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14.01.2020

Le partenaire central de votre révolution durable ? Votre banque !

Pourquoi une banque s’investit-elle dans la durabilité ? La question est légitime… et la réponse évidente : les entreprises — ses clients — ont plus que jamais besoin de soutien pour réussir leur transition.

« Il n’y a pas de plan B, car il n’y a pas de planète B », déclarait Ban Ki-moon lors de la semaine du climat de New York en septembre 2014. La formule de l’ancien Secrétaire général des Nations unies a marqué les esprits, car elle résume parfaitement la situation : agir est la seule issue. Un impératif qui exige que tout le monde apporte sa pierre à l’édifice du changement. La banque n’échappe pas à la règle ! D’abord pour une raison évidente : ses clients sont précieux et elle doit veiller à ce qu’ils soient performants… et le restent. Un intérêt commun, essentiel pour aider les entreprises à emprunter la voie de la durabilité. Mais le rôle de la banque va bien au-delà. 

Une position… au cœur du « jeu »

Selon l’ONU, la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030 exigera des investissements colossaux : de l’ordre de 5 000 à 7 000 milliards de dollars par an. Qui mieux que le secteur financier pour relever ce défi ? La banque « connaît » et soutient l’ensemble des acteurs en présence : du secteur public à la santé et à l’enseignement, en passant par les PME, les corporate, les start-up, les ONG ou encore les particuliers. Positionnée au cœur de l’activité économique, elle est plus que jamais un moteur fondamental du changement. Sa mission ? Soutenir la transformation de l’ensemble de la société, et en particulier la transition durable des entreprises, afin de contribuer à répondre aux enjeux environnementaux.

Trois piliers de la banque « durable » :

  1. L’expertise : une banque ce ne sont pas que des banquiers !
  2. L’action de la banque passe inévitablement par le conseil. Au fil des années, elle s’est dotée de véritables experts du « durable »… Leur rôle ? Sensibiliser les entreprises sur la nécessité de se transformer et les accompagner tout au long de la transition. En d’autres mots ? Aider les dirigeants à comprendre les risques de l’immobilisme et à saisir les opportunités issues d’une mutation optimale de business model. Une mission qui s’adapte forcément aux besoins et à la maturité de chaque acteur économique. Cela se traduit entre autres par :

    • partager la connaissance et la compréhension autour de la durabilité, du changement climatique, des défis environnementaux, de la transition écologique, etc. ;
    • Insuffler, soutenir et conduire la réflexion stratégique au sein des structures ;
    • Comprendre et analyser la faisabilité technique d’un projet dans n’importe quel domaine d’activité : nouvelles technologies, décarbonisation, sciences de la vie, économie circulaire, smart cities, etc.
  3. Des moyens : financer le changement et son accélération
  4. La voie de la durabilité exige des investissements importants… La banque est le partenaire idéal pour prendre en compte la dimension financière de toute réflexion stratégique. Après un accompagnement orienté sur les aspects « techniques », le rôle de la banque consiste donc à valider les perspectives établies et à appuyer les dirigeants dans la modélisation du volet financier. Autrement dit : quels moyens sont nécessaires ? Quels sont les véhicules de financement adaptés ? Une approche qui garantit un maximum de sécurité à la transition, puisque les risques, notamment financiers, sont pris en compte dès le départ. Une autre mission importante de la banque ? Jouer un rôle de catalyseur pour aider les entreprises — déjà avancées dans leur processus durable — à passer à une échelle supérieure.

  5. Du réseau : à la recherche d’un partenariat ?
  6. Le réseau est l’une des clés de la transition durable… Et qui mieux que la banque pour connecter tous les acteurs entre eux ? Le networking est donc fondamental sur plusieurs points :

    • Le partage d’expériences ;
    • La diffusion de bonnes pratiques ;
    • La mise en lumière de solutions innovantes… contribuant in fine à rendre certaines nouvelles technologies « durables » accessibles financièrement au plus grand nombre ;
    • L’amplification de projets qui fonctionnent correctement à une petite échelle pour les aider à franchir un cap et atteindre une échelle supérieure.

