Article

15.03.2018

Le défi durable raconté par un expert en transition écologique

Dans la nature, rien n’est séparé. Aucune activité n’est neutre sur le plan environnemental. Marc Lemaire (EcoRes, Groupe One) nous parle régulation, économie circulaire, entreprises ‘épicéa’ et lois naturelles

Homme, terre et économie ont leurs sorts intimement liés. Rien de ce que nous faisons n’est neutre pour notre planète… « Néanmoins, nous avons construit sur le paradigme de la séparation, lequel a engendré la situation écologique actuelle : une planète abusée, une biodiversité menacée, des émissions carbone excessives, une agriculture conventionnelle nocive », déplore Marc Lemaire, ingénieur commercial agroéconomiste et entrepreneur sociétal, qui se réfère aux limites planétaires  à l’intérieur desquelles l’homme peut fonctionner et vivre correctement : « Nous sommes arrivés à un moment historique : trois d’entre elles sont dépassées.
Et nous allons droit dans le mur. Nous n’avons jamais perdu autant d’espèces ni émis autant de CO2 ! Toutefois, il n’est pas trop tard pour réagir pourvu que l’on ait la bonne attitude. Marc Lemaire : « Ou nous restons indécis. Ou nous prenons notre responsabilité, intergénérationnelle, pour contrôler l’état dans lequel nous laisserons la terre à nos enfants, en tenant compte de l’effet temporel : les feux de forêt au Portugal, les catastrophes climatiques actuelles sont l’effet de notre taux de CO2 en 1968 ! »

Selon cette logique de la séparation, c’est comme si nous avions en toute impunité décidé que nos activités pouvaient être nocives sur l’’autre’ : l’environnement, les ressources, les règnes végétal et animal, la terre qui nous porte. 

Changement collectif et rapide attendu

Pour William De Vijlder, chef économiste du Groupe BNP Paribas, il est clair que le politique peut contribuer à remettre de l’unité, du lien sur le marché en encourageant les acteurs économiques par des incitants fiscaux tels que subvention, fiscalité, marché de droits d’émission… poussant à augmenter les externalités positives ainsi que des normes et des sanctions pour réduire les externalités négatives.
Marc Lemaire, pionnier de la transition écologique aimerait que les choses bougent plus vite qu’elles ne le font : «  L’accord de Paris exige de chaque acteur de réels efforts mais la plus grande partie d’entre eux ne seront pas contrôlables. » Seuls ceux des gros industriels le sont, au travers des accords de branche, lesquels leur imposent de compenser leur émission excessive de carbone par l‘achat de certificats verts destinés à financer des projets de développement d’énergie renouvelable dans l’hémisphère sud. »

La prise de conscience  est en cours

Il y a 20 ans, la majorité d’entre nous était-elle déjà réellement consciente de la portée de nos actes sur le sort de la terre que nous lèguerons à nos enfants ? Nombreux étaient encore sceptiques quant aux causes et à l’étendue des dégâts. Aujourd’hui, nous sommes devenus plus clairvoyants. C’est une étape importante de franchie. Le lien à la santé est aussi de plus en plus prégnant. Exemple : les ‘perturbateurs endocriniens ‘ (certains se retrouvent dans les biberons, dans les matières plastiques et à l’intérieur des boîtes de conserve) sont qualifiés de risques pour la santé par l’OMS. Par ailleurs, nous voyons le nombre de patients souffrant d’asthme et de cas de puberté précoce augmenter… A ce sujet, des études sont publiées depuis 15 à 20 ans. Aujourd’hui donc, nous comprenons mieux les enjeux.

Qu’attend-on des entreprises ?

Ces mêmes citoyens conscients sont aussi des employés de plus en plus sensibles à la démarche de leur entreprise dans la lutte contre les enjeux climatiques, démarche qui doit rester long terme et responsable pour que tout le monde y gagne, des salariés aux actionnaires en passant par les clients. Désormais, il est attendu de l’organisation qu’elle fasse ses comptes - comme son bilan financier - en termes d’émission de C02, de particules fines, mais aussi d’impact social  Sa contribution positive à la société devient une donnée aussi conséquente que ses chiffres et ses revenus.

