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05.03.2018

La diversité : facteur de performance des entreprises

Davantage de femmes dans le management ? Meilleurs résultats financiers ! Le constat est identique lorsque l’inclusion et la diversité culturelle et ethnique s’invitent dans les postes à responsabilité. Une corrélation frappante, mise en avant par le rapport ‘Delivering through diversity’ du cabinet de conseil McKinsey & Company.

Dans une nouvelle étude sur la diversité sur le lieu de travail, réalisée auprès de plus de 1 000 entreprises, à travers 12 pays, le cabinet de conseil McKinsey & Company révèle que les entreprises qui misent sur une plus grande inclusion et davantage de pluralité ethnique, culturelle et de genre au sein de leurs équipes présentent de meilleures performances ... Pas uniquement en termes de profit, mais aussi en ce qui concerne les perspectives de croissance et de création de valeur ajoutée à long terme. Cette corrélation significative, qui avait déjà été mise en lumière dans un précédent rapport de 2015 ‘Why diversity matters’, n’efface pas un autre constat très clair : les femmes et les minorités demeurent sous-représentées dans les fonctions-clés des entreprises.

Plus de femmes à des postes importants

En matière de diversité de genre, le rapport de McKinsey démontre un lien positif évident entre le niveau de profit des entreprises et la présence de femmes dans le top management. En effet, les sociétés, dont les équipes dirigeantes sont davantage composées de femmes, affichent des bénéfices de 21 % supérieurs aux autres. Un résultat homogène quelle que soit la région du globe concernée…

Diversité ethnique et culturelle : même constat

Grâce aux données récoltées dans six pays différents, l’étude indique aussi que la diversité ethnique et culturelle au sein des ‘executive teams’ influence favorablement (33 % de mieux) les performances financières des entreprises, tant en termes absolus de représentativité qu’en ce qui concerne la variété des origines. McKinsey met également en lumière la disparité importante entre le nombre de diplômés issus des minorités (aux USA et au Royaume-Uni) et leur présence à des postes à responsabilités. Ainsi les Afro-Américains, qui représentent près de 10 % des diplômés, n’occupent que 4 % des fonctions de ‘senior executives’. Un constat qui s’aggrave encore plus lorsqu’on se penche sur le cas des femmes afro-américaines…

Miser sur une stratégie de la diversité

Outre ces conclusions, le rapport détaille également les 4 grands piliers à mettre en œuvre par les entreprises qui souhaitent intégrer une stratégie efficace pour davantage d’inclusion et de pluralité :

  • Créer de l’engagement à tous les niveaux de l’organisation : si l’exemple doit venir d’en haut, il est impératif de mobiliser tous les échelons de l’entreprise et de s’assurer que chacun, notamment le ‘middle management’, dispose des ressources suffisantes pour générer de l’adhésion aux principes de la diversité.
  • Lier diversité et croissance de l’entreprise : l’idée est d’identifier les facteurs pertinents (ethniques, par exemple, ou en termes de degré d’éducation), susceptibles de soutenir la stratégie de croissance de l’entreprise. Cela se traduit aussi par la création des conditions pour attirer et conserver les talents à haute valeur ajoutée.
  • Mettre en place des initiatives pour transformer la culture d’entreprise : une nouvelle approche en matière d’inclusion et de diversité exige de créer les conditions d’un changement cohérent, soutenu et partagé au sein de l’entreprise, notamment à travers un plan d’action efficace.
  • Adapter la stratégie aux spécificités locales pour maximiser l’impact.

Comme tout changement de culture, la mise en œuvre d’une véritable stratégie d’inclusion et de diversité implique nécessairement un effort considérable de la part des sociétés. Mais, si l’on se fie aux conclusions de l’étude de McKinsey, le jeu en vaut la chandelle en termes de bénéfices potentiels pour l’entreprise.

