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24.07.2017

La décision d'achat à l'épreuve du digital

Les Big Data permettent désormais aux entreprises d’effectuer des décisions d’achats plus éclairées : moins de pertes, d'excédents ou d'insuffisance d’inventaire. Quel rôle pour le directeur des achats ?

Trop de stock inutile menace la croissance de votre entreprise. Solution : optimiser les achats en temps réel pour réduire les coûts de production, améliorer les flux de trésorerie et conserver une totale maîtrise des budgets. Selon un sondage de la société Lightspeed POS, 54 % des entreprises croient à la rentabilité des Big Data pour effectuer des achats plus intelligents. Encore faut-il miser sur les bonnes technologies et, dans la foulée, revoir le rôle du CPO (Chief Procurement Officer).

L'impératif digital

Aujourd'hui, les acheteurs ont ouvertement besoin d'analyse prédictive à la demande et veulent obtenir une visibilité sur le sourcing. L'exploitation des Big Data peut y contribuer, en permettant une certaine automatisation de l'approvisionnement, notamment sur les achats directs. Pour y arriver, des solutions Big Data se mettent désormais au service de la traçabilité. Elles peuvent revêtir plusieurs formes : mouvements de stock (grâce à l'IoT et aux capteurs), suivi de produits sensibles/frais, tracking des flottes et des transports, business intelligence pour capter la demande.

Cette adoption implique pourtant un changement d'organisation dans le rôle des acheteurs, comme l'indique le dernier rapport « Global Chief Procurement Officer Survey 2017 » de Deloitte. Quelles sont les grandes tendances ?

 

  • Le digital au cœur des décisions d'achat

    75 % des directeurs des achats pensent que leur fonction jouera un rôle croissant dans la stratégie digitale de l’entreprise. 75 % ont d'ailleurs le soutien de leur direction générale pour y arriver. Les analytics, déjà utilisées (par 58 % des répondants) pour les négociations et (par 57 % d’entre eux) pour améliorer l’efficacité des processus, est la technologie qui aura le plus d’impact sur les achats dans les deux prochaines années. Leur obsession : la qualité des données est citée en premier par la moitié des directeurs des achats.

  • Réduction des coûts

    Les contextes économique et géopolitique sont toujours incertains. La priorité est, pour 79 % des sondés, de réduire les coûts afin d’optimiser les résultats et de financer la croissance.  

  • Redéfinition des rôles et chasse aux talents

    L'automatisation entraîne une mutation du rôle des directions des achats : le suivi des contrats et de l'approvisionnement confiés à l'intelligence artificielle, les acheteurs vont davantage se concentrer sur les besoins en amont, le pilotage des data et la gouvernance. 60 % des directeurs des achats pensent que leurs équipes manquent des compétences nécessaires pour assurer une stratégie achats. Ce qui est problématique, puisque 87 % d’entre eux reconnaissent que les compétences sont le levier le plus important de la performance achat.
 « Les modèles traditionnels de fonctionnement des achats sont en train de changer, tirés par un manque de talents et l’accroissement de l’innovation digitale. »
Magali Testard, Associée Responsable Conseil Achats & Supply Chain, Deloitte.
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24.10.2016

La technologie métamorphose la chaîne d'approvisionnement

Le taux d'adoption des nouvelles technologies dans la supply chain ne dépasse pas encore 26 %, mais il devrait atteindre 75 % d'ici 10 ans. Quelles implications pour vous et comment vous y préparer ?

L'intégration de la technologie dans la chaîne d'approvisionnement est longtemps restée la chasse gardée des grandes entreprises, souvent motivées par l'idée selon laquelle leurs départements ou filiales gagneraient en efficacité à être reliées entre eux. L'exemple le plus emblématique est l'adoption en 1985 par FedEx d'un système de scanners portables, permettant la localisation en temps réel des colis. Une révolution à l'époque, une évidence aujourd’hui !

« Depuis les années 80, l'informatique a évolué à une vitesse tellement rapide que la logistique et la chaîne d'approvisionnement ont toujours eu du mal à suivre », indique Georgia Tech.

