds, mais aussi de valoriser leur démarche.

Concrètement ?

Premier réflexe ? Réaliser un bilan carbone de vos activités. Une étape préliminaire essentielle… La contribution carbone se fait généralement par l’intermédiaire d’acteurs spécialisés qui vendent des crédits « carbone ». Le marché est en croissance et fourmille d’intermédiaires… Ensuite ? Cela se passe le terrain par la concrétisation de projets (souvent) liés aux 17 objectifs de développement durable des Nations unies (ODD) : reforestation, efficacité énergétique ou encore d’investissement dans les énergies renouvelables. Avec des co-bénéfices parfois non négligeables : création d’emplois locaux, préservation de la biodiversité ou réduction de la pollution de l’air ou de l’eau. De l’autre côté de la chaîne, certaines entreprises (comme les compagnies aériennes) proposent aussi à leurs clients de s’engager à leurs côtés en contribuant à cet effort de financement.

Un mécanisme controversé ?

L’épée de Damoclès du greenwashing est souvent brandie pour ce type d’initiatives. La compensation carbone n’échappe pas à cette défiance. C’est pourquoi le système doit impérativement suivre des règles strictes et répondre à des critères vérifiables. D’où l’intérêt de voir émerger des standards de référence et des labels, tels que le Gold Standard développé par le WWF. Une contribution efficace se caractérisera souvent par un projet « additionnel » — qui n’aurait pas vu le jour sans ce financement — et dont la mesure de la quantité de CO2 évité est mesurable et vérifiable.

Volontaire ou imposé ?

Si la démarche est volontaire, nul doute que l’urgence climatique poussera l’ensemble des acteurs dans ce sens. De la taxe carbone aux mécanismes de compensation institués par le Protocole de Kyoto (qui impose aux entreprises « pollueuses » d’acheter des crédits certifiés par l’ONU) ou encore le dispositif CORSIA qui entrera en application à partir de janvier 2021 pour « encourager » le secteur aérien à stabiliser ses émissions de GES… avant le caractère obligatoire à partir de 2027. De gré ou de force, donc. Mais comme souvent, les pionniers disposeront d’une longueur d’avance, puisqu’ils auront intégré la compensation carbone dans une approche globale de transition écologique. Ce qui sera perçu comme une contrainte par les uns représentera un avantage concurrentiel pour les autres.

Last but not least : la contribution carbone volontaire est donc un mécanisme salutaire, mais qui doit venir en complément de vos efforts pour réduire votre empreinte sur la planète !

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04.06.2020

Transition durable : pourquoi maintenant ?

La transition durable des entreprises est vitale pour répondre à l’urgence climatique. Mais la transformation se nourrit de la compréhension des enjeux… Revenons à la base : des faits et des chiffres clés !

Même si un nombre croissant d’entreprises se lancent sur une voie plus durable… il est parfois utile de revenir aux origines de cette exigence (pour tous). Pourquoi les acteurs économiques — et la société en général — doivent-ils se métamorphoser ? La route actuelle nous mène droit dans un mur ! La planète ne cesse de nous signaler que le contexte présent ne sera pas celui de demain : du réchauffement climatique aux catastrophes naturelles, en passant par des crises écologiques, sanitaires, alimentaires et démographiques majeures. Certains acteurs économiques ont bien compris l’urgence et choisissent d’embrasser le challenge en montant dans le train du changement… Pour contribuer à éviter le mur, mais aussi pour continuer à « exister » dans ce futur différent. Mais encore faut-il entendre les signaux et leurs conséquences en cascade !

1,5 °C

L’une des pierres angulaires de l’urgence écologique : contenir la hausse des températures sous la barre des 2 °C d’ici la fin du siècle. Un engagement pris par 195 états lors de l’Accord de Paris de 2015. Mais les intentions tardent à se transformer en actes… Et chaque jour qui passe accentue les efforts à produire pour atteindre l’objectif. En l’absence d’une action climatique adéquate ? Les experts s’attendent à un réchauffement planétaire pouvant grimper à 4,8 °C en 2100… Un scénario critique pour notre avenir !