Des valeurs telles que celles promues par des pionniers comme Exki sont devenues des modèles d’inspiration. Mais, selon Marc Lemaire, une loi ferait sans doute primer davantage l’intérêt collectif. « Partons d’une logique sectorielle : Coca ne va pas se mesurer à un acteur IT sur cette question et une banque ne se compare pas à Unilever. Et identifions par secteur les premiers de classe pour investiguer sur quels critères ils se battent. Bionade est une limonade de fabrication 100% biologique, avec des matières premières 100% biologiques et qui ne contient aucun gramme d’alcool… Leurs critères sont-ils généralisables au secteur ? Si oui, ne serait-il pas opportun  d’imposer leurs bonnes pratiques en tant que standard pour toutes les marques de sodas ? », propose Marc Lemaire.

Et le déchet se transforme en nouveau produit

Le sujet ne doit pas être un domaine fourre-tout où l’on jetterait pêle-mêle du CSR, un peu de développement vert et de la responsabilité sociétale. Les dirigeants d’un nombre croissant d’entreprises comprennent l’intérêt d‘emprunter la voie du durable mais les efforts entrepris ne sont pas suffisants et restent dispersés. Aujourd’hui, nous devons passer à l’étape suivante et structurer sa démarche selon son cœur d’activité. Le concept d’économie circulaire tend à s’imposer, ce n’est pas du buzz. Marc Lemaire insiste : « Nous avons bien intégré la nécessite de recycler. C’est bien mais on reste dans le linéaire, le type d’économie qui extraie des minéraux de la terre pour tous ses besoins et qui les jette ensuite. Nous faisons pareil avec les ‘consommables’. »

Observons donc la nature et inspirons-nous de ses ‘lois’ dictées par le bon sens. Dans la nature, rien ne se perd. Tout se recrée pour se transformer. Un organisme vivant qui meurt va être récupéré en tant que nutriment pour donner la vie à un autre. Les cycles de la vie et de la mort sont intimement liés. Seul l’homme a créé la notion de déchet.

A l’inverse du linéaire, l’économie circulaire crée des boucles et s’arrange pour utiliser un déchet industriel dans le cadre d’un autre cycle économique : exemple, l’huile de friture n’est plus jetée mais sert pour 90% à la fabrication du biodiesel.

La gestion distincte des cycles biologique et technique est un autre principe de base du circulaire. D’une chaise en bois seront extraits les composants ‘inertes’ tels les vis et boulons que l’on séparera par la suite des parties vivantes. Le bois peut repartir dans le circuit biologique et revivre un cycle. Le but ? Qu’il ait le plus de vies possibles. C’est aussi envisageable avec les boulons et on va veiller à rallonger leur durée de vie en les récupérant et en multipliant leurs utilités, pour devoir en produire moins, in fine.

Comment gérer les vies et la durée d’utilité ? En devenant propriétaire du matériau et en organisant sa traçabilité, comme Unicore qui achète du cobalt dans des mines au Katanga et en reste responsable.
L’économie de la fonctionnalité participe aussi de ce souci de partage intelligent des ressources. « Je ne vais plus acheter une voiture qui me transporte occasionnellement, ma famille et moi, mais je vais en louer le service. Les services de location s’étendent à de plus en plus de domaines, mais peu d’étude n’est encore sortie à leur sujet », ajoute encore Marc Lemaire.

Le rôle d’une banque ? Faire le tri dans la forêt

La banque a un impact sur tout et ses effets sont d’abord indirects puisqu’elle soutient l’ensemble des activités de ses clients. Cela lui confère une autre responsabilité.