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02.12.2016

Le M-commerce impose sa loi et banalise l’achat

Menace ou opportunité pour les e-commerçants ? Sans nul doute bousculés par l’empire des tablettes et des smartphones, mais néanmoins obligés de se réinventer… Pour un acte d’achat de plus en plus anodin

Avec son éloge à la simplicité, Apple inspire ses concurrents directs et indirects. Ils prennent pour priorité la simplification à l’extrême du parcours d’achat.

Des géants comme Amazon développent tous azimuts pour assister l’acheteur et ne plus le lâcher. Pour la Fnac, le mobile doit simplifier au maximum l’acte d’achat. L’enseigne française s’efforce de rendre ses parcours d'achat full web et de les inscrire dans un usage drive to store en optimisant les usages multicanaux.

Rendre l'expérience la plus simple et efficace possible, c’est précisément ce que les marchands ont de la peine à réaliser, mais c’est pour eux l’occasion de relever le défi. 

Le M-commerce joue des coudes

Le mobile ne se contente pas d’être une ‘alternative’, il s‘impose : même de la maison, on achète sur sa tablette ou son smartphone. En France, le commerce mobile a doublé en 2015 et atteint aujourd’hui une part de 23,6 % de l’e-commerce. En 2016,15 achats seront effectués depuis un appareil mobile contre 10,5 en 2015.
Une fois installées sur le smartphone de l'internaute, les applications de commerce électronique natives garantissent un taux de fidélité bien plus élevé qu'un site Web responsive et offrent de belles opportunités pour tracer les clients via leur identifiant personnel afin de mieux les connaître et donc mieux les cibler.

Parcours d'achat réduit à sa plus simple expression

A l’ origine, Pinterest est une simple plateforme de partage social d’images. Aujourd’hui, Pinterest inspire Wish, Wanelo, The Hunt… Une nouvelle génération d’applications de commerce mobile. A la mode des buyable pins de Pinterest, elles ne demandent de l’internaute qu’un simple clic voire un effleurement de la photo du produit pour lancer la commande. Epoustouflant comme il devient facile d’acheter n’est-ce pas ? Pinterest n’a pas l‘audience de Facebook et pourtant, son public de femmes et l’engagement de ses membres attirent les marques de mode : 80 % de taux de ‘ré-épinglage’ contre 1,4% sur Twitter. Quant à son trafic, il dépasse largement, aux Etats-Unis du moins, celui de Google+, LinkedIn et YouTube réunis.

Choisir un produit via questions/ réponses

Plutôt que de consulter un catalogue, l’internaute peut choisir son produit à l’aide d’un chatbot, un agent conversationnel qui vous pose des questions et vous conseille des articles en fonction de vos réponses. Mark Zuckerberg vient enfin d’annoncer pour fin 2016 l'arrivée du paiement en ligne sur Messenger permettant de mener une transaction de A à Z. Avec 4 ans de retard sur WeChat qui brasse entre-temps les infos bancaires de 200 millions d'utilisateurs.

Bataille de coqs sur le marché de l’internet de l’objet

Amazon a déjà montré l’exemple en termes d’achats banalisés avec son bouton d’achat en 1 clic sur chaque fiche produit et la simplicité du parcours d’achat sur mobile ou Kindle. A présent, l’américain réinvente le e-commerce avec l’assistant Alexa (qui compte déjà des millions d’utilisateurs), installant le système de reconnaissance vocale sur sa console de jeu Fire TV ou l’enceinte Amazon Echo diffusant le son à 360 degrés.

La riposte de Google qui consisterait en une véritable interface vocale universelle pour l'ensemble des objets connectés de la maison serait plus ambitieuse que l'Amazon Echo. Et le Siri d’Apple bénéficierait bientôt lui aussi de son hardware. Qui sera le plus rapide ?

Amazon n’entend pas perdre son avance si l’on en juge les adhérents à l’Amazon Echo : les électroménagers de General Electric se pilotent à présent à la voix, qui peut aussi bien lire des tweets, la Bourse, commander un Uber ou lancer Spotify…

Acheter sans s’en rendre compte ?