26 à 77 cm

Effet domino : le réchauffement planétaire impacte fortement tous les écosystèmes. Et chaque phénomène porte lui aussi des conséquences en cascade. 26 à 77 cm ? L’estimation de la montée du niveau global des mers en 2100 pour une hausse de température de… 1,5 ° C. Si l’on passe à 2 °C ? 10 cm de plus : ce qui correspond à 10 millions de personnes supplémentaires touchées par les risques de montée des eaux !

D’autres données montrent l’ampleur de la situation :

29 juillet

Le jour du dépassement en 2019. Ce concept (parfois contesté) indique que nous avons consommé l’ensemble des ressources que la planète est capable de régénérer en 365 jours. En 2030, nous vivrons probablement « à crédit » dès la fin juin, alors que ce virage se situait début novembre dans les années 80. Une surexploitation de la planète qui ne pourra continuer indéfiniment… D’autant plus que la population humaine ne cesse d’augmenter de forme exponentielle : 9 milliards de personnes en 2050. Une croissance qui contribue à exercer des pressions sans précédent sur la planète et ses ressources.

40 %

Notre système climatique repose sur un équilibre fragile : entre autres à cause des émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines. Un changement radical est nécessaire pour répondre à l’urgence. L’Union européenne s’est ainsi engagée à les réduire de 40 % à l’horizon 2030. Mais aussi de porter la part des énergies renouvelables à au moins 32 % et améliorer l’efficacité énergétique d’au moins 32,5 %. Tout est lié et un avenir bas carbone (avec des efforts peut-être encore plus importants) s’annonce incontournable pour lutter contre le réchauffement climatique et ses conséquences. Cela signifie une transformation des modes de production et de consommation, avec des changements profonds — imposées par des réglementations qui évolueront dans ce sens — dans tous les secteurs. 

12 000 milliards de dollars

Si les risques sont indéniables… cela signifie aussi que des opportunités existent. Casser certains équilibres pour en créer d’autres : prenant en compte la durabilité et assurant la survie des prochaines générations. Un défi majeur qui pourrait générer 12 000 milliards de dollars d’opportunités commerciales par an au cours de la décennie à venir. Une manne potentielle qui découlerait de la mise en œuvre des 17 objectifs mondiaux de développement durable (ODD) des Nations unies dans différents secteurs (alimentation, agriculture, villes, énergie et matériaux ou encore santé).

0

C’est le temps pour se lancer sur la voie de la durabilité : le moyen le plus sûr de transformer les risques en succès. Les « chiffres », même s’ils sont sujets à discussion ou à interprétation, indiquent une réalité incontournable : le monde change à grande vitesse. Dans ce contexte ? Il est fondamental d’évaluer et repenser son modèle d’affaires. Pas par plaisir de réinventer la roue, mais pour éviter d’aller droit dans le mur. L’immobilisme coûtera cher, alors mieux vaut agir tant que les affaires tournent… C’est-à-dire : maintenant !

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27.05.2020

Quelle est la « raison d’être » de mon entreprise ?

C’est LA première question à se poser pour se réinventer. Et pour cause : avant de définir qui on veut devenir, il faut reconnaître qui on est... Le fondement de toute identité. Une introspection nécessaire !

Se transformer est incontournable pour être en capacité de répondre aux exigences du futur – commerciales, écologiques, réglementaires ou financières. Si la planète connaît une profonde métamorphose, comment croire que les entreprises d’aujourd’hui seront adaptées au monde de demain ? Logique. Mais les enjeux sont complexes : le changement ressemble parfois à une montagne dont on distingue difficilement les sentiers et le sommet. Pourtant… vous avez peut-être « simplement » besoin d’un regard neuf pour discerner votre voie. Le challenge ? Réfléchir aux fondamentaux de votre société. Questionner sa raison d’être pour définir correctement son périmètre d’action, transformer votre modèle et déceler de nouvelles opportunités. Prêt à vous allonger sur le divan ?

Mais pourquoi se réinventer ?