Comment Marc Lemaire envisage-t-il le rôle d’une banque demain ? « Un opérateur financier a les capacités de faire bouger les choses de façon énorme. Tel un arbre, une banque doit être rentable et n’a pas envie de mourir. Mais si elle se saisit de la responsabilité d’un garde forestier, elle peut favoriser la biodiversité en privilégiant la naissance de nouvelles espèces. J’ai dans ma forêt, des arbres occupés à appauvrir le sol, lequel se dégrade significativement ? » Marc Lemaire : « Imaginons, qu’en bon gestionnaire, elle décide de faire le tri : moins financer les entreprises type épicéa’ qui appauvrissent le sol et faciliter l’accès à l’argent pour des jeunes pousses qui ont envie de grandir. Ce sont les pépites durables de demain. Cela ne se fera pas du jour au lendemain mais, à terme, cela devrait optimiser la structure de son portefeuille ». En d’autres mots, la banque a aussi la responsabilité de choisir à qui elle distribue son énergie’ : aux entreprises qui feront tourner l’économie durable ou aux épicéas nuisibles à l’écosystème…

Article

15.01.2021

Utiliserons-nous bientôt le CO² pour construire ?

Construire avec du CO², c’est possible. La carbonatation accélérée permet de fabriquer des matériaux de construction à base de CO². À Gand, un trottoir durable illustre cette nouvelle technologie.

La carbonatation accélérée, aussi appelée minéralisation du CO2 est une technologie prometteuse qui pourrait rendre l'industrie de la construction plus durable. Elle permet non seulement une réduction des émissions de CO2, mais génère également des émissions de CO2 négatives en stockant en permanence le dioxyde de carbone dans des objets tels que des briques ou de nombreux autres matériaux de construction.

CO2 Value Europe, un groupe de réflexion et d'action représentant la communauté CCU (Carbon Capture & Utilization) en Europe, organisait un webinaire à la mi-décembre sur l’application de la carbonatation accélérée dans le secteur de la construction. L’occasion de démontrer le grand potentiel de cette technologie durable au travers d’applications concrètes. BNP Paribas Fortis n’occupe pas seulement un rôle de partenaire financier pour CO2 Value Europe – en tant que banque, nous sommes également très impliqués dans la transition durable au sein de nombreuses entreprises.

Le deuxième secteur industriel le plus polluant

Si l’industrie du ciment est l’une des plus importantes dans le monde, elle se retrouve malheureusement aussi dans le haut du classement des secteurs les plus polluants. Le ciment est l’un des composants principaux du béton, qui est lui-même indispensable dans le secteur de la construction. Une nouvelle solution durable pour la fabrication du ciment permettrait donc de faire une grande différence. Et l’un de ces méthodes pourrait être la minéralisation du CO2, également connue sous le nom de carbonatation. Il s’agit d’une technologie de CCU (capture et utilisation du CO2) encore méconnue, mais qui pourrait avoir un impact considérable sur le climat et sur l’environnement.

Un phénomène naturel accéléré

La carbonatation est un processus naturel au cours duquel certains minéraux réagissent avec du dioxyde de carbone de façon à former un type de calcaire et de dolomite. Dans la nature, ce procédé prend des milliers d’années. Mais avec d’importantes concentrations de CO2 et dans les conditions optimales, cette réaction chimique et ce processus peuvent à présent être accélérés et ne prendre que quelques minutes. Un procédé peu énergivore, dont le résultat peut être utilisé dans la création de différents produits, notamment des briques, au sein desquels le CO2 est enfermé de manière permanente.

Le CO2, encore et toujours

Le développement de cette technologie de CCU s’est accéléré au cours des dernières années. Par conséquent, nous disposons désormais de solutions de remplacement pour le ciment qui répondent aux exigences techniques du secteur de la construction. Le CO2 peut être utilisé de différentes manières dans la production de matériaux de construction. Par exemple, l’injection de CO2 peut remplacer l’eau pour durcir le ciment. Par ailleurs, le CO2 peut également être utilisé pour transformer les déchets minéraux issus des polluantes industries sidérurgique et minière afin de créer de nouveaux produits tels que des granulats pouvant servir de base dans la fabrication de pavés ou de blocs de construction.