Sur le territoire de l’achat sans effort, Amazon approfondit ses recherches et développe un bouton connecté aux marques, une solution ‘Push to Buy’ où le consommateur peut, via un bouton physique pour chaque consommable, commander à nouveau automatiquement son produit via son abonnement Amazon Prime.

Comment son concurrent, la Fnac, analyse-t-il cette nouvelle offensive ? La démarche est inverse, selon Ghadi Hobeika, Directeur Marketing Digital de la Fnac : Nous essayons de faire venir les clients sur nos canaux de vente, que ce soient les réseaux sociaux, les canaux digitaux ou physique. Amazon, quant à lui, s’installe dans le parcours de vie du client en allant quasi jusqu’à effacer le geste d'achat puisqu'il suffit d'un mot, d'un geste pour que l'achat soit réalisé sans aucun effort du consommateur.

Le client est-il dupe ?

Une étude de Slice Intelligence le révèle, peu d’acheteurs du bouton connecté Amazon Dash effectueraient un achat via ce bouton. Les consommateurs auraient du mal à s’y faire. Les marques par contre en sont folles : 50 nouveaux boutons et 150 enseignes représentées à ce jour.

Et nos pays, quand passeront-ils au bouton d’achat ? Juste une timide initiative pour l’instant verrait le jour chez notre voisin du sud et porterait sur du service après-vente…

(Source : atelier.net)
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27.12.2016

Repérer les nouvelles tendances : mode d'emploi

Envie de savoir ce que à quoi aspirent les gens ? Examinez les innovations réussies et les attentes qu'elles suscitent ! David Mattin, trendwatcher et co-auteur du livre « Trend-Driven Innovation ».

Tout professionnel sait qu'aujourd'hui, les innovations s'enchaînent à un rythme soutenu. De nouveaux produits et services vont et viennent à la vitesse de la lumière, tandis que le comportement et les manières de réfléchir des consommateurs changent continuellement et semblent imprévisibles. Ce phénomène peut avoir une influence considérable pour une entreprise, écrit David Mattin dans son article « How to spot a trend » (littéralement « Comment détecter une tendance ») sur le site www.trendwatching.com.

Prendre le train des nouvelles tendances en marche, voire le devancer, n'est cependant pas réservé à une poignée d'élus dotés d'une intuition magique, déclare Mattin. Selon lui, repérer les tendances est un processus simple et renouvelable, accessible à tous. Dans son article, il présente un modèle grâce auquel chaque start-up, CEO, directeur du marketing ou développeur de produit, à l’affût des souhaits futurs de ses clients, trouvera des réponses.

Besoins humains

Il existe différentes méthodes pour déterminer ce que veut le client. La plus connue ? L'étude de marché classique. Toutefois, pour découvrir les futures tendances, cette méthode semble la plupart du temps insatisfaisante, d'après l'auteur.

« Il s'agit en effet de découvrir ce que les gens voudront, avant même qu'ils ne le sachent. Souvent, ils ne savent pas ce qu'ils veulent jusqu'à ce qu'on le leur montre », explique le trendwatcher.

L'observation des clients potentiels par le biais d'une étude ethnographique sur le terrain constitue une autre méthode. Si elle peut fournir des perspectives approfondies, elle implique un processus difficile, lent et onéreux. Une analyse via les Big Data peut fournir des informations utiles. Mais, en général, elle permet uniquement d'optimiser vos activités existantes. Il est très rare, d'après David Mattin, que les Big Data permettent d'obtenir des points de vue révolutionnaires menant à quelque chose de vraiment novateur.

Alors, comment procéder ? La clé d'une bonne prévision des tendances réside dans l'examen des innovations : les nouvelles marques, campagnes et expériences ainsi que les nouveaux produits qu'on observe chaque jour.

