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21.06.2018

La terre décerne une médaille honorifique à la Belgique

La Belgique a plus d’une raison d’être satisfaite. Nos entreprises trient près de 90 % de leurs déchets d’emballages industriels. Même si elles comptent déjà parmi les leaders mondiaux dans ce domaine, elles peuvent encore mieux faire.

Le monde se transforme en une gigantesque poubelle. Chaque année, les habitants de la terre produisent 1,3 milliard de tonnes de déchets ménagers. C’est l'équivalent de 25 000 Titanic remplis à ras bord. Si l’on continue sur cette lancée, la production annuelle de déchets atteindra 2,2 milliards de tonnes à l’horizon 2025. Dans bon nombre de pays, ces déchets sont majoritairement enterrés ou, pire, déversés en mer. Bienvenue dans un monde de plastique ! Le traitement des déchets représente 3,4 % des émissions de CO2, une part non négligeable par conséquent. En vérité, ce chiffre est inférieur à la réalité car il ne tient pas compte des émissions de CO2 provenant du transport des déchets, des incinérateurs et du gaspillage des déchets alimentaires.

Dans ce flux global de déchets, un petit pays fait de la résistance, du moins en termes de tri et de recyclage. Et c’est bien de la Belgique dont on parle. Depuis longtemps, les ménages belges font figure de modèle pour d'autres pays. Et les entreprises belges font encore mieux, à en croire les chiffres de VAL-I-PAC.

Ingrid Bouchez, Communication Manager de VAL-I-PAC : « Le gouvernement impose aux entreprises qui commercialisent des produits emballés de prouver qu’elles recyclent 80 % des déchets d'emballage. VAL-I-PAC collecte les données de 7 200 entreprises de toutes tailles. En 2016, 89 % de ces déchets d'emballages industriels ont été recyclés. Un grand pourcentage de ces déchets a dès lors droit à une seconde vie : 100 % des déchets de papier et de carton, 56 % des déchets plastiques, 77 % de déchets de bois et 83 % des déchets de métaux. »

L’OVAM, la Société publique des Déchets de la Région flamande, ne s’intéresse pas uniquement aux déchets d’emballages industriels, mais à tous les déchets produits par les entreprises flamandes. C’est pourquoi le quota de recyclage est légèrement inférieur dans leurs chiffres. Mais même selon leurs statistiques, nos entreprises se débrouillent mieux que le reste du monde.

Jan Verheyen, porte-parole de l’OVAM : « Quelque 76 % des déchets industriels flamands sont réutilisés ou réintroduits dans le circuit par voie de recyclage ou compostage après un maximum de deux étapes de traitement. Pour les déchets ménagers, ce chiffre s’élève à environ 70 %. Des statistiques excellentes quand on sait que la moyenne européenne se situe aux alentours des 50 %. »

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Pourcentage de déchets bénéficiant d’une seconde vie après deux étapes de traitement (%). Depuis 2010, les chiffres sont collectés tous les deux ans auprès des entreprises (uniquement pour les années paires).

Peut mieux faire

Ne vous réjouissez pas trop vite car il reste encore du chemin à parcourir. Selon certains sondages, il reste une quantité considérable de déchets recyclables dans les déchets résiduels des entreprises.

Ingrid Bouchez : « Il y a toujours des entreprises qui ne trient pas ou, du moins, pas de manière optimale. Plus particulièrement, c’est la qualité des flux de déchets qui peut être améliorée. Un peu plus d’attention peut changer considérablement la donne. Conservez le papier et le carton au sec, évitez de polluer le papier et ne mélangez pas du papier paraffiné avec du carton propre. Il faut aussi bien scinder les différents types de plastique : le PE n’a rien à voir avec le PET ou le PP. »

Jan Verheyen : « Des études montrent que les entreprises pourraient encore obtenir 20 % de déchets recyclables à partir des déchets résiduels. Principalement, il s’agit de films, de plastiques durs, de bois, de PMC, de métaux, de gravats de pierre, de papier et de carton. D’où notre ambition : en Flandre, nous voulons produire 15 % de déchets industriels en moins d’ici 2022. »

De son côté, la Wallonie ne se focalise pas sur des pourcentages mais sur des chiffres absolus : 100 000 tonnes de déchets industriels résiduels.