Bénéfique pour notre planète

L’effet engendré par la carbonatation accélérée sur l’environnement est considérable, car il agit à différents niveaux. La réduction des émissions de CO2 estimée pour 2030 à l’échelle mondiale se situe entre 250 et 500 millions de tonnes par an (source : CO2 Value Europe).

  • Le CO2 peut être directement prélevé des fumées issues de processus industriels impliquant notamment l’acier, le ciment et la chimie. Aucune purification ou concentration n’est requise.
  • Le CO2 peut être prélevé directement dans l'atmosphère et entraîne ainsi des émissions de carbone négatives.
  • Dans les deux cas, le CO2 est stocké en permanence dans les produits finis.
  • Des déchets minéraux ainsi que des déchets de construction sont utilisés afin de construire de nouveaux matériaux de construction. Ils ne se retrouvent donc plus dans les décharges.
  • Le recyclage permet également de faire appel à moins de nouvelles sources naturelles.

Et les inconvénients ?

Comme chaque nouveauté, cette solution s’accompagne également de défis. Afin de pouvoir proposer une solution de remplacement véritablement concurrentielle et qualitative pour la fabrication du béton dans le cadre d’une économie circulaire, des investissements et des modifications sont nécessaires.

  • Les usines doivent modifier leurs installations. Il est préférable d’être installé à proximité d’une source de CO2 suffisamment importante, comme une usine sidérurgique, afin d’éviter le transport du CO2.
  • La fabrication de nouveaux produits, même à base de dioxyde de carbone et de déchets, requiert de l’énergie et entraîne donc également des émissions de CO2. Afin de renforcer l’effet durable, il est donc important d’utiliser le plus possible d’énergies renouvelables.
  • La carbonatation accélérée est un processus relativement nouveau et elle ne se déroule pas toujours de manière optimale.
  • Se pose également la question des politiques et du cadre législatif, qui ne sont pas encore suffisamment adaptés à cette nouvelle technologie. CO2 Value Europe suit ces évolutions de très près.

Toutefois, malgré ces défis, Andre Bardow, professeur d’Energy & Process Systems Engineering à l’ETH Zurich, a affirmé lors du webinaire qu’il était convaincu que la minéralisation du CO2 réduisait l’empreinte carbone, encore plus que le CCS (capture et stockage du CO2) ou que le stockage du dioxyde de carbone.

Zéro déchet dans notre pays

À l’heure actuelle, partout dans le monde, des usines fabriquent déjà des matériaux de construction pauvres en CO2. L’une d’entre elles est située dans le Limbourg. La société Orbix de Genk a réussi à purifier des déchets résiduels de la production d’acier (appelés scories) afin d’obtenir des minéraux servant de base dans la fabrication de blocs de béton respectueux du climat. Non seulement du CO2 liquide est utilisé dans la production des blocs de béton au lieu du ciment polluant, mais des déchets résiduels qui partiraient normalement à la décharge sont également recyclés. 

Il en existe d’ailleurs un bel exemple à Gand. Orbix a réalisé, en collaboration avec l’institut flamand pour la recherche VITO, le projet tremplin de la ville de Gand, où vous pouvez marcher sur le premier trottoir durable de Belgique : 100 m2, entièrement construits avec des pierres durables et ayant permis une économie de pas moins de 2 tonnes de CO2 !

Vous avez des projets pour 2021 en matière de durabilité ? Nos experts du Sustainable Business Competence Centre peuvent vous donner des conseils sur les innovations, telles que la minéralisation du CO2 mentionnée ci-dessus, et vous accompagner dans votre transition durable.