En pleine révolution de la mobilité informatique, le dernier livre blanc de C3Solutions – d’où sont issus les chiffres d’adoption cités plus haut - explore l'influence que va exercer l'IT sur la chaîne d'approvisionnement dans les années à venir, grâce à trois leviers fondamentaux :

1. La mobilité est plus accessible

La politique du “bring your own device” (BYOD) s'est généralisée dans l'entreprise et a fait tomber les barrières technologiques, un mouvement facilité par la chute des prix de l'équipement. Ainsi, un iPhone 5 présente une puissance de traitement 2,7 % supérieure aux Cray-2 de FedEx en 1985. Les industries qui en bénéficient le plus se trouvent dans la logistique (gestion de dispatch, navigation GPS, horaires des docks, localisation de colis, preuve de livraison, service à la clientèle).

2. Cloud, SaaS et Big Data deviennent des réflexes naturels

Comme les applications mobiles de supply chain, le cloud computing a beau être une tendance lourde dans l'informatique, il reste encore immature et son potentiel n'est pas encore pleinement exploité. Si les coûts ne sont pas évidents à calculer, le SaaS (software as a service, où les applications de l’entreprise sont hébergées dans le cloud) se déploie pourtant de plus en plus naturellement, car il est inhérent à la nature digitale de la chaîne d'approvisionnement, à plus forte raison face à la prolifération des objets connectés (IoT) en milieu professionnel.

Les applications cloud sont la solution idéale pour rassembler des silos de data à des fins d'analyse, mais les Big Data ne sont pas un phénomène nouveau pour les marques. Ce qui a changé, c'est la vélocité des solutions face aux volumes brassés, ainsi que la disponibilité d'outils analytiques pour exploiter ces données. Accenture confirme : les structures qui utilisent des solutions analytiques obtiennent des temps de réaction plus rapides (47 %) dans leur chaîne d'approvisionnement.

3. Les APIs Web règnent aussi en dehors des «dotcoms»

Les interfaces de programmation sont devenues la plomberie de l'Internet of Things. Elles permettent d'établir la communication entre différents services ou applications. Le géant américain Target a ainsi obligé ses fournisseurs à se connecter à ses propres API dans l'optique de réduire les ruptures de stock. La société a pu réduire les délais de livraison de deux jours à un seul. Ils pénalisent également les fournisseurs qui utilisent d'anciens outils si les livraisons ne sont pas assurées dans les temps.

L'exploitation intelligente de ces outils doit se traduire par une optimisation significative de la supply chain : meilleure visibilité, contrôle des coûts, intégration plus efficace entre les entreprises, localisation et planning plus précis, sans oublier une plus grande conformité réglementaire. Pour mieux comprendre les enjeux, consultez le livre blanc «Technology Reshaping the Modern Supply Chain» édité par la société C3Solutions. Il peut être téléchargé en ligne gratuitement, sur simple inscription sur le site de l'éditeur.

Source : C3Solutions

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12.12.2016

Le « local » (r)apporte à votre chaîne d'approvisionnement

Des pays qui ont passé les dernières années à fermer les portes de leurs usines assistent au retour d'une industrie locale. Le circuit court pourrait redevenir une valeur sûre dans le climat économique actuel.

Depuis le début 2016, les volumes d'échanges internationaux sont en baisse. Pour la première fois depuis la 2e guerre mondiale, un traité commercial avec les États-Unis a échoué durant une période de croissance. Les deux candidats à la présidentielle américaine se sont dernièrement opposés sur l'accord Trans-Pacifique pour embrasser le « Made in the USA ». Le Royaume-Uni a voté le Brexit. En Belgique, la Wallonie a tenu tête à l'Union Européenne et au Canada sur le dossier CETA. Traduction : la globalisation n'est plus un acquis inébranlable.

Une enquête menée par SCM World indique qu'aux États-Unis, les entreprises sont trois fois plus nombreuses à recruter (que licencier) du personnel dans le domaine de la chaîne d'approvisionnement. Le mouvement est identique dans des pays européens comme l'Allemagne, les Pays-Bas (et même la Grande-Bretagne), comme le montre l’illustration ci-dessous.

(Source : SCM World http://www.scmworld.com/wp-content/uploads/2016/11/161103-November-KOM_Image1-Web.png)

Made in China était synonyme de prix bas au quotidien. Le paradigme a changé. 

Durant les années 90, les échanges internationaux ont crû deux fois plus vite que l'économie internationale. L'Europe s'est unie autour d'une monnaie commune. La Chine est devenue l'usine du monde. Les tarifs ont baissé, tout comme les coûts de transports. Pourtant, à en croire le New York Times, la révolution Walmart est terminée. La Chine a ainsi rejoint le club des nations prospères à l'ancienne : elle a utilisé ses usines pour créer une classe moyenne. Quant à l'Europe, la stagnation économique y rend désormais la signature d'échanges commerciaux plus compliquée.