Incinérateur ou décharge ?

Pour ce qui est du traitement des déchets résiduels industriels, la Belgique applique le « principe de proximité et d'autosuffisance ». Dans la mesure du possible, elle tente de faire incinérer les déchets résiduels dans des incinérateurs belges afin que ceux-ci reçoivent suffisamment de matière pour fonctionner correctement. L’exportation de déchets n’est pas interdite, mais soumise à des conditions strictes. Résultat : 93 % des déchets résiduels sont incinérés en Belgique, le reste prend principalement la direction des Pays-Bas et de l’Allemagne. En Flandre et à Bruxelles, quasiment tous les déchets résiduels des entreprises finissent incinérés. En Wallonie, près de 20 % sont encore mis en décharge. La raison en est simple : il subsiste deux grandes décharges qui ne sont pas encore entièrement remplies. Dès que cela sera le cas, la mise en décharge sera terminée en Belgique.

WB_Art_Waste_Management_art1_graph2_frRégion où les déchets résiduels sont traités

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Type de traitement des déchets résiduels par Région

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VAL-I-PAC

OVAM

Votre collecteur de déchets

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27.06.2018

Le tri sélectif des plastiques

Les trois Régions appliquent des obligations de tri similaires. Cependant, leur calendrier diffère. En Wallonie, le tri des plastiques est effectif depuis 2016. La Flandre a, quant à elle, démarré le 1er juin 2018 et Bruxelles n’a pas encore de projet sur les rails.

Les moyennes et grandes entreprises sont responsables de leurs flux de déchets. Pour ce faire, elles concluent des contrats avec des collecteurs agréés qui ramassent les déchets résiduels et toute une série d'autres flux de déchets. Le contrat doit stipuler les types de déchets libérés par l’activité industrielle et la manière dont ils seront triés et collectés sélectivement.

Quels déchets les entreprises doivent-elles trier collectivement ? 

  • Petits déchets dangereux d’origine industrielle comparable
  • Verre
  • Papier et carton
  • Huiles et graisses animales et végétales usagées
  • Déchets verts
  • Textiles
  • Equipements électriques et électroniques
  • Pneus usés
  • Débris
  • Huiles usagées
  • Déchets dangereux
  • Déchets contenant de l'amiante-ciment
  • Equipements et récipients mis au rebut contenant des substances appauvrissant la couche d’ozone ou des gaz à effet de serre fluorés
  • Déchets de films agricoles
  • Piles et accumulateurs usagés
  • Bois
  • Métaux
  • PMC

Les plastiques aussi

En Wallonie, les entreprises ont l’obligation de tri pour les emballages en plastique depuis le 1er janvier 2016. Cette obligation ne vaut pas pour Bruxelles. Depuis le 1er juin 2018, les entreprises en Flandre doivent trier trois nouveaux flux de déchets plastiques : les plastiques durs recyclables, le polystyrène expansé (mousse de polystyrène pur d’emballage à billes sphériques, mieux connu sous le nom de frigolite) et les films utilisés en guise d’emballage secondaire ou tertiaire.

La raison de cette nouvelle mesure est simple : incinérer les plastiques avec les déchets résiduels engendre une pollution de l’air et de l’eau nettement supérieure par rapport au recyclage qualitatif. La diminution des émissions compense largement les émissions du transport pour collecter les plastiques. Les coûts de cette opération peuvent évidemment constituer un frein.