Article

15.12.2020

Des lunettes de soleil pour sauver les océans

L’entreprise belge Yuma Labs fabrique des lunettes de soleil avec des bouteilles en plastique recyclées. Start-up d’un seul homme au départ, elle s’est développée et produit aujourd’hui également pour d’autres marques. Mais comment conjuguer croissance et durabilité ? Chez BNP Paribas Fortis, nous avons cru au projet sans hésitation.

Yuma Labs (anciennement YR Yuma), c’est l’œuvre de Sebastiaan de Neubourg, indique la co-gérante Lenja Doms. « Sebastiaan travaillait comme consultant mais l’envie le démangeait d’entreprendre un projet lui-même. Son idée était d’imprimer des lunettes de soleil avec une imprimante en 3D, à partir de plastique recyclé. A l’époque, il a vite compris pourquoi personne n’avait encore tenté l’expérience, car la tâche s’est avérée plus difficile que prévu ».

Financement participatif

En 2017, Sebastiaan avait un prototype exploitable et il a lancé une campagne de financement participatif pour ses lunettes ‘durables’. Et il a fait un carton, malgré des débuts difficiles en termes de ventes.

« Pour  Sebastiaan, ces lunettes étaient surtout un moyen de sensibiliser les gens au principe de l’économie circulaire », poursuit Lenja. « Chez Yuma Labs, rien ne se perd : une bouteille en plastique jetée, c’est la matière première de nouvelles lunettes de soleil. Pour boucler la boucle, on demande à l’acheteur de renvoyer les lunettes en fin de vie et de les remplacer par une nouvelle paire, avec une réduction très intéressante comme incitant. »

Plus cher

Produire dans une démarche de durabilité, comme le fait Yuma, rend inévitablement le produit final plus cher.

« Du simple au double », reconnait Lenja. « Nous ne voulons certainement pas que l’économie circulaire soit réservée à l’élite. Mais nous tenons compte du cycle de vie entier du produit et nous prenons la responsabilité du recyclage et du réemploi des matières premières. Et soyons clairs, cela coûte davantage que la mise d’un produit sur le marché sans se soucier de ce qu’il en adviendra ultérieurement. »

Viser la croissance

C’est en été 2019 que Lenja Doms et Ronald Duchateau sont venus renforcer l’équipe. L’occasion pour Yuma Labs d’élargir son champ de vision et de ne pas s’intéresser au seul marché du consommateur. Ce mois-ci, Yuma Labs a d’ailleurs annoncé une collaboration avec une grande entreprise de mode. Ce ‘changement d’échelle’ va permettre à l’entreprise d’atteindre un public beaucoup plus large.

La bonne combinaison

Pour se développer, une entreprise a besoin de moyens. Yuma Labs a étudié toute une série de possibilités, indique Lenja.

« Aujourd’hui, les initiatives visant à soutenir l’entrepreneuriat durable, que ce soit de la part des banques, des pouvoirs publics ou d’investisseurs privés, se multiplient. Nous avons toujours essayé de trouver un bon équilibre entre fonds propres et financement extérieur, ainsi qu’entre différentes formes de financement : capital, subsides et emprunts. »

Lenja a un conseil en or à l’intention des autres entrepreneurs en économie circulaire : « Je constate trop souvent que le volet économique de l’histoire est négligé car les entreprises persistent à chercher la solution parfaite, le produit parfait. Cela n’a pas de sens. Il ne faut pas essayer de laver plus blanc que blanc ».

Créer de la valeur

Chez BNP Paribas Fortis, c’est Maxime Prové qui s’occupe du dossier de Yuma Labs. Il abonde dans le sens de Lenja Doms.