L’enjeu ? Se questionner ou être remis en question. Si vous ne vous pliez pas à l’exercice… le marché, vos clients, vos fournisseurs ou les réglementations le feront à votre place. Mais il sera peut-être trop tard. Le processus exige une analyse fine des enjeux et de tous les pans de votre activité. L’idée est de regarder « à l’intérieur » :

  • Identifiez les ressources immatérielles de votre entreprise : de l’expérience de vos employés aux modes d’organisation, en passant par les processus et les outils ou encore les ressources relationnelles avec les parties prenantes ;
  • Dénichez toutes les sources potentielles de valeur : de votre chaîne de production à la distribution ;
  • Passez en revue les externalités positives et négatives induites par votre modèle : une façon de définir de nouveaux modes de valorisation sur le plan monétaire et non monétaire.

Mais cet exercice « créatif » n’est pas aussi simple qu’il y paraît…

Se réinventer, dites-vous ?

Cela revient à apporter un regard neuf sur son entreprise. Reprendre vos cartes — vos atouts — et les rebattre. Innover pour « voir différemment ». Mais en matière d’innovation… les entreprises sont souvent entravées par la « fixité fonctionnelle », comme l’explique cet article de la Harvard Business Review. Un biais cognitif qui fait que l’on ignore parfois ce qui est sous nos yeux. C’est-à-dire ? « Face à un objet du quotidien, nous écartons d’emblée ses caractéristiques secondaires, non indispensables à son utilisation. Une tactique neurologique efficace dans la vie de tous les jours, mais un véritable obstacle à la créativité ». À quoi sert un ballon de basketball ? À jouer au basketball. Mais si vous le dégonflez, il peut servir de contenant. Ces « insight problems » peuvent être résolus par une notion connue : la pensée « out-of-the-box ». Concrètement ? Et si vos déchets devenaient une ressource première ? Pourquoi ne pas passer d’une logique de vente volumique à une forme de monétisation centrée sur l’usage d’une solution intégrée ?

L’être ouvre les horizons

Mais pour « penser à côté », encore faut-il se concentrer sur ce que l’on est… plutôt que sur ce que l’on fait ! Dans un autre article, la Harvard Business Review a mené une réflexion sur la distinction clé entre « l’être » et le « faire ». Prenant l’exemple d’un fabricant de machines à café. Imaginons que ce dernier définisse sa raison d’être comme étant « la conception, la production et la distribution de machines à café de qualité ». C’est une vision restreinte et qui laisse peu de place à la créativité. Alors que si cette entreprise se propose « d’offrir cinq minutes de bonheur et de convivialité aux gens autour d’un distributeur de boissons chaudes »… Ses perspectives d’innovation — ses modèles d’affaires potentiels — s’élargissent d’un coup. Il y a « mille » modèles et approches pour offrir cinq minutes de bonheur ! Voilà pourquoi votre « raison d’être » ne doit pas se confondre avec ce que vous « faites » (aujourd’hui).

Ma raison d’être ?

Ce ne sont ni vos intentions, ni votre objet social, ni votre branding… C’est la contribution que votre entreprise souhaite apporter aujourd’hui et demain aux principaux enjeux (économiques, sociaux, sociétaux, environnementaux). Un facteur d’union, de convergence et de cohérence avec vos valeurs, votre culture et vos objectifs. Votre raison d’être permet de faire le lien entre votre projet économique et votre engagement durable. Une vision qui doit ensuite se matérialiser par des actions concrètes, mesurables et… mesurées. Pour vous trouver ? Décloisonnez votre pensée… Une démarche cruciale qui nécessite parfois un accompagnement spécialisé.

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10.06.2020

Objectif « zéro émission » : nouvel enjeu des entreprises

Les émissions des gaz à effet de serre sont l’un des principaux nœuds climatiques et environnementaux. À tel point que la « neutralité carbone » devient un horizon vital pour les entreprises…

Il faut dès à présent « viser la lune pour espérer atterrir dans les étoiles ». Voilà en substance le défi de notre époque en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Une position ambitieuse, empruntée à Oscar Wilde, qui explique entre autres pourquoi l’objectif « zéro carbone » doit être dans tous les esprits. Et pour cause : plus le temps passe, plus les efforts à produire deviennent importants, notamment pour respecter les engagements de l’Accord de Paris et minimiser l’impact du réchauffement planétaire. L’objectif ? Maintenir la hausse de la température globale « nettement sous la barre des 2 °C » et idéalement autour de 1,5 °C. Si l’Union européenne s’est engagée à baisser ses émissions de GES à hauteur de 40 % d’ici 2030, elle appelle également « de ses vœux une Europe neutre pour le climat » à l’horizon 2050.