« Ces innovations entraînent en effet certaines attentes chez le client », poursuit-il. « Et ce sont ces attentes que les entreprises doivent anticiper en temps voulu. » 

Pour repérer les tendances des consommateurs de façon adéquate, il est essentiel de bien comprendre ce qu'est précisément une tendance.

« Il s'agit d'une nouvelle manifestation dans le comportement, l'attitude ou l'attente d'un souhait ou d'un besoin humain fondamental, la plupart du temps par le biais d'une nouvelle technologie ou d'un changement social ou économique », définit le trendwatcher.

En d’autres mots : lorsqu'un besoin séculaire, par exemple la mise en contact ou la sécurité, est assuré avec une nouvelle technologie, la probabilité qu'elle engendre une nouvelle tendance est élevée. Napster, la célèbre plateforme créée en 1999 pour télécharger gratuitement (et illégalement) de la musique, l'illustre parfaitement. Cette innovation a répondu à deux grands besoins : avoir « quelque chose de nouveau » (de la nouvelle musique), le tout très « facilement » (grâce à un accès instantané). Dans le même genre, iTunes, Netflix et Spotify, qui ont tous répondu à ces besoins et remporté un franc succès, ont vu le jour par la suite.

Tirer des leçons d'Uber

Reste la question suivante : comment une tendance envahit-elle soudain le monde entier ? La réponse réside dans le concept d'« expectation transfer », affirme David Mattin.

« Lorsqu'une innovation répond à un besoin humain fondamental, elle entraîne des attentes chez le consommateur. Les gens découvrent quelque chose de nouveau et cela s'étend à d'autres marchés, industries, produits et services. » L'auteur cite l'exemple d'Uber, qui satisfait les besoins de « facilité » et de « transport avantageux ».

L'innovation iconique d'Uber a engendré une hausse des attentes des services « one touch » via le smartphone des consommateurs. Dans son sillage, Handy, une start-up américaine spécialisée dans les services à domicile, est par exemple apparue et a levé 50 millions de dollars en un seul mois l'année dernière.

Pour identifier des tendances et découvrir les futurs souhaits des consommateurs, examiner autant d'innovations que possible revêt donc une importance cruciale, selon Mattin. Si vous observez un certain ensemble d'innovations similaires, vous êtes la plupart du temps sur une piste intéressante. Ce faisant, le trendwatcher souligne qu'il convient également de s'intéresser aux innovations de niche. En effet, il s'agit souvent de faibles signaux de nouvelles attentes puissantes.

« Repensez à l'époque où le couchsurfing concernait uniquement les étudiants et les voyageurs fauchés », avance-t-il. « Depuis, vous pouvez loger dans des villas de luxe et des châteaux dans le monde entier grâce à la même innovation, via Airbnb. » 

Une mine d'opportunités

Et le trendwatcher de conclure : prenez l'habitude d'examiner chaque innovation que vous rencontrez en termes d'attentes du client qu'elle suscite.

« Une fois que vous en avez pris le pli, vous observerez le monde sous un nouveau regard et vous découvrirez une mine d'opportunités. À vous alors de convertir ces occasions décelées en idées innovantes, puis de les exécuter. »

 Lisez l'article complet (en anglais)

(Source : www.trendwachting.com)
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29.12.2016

Ce que la 4G des objets et la 5G vont apporter à l’entreprise

Proximus et Orange sont prêts. Dès 2017, leur réseau 4G s'adapte pour relever les défis de l'internet des objets, au moment où la 5G dévoile ses premiers atouts. Le point sur ces nouveautés qui vont impacter la vie des entreprises.

Proximus a été le premier opérateur à développer une offre pour l'Internet of Things avec LoRa (Long Range), un réseau qui achemine de petites quantités d'informations entre des objets et des systèmes avec une consommation électrique plus faible. Quelques applications clés : analyse de la qualité de l'air dans les bâtiments, gestions des stocks, surveillance des volumes dans les bulles à verre (par exemple).