Jan Verheyen, porte-parole de l’OVAM : « Une étude de faisabilité l’a indiqué : les entreprises éprouvent des difficultés pour trier les petites quantités de plastiques et assurer leur collecte sélective. Pour les entreprises ne produisant que de faibles quantités de déchets industriels, il peut s’avérer intéressant d’organiser la collecte de manière collective ou d’apporter elles-mêmes certaines fractions de déchets plastiques à un point de collecte ou à un parc de recyclage communal. Des projets pilotes avec des points de ramassage collectifs dans les parcs industriels sont en cours. »

Incitants financiers

En règle générale, le fait de dégager le plus possible de déchets recyclables dans les déchets résiduels de l'entreprise présente des avantages sur le plan financier. VAL-I-PAC encourage ce comportement en octroyant des primes aux entreprises qui trient leurs déchets d'emballages industriels et les font recycler. Il y a cependant certaines conditions préalables : les déchets doivent être générés sur le territoire belge et être triés sélectivement. Après quoi ils doivent être collectés et recyclés par un collecteur de déchets lié à VAL-I-PAC.

Ingrid Bouchez, Communication Manager chez VAL-I-PAC : « Nos primes encouragent le tri de tous les matériaux, en particulier le bois et le plastique. Par le passé, bon nombre d’entreprises fournissaient du bois de rebut à leurs employés. Soit il finissait dans un poêle ou une cheminée, soit un collecteur de déchets le transportait vers des applications énergétiques. Mais le recyclage est préférable à l'incinération. »

Trois types de primes

Les primes de VAL-I-PAC ne compensent pas la facture logistique que vous payez à votre collecteur de déchets, mais bien les coûts complémentaires, comme la location de conteneurs. Il existe trois types de primes :

  1. Une prime de démarrage unique de 100 euros pour les entreprises qui placent pour la première fois un conteneur pour la collecte de tout type de déchets d’emballage.
  2. Une prime de recyclage pour les déchets d’emballage en bois (10 euros la tonne), les déchets d'emballages en plastique (30 euros la tonne) et les déchets des liens de cerclage en plastique (50 euros la tonne).
  3. Une prime de conteneur pour différents types de conteneurs de déchets, de bacs et de sacs.

Votre entreprise ne doit introduire aucune demande. C’est votre collecteur de déchets qui doit le faire pour vous auprès de VAL-I-PAC. Vous recevrez alors une lettre ou un e-mail contenant un code d’accès unique. Muni de ce code, vous pourrez demander votre prime via l’application myCertificate. Cet incitant est modeste, mais comme dit l’adage : les petits ruisseaux font les grandes rivières !

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04.07.2018

7 conseils pour faire baisser votre facture de déchets

Dans cet article, nous nous concentrons sur 7 facteurs susceptibles d’influencer votre facture en matière de déchets.

  1. Le type de déchets
    Certains types de déchets valent plus que d’autres. Il y a une croissance de la demande de métaux (rares). Vous recevrez donc un peu plus pour ces déchets… ou vous paierez un peu moins.
  2. La quantité de déchets
    Cela peut paraître évident à dire, mais plus vous produisez de déchets, plus votre facture sera élevée.
  3. La combinaison des flux de déchets
    Faire appel à un collecteur différent pour chaque flux de déchets n’est pas une bonne idée. Votre collecteur est souvent capable de collecter plusieurs fractions en un seul transport. Cela réduit ses coûts logistiques et par conséquent votre facture.
  4. La fréquence des tournées de collecte
    Faut-il payer par conteneur collecté ou par tournée de collecte ? Examinez la fréquence la plus efficace avec votre collecteur. De cette façon, vous éviterez le transport de conteneurs à moitié vides, pour lesquels vous payez toujours la totalité. Certains collecteurs vous offrent aussi la possibilité d’effectuer la demande ou l’annulation en ligne.
  5. La qualité des déchets
    Au mieux vous triez, au plus précieux sera votre flux de déchets.
    - Conservez séparément le bois traité et non traité. Idem pour les films plastiques : ne mélangez pas PE avec des bouteilles en polypropylène ou en PET.
    - Triez également les feuilles de plastique et la mousse de polystyrène.
    - Un papier de bonne qualité rapporte plus que du papier fortement pollué.
  6. La localisation du collecteur
    Les kilomètres en camion coûtent de l'argent, et la situation ne s’est pas améliorée avec l’introduction de la redevance kilométrique. Plus votre collecteur est proche, moins votre facture sera élevée.
  7. La qualité de votre collecteur
    Vous demeurez responsable du traitement correct de vos déchets, même si vous l’avez confié au collecteur. Vous avez donc intérêt à collaborer avec des collecteurs qui mettent tout en œuvre pour traiter vos déchets de manière durable et correcte. Gardez à l'esprit que ces efforts coûtent de l'argent. La qualité est rarement bon marché.