« Les entrepreneurs qui se lancent dans le durable ou le social doivent aussi vouloir créer de la valeur. Sinon leur entreprise n’a pas d’avenir. Vous ne pouvez pas mettre en place un modèle économique durable, écologique ou social, sans avoir derrière un projet qui rapporte. C’est la seule manière de grandir, d’engager davantage de personnel et d’avoir plus d’impact. »

infographic_plastic_fr

Photo: Karel Hemerijckx

Article

07.12.2020

Anticiper l’interdiction des gaz fluorés, un enjeu important des PME

Certains gaz fluorés, utilisés dans les systèmes de climatisation et de refroidissement, seront interdits d’ici 2030 suite à une directive européenne. N’attendez pas pour autant 2029 pour vous y adapter.

Quand il y a du froid, il a certainement des gaz fluorés. Voilà comment on pourrait simplifier et imager l’utilisation de ces gaz. Du glacier aux systèmes de climatisation en passant par les laboratoires et les pharmacies, les gaz fluorés sont très utilisés dans l’industrie et le commerce.

Problème, ces gaz seront progressivement interdits d’ici 2030 suite à une directive européenne transposée en Belgique. « Pourquoi ? Car ces gaz ont un très haut pouvoir d’émission de CO2 » comme le fait remarquer Véronique Leonard, responsable du pôle environnement de la Sowalfin dans la vidéo ci-dessous. Un enjeu important pour les PME : « les décisions qu’elles prennent aujourd’hui auront un impact dans le futur, car la législation aura évolué », continue-t-elle.

Et si on ne suit pas cette directive ?

« Commençons par le moins agréable : les entreprises qui ne seront pas en règle devront faire face à des amendes salées », prévient Erik Vanberg, Sustainable Business Developer au sein du Sustainable Business Competence Centre (SBCC) de BNP Paribas Fortis>.

L’objectif de cette décision est surtout d’accélérer la transition durable des PME et entreprises. Cela leur permettra de concrétiser leur engagement durable et de limiter l’impact financier de cette directive.

« Dans une stratégie de décarbonation, le frigo doit faire partie des premiers leviers à activer », explique l'expert du SBCC. « Au même titre que le recours aux LED, la mise en place de chaudières à haut rendement ou encore l'amélioration de l'isolation de bâtiments ».

Les premiers pas vers cette transition sont possibles et faciles à mettre en place.

Découvrez l’interview vidéo de Véronique Leonard, responsable du pôle environnement de la Sowalfin. 

Nos experts du Sustainable Business Competence Centre
vous accompagnent tout au long de votre transition durable.
N’hésitez pas à prendre contact avec eux !
Article

18.11.2020

Économie à faible intensité carbonique : notre collaboration au CO2 Value Day européen

Le 4e CO2 Value Day s'est tenu en ligne le 10 novembre. Durant l'événement, que nous avons aidé à organiser comme partenaire, les progrès réalisés dans le développement de l'industrie CCU ont été évalués.

Chez BNP Paribas Fortis, nous sommes heureux d'avoir contribué à la réalisation logistique de cet événement, car le thème CCU (Carbon Capture & Utilisation) nous tient à cœur comme en témoignent nos propres efforts en faveur d'une économie à faible intensité carbonique.

À propos du CCU et de CO2 Value Europe

« Carbon Capture & Utilisation » englobe tous les processus industriels visant à capter le CO2 – des sources industrielles ou directement dans l'air – et à le transformer en produits utilisables. Aujourd'hui, le carbone n'est donc plus seulement un déchet, mais il peut être réutilisé comme matière première pour de nombreuses applications, comme les matériaux de construction, la production de combustibles et dans l'industrie chimique.

Fondée en 2017, CO2 Value Europe vise à promouvoir le développement et la commercialisation de ces solutions industrielles durables, contribuant ainsi à réduire les émissions mondiales de CO2 et à diversifier la base de matières premières, loin du pétrole et du gaz fossiles. L'organisation réunit plus de 50 entreprises issues de différents secteurs dans toute l'Europe, dont 12 multinationales. En tant que seul partenaire financier, nous soutenons CO2 Value Europe en permettant à l'organisation d'accéder à notre expertise et à notre réseau.