Conclusion : le local est de retour et redessine les règles du réseau d'approvisionnement. Pourquoi ? 

La distance coûte plus cher

Il ne faut pas se fier aux capacités des containers et à la chute du prix du pétrole. Le coût du transport de l'Asie vers l'Europe est plus onéreux et risqué qu'avant. Ajoutez à cela l'incertitude qui plane autour des régulations commerciales.

Le local est plus agile

L'exemple de Trellebord en Suède est particulièrement éclairant. Cette PME a choisi d'adopter des robots pour automatiser une partie de son travail dans un pays à forte pression salariale sans devoir passer par la case de la relocalisation.

Pour Kevin O'Marah, expert en supply chain de SCM World, « la meilleure défense de l'industrie occidentale contre les contraintes dévastatrices de l'approvisionnement n'est autre que la création de plateformes adaptables. Plus ces apports vitaux peuvent être partagés, plus les entreprises peuvent soutenir des productions locales avec un risque limité sur la nomenclature, en logistique. C'est vrai pour Mondelēz dans l'alimentaire, mais aussi pour l'européen BMW dans l'automobile. »

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14.12.2016

Tant qu’il y aura des data…

Le graal des big data? Créer une expérience client sans précédent. Mais pourquoi une start-up sans passé réussit à être affective là où ses ainées croulant sous les data rêvent de proximité ? Quelle est l’alchimie gagnante ?

Stocker et traiter ses données numériques, ce n’est pas nouveau. Le datamining non plus. Mais avec les objets connectés et les usages mobiles, les données déferlent littéralement. SMS, chats, photos, vidéos, requêtes à un moteur de recherche, clics sur le net, demandes d’itinéraires sur google maps ou autres, paiements en ligne, contacts client par chatbots ou messagerie, renouvellement automatique des commandes à partir d’un frigo intelligent… des données, nous en produisons sans cesse sans même nous en rendre compte ! Même lorsque nous acceptons la géolocalisation ou que nous nous connectons à une borne wifi...

En 2020, le volume des données devrait être multiplié par 50. Une voiture connectée, par exemple fournit, en une heure de temps, des millions de données utiles à l’automobile, mais aussi aux assureurs aussi ou à l’e-commerce. Et les enjeux ne sont pas moins prometteurs qu’ajuster sa stratégie, personnaliser un service, prendre de meilleures décisions, détecter des tendances, établir des prédictions… 

Il y a toujours eu des statisticiens pour interpréter les chiffres du passé afin d’améliorer le futur, mais aujourd’hui les ‘data scientists’ sont des geeks. Des cursus universitaires voient le jour et l’explosion des données adopte un rythme quasi insoutenable pour que nos connaissances puissent suivre. Seules des machines sont encore à même de gérer de tels flux de données. Les techniques d’apprentissages automatiques (‘machine learning’) permettent de faire mieux et plus rapidement. Un standard pour une utilisation correcte de l’intelligence artificielle serait en cours à l’initiative de noms comme Google, Facebook, Amazon, IBM et Microsoft. Pour Nicolas Méric, fondateur et PDG de la start-up DreamQuark, acteur de deep learning appliqué à la santé et l'assurance, de telles technologies dopent les capacités humaines mais elles ne sont pas vouées à pouvoir s’en passer.

Qui est concerné ?

Aucun secteur n’échappe vraiment au besoin de récolter ses données afin de les faire fructifier en transformant son environnement. Mais disons que certains se montrent plus pressés – ou opportunistes - que d’autres. Les télécoms, le transport, les fournisseurs de gaz, eau, électricité, émergent : la SNCF mais aussi le fabricant de produits de beauté Nuxe épient tous les canaux en ligne en quête de verbatim client pour mieux le connaître. L’ascensoriste ThyssenKrupp, qui veut chouchouter ses cabines et surtout leurs utilisateurs, récolte moult paramètres sur celles-ci afin de parfaire la maintenance et d’anticiper les pannes désagréables.

Les responsables des Big Data en entreprise sont face à trois défis principaux, rassemblés sous la règle dite des ‘3V’: pouvoir gérer de gros Volumes, tenir compte de l’infinie Variété des informations, et parvenir à gérer la Vitesse à laquelle elles sont générées. Les banques n‘y échappent pas. Ces entreprises qui ont d’ailleurs beaucoup à y gagner puisqu’elles disposent de tonnes d’informations transactionnelles sur leur clientèle et créent des processus en tout genre, sont mises au défi : celui de se servir d’un tel trésor pour tester elles aussi de nouveaux services à valeur ajoutée dans un délai le plus court possible.