Pour la Flandre

www.cirkeltips.be est une initiative de l’OVAM, la Société publique des Déchets de la Région flamande, en collaboration avec l’entièreté du secteur.
- La plateforme possède un moteur de recherche avec des conseils de tri et de recyclage et une page où vous pouvez poser vos questions en ligne et discuter à propos de la gestion des déchets et des matériaux.

- Si vous créez un identifiant, vous pourrez également consulter les chiffres concernant vos quantités de déchets et bénéficier de conseils concrets adaptés à votre entreprise.

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11.07.2018

La Chine ne veut plus de notre plastique

Durant de longues années, la Chine a été la poubelle du monde. Elle a recyclé les déchets de toute la planète, y compris quantité de plastiques en provenance d’entreprises belges. Soudain, la Chine ne veut plus de nos déchets. Que faire maintenant ?

Au début des années 90, le groupe pop nantais Elmer Food Beat chantait en boucle « Le plastique c'est fantastique ». Depuis lors, les Chinois ne semblent plus aussi convaincus de la chose. Ils sont même récemment passés à l’acte et ne veulent plus de nos déchets.

Que se passe-t-il ? Durant des années, des quantités de déchets occidentaux ont été expédiées vers la Chine. Des porte-conteneurs bourrés de produits en plastique « Made in China » arrivaient dans nos ports. Dès que les cales étaient vidées, on les remplissait de déchets de plastiques et autres. Un voyage retour qui était fortement bien rentabilisé… Nos déchets étaient recyclés en Extrême-Orient, et ces produits recyclés servaient aux entreprises chinoises à fabriquer de nouveaux articles pour le consommateur occidental. Un bel exemple d’économie globalisée en quelque sorte.

Toujours est-il que la Chine en a marre de jouer la poubelle du monde. La grande puissance désire soigner son empreinte écologique et veut se concentrer par conséquent sur des activités économiques plus modernes et à haute valeur ajoutée. Le recyclage des déchets des autres ne répond donc plus à ces nouvelles aspirations. L'été dernier, le pays a informé l’Organisation mondiale du commerce qu’il ne voulait plus de nos déchets. À peine six mois plus tard, les frontières se sont fermées, d’un seul coup, pour 24 flux de déchets. Cette décision a surpris tout le monde.

Quelles sont les conséquences ? Elles sont gigantesques ! Prenons l’exemple du plastique. L’année dernière, la Chine a encore importé 7,3 millions de tonnes de plastiques. Cela représente environ la moitié des déchets plastiques mondiaux. Tous les exportateurs sont forcés de chercher désormais d’autres solutions. Pour Ingrid Bouchez, Communication Manager chez VAL-I-PAC, le défi réside surtout au niveau des déchets plastiques industriels.