Il y a quelques jours, Orange a annoncé mettre à niveau son réseau 4G existant pour le même marché de l’Internet des Objets, grâce à l’implémentation de nouvelles couches LPWA au niveau national.

Pas besoin de réinventer la roue : il s’agit d’une simple mise à jour de l’infrastructure existante. En effet, le réseau 4G actuel d’Orange, qui couvrira bientôt tout le territoire (actuellement 99,8% de la population), sera équipé en 2017 des technologies NB-IoT et LTE-M. Les avantages ? une communication bidirectionnelle entre l’objet et le réseau, une meilleure couverture mobile à l’intérieur des bâtiments et une connectivité assurée à l’étranger via les accords du groupe en Europe et ailleurs. Dans ce nouveau monde mobile, la carte SIM de l'entreprise permet une connexion sécurisée grâce à une authentification unique et au cryptage fort des données transportées.

Pour Frank de Weser, Director Business Marketing & Director M2M Business Unit chez Orange Belgium, les applications M2M vont connaître de grands bouleversements dans les prochains mois :

« Nous travaillons déjà dans le transport ("track and trace") et le paiement mobile, mais la 2G domine encore à 90%. Cette évolution de la 4G nous ouvre de nouvelles opportunités, avec la télésurveillance ou la mesure à distance intelligente (de la consommation électricité ou de gaz par exemple). Ce marché va exploser, rapidement. Notre réseau 4G mis aux normes offre une autonomie de 5 à 10 ans pour les smart devices. Les premières applications commerciales sont prévues début 2018 pour nos entreprises partenaires. »

En ligne de mire avec cette stratégie du groupe Orange, les « big data » mobiles :

« Notre réseau peut déjà fournir des informations anonymes aux ‘data scientists’ pour mesurer la présence et le déplacement des abonnés. C'est ce que nous appelons en interne le crowdmonitoring, grâce auquel nous déterminons combien de personnes se trouvent dans un rayon de 100 mètres. Des villes comme Anvers et Mons ont déjà fait appel à nous dans le domaine du tourisme et de la sécurité, mais ces données peuvent aussi servir dans le commerce de détail pour analyser, par exemple, l'affluence à des endroits donnés, avant d'ouvrir un point de vente. » 

En attendant la 5G en Belgique

Le 14 novembre dernier, Proximus a invité la presse à une démonstration de son futur réseau 5G, prévu dès 2020 (des normes restent à définir) en collaboration avec Huawei. Du matériel et du personnel ont fait le trajet depuis la Chine pour cet événement qui a permis d'obtenir des vitesses de transferts de données vertigineuses de plus de 70 Gbps, avec des temps de latence réduits à leur plus bas niveau depuis les débuts de la connectivité de données mobiles. À titre de comparaison, actuellement, la 4G propose des débits moyens allant de 50 à 150 Mbps, mais ces vitesses sont appelées à tripler dans les semaines et mois à venir sur des appareils compatibles avec la 4,5G, une fois le réseau 4G/LTE mis à niveau chez les trois opérateurs, dont Telenet/Base.

Pour les entreprises, cette explosion de la bande passante disponible permettra de relier des sites isolés de la fibre et des paires de cuivre. Il sera ainsi théoriquement possible de connecter à très haut débit une filiale, une plantation reculée ou un laboratoire isolé des grands centres urbains à des vitesses équivalentes ou supérieures à la paire de cuivre. L'une des premières applications concernera également les voitures autonomes, qui auront besoin d'une connexion permanente aux réseaux mobiles.

Découvrez la 5G sous forme d’infographie

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11.01.2017

Les entreprises employant des équipes mixtes enregistrent un meilleur chiffre d'affaires

La diversité n'est pas seulement une aspiration d’équité, elle favorise également les affaires. C'est un article récent de la Harvard Business Review qui l'affirme. Plusieurs études scientifiques démontrent, en effet, que les entreprises présentant une certaine diversité dans leurs effectifs obtiennent des résultats nettement supérieurs.