Deux « écoles »

Cette ambition place les entreprises en première ligne… Mais il y a plusieurs façons de voir les choses, que Churchill aurait pu résumer ainsi : « Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté ». Un avenir zéro carbone signifie un monde différent sur d’innombrables plans : réglementaires, commerciaux, économiques, énergétiques, etc. Prenons le sujet de la mobilité : de la taxe carbone aux low emission zones, les gouvernements mettent en place de plus en plus de mesures pour assurer leurs engagements. De la simple contrainte à l’obsolescence de certains business model actuels, ces évolutions auront un impact sur vos affaires et la pérennité de votre entreprise. Et c’est valable pour tous les secteurs. Mais derrière ces risques se cachent aussi de nouvelles opportunités. Des besoins inédits à satisfaire ; des marchés à améliorer ; des technologies à développer ; etc. Mais pour ne pas subir « demain », il faut anticiper !

  1. Apparition de nouveaux marchés

    Le CO2 est l’ennemi juré. Mais innover c’est penser autrement. Renverser les problèmes et faire par exemple du carbone un… atout ! Ainsi on assiste à l’émergence d’acteurs innovants qui se saisissent de la thématique pour explorer de nouveaux marchés : de la comptabilité carbone à la capture et au stockage du CO2, mais aussi autour de l’efficacité énergétique, des énergies renouvelables ou encore de l’hydrogène. Nous sommes probablement au début de cette révolution… Celle-ci exige de changer d’état d’esprit ainsi que de prendre des risques — pour miser sur des technologies qui n’ont pas encore fait leurs preuves. Mais les premiers lancés auront une longueur d’avance.

  2. Business model innovants et durables

    Inventer de nouvelles formes de faire des affaires ? C’est par exemple puiser dans l’économie circulaire. Cela implique de changer de paradigme et de se transformer de l’intérieur : évaluer l’ensemble de ses activités et trouver de nouvelles solutions. Revoir toute sa chaîne de valeur pour se rapprocher de l’objectif « zéro émission », travailler de concert avec ses partenaires (clients, fournisseurs, etc.) ou encore repenser sa stratégie de création de valeur pour le client ainsi que pour l’entreprise. Ce n’est pas un hasard si un géant comme Ikea investit 200 millions d’euros pour transformer sa supply chain. Avec entre autres l’ambition d’utiliser 100 % d’énergie renouvelable (électricité, chauffage, refroidissement et autres combustibles) dans sa production d’ici 2030…

  3. Changements de comportements
  4. La vague « bas carbone » prend de l’ampleur et entraîne progressivement l’ensemble de la société, notamment les consommateurs. Il serait fatal pour une entreprise de passer à côté des nouveaux besoins et attentes de ses clients… Des voyages en avion — et la mobilité en général — à la consommation de viande, les choix individuels intègrent de plus en plus une réflexion durable. Les entreprises doivent anticiper cette prise de conscience… D’autant plus qu’un changement d’état d’esprit similaire s’opère du côté des investisseurs. L’impact est le mot d’ordre pour les financeurs ! Et les entreprises inscrites dans une démarche durable deviennent de plus en plus séduisantes pour attirer les capitaux. Valeur économique et durabilité sont donc plus que jamais liées.

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17.06.2020

Comment retrouver son chemin dans les certifications de bâtiments durables ?

Le secteur de la construction vit un changement de paradigme pour répondre à l’urgence climatique. Pour évaluer la performance durable des bâtiments ? Les certifications environnementales jouent un rôle clé !

Le secteur du bâtiment pèse lourd dans la balance des émissions de gaz à effet de serre (GES) avec près d’un cinquième des rejets à l’échelle mondiale. Compte tenu de la durée de vie d’un immeuble, l’impact se poursuit sur plusieurs décennies… Le réchauffement climatique pousse donc le secteur à se réinventer pour plus de durabilité. Mais comment concevoir et bâtir des immeubles efficients énergétiquement et à l’impact neutre (voire positif) sur l’environnement ?