Ingrid Bouchez : « La Belgique recycle de nombreux flux de déchets à l’intérieur de ses frontières ou dans les pays limitrophes. Nous traitons aussi les déchets plastiques ménagers presque entièrement de manière locale. Le problème se pose principalement pour les films d’emballage et autres déchets plastiques industriels. Jusqu’à il y a peu, ces déchets étaient en grande partie exportés vers la Chine. »

Maintenant que la Chine a fermé ses portes, le plastique s’amoncelle. L’incinération n’est pas autorisée car les déchets collectés de manière sélective ne peuvent terminer à l’incinérateur. Il existe en Belgique des entreprises qui recyclent le plastique et le transforment en meubles et autres nouveaux produits. Mais elles le font à une échelle modeste. Ce n’est certainement pas une solution pour la montagne de plastiques qui croît rapidement. Jan Verheyen, porte-parole de l’OVAM, parle d’une sérieuse mise en garde.

Jan Verheyen : « J'espère que la nouvelle donne chinoise entraînera un changement des mentalités chez nous. Nous devons de toute urgence développer notre capacité de transformation au niveau local et boucler nous-mêmes le cercle vertueux du plastique en fabriquant de nouveaux produits à base de plastiques recyclés. »

Il faudra du temps pour concrétiser les nouvelles capacités de traitement. La décision de la Chine était totalement inattendue et les délais sont donc très courts.

Ingrid Bouchez : « Le secteur s’active afin de chercher des solutions. Le plus urgent est de créer des capacités supplémentaires. Mais le besoin en matière d’éco-conception s’avère tout aussi important : les emballages qui sont désormais commercialisés doivent être conçus de manière à ce qu’ils soient plus facilement et mieux recyclables. Cette capacité supplémentaire va de pair avec l’incitation des producteurs d'emballage en plastique à utiliser eux-mêmes des matériaux recyclés pour fabriquer de nouveaux plastiques. »

Ce dernier point est une question d’ordre purement économique : fabriquer du plastique à base de plastique recyclé revient généralement plus cher que de le produire à base de pétrole.

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18.07.2018

L’eau chaude réinventée à Gand

Une romance durable pointe le bout de son nez à Gand. La société Christeyns chauffera un nouveau quartier résidentiel à l’aide de sa chaleur résiduelle. En guise de remerciement, les résidents fourniront leurs eaux usées purifiées à l'entreprise.

Dans le quartier des Vieux Docks à Gand, une ancienne zone portuaire située près de la gare de Dampoort, un nouveau quartier va voir le jour dans les années à venir. Il comptera 400 logements, une école et un hall de sport. Littéralement, on va y réinventer l’eau chaude… Les bâtiments seront chauffés à l’aide d’un mélange de techniques spécifiques. Toutes les maisons seront connectées à un réseau de chauffage qui alimentera tout le quartier. Par conséquent, les résidents ne possèderont pas leur propre système de chauffage, mais un échangeur qui extraira la chaleur du système collectif. Tout cela sans la moindre intervention de mazout, de gaz naturel, d’électricité ou de bois.

Comment est-ce que cela fonctionnera ? Un tiers de la chaleur sera généré par les familles du quartier. Les eaux usées de leurs toilettes ainsi que les déchets de cuisine concassés seront convertis en biogaz dans une installation de fermentation. L’eau sera ensuite chauffée au moyen de ce gaz. Les deux tiers restants de leur besoin seront fournis par la société voisine Christeyns. Cette entreprise est un acteur d’envergure mondiale dans plusieurs créneaux de niche : le nettoyage industriel, la désinfection du linge dans les hôpitaux et les hôtels ou encore la purification d’installations d’entreprises du secteur agroalimentaire.

Jef Wittouck, Directeur Général de Christeyns : « Notre département d’oléochimie libère une grande quantité de chaleur résiduelle au cours de la production. Jusqu’à présent, cette chaleur était largement perdue. De plus, la petite quantité d’eaux usées que nous avons est récupérée, froide, par un partenaire externe et traitée ailleurs. À l'avenir, cette « chaleur résiduelle » sera transportée par des conduites souterraines vers la nouvelle zone résidentielle. Une bonne nouvelle pour ce quartier, mais aussi pour nous : nos installations de refroidissement devront moins travailler. »

Durable… et peu onéreux

L’amour sera réciproque ! Les eaux usées sanitaires du nouveau quartier (environ 30 000 m³) ne seront pas déversées dans les égouts. La chaleur sera d’abord récupérée et les eaux seront à nouveau réinjectées dans le réseau de chauffage. Elles seront ensuite collectées dans le quartier, purifiées et envoyées via des tuyauteries vers Christeyns.