L'événement

Le CO2 Value Day est à chaque fois une occasion unique pour tous les membres de CO2 Value Europe d'évaluer les progrès communs dans le développement de l'industrie CCU. Cette année encore, l'événement a été un mélange de présentations plénières, de discours et d'ateliers interactifs.

Après un accueil et une introduction de Stefanie Kesting, présidente de CO2 Value Europe, Sébastien Soleille a pris la parole. En tant que Global Head of Energy Transition & Environment au sein de notre banque, il a évoqué le rôle des banques dans le soutien du développement durable. Une responsabilité que nous ne prenons pas à la légère chez BNP Paribas Fortis : avec notre Sustainable Business Competence Centre, nous aidons les entreprises depuis des années dans leur transition durable. Nous nous concentrons sur 4 piliers : la décarbonisation, l'économie circulaire, le capital humain et les villes intelligentes.

Vincent Basuyau, Policy Officer chez DG GROW, a ensuite parlé du CCU dans le contexte actuel de la politique de l'UE. Il a principalement traité de l'Innovation Fund, créé par l'Europe pour investir dans des projets innovants qui décarbonisent les activités industrielles en Europe.

Les projets de 2021 ont également été dévoilés. Au cours de l'année à venir, CO2 Value Europe se concentrera surtout sur le développement et les applications commerciales des technologies CCU. L'objectif est de coordonner les nombreux acteurs différents impliqués dans l'utilisation du CO2 en Europe, d'intégrer leurs efforts dans la chaîne de valeur et de devenir l'ambassadeur de la communauté des utilisateurs de CO2 à l'égard des décideurs politiques et des investisseurs. Car un cadre juridique et commercial favorable est une exigence pour pouvoir lancer des solutions CCU sur le marché.

Pour stimuler le développement des technologies, CO2 Value Europe compte :

  • offrir des solutions pour réduire les émissions nettes de CO2 des secteurs difficiles à décarboniser, tels que les industries de transformation à forte intensité énergétique (p. ex. ciment et chaux, produits chimiques, acier et autres métaux) ou le secteur des transports ;
  • créer des émissions négatives lors de la séparation du CO2 dans les matériaux de construction résultant de la carbonatation des déchets minéraux ;
  • offrir une matière première alternative à la production de composants chimiques, en remplacement du pétrole et du gaz fossiles ;
  • faciliter le stockage et le transport des énergies renouvelables afin d'accélérer la transition des systèmes énergétiques dans l'UE ;

Deux sessions break-out ont également eu lieu : la première a été consacrée à l’élaboration d'une stratégie de création d’un cadre réglementaire soutenant les technologies CCU.

La seconde session portait sur les projets et le financement. Aymeric Olibet, Sustainable Business Advisor chez BNP Paribas Fortis, y a notamment parlé des solutions que nous proposons aux entreprises avec notre Sustainable Business Competence Centre. Il a également évoqué le financement de projets durables via des green bonds et des green loans, ainsi que le blended finance, un mélange de financement public et privé.

Enfin, les participants ont pu entrer en contact avec d'autres participants pendant les speed meetings en ligne.

Discover More

Contact
Close

Contact

Plainte

Pourriez-vous répondre aux questions ci-dessous ? Nous pourrons vous répondre ainsi plus rapidement. Merci d'avance.

Vous êtes indépendant, exercez une profession libérale, démarrez ou dirigez une petite entreprise locale. Rendez-vous sur notre site dédié aux professionnels.

Vous êtes un particulier ? Rendez-vous sur notre site dédié aux particuliers .

Votre entreprise / organisation est-elle cliente de BNP Paribas Fortis ?

Mon organisation est servie par un chargé de relation :

Votre message

Tapez le code indiqué dans l'image :

captcha
Check
La Banque traite vos données à caractère personnel conformément à la Déclaration Vie Privée de BNP Paribas Fortis SA.

Merci

Votre message a bien été envoyé.

Nous vous répondrons dans les plus brefs délais.

Retour à la page en cours›
Top