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09.05.2016

Point Chaud. Un cas pratique en Private equity

En avril 2014, BNP Paribas Fortis Private Equity prend une participation minoritaire dans la chaîne de restauration rapide wallonne Point Chaud. Coup d'œil dans les coulisses de cette transaction.

Point Chaud est fondée en 1993 par le CEO et actionnaire de référence, Didier Depreay. Aujourd’hui, l'entreprise est la plus grande chaîne de restauration rapide wallonne, avec près de 400 travailleurs et un chiffre d'affaires tournant autour de 40 millions d'euros. Point Chaud possède une quarantaine de points de vente en Wallonie et en France, la plupart d'entre eux situés dans les régions de Namur et Liège.

Un travail de longue haleine

En avril 2014, après pratiquement deux années de travail préparatoire, BNP Paribas Fortis Private Equity (FPE) acquiert une participation minoritaire dans l'entreprise. Luc Weverbergh, Managing Director BNP de Paribas Fortis Private Equity, explique :

« Notre entrée dans le capital fait suite à une modification dans l'actionnariat de Point Chaud. A l’époque, le CEO Didier Depreay souhaite racheter plusieurs participations minoritaires, mais ni lui ni l'entreprise ne disposent des moyens nécessaires. Lorsque Didier Depreay évoque ce problème avec son chargé de relation (Point Chaud est alors client de BNP Paribas Fortis depuis plusieurs années), ce dernier le met immédiatement en contact avec notre équipe. »

Cependant, beaucoup de temps s’écoule encore avant de pouvoir boucler la transaction. Rien d'anormal, selon Luc Weverbergh :

« Chaque opération requiert une phase de préparation au cours de laquelle nous évaluons de manière approfondie le plan stratégique et les chiffres. Et puis, nous devons parvenir à une vision commune sur l'avenir de l'entreprise. C'est dans ce cadre que nous proposons de simplifier la structure du groupe et de lui donner un accent typiquement belge. Cela ne se fait évidemment pas du jour au lendemain. Le rachat des participations minoritaires doit se dérouler dans les meilleures conditions possibles. Le fait que nous pouvons alors organiser la transaction nous-mêmes sans aucune pression de l'extérieur (d'un corporate finance advisor par exemple) joue clairement en notre faveur. C’est l’occasion de prendre le temps nécessaire pour développer une relation de confiance mutuelle et apprendre à connaître l'entreprise. »

Un investissement pour l'avenir

Grâce à cette participation, FPE devient un important actionnaire minoritaire de Point Chaud, alors que le CEO, Didier Depreay, passe actionnaire majoritaire. Le groupe de financement Meusinvest conserve également une petite participation dans l'entreprise. Didier Depreay :

« L’entrée de BNP Paribas Fortis Private Equity dans le capital de Point Chaud constitue un puissant levier de développement pour l’ensemble des activités du groupe en Belgique et à l’étranger. Je me félicite de ce nouveau partenariat financier, qui permettra à l’entreprise d’accélérer son expansion et de consolider sa structure et son positionnement sur le marché belge. Point Chaud devrait aussi être en mesure de conquérir plus rapidement des parts de marché dans les régions où l’enseigne n’est pas encore présente et devenir ainsi leader dans le segment de la sandwicherie et de la viennoiserie en Belgique. D'ailleurs, nous prévoyons l’ouverture de plusieurs nouveaux points de vente en Wallonie et à Bruxelles. »

Pourquoi Point Chaud ?

Luc Weverbergh :

« Notre stratégie d'investissement vise les moyennes entreprises du Benelux, performantes, détenant une solide position de marché et un important potentiel de croissance. Point Chaud correspond parfaitement à ce profil. En outre, nous l’observons dès les premiers entretiens, nous partageons la même vision que le CEO : qu’il s’agisse de nouveaux marchés à explorer, de la structure, de la stratégie de croissance, ou même de l’éventualité d'une sortie commune. En bref, tous les ingrédients pour une collaboration réussie. »

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09.05.2016

Private equity : un concept qui couvre plusieurs choses

Le private equity peut aussi être une solution pour les PME lorsque celles-ci souhaitent renforcer leurs fonds propres ou financer leur croissance. Mais comment attirer des investisseurs en private equity ? Et comment ceux-ci procèdent-ils ?

Le private equity peut prendre diverses formes. Quelles sont les techniques d'investissement qui se cachent derrière ce terme et dans quels cas sont-elles utilisées ?

Private equity

Le private equity, ou capital-investissement, est un instrument par lequel BNP Paribas Fortis Private Equity acquiert, seule ou en collaboration avec d'autres investisseurs, une participation dans une entreprise. Il ne s'agit pas d'un investissement passif, mais bien d'un actionnariat actif : l'objectif est d'établir un partenariat sur le long (ou moyen) terme. Concrètement, cela signifie que FPE est représentée au Conseil d'administration = en tant qu'actionnaire minoritaire, elle peut participer aux décisions stratégiques et financières de l'entreprise et/ou l'aider à se professionnaliser davantage.

Après quelques années, FPE sort du capital de l'entreprise. Les modalités précises du retrait sont définies en concertation avec les autres actionnaires. Ces derniers peuvent, par exemple, reprendre la participation, mais FPE peut également la céder à un autre investisseur en private equity ou à un acteur industriel.

Diverses raisons peuvent pousser une entreprise à vouloir attirer de nouveaux capitaux. Souvent, son objectif est de financer sa croissance, que celle-ci passe par une augmentation de capacité, une internationalisation ou des acquisitions. L'avantage pour l'entreprise est qu'elle n'a, dans ce cas, pas besoin d'injecter de nouveaux fonds privés ou de s'endetter outre mesure. Cette solution peut aussi être utilisée dans le cadre d'une cession d'entreprise ou d'un rachat, éventuellement partiel, de parts d'actionnaires familiaux ou moins actifs.

Venture capital

Le venture capital, ou capital-risque, est une forme de private equity axée sur le financement de jeunes entreprises de haute technologie, présentant généralement des perspectives de croissance très prometteuses. FPE est surtout active dans le venture capital via des investissements dans des fonds de capital-risque dans le milieu universitaire.