Jef Wittouck : « Pour nos processus de production, nous utilisons de l’eau de ville et de puits, purifiée et déminéralisée par osmose inverse. Si le quartier est capable de purifier ses eaux usées et de fournir une qualité équivalente, nous pourrons également l’utiliser comme eau de traitement. Mais ce n’est pas une chose si évidente… Nous disposons d’une très grande expérience en matière de purification des eaux usées et nous savons que ce n’est pas une science exacte. Il est difficile de prédire dans quelle mesure une technique de purification fonctionnera pour une eau usée déterminée. Il faut parfois faire intervenir une cascade de techniques. En tout cas, nous espérons que l’interaction fonctionnera également dans ce sens. Si cette opération se conclue par un succès, nous pourrons étendre notre capacité sans investir dans de nouveaux systèmes de filtration. »

Chez Christeyns, ils sont aussi persuadés que l’aspect financier jouera un rôle important dans cette histoire.

Jef Wittouck : « Nous investissons dans ce projet parce que nous avons la volonté de nous intégrer socialement dans le quartier où est située notre entreprise. De plus, nous voulons aussi travailler de manière durable. Mais l’opération sera vraiment concluante pour tout le monde seulement si l’aspect financier est également une réussite. Avec l’arrivée de ce projet, nous envisageons de placer une installation pour la production combinée de chaleur et d'électricité. De cette façon, nous pourrons soulager nos chaudières à vapeur et produire de l’électricité à meilleur prix. Il y aura donc plus de chaleur résiduelle que nous pourrons peut-être réinjecter dans le réseau de chauffage collectif d’une zone résidentielle. »

D’un autre côté, les ménages du nouveau quartier doivent aussi s’y retrouver financièrement. Le système nécessite un investissement de 4 millions d’euros et est géré par la coopérative de développement durable DuCoop. Cette dernière garantit des prix conformes au marché aux résidents. Elle veut notamment investir dans de l’énergie 100 % verte, générée autant que possible au niveau local et stockée dans des batteries. Le quartier sera aussi doté d’un réseau de bornes de recharge électrique pour les voitures et les vélos.

Pour une fête durable

Nous avons une petite idée pour rendre plus durable vos futurs événements d’entreprise. Pourquoi ne pas servir à vos invités une bière à base d'orge, de houblon, de levure et… d’eaux usées ? Denis De Wilde (www.dewildebrouwers.be), bioingénieur et brasseur, a déjà réalisé des cuvées avec ses eaux usées. C’est en toute logique qu’il a baptisé l’une de ses bières « From Sewer To Brewer ».

Denis De Wilde : « Avec des techniques comme l’ultrafiltration et l’osmose inversée, nous pouvons purifier et réutiliser une grande partie des eaux usées. Ce n’est pas un luxe superflu car le niveau des eaux souterraines et les réserves d’eau douce diminuent. Nous devons utiliser nos ressources naturelles avec parcimonie. C’est pourquoi nous allons aussi bientôt utiliser l’eau de pluie filtrée pour brasser notre bière. Notre toit a une superficie de 2 000 m², ce qui représente une grande source d'eau de pluie que nous pouvons purifier et utiliser dans notre brasserie. »

Pour diminuer encore plus l’empreinte écologique de vos événements, vous pouvez également envisager d’avoir recours aux services du Boombar (www.boombar.be). Ce système de bar mobile et modulaire permet de boire une bière tout en découvrant diverses techniques en lien avec l’énergie durable, le refroidissement, le chauffage et la consommation d’eau. Débarrassé de tout sentiment de culpabilité, vous pourrez donc commander un verre en toute sérénité !

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