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05.07.2018

Les M&A en Belgique ? Notre pays convertit un désavantage en or massif

Quand l’étroitesse de notre marché géographique et les complexités linguistiques et institutionnelles engendrent ouverture et agilité au commerce international… Interview de Gabriel Englebert, BNP Paribas Fortis.

En Belgique, depuis 2016, le marché des Mergers & Acquisitions est en hausse continue, comme le relève le dernier ‘M&A Monitor’ de la Vlerick Business School. En 2018, nos entreprises confirment leur volonté d’expansion en Europe, voire bien au-delà. Gabriel Englebert, à la tête de l’équipe Corporate Finance, comprenant nos activités de M&A et de Equity Capital Markets (ECM) : « J’insiste, il ne s’agit pas que du Bel 20 ! Je suis fier de pouvoir affirmer que les candidats acquéreurs figurent parmi le Top 300 de nos entreprises belges. »

Sorties de Belgique très tôt dans leur histoire…

Dans un marché national étroit, composé de plusieurs régions et communautés linguistiques, nos entreprises sont parfois forcées de s’exporter très tôt dans leur cycle de développement. Résultats : les entreprises belges sont agiles à l’export, comprennent vite les dynamiques de l’internationalisation et témoignent d’une culture décentralisée propice aux M&A. Au sein de nos PME à l’actionnariat solide, nous retrouvons des équipes de management souvent multilingues, bien formées et capables de recruter des profils internationaux. Le pays est un vivier de niches sectorielles : sciences de la vie et santé, agro-alimentaire, aérospatial, industrie, matériaux de construction, services, biens de consommation et technologie.

De fortes valorisations

« Ce n’est pas la taille absolue des ‘deals’ qui attire mon attention... mais les valorisations ».
Gabriel Englebert.

 Les valorisations sont élevées, les multiples d‘EV/EBITDA continuent à grimper. Pourquoi ? En raison de la rareté des opportunités, de l’argent disponible et des taux bas. « Les multiples d’EV/EBITDA actuels arrivent parfois dans des zones extrêmes, jusqu'à plus de 10x. C’est énorme ! », ajoute-t-il.

Explorer de nouveaux pays, une nouvelle activité, une technologie

Fortes de leur succès, les entreprises belges se montrent prêtes à investir dans des sociétés cibles étrangères pour gagner un accès au marché, la connaissance d’un pays ou tester un produit adjacent. Dans un tiers de l’ensemble des ‘deals’ en Belgique, la cible est étrangère. La transaction prend 6 à 12 mois en moyenne, le temps de négocier le prix et les conditions, lever les barrières réglementaires et économiques, répondre aux aspects de taxation tout en tenant compte de différences culturelles parfois très fortes.

« Enfin », poursuit Gabriel Englebert : « J’épinglerais pour 2018 deux tendances chez les grands groupes belges : une quête d’innovation – souvent une technologie ou un savoir-faire précis – et des investissements concrets dans le domaine du durable. »

Le marché des M&A change, nos méthodes s’adaptent

Auparavant, la méthode des ventes aux enchères larges (‘auction’) rassemblant un nombre parfois très important de candidats repreneurs, dominait le marché. Cette approche était parfois incompatible avec les objectifs de discrétion des clients belges de la banque, friands de transactions dans des cadres très restreints, précise le responsable. 

En 2018, les dirigeants d’entreprises belges n’attendent plus la même chose de leur banquier d’affaires. Gabriel Englebert : « Nous sommes à présent dans le monde du cousu main, et je m’en réjouis. Le ‘sur mesure’ convient parfaitement à notre banque qui veille à nourrir une relation à long terme avec ses clients. Mettant à profit leur savoir-faire, nos équipes réalisent un travail de fond, loin des méthodes stéréotypées d’autres marchés où tout est mis sur la table. À ce titre, nous ne publions pas nos opérations récentes, et elles sont pourtant très nombreuses. Mon activité est celle de la discrétion et de la confiance pure. »

Quel modèle pour la banque d’affaires en 2018 ?

L’équipe Corporate Finance accompagne les dirigeants d’entreprises dans leurs projets de fusion et acquisition. L‘intelligence artificielle va-t-elle révolutionner ce business? « Je n’y crois pas. En quoi un dirigeant aurait-il encore besoin de nous en 2018 ? Pour se former un jugement décisionnel et multi-facettes sur une situation complexe de fusion et acquisition », soutient  le banquier d’affaires.

Entouré de ses experts internes, le dirigeant d’entreprise dispose, certes, d’outils d’information et d’analyse incroyables (masse de données disponibles sur le net, études des consultants dans des domaines précis …). Mais il y a aujourd’hui trop d’information, cela peut semer la confusion. « C’est dans ce contexte d’infobésité que nous faisons une réelle différence en matière de conseils tactiques et de timing décisionnel. Un métier tel que le nôtre, reposant sur des éléments intangibles comme la confiance et la confidentialité, exige un dévouement de tous les instants. Personnellement, j’ai choisi mon combat : je saute dans un avion si un client outre-Atlantique a besoin que je l’aide à prendre une décision », défend-il.

Le timing en M&A : la clé du succès

« Les intérêts de nos clients sont notre priorité absolue. Nous bouclons la transaction en moins de 3 mois si tel est le désir des interlocuteurs », garantit Gabriel Englebert. Parfois, d’autres aspects sont en jeu, comme le plan de transmission successorale et actionnariale. Consulter sa banque d’affaires à la fois sur la gouvernance familiale et le devenir d’une entreprise apporte une belle neutralité à la réflexion.

Et l’avenir ?

« J’identifie deux paramètres structurants: (1) le marché qui va, je crois, vers une stabilisation. La banque européenne prévoit de faire remonter les taux de manière progressive. Les valorisations boursières en dépendent. (2) la profession : le modèle des banques d’affaires, lui, évoluera à nouveau. Enfin, d’ici 5 à 10 ans, une nouvelle génération reprendra le flambeau d’un métier fantastique humainement et professionnellement parlant. Les ‘boutiques-conseils’ en M&A fleurissent ! Il y aura certainement un écrémage, c’est inévitable. Mais nous, nous étions déjà là il y a 200 ans. Je nous prédis encore un long avenir. », clôture le Head of Corporate Finance.

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31.07.2020

Du lisier et du fumier pour produire de l’électricité verte

BNP Paribas Fortis soutient Biolectric, une jeune entreprise en pleine croissance, qui produit et commercialise des unités de méthanisation destinées aux agriculteurs.

Construire un avenir meilleur et plus durable, c’est dans l’ADN de BNP Paribas Fortis. Quoi de plus logique donc que de soutenir Biolectric, une jeune entreprise belge au top de l’économie manufacturière durable. Créé à Temse en 2011, Biolectric permet aux agriculteurs de produire de l’électricité verte et du chauffage à partir de fumier et de lisier. Comment ? Grâce aux installations de biométhanisation qui génèrent du biogaz. Le résultat ? Le bilan énergétique de la ferme est positif et les émissions néfastes du méthane sont réduites de 70% ! Une solution avantageuse pour les agriculteurs mais également pour l’environnement.

Aujourd’hui en pleine croissance, Biolectric est soutenu par BNP Paribas Fortis depuis ses débuts comme l’explique Tom De Winter, Relationship Manager. « Notre relation s'est fortement renforcée à partir de 2017. Depuis lors, nous leur avons rendu visite à plusieurs reprises avec un expert de notre Sustainable Business Competence Centre (SBCC) afin de mieux comprendre leur technologie et de bien évaluer les performances techniques. Lorsque Philippe Jans, fondateur de la société, et la société d'investissement Ackermans & van Haaren (AvH) sont venus l'an dernier nous parler du développement d'un parc de 'fermenteurs' pour vendre de l'électricité aux fermiers de Belgique, des Pays-Bas et de France, nous avons su d'emblée que nous devions, en tant que banque, soutenir ce projet ». Plusieurs sources de financements, dont un crédit à impact durable (sustainable impact loan) ont ainsi été apportés par BNP Paribas Fortis.

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08.06.2020

#TousEnsemble L'obligation d'État coronavirus rapporte 8 milliards € supplémentaires

La crise du coronavirus a forcé le Trésor public belge à émettre des titres de dette supplémentaires. En quelques jours à peine, BNP Paribas Fortis et quatre autres Primary Dealers ont lancé une nouvelle obligation d’État sur le marché des investisseurs institutionnels.

Les certificats du Trésor et les obligations d’État (dénommées OLO) constituent une source de financement importante pour l’État belge. Ils offrent aux investisseurs la possibilité de prêter de l’argent au pays en échange d’un taux d’intérêt périodique. Fin décembre 2019, le Trésor avait supposé qu’il devrait émettre des titres de créance à hauteur de 30 milliards d’euros en 2020. Cela se ferait par le biais d’une augmentation du nombre d’obligations existantes, et par deux nouvelles transactions en OLO.

Cependant, la crise du coronavirus a considérablement augmenté les besoins de financement de notre pays. C’est pour cette raison que l’Agence Fédérale de la Dette a décidé, fin mars, d’émettre des adjudications supplémentaires pour les OLO en circulation. Dans le même temps, l’Agence a cessé le rachat de certaines obligations et a relevé l’objectif d’émission pour les adjudications de certificats du Trésor.

De nouvelles OLO

L’émission d’une troisième nouvelle obligation d’État : OLO91 a constitué une mesure supplémentaire. « Il s’agit d’un emprunt à moyen terme », explique Jean Deboutte, directeur de l’Agence. « La date d’échéance est fixée au 22 octobre 2027. Avec un coupon de zéro pour cent, cette obligation est budgétairement neutre pour notre budget annuel. »

« Nous voulions mettre l’OLO91 le plus rapidement possible sur le marché. Nous y avons réussi en quelques jours à peine. Il s’agit de la plus grande émission d’OLO jamais réalisée : huit milliards d’euros. Nous avons ainsi attiré des investisseurs de 31 pays différents, et plus d’un cinquième du volume a été absorbé par des acheteurs non européens. Ce qui ne fait que confirmer la popularité à l’échelle mondiale des émissions d’obligations belges. »

Primary Dealer

Le lancement rapide de l’OLO91 a été rendu possible, entre autres, grâce à BNP Paribas Fortis. « En qualité de Primary Dealer, nous nous chargeons du placement et de la promotion des titres de créance auprès des investisseurs institutionnels », souligne Stefaan Van Langendonck, Director Debt Capital Markets. « Nous assurons également l’activité et générons la liquidité des OLO et des certificats de Trésorerie sur le marché secondaire. »

La Belgique compte douze Primary Dealers. Ils ont conclu un contrat avec le Trésor public sur la base d’un cahier des charges. « BNP Paribas Fortis peut se considérer, à juste titre, comme l’un des plus importants intermédiaires pour la dette publique belge », déclare Stefaan Van Langendonck. « Chaque année, nous nous classons invariablement parmi les trois Primary Dealers les plus actifs dans notre pays. Régulièrement, nous occupons même la première place. »

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02.06.2020

#TousEnsemble Lasea décontamine les masques au laser

Lasea conçoit des solutions laser de haute précision pour des secteurs de pointe. Face à la crise du coronavirus, l’entreprise liégeoise a ressorti un ancien projet permettant de décontaminer les masques chirurgicaux. De quoi répondre à la pénurie de masques.

Le cheval de bataille de Lasea, c’est le laser femtoseconde. Il permet d’atteindre une précision de 0,2 micron, 200 fois plus petit qu’un cheveu. Ses équipements de pointe sont notamment utilisés dans l’horlogerie, l’électronique, le médical ou le pharmaceutique. Face à la pénurie de masques, l’entreprise liégeoise a ressorti un ancien projet de décontamination de ses cartons comme l’explique Axel Kupisiewicz, CEO de Lasea.

« Nous avions testé la décontamination au laser il y a près de 20 ans. À l’époque, ce projet n’avait pas connu de débouchés sur le plan commercial. Avec la crise du coronavirus, nous l’avons proposé pour décontaminer les masques chirurgicaux usagés. C’est ainsi que nous avons intégré un consortium géré par l’université de Liège et destiné à développer une filière de décontamination. D’habitude, il faut plusieurs mois, voire plusieurs années pour faire des tests et obtenir des certifications. Grâce à la collaboration entre l’université et le gouvernement wallon, tout a été fait en quelques semaines. »

Une crise permet de se réinventer

Lasea a proposé deux techniques de décontamination. « Pour la première, nous avons utilisé un appareil laser fabriqué par la société Aseptic Technologies de Gembloux que nous avons adapté pour répondre aux besoins locaux. », explique Axel Kupisiewicz. « Pour la deuxième, nous avons conclu un partenariat avec la société Optec, de Mons. Cette dernière solution permet de traiter 3 à 4 fois plus de masques par jour. »

Mais le confinement a aussi généré une nouvelle dynamique au sein de la société. « Nous avons lancé un brainstorming pour affiner la stratégie des prochaines années. Résultat : une nouvelle organisation après le déménagement dans notre nouveau bâtiment, financé par BNP Paribas Fortis d’ailleurs. D’autre part, l’utilisation généralisée de la vidéoconférence a généré une véritable nouvelle dynamique au sein de la société. Auparavant les collègues belges, réunis physiquement sur le site de Liège étaient en quelque sorte privilégiés dans les réunions face à leurs collègues français, américains ou suisses, présents en vidéoconférence. Désormais tout le monde est placé sur un pied d’égalité puisque chacun se trouve seul devant son écran. C’est un des aspects intéressants du confinement qui a créé un esprit global dans un groupe international. »

Une relation de confiance

« BNP Paribas Fortis est à nos côtés depuis nos débuts, il y a 21 ans », se souvient Axel Kupisiewicz. « D’abord via l’agence locale du Sart-Tilman et, depuis 7 ans, via Corporate Banking. Vu les développements de Lasea, l’élargissement à plusieurs banques s’est avéré nécessaire, BNP Paribas Fortis restant la principale. J’accorde énormément d’importance à la relation personnelle et à l’élaboration d’un climat de confiance. Que ce soit le directeur de l’agence ou les collaborateurs du Corporate, nos chargés de relations connaissent bien notre activité et nos produits. C’est important, ils comprennent les problématiques auxquelles nous sommes confrontés et savent par conséquent quels sont nos besoins financiers. »

« Dès le début de la crise, la banque nous a demandé si nous avions besoin de soutien pour développer ce projet de décontamination de masques. Nous avons pu mener à bien ces solutions de décontamination en réaffectant nos équipes, il ne nous fallait pas un grand apport de capitaux. Nous avons, par contre, accueilli favorablement, le moratoire sur le remboursement du capital de tous nos crédits d’investissement. »

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18.05.2020

#TousEnsemble Un bracelet garantit la distance entre les employés

L’entreprise technologique anversoise Rombit a mis au point un bracelet de sécurité pour les travailleurs dans les ports et les environnements industriels. Il garantit la distanciation sociale et permet aussi le traçage en cas d’infections au coronavirus.

Depuis 2012, Rombit développe des applications numériques pour les compagnies maritimes, les terminaux portuaires, les usines et les chantiers de construction. Les solutions logicielles et hardware visent à assurer un déroulement plus efficace, plus sûr et plus dynamique des activités opérationnelles. Dans un souci de distanciation sociale, la société vient de lancer un bracelet intelligent : le Romware Covid Radius.

« Ce dispositif garantit un mètre et demi de distance », explique le CEO John Baekelmans. « Si deux employés s’approchent trop près l’un de l’autre, le bracelet émet un avertissement. Grâce au traçage, un conseiller en prévention ou une personne de confiance peut également savoir avec quels collègues un employé infecté est entré en contact. Au cours de cette procédure, le respect de sa vie privée est garanti à cent pour cent. C’est unique. »

Un vif intérêt

Le Romware Covid Radius est une variante du Romware ONE existant : un bracelet qui rassemble une vingtaine de fonctions ayant trait à la sécurité, parmi lesquels le contrôle d’accès, un système de localisation en cas d’incident et une alarme qui se déclenche lorsque des véhicules approchent. En à peine deux semaines, Rombit a optimisé une solution dérivée qui facilite le travail en toute sécurité en période de coronavirus.

« Nous sommes actuellement occupés à tester de manière approfondie le Romware Covid Radius dans le port d’Anvers », explique John Baekelmans. « Il est prévu que d’autres entreprises l’utilisent par la suite. Elles vont intégrer notre bracelet de sécurité dans leur « nouvelle façon de travaille  ». Ce dispositif bénéficie d’un très grand intérêt, tant sur le plan national qu’international. À l’heure qu’il est, nous sommes en négociations avec de très grands acteurs du secteur industriel. »

Une responsabilité sociétale

Suite au grand intérêt suscité par le Romware Covid Radius, Rombit a déjà considérablement augmenté sa production à Taïwan. Le CEO John Baekelmans s’attend aussi à un besoin croissant de financement à court terme. « Dans ce cas, une coopération étroite avec votre banque est essentielle », souligne-t-il. « À ce niveau, BNP Paribas Fortis est le partenaire qu’il nous faut à nos côtés. »

« Rombit fait partie du Innovation hub de BNP Paribas Fortis », explique Conchita Vercauteren, chargée de relation. « Via ce hub, la banque soutient les start-ups et les scale-ups innovantes qui contribuent à une société meilleure. La volonté affichée par Rombit de diffuser sa solution au coronavirus à grande échelle et au prix le plus bas témoigne clairement d’un grand sens de responsabilité sociétale. »

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