Nos experts du Sustainable Business Competence Centre
vous accompagnent tout au long de votre transition durable.
N’hésitez pas à prendre contact avec eux !
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08.01.2020

5 étapes pour un business model plus durable

Toutes les entreprises se trouvent face à un impératif : embrasser la voie de la durabilité. La transition est indispensable pour répondre aux enjeux actuels et à venir. Reste à savoir quelle route emprunter…

Une expérience n’est pas l’autre. Chaque entreprise possède ses spécificités et son histoire. Son parcours et ses ambitions. Il n’existe donc pas de route unique vers la mutation durable. Cela dépend entre autres de votre degré d’éveil à la durabilité. Mais où que vous soyez, la transition vers un modèle économique « soutenable » est un passage obligé pour s’inscrire dans le monde de demain. Comme dans tout processus de transformation, la volonté de changer est la première marche. Il faut ensuite se mettre en mouvement, avancer pas à pas et franchir les paliers successifs… sans tarder ! Quelles sont les grandes étapes de votre parcours vers la durabilité ? Quelles questions se poser ? Quels bénéfices à la clé ?

1. PRENEZ CONSCIENCE DES ENJEUX

« Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas », écrivit Lao-Tseu. Cette première impulsion est cruciale. Un électrochoc indispensable pour réaliser que la société bas carbone est à nos portes et que votre entreprise doit trouver sa place dans cette évolution globale. C’est-à-dire éviter les risques potentiels et saisir les opportunités qui se profilent à l’horizon. Comment vous préparez-vous à ce futur ? Quel est le degré de sensibilisation aux défis climatiques au sein de l’entreprise ? La transition durable est-elle un enjeu stratégique ? Autant de questions qui permettent d’évaluer la maturité « durable » de la structure…

Se mettre en mouvement grâce à la connaissance

Vous prenez conscience des enjeux et vous avez la volonté d’agir… Mais demeure une question : par où commencer ? L’information est un élément clé de cette première phase de sensibilisation :

  • Regardez ce qui se passe autour de vous et au sein de votre réseau (y compris chez vos concurrents) ;
  • Participez à des évènements (de plus en plus nombreux sur ces thématiques) : business games, ateliers RSE, conférences, etc. ;
  • Partagez l’information au sein de l’entreprise : intégration de la durabilité dans l’offre de formation, communication interne, etc.

2. FAITES UN DIAGNOSTIC COMPLET

L’étape suivante consiste à réaliser une analyse éclairée de votre entreprise afin de mesurer les impacts et les risques liés à vos activités :

  • Quels sont les risques physiques et économiques liés aux enjeux environnementaux : approvisionnement en matières premières, conséquences climatiques, etc. ?
  • Avez-vous effectué un audit énergétique ?
  • Quelle est votre empreinte carbone ? Votre niveau de production de déchets ? Etc.
  • Avez-vous engagé une équipe ou un responsable de la durabilité ?
  • Vos procédures internes sont-elles adaptées ?
  • Que pensent vos employés, vos clients ou vos fournisseurs de ces questions ? Etc.

L’objectif est de faire une cartographie complète de votre entreprise et de visualiser les forces et les faiblesses, les volets à améliorer ou à transformer. 

3. ENGRANGEZ DES QUICK WINS

Vous commencez à transformer votre entreprise : des investissements pour réduire votre empreinte écologique, l’amélioration de votre gestion des déchets, la mise en œuvre d’une politique de Responsabilité sociale d’entreprise (RSE), le renforcement du bien-être de vos employés ou encore l’isolation de votre bâtiment. Des mesures qui ont pour objectif de minimiser les impacts et les risques liés à vos activités… mais elles vous permettent également de récolter des bénéfices à court terme. Des gains qui sont souvent en périphérie de votre core business et ne sont donc pas directement en lien avec votre modèle d’affaires, mais qui sont bon à prendre : des économies financières liées à une réduction de la consommation énergétique, le recrutement de talents attirés par votre politique RSE ou encore de nouveaux clients séduits par votre image « durable ».