Momentum

Jean-François Vanderschrick est Head of Marketing Analytics & Research chez BNP Paribas Fortis : « Ce qui me fascine, c’est moins la multitude des données disponibles et des objets connectés que tout ce que la technologie permet désormais d’en tirer. Pas un jour ne se passe sans que je ne sois surpris par quelque chose de neuf. JP Morgan détecte des tendances en achetant les photos de l’occupation des parkings des supermarchés. La Chine développe la reconnaissance faciale pour adapter le lay-out de ses interfaces à l’expression de ses clients. Vous pouvez suivre à la trace votre paire de chaussettes made in USA de son expédition jusqu’au moment où elle franchit le seuil de votre domicile… Tout cela fait partie de notre quotidien au moment même où une banque manifeste ses intentions de s’adapter à la phase de vie que traverse son client – celui qu’elle suit depuis qu’il est actif – pour lui offrir juste ce qui lui est utile. »

Chez BNP Paribas Fortis, le management data franchit récemment un nouveau pas avec la nomination d’un Chief Data Officer membre du Comité Exécutif, Jo Couture. Ce qui signifie aussi des renforts humains, de nouveaux outils analytiques et de nouvelles capacités.

Jean-François Vanderschrick : « Les data analytics doivent nous permettre d’améliorer l’expérience client, ainsi que de garder les coûts sous contrôle et in fine, cela conduit généralement à une plus grande efficacité. »

Selon lui, la courbe d’adoption entame à peine sa phase exponentielle.

Le timing est aussi important que le service lui-même

Les données servent une multitude de domaines : excellence opérationnelle, marketing, détection des fraudes, risque crédit… Les entreprises comprennent désormais qu’elles doivent transformer leurs données en connaissances et en services et bon nombre d’entre elles ont tout pour y parvenir. Toutefois, il convient de ne pas se laisser noyer par la masse d’informations. Le plus compliqué - et source de frustration - est sans doute de pouvoir accéder aux données et de parvenir à les qualifier. Les aspects de compliance ont naturellement tendance à freiner les développements. Réduire le data to market reste cependant un défi majeur car souvent, le timing de la mise sur le marché s’avère bien trop long. Il s’agit aussi d’offrir un service en temps réel, comme c’est le cas chez Monoprix qui analyse le processus de traitement de 200 000 commandes quotidiennes de ses 800 magasins pour intervenir directement sur sa chaîne d’approvisionnement, un processus critique pour l’enseigne française.

« C’est une délicate alchimie à produire entre les tests (la maquette du service est souvent très chouette, mais encore faut-il réussir la généralisation), la mesure du risque et la ‘prioritarisation’ des objectifs », soutient Jean-François Vanderschrick.

Eduquer l’algorithme

Pour peu que l’on dispose des données et de la technologie, et qu’il y ait des enjeux financiers liés, l’imagination reste notre seule limite pour libérer la valeur des données. A côté de projets conséquents et complexes, des quick wins relativement simples sont ici aussi tout à fait possibles et souhaitables, notamment pour permettre aux directions opérationnelles de l’entreprise d’effectuer des analyses élémentaires à partir de grands volumes de données.

« Aujourd’hui, une variété d’informations qui semblent peut-être anodines peuvent nous éclairer et servir de déclencheur d’actions : un client qui commence à travailler avec la concurrence, qui place des lignes de crédit ailleurs, ou emprunte un montant particulièrement important, traite avec un autre pays… autant d’informations qui commercialement parlant, méritent toute notre attention et qui sont jugées utiles dans 70 % des cas » ajoute le responsable de BNP Paribas Fortis. Analyser le modèle transactionnel d’un client permettrait de prendre de meilleures décisions de crédit. Il est possible d’améliorer de manière conséquente la pertinence des décisions, comparé à ce que nous pourrions faire sans modèle, prétend Jean-François Vanderschrick qui ajoute encore : « Grâce au machine learning, nous éduquons l’algorithme à fournir des réponses de plus en plus pertinentes.» 

Si 'Big is better', est-ce accessible aux petites ?