Pour répondre à cette épineuse question, les certifications sont des outils indispensables. Des instruments permettant de mesurer la performance d’une construction tout au long de sa durée de vie et sur base de critères définis en amont. Un gage de confiance pour l’ensemble de la chaîne : des constructeurs à l’entreprise client en passant par les pouvoirs publics. Si vous rénovez votre siège ou faites bâtir une nouvelle unité d’établissement, le respect de ces normes est donc un enjeu capital. Une excellente façon de concrétiser votre transition durable, valoriser vos actifs et démontrer votre engagement environnemental.

Un vaste choix de références

Consommation d’énergie, choix des matériaux, décisions technologiques, empreinte carbone ou eau, etc. Autant de postes qui doivent être pris en compte dès la conception et jusqu’à « l’usage » du bâtiment. Mais le panorama des référentiels est plutôt complexe et plusieurs standards coexistent. Le label HQE en France, LEED aux États-Unis, Passivhaus ou DGNB en Allemagne, ou encore la certification BREEAM au Royaume-Uni en sont quelques exemples. Des certifications venues de l’étranger largement reconnues dans le secteur… Et pour cause : la confiance et la notoriété sont des éléments fondamentaux dans le domaine !

Numéro un : BREEAM

Avec plus de 2 millions de bâtiments certifiés dans le monde et 424 en Belgique, BREEAM (Building Research Establishment Environmental Assessment Method) reste l’une des certifications phare dans notre pays. Une méthode d’évaluation déclinée en 9 familles de critères : management, santé, énergie, eau, transport, matériaux, recyclage, environnement et pollution. Créé en 1986, ce référentiel (avec cinq niveaux de certification) se fonde sur des calculs complets avec un objectif clé : réduire l’impact d’un bâtiment sur son environnement tout en améliorant la qualité de vie de ses usagers.

… et les autres

  • La certification «  Passivhaus »

    Une construction ne peut se contenter d’un seul référentiel. D’autant plus que certains sont très pointus dans des domaines spécifiques. Ainsi le label allemand «  Passivhaus » est dédié à la performance énergétique des bâtiments. Les immeubles labélisés réalisent jusqu’à 90 % d’économies d’énergie en faisant un usage efficace du soleil, des sources de chaleur internes et de la récupération de chaleur.

  • Les bâtiments à « énergie zéro »

    En bref ? Ce sont des immeubles à consommation énergétique nette nulle : la quantité totale d’énergie utilisée est donc plus ou moins égale à la quantité d’énergie renouvelable créée sur le site. Mais sous l’appellation « zero-energy building » se cache des réalités parfois distinctes dans les usages : la différence reposant souvent sur la part et l’origine des énergies renouvelables comptabilisées. Sans oublier les bâtiments « autonomes » (énergétiquement indépendants) et ceux à « énergie positive ».

  • Le « quasi » zéro énergie : standard européen

    Derrière ce concept, une norme européenne qui s’imposera à tous les États membres à partir de 2021. Toute nouvelle construction devra avoir une consommation énergétique presque nulle… Grâce à des performances élevées et une couverture des « faibles » besoins par des sources renouvelables.

  • Une « vitrine » honorifique
    D’autres initiatives permettent de stimuler la construction durable. Par exemple ? Des mises à l’honneur de projets exemplaires telles le Prix belge de l’Énergie et de l’Environnement avec ces distinctions « Sustainable Energy Award » et « Sustainable Building Award ». Des atouts importants pour les entreprises afin de valoriser leurs efforts.

Un dernier mot ?

Rappelons que le projet de construction « Montagne du Parc » — qui accueillera le nouveau siège social de BNP Paribas Fortis — est un exemple fort d’engagement. Et pour cause : le projet de construction « Montagne du Parc » a déjà remporté le certificat intermédiaire 'Design Stage', accompagné qui plus est d’une mention 'excellent', généralement accordée à seulement 10% des projets. Il s’agit là de la première des deux étapes vers l’octroi du certificat définitif, délivré en fin de travaux. Soulignons que les référentiels ne sont pas une fin en soi et doivent s’inscrire dans une démarche durable holistique visant à atteindre un équilibre entre les attentes écologiques, économiques, esthétiques et sociales.

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