4. TRANSFORMEZ « DURABLEMENT » VOTRE BUSINESS MODEL

Cette étape peut s’avérer plus longue, car vous vous attaquez à votre core business. C’est votre révolution copernicienne. Mais elle est cruciale : vous vous apprêtez à changer de paradigme. Vous devez donc repenser complètement votre manière de faire des affaires, voire développer de nouveaux pans d’activités.

  • Quelle est votre raison d’être ?
  • Votre business model tient-il compte de la durabilité ?
  • Quelles sont les alternatives existantes dans votre secteur ?
  • Comment produisez-vous ? Pourriez-vous fonctionner différemment ?
  • Quel est le positionnement de vos produits sur le marché ? Quelles sont les alternatives ? Etc.

Toutes ces questions exigent de réfléchir out of the box et d’intégrer au cœur de votre business model deux dimensions essentielles : l’humain et la planète.

5. DEVENEZ UNE ENTREPRISE COLLABORATIVE ET INNOVANTE

Plus que la dernière marche, il s’agit d’une notion à intégrer à tous les « étages » de votre parcours de transition. L’objectif ? Insuffler dans les mentalités et les habitudes de l’entreprise de nouveaux modes de fonctionnement : open innovation, ouverture aux start-up, cocréation, intelligence collective, gouvernance durable à tous les niveaux, etc. Plus tôt vous intégrez ces dimensions à votre démarche, plus tôt vous pouvez en tirer des avantages, tels que la neutralisation de nombreux risques (juridiques, commerciaux, etc.) qui pèsent sur les entreprises. Mieux : vous vous positionnez favorablement sur le marché et gagnez en crédibilité. Vos clients, vos fournisseurs, vos employés et vos partenaires vous perçoivent comme un acteur de la durabilité… et vous avez tout à y gagner. C’est ce qu’on appelle du soft cash… duquel découle du hard cash : à savoir des réels bénéfices pour vos affaires (nouveaux marchés, nouveaux clients, etc.).

Le train de la durabilité est en marche… sautez dedans !

Votre organisation aussi est-elle engagée sur la voie de la durabilité ?

Faites le test

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27.06.2019

Et si la solution au réchauffement climatique venait de la nature ?

Les experts invités à notre Académy Café en sont persuadés : il faut agir sur les zones naturelles comme les forêts ou les champs. Et les solutions concrètes doivent venir du secteur privé.

"Si l’on réduisait l’histoire de l’humanité à l’échelle d’une année, la révolution industrielle et, avec elle, la disparition de près de 60% de la biodiversité de la planète, aurait lieu le 31 décembre à 23 heures 59 minutes et 59 secondes."

C’est avec cette phrase-choc que Gaëtan Dartevelle, fondateur de Greenloop, a donné le coup d’envoi du dernier Academy Café, à Bruxelles. (voir sa présentation) Une cinquantaine de clients avaient fait le déplacement pour découvrir des solutions concrètes au réchauffement climatique proposées par une série d’experts.

Des solutions naturelles ?

"Le changement climatique s’emballe et les conséquences s’annoncent dramatiques. La durabilité ne suffit donc plus", avertit Aymeric Olibet, Sustainability Advisor chez Corporate Banking. "Il faut accélérer le déploiement de solutions qui visent à capturer les gaz à effet de serre et à régénérer l’environnement et les écosystèmes." (voir sa présentation)

Capturer et stocker les particules de CO2 présentes dans l’air, dans le sol ou dans les forêts est une solution qui avait déjà été évoquée lors d’une précédente édition de l’Academy Café. Une partie du problème pourrait donc être réglée par la nature elle-même. Mais n’est-il pas trop tard pour agir?

Non, mais il n’y a plus une minute à perdre, d’après Marie-Noëlle Keijzer, fondatrice de WeForest. "Les forêts représentent déjà 30% de la solution aux émissions de gaz à effet de serre. Restaurer 10 millions de km² d’arbres – soit l’équivalent de la superficie des États-Unis – pourrait nous permettre de limiter à 1,5° C l’augmentation des températures du globe", explique-t-elle.(voir sa présentation)

Un vrai challenge auquel WeForest tente de répondre en impliquant les acteurs privés. Plus de 300 entreprises, dont BNP Paribas Fortis, Nike, Brabantia ou encore UCB, se sont engagées dans différents projets gérés par WeForest, qui plante des arbres au Brésil, en Zambie ou encore en Éthiopie et aide les communautés locales à en comprendre l’importance et à en tirer parti dans leur propre circuit économique.

Soutenir les agriculteurs

Lorsque l’on sait que l’agriculture est responsable de 25% des émissions de gaz carbonique, agir sur ce secteur prend également tout son sens. C’est d’ailleurs l’une des propositions de Chuck de Liedekerke, cofondateur de Soil Capital. La raison d’être de son entreprise est en effet d'aider les agriculteurs à transformer leur modèle et à évoluer vers une agriculture régénérative plutôt que dégénérative.

"Le modèle agricole actuel épuise les sols, anéantit la biodiversité et émet d’énormes quantités de gaz à effet de serre. L’alternative fait tout l’inverse, et offre rapidement de meilleurs rendements", explique Chuck de Liedekerke.

En plus de restaurer la fertilité naturelle des sols, rétablir les sources d’eau et capturer le CO2 dans le sol, son programme vise à rendre rentables les fermes qui s’engagent sur cette voie et ce, dès la première année. (voir sa présentation)

Accompagner les agriculteurs, Earthworm Foundation en a également fait sa mission. Avec son programme 'Living soils', cette organisation à but non lucratif entend soutenir les agriculteurs dans leur transition agroécologique au moyen, notamment, de formations quotidiennes sur l’ingénierie agronome permanente et de voyages d’études. Un groupe-pilote de 50 fermiers – représentant 12.000 hectares de terres – a d’ores et déjà été mis en place dans le Nord de la France. Un comité scientifique collabore avec eux afin de valider la méthodologie utilisée. (voir sa présentation)

Et plus encore…

Que chaque pays, autorités ou entreprises fassent des efforts pour réduire leur empreinte carbone, c’est bien, mais cela ne suffit pas. Il faut aller plus loin et équilibrer les émissions résiduelles en soutenant des projets durables ou qui évitent les émissions de CO2. La plateforme ClimateSeed, lancée en collaboration avec le groupe BNP Paribas, met en relation des entreprises ou des autorités locales, désireuses de compenser leurs émissions de CO2, avec des promoteurs de projets durables qui contribuent à la réalisation des ODD (Objectifs de Développement Durable). (voir la présentation)

Du business, pas de charité

En guise de conclusion, les intervenants se sont accordés à dire que les solutions proposées ne pouvaient être mises en œuvre qu’avec la participation du secteur privé. Mais pour faire bouger les choses, les entreprises doivent inscrire ces changements dans leur ADN.

"Les entreprises doivent commencer par s’interroger à propos de leur empreinte écologique et parvenir à intégrer ces actions en faveur de l’environnement dans une véritable stratégie marketing. On n’arrêtera pas le réchauffement climatique simplement avec de la charité, mais bien en adaptant nos business models", affirme Marie-Noëlle Keijzer.

La durabilité est un projet qui se construit, mûrit et se réinvente. Vous souhaitez accélérer votre transition et passer à un business model plus durable ? Découvrez comment notre Sustainable Business Competence Centre peut vous aider dans votre démarche.

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15.07.2019

Des ateliers durables pour 200 entrepreneurs

La première vague des Sustainable Business Ateliers vient de s'achever. Plus de 200 entrepreneurs ont participé à 9 ateliers à travers le pays. Qu’en ont-ils pensé ? Découvrez leurs impressions.

La transition durable s'invite à l'agenda d'un nombre sans cesse croissant d'entrepreneurs. Si de nombreux chefs d'entreprises y perçoivent des opportunités économiques, cette transition pose des questions auxquelles il est difficile de répondre seul. C'est suite à ce constat, et avec l'ambition d'accompagner les entrepreneurs, que BNP Paribas Fortis a imaginé les Sustainable Business Ateliers. Les participants y sont invités à échanger leurs expériences pratiques et réflexions, ainsi qu'à élargir leur réseau.

Comment se déroule un Sustainable Business Atelier ?

Au total, neuf sessions ont été organisées aux quatre coins du pays. L'atelier typique débute par une présentation de notre Head of CSR, Wilfried Remans, sur la façon dont notre banque a intégré le durable dans son activité et dans sa façon de travailler. Une première partie suivie de présentations d'entreprises et d'organisations participantes.

A Charleroi par exemple, il s’agissait de Philippe Dubois, un CEO convaincu que l’avenir appartient à l’économie collaborative. Sa société DHK s’est lancée, avec l’appui de l’ensemble de son personnel, dans une démarche d’économie circulaire incluant le recyclage, le broyage et la revalorisation de ses déchets. Un témoignage inspirant, comme celui de François Vandenhende. Son Orange Hotel, situé à La Louvière, a été entièrement pensé 'durable': éclairages LED, citernes d’eau de pluie, tri des déchets et même un hôtel pour insectes.

Enrichis de ces expériences, les participants sont ensuite divisés en plusieurs tables de discussion, rassemblant des clients de la banque, des représentants du monde académique, des décideurs et influenceurs locaux.

Ce qu'ils en ont pensé

Les participants se montrent curieux: "On constate que les entreprises sont à des phases très diverses de leur transition", estime un participant. "La principale force derrière cette transformation est parfois la motivation personnelle du chef d'entreprise. Mais c'est surtout la pression du marché qui impose le changement, car le durable peut de plus en plus être utilisé comme argument de vente et de différenciation."

Quel rôle pour la banque ?

Les avis divergent. Pour certains, BNP Paribas Fortis peut favoriser l'accès au crédit pour les projets économes en énergie ou pour financer une mobilité écologique. Pour d’autres, la banque peut faciliter la communication entre entreprises et leur intégration dans les écosystèmes locaux. Elle pourrait également conseiller les entreprises sur les subsides existants, car il y a de très nombreuses règles en Belgique, et autant d'exceptions à ces règles.

D’autres encore insistent sur le rôle des politiques: "Une réglementation adaptée et des aides publiques sont indispensables pour surmonter les principales incertitudes liées aux nouvelles techniques. Et pourquoi pas un tax shelter pour l'entrepreneuriat durable ? BNP Paribas Fortis est un faiseur d'opinion important en Belgique et pourrait contribuer à la mise en place de ce type de solutions."

Après chaque atelier, des participants ont demandé à rencontrer notre Sustainable Business Competence Centre, pour entamer une discussion stratégique autour de la responsabilité sociétale des entreprises et du financement de projets durables ou pour mener une réflexion globale sur la transition environnementale et le positionnement de leur propre entreprise.

Plusieurs clients ont par ailleurs exprimé leur souhait de poursuivre ces ateliers afin de partager les savoir-faire et les réseaux, d'approfondir des thèmes plus spécifiques et de réfléchir à des synergies.

 Quelques photos des meilleurs moments de ces ateliers !

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12.11.2019

Blue is the new green, ou comment l’océan va changer notre quotidien

Relever les défis du 21e siècle en utilisant les ressources offertes par nos océans ? La question était au centre du dernier Academy Café. Qu’ont répondu les experts ?

"Une meilleure santé, un meilleur environnement, et une meilleure vie. Voici les trois choses que veut la société aujourd’hui. Bonne nouvelle : la bioéconomie bleue peut nous permettre d’atteindre cet idéal", a assuré d’entrée de jeu Pierre Erwes, Executive Chairman de BioMarine. "Les gaz à effet de serre, le plastique dans les océans ? Nous avons la technologie nécessaire pour en venir à bout." De quoi attiser d’emblée la curiosité de plus de 200 participants qui avaient fait le déplacement pour découvrir les promesses de la bioéconomie bleue, lors du dernier Academy Café, organisé par notre Sustainable Business Competence Centre.

De quoi s’agit-il?

"La bioéconomie bleue inclut tout ce qui vit dans les océans et que l’on peut produire de façon durable pour ensuite le transformer en produits à haute valeur ajoutée", résume Pierre Erwes. Un secteur en pleine expansion qui pourrait bien révolutionner des secteurs aussi variés que celui des soins de santé, de l’alimentation, du plastique, des cosmétiques, de l’énergie et même de la conquête spatiale. Et ce, en tirant parti des propriétés uniques d’organismes tels que les algues, les étoiles de mer, les méduses ou encore les concombres de mer.

Vous reprendrez bien un peu de micro-algues ?

Si les options offertes par le monde aquatique sont nombreuses, les micro-algues semblent particulièrement prometteuses, en particulier dans le secteur de l’alimentation durable. Alexandra Mosch, Head of Algae Division chez Abar United et vice-présidente de la European Algae Biomass Association, a ainsi mis en avant les spécificités exceptionnelles de ces micro-organismes, à commencer par leur capacité à se régénérer et à se développer tant dans le désert que dans l’océan. Elles sont aussi et surtout riches en ingrédients sains, comme les protéines, permettant même de développer des produits alimentaires. Cette fin d’année, vous pourriez par exemple déguster du saumon reconstitué à partir de micro-algues!

Du plastique d’un nouveau genre

Lorsqu’on parle des océans, la problématique du plastique n’est jamais bien loin. Et pour cause : sa production continue de croître, à mesure que la population mondiale s’agrandit. "Dans 30 ans, elle pourrait tripler", affirme Maria Stewart, Project Manager chez Plastic Innovation Competence Center. "Il faut donc adopter une nouvelle approche, en commençant par garder en tête l’aspect recyclage dès le début de la conception d’un produit pour que ses différents composants puissent être facilement séparés et identifiés pour intégrer la filière existante."

Mais pour Maria Stewart, il faut voir plus loin. "L’avenir est surtout au plastique issu de la biomasse", explique-t-elle. "Aujourd’hui, cette ressource est déjà disponible en quantités largement suffisantes, et pourtant nous en utilisons à peine la moitié. Les océans ont également beaucoup à offrir. Dans un futur pas si lointain, la production à grande échelle et l’utilisation de polymères naturels intelligents capables de se régénérer et de s’adapter à leur environnement pourraient révolutionner la fabrication du plastique. Le plastique de demain sera donc totalement différent de celui d’aujourd’hui."

Et le secteur financier dans tout ça?

Pour conclure, les experts se sont accordés pour dire que le secteur financier avait un rôle important à jouer dans cette évolution, mais qu’il doit pour cela accepter de prendre des risques. "Nous parlons d’innovation, et cela comporte des risques, forcément", a rappelé Alexandra Mosch. "Mais nous avons besoin d’investisseurs et du secteur financier pour véritablement libérer le potentiel de la biodiversité marine, notamment dans le secteur alimentaire. Et cela ne peut se faire qu’en investissant dans les systèmes de production, dans la recherche et le développement, et aussi en éveillant les consciences autour de la durabilité, sans tomber dans le 'green washing'."

EN SAVOIR PLUS

Le Groupe BNP Paribas a récemment réaffirmé son engagement dans la protection des océans et formalisé sa volonté par le biais de ce document.

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