Grâce au Cloud (espace en ligne), les PME disposent désormais des capacités de stockage - auxquelles s’associe la puissance de calcul nécessaire pour exploiter les données. C’est un des enjeux majeurs des Big Data. Le second est de savoir comment les traiter. Des logiciels de gestion d’entreprise usant de la technologie cloud, style CRM, outil de suivi des commandes ou des coûts de production, traçabilité des fournisseurs, rendent les big data accessibles aux petites et moyennes entreprises. Seule condition : rassembler toutes ses données au même endroit. La différence entre les corporates et les PME se jouera sur le long terme. Mais les PME pour qui un super statisticien serait impayable, peuvent toujours acquérir des études ciblées et enrichir leurs données par des bases externes…

(Sources : BNP Paribas Fortis, Les Echos, Transparency Market Research, IDC, Ernst & Young, CXP, Data Business)
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27.12.2016

Ces 4 géants de la Silicon Valley veulent séduire votre directeur informatique

Déjà champions du quotidien, Google, Facebook, Slack et LinkedIn adoptent des approches novatrices et complémentaires pour convertir l’entreprise. Quelles sont leur stratégie mises en place pour vous convaincre ?

Google : la valeur de l'intelligence des données

Google adopte une approche qui se situe au-delà des outils de communication et des suites d'applications/services de productivité. L'entreprise a largement transformé ses divisions entreprises pour qu'elles exploitent en priorité des infrastructures Cloud, les Big Data, l'analytique et le machine learning. Sur son chemin, deux concurrents lui font face : Amazon et Microsoft, mais pour des raisons différentes. Amazon Web Services est présent depuis longtemps auprès des développeurs, qui lui accordent une confiance historique. Microsoft (Cloud, Office) dispose elle aussi d'une implantation historique au sein des services informatiques du monde entier. Dans cette approchée liée au traitement de données sensibles, Google doit encore évangéliser : l'entreprise n'est pas une entité aussi facile à convaincre que le consommateur, notamment lorsqu'il s’agit de données stratégiques et secrètes. Son arme : la puissance de ses outils d'intelligence artificielle pour traiter des silos de données.

Facebook : introduire WorkPlace, naturellement

Après plus d'un an de développements auprès d'entreprises partenaires comme Danone, Starbucks, Royal Bank of Scotland et Booking.com, Facebook a lancé officiellement WorkPlace en octobre dernier. Cette déclinaison de Facebook permet aux organisations de créer un réseau social interne - totalement privé et sécurisé - au sein d'une interface connue par tous les collaborateurs dans leur quotidien, introduisant une concurrence frontale à des outils comme Chatter (Salesforce) ou Yammer (Microsoft) déjà répandus. Contrairement au Facebook gratuit, WorkPlace est facturé mensuellement en fonction du nombre d'utilisateurs : 3$ pour les 1 000 premiers, $2 pour les 9 000 suivants et $1 après 10 000 utilisateurs. 

Slack : la collaboration temps réel devient mainstream

Malgré l'introduction de Microsoft Teams sur ses platebandes, Slack reste confiant dans sa stratégie de création d'outils permettant une plus grande collaboration et productivité dans les entreprises.

« Nous trouvons cette offensive à la fois flatteuse et aussi intimidante, vu les moyens de Microsoft, mais nous pensons qu'il y a de place plusieurs acteurs sur le marché », déclarait début novembre April Underwood, VP de Slack.

Un marché que Slack a largement contribué à ouvrir et dynamiser, en introduisant le concept de collaboration en temps réel. Son arme ? L’agilité, malgré sa taille encore restreinte, ses outils éprouvés et… copiés. Résultat : 4 millions d'utilisateurs actifs quotidiens et une croissance constante.

LinkedIn : du marketing B2B pour... Microsoft

Microsoft a reçu le feu vert de la Commission de Bruxelles pour l'acquisition de LinkedIn. L'opération, qui se chiffre en milliards d'euros, suit son cours. Malgré une empreinte forte dans l'entreprise - principalement au niveau des ressources humaines -, LinkedIn a besoin des 25 milliards d'euros de Microsoft pour poursuivre son offensive dans le domaine des outils professionnels, dans un climat d'intense concurrence. Pour Microsoft, l'acquisition permet à l'entreprise de toucher des cibles marketing B2B comme les cabinets de recrutement, les chasseurs de têtes et les commerciaux. Pour expliquer simplement la synergie recherchée, le PDG de Microsoft, Satya Nadella, évoque l'exemple d'une réunion où chaque personne présente voit son profil LinkedIn, lié à son invitation. 

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