Les entreprises dotées d'une politique en matière de diversité ethnique présentent un chiffre d'affaires de 35 % supérieur à la moyenne du secteur, et les entreprises dotées d'une politique équivalente en matière d'égalité des sexes affichent 15 % de chiffre d'affaires en plus, selon le célèbre bureau d'études Mc Kinsey. La raison de tels succès ? Selon la Harvard Business Review, les équipes hétérogènes sont tout simplement plus intelligentes. Collaborer avec des personnes différentes incite le travailleur à affiner son mode de pensée, à savoir :

Une réelle concentration sur les faits

Une étude a réparti 200 personnes dans différents jurys : exclusivement blancs, exclusivement noirs ou mixtes. Ces groupes ont visionné des vidéos de procès afin d'élaborer des verdicts. Conclusion ? Les équipes hétérogènes ont avancé plus de preuves factuelles et ont fait moins d'erreurs lors de l'analyse de ces preuves. Et lorsqu'elles en commettaient, celles-ci étaient plus souvent corrigées par les autres  membres du jury. Dans le cadre d'une 2e étude, des experts financiers devaient se prononcer sur le prix d'une action. Les équipes présentant une certaine diversité ethnique ont obtenu 58 % de réponses correctes de plus que les groupes de travail homogènes. Conclusion : les équipes mixtes se concentrent plus sur les faits et restent plus objectives. Selon les scientifiques, l'explication réside dans le fait qu'en travaillant dans des équipes moins homogènes, nous prenons davantage conscience de nos suppositions et préjugés et faisons preuve d'une plus grande ouverture d'esprit.

Un meilleur traitement de l'information

Dans une autre étude encore, des membres de clubs d'étudiants américains devaient lire les retranscriptions d'interrogatoires d'un enquêteur travaillant sur un meurtre, et déterminer quel était le suspect. Pour les délibérations, chaque groupe a été divisé en sous-groupes de trois personnes, plus une quatrième qui s'y joignait ultérieurement. Dans certains cas, le nouvel arrivant était un membre du même club d'étudiants ; dans d'autres cas, il s'agissait d'un membre d'un autre club. Résultat : même si les groupes mixtes étaient moins confiants quant à l'exactitude de leur choix, leur décision était plus souvent correcte. Les scientifiques en ont conclu que les groupes mixtes obtenaient de meilleurs résultats parce qu'ils traitaient l'information de manière plus précise. Prendre en compte le point de vue d'un ‘tiers’ peut sembler contre-productif, mais s'avérer fort payante.

Plus d'innovation

Pour être compétitives, les entreprises doivent constamment innover. Plusieurs études indiquent que l'une des meilleures manières de le faire est d'engager des personnes de sexe différent et d'origine culturelle différente. Une étude a ainsi montré que les entreprises comptant  plus de femmes ont davantage tendance à lancer sur le marché des innovations radicales *. La diversité culturelle, elle aussi, s'avère payante. Une étude portant sur 7 615 entreprises britanniques a indiqué que les organisations dont l’équipe de direction est composée d'individus d'origines différentes développent plus rapidement de nouveaux produits que les sociétés dirigées par une équipe homogène. En conclusion, collaborer avec des personnes différentes par leur origine, leur physique, leur langue ou leur mode de pensée favorise la créativité.

Lire l'article complet (en anglais)

Source : Harvard Business Review
*Selon des chiffres récents, les femmes ne représentent qu'un tiers des entrepreneurs de Belgique. Pire encore : à Bruxelles, on trouve à peine 27,6 % de femmes entrepreneurs. Pour faire changer les choses, la Chambre de Commerce de Bruxelles, BECI, s'est inscrite à l'International Women Entrepreneurial Challenge (IWEC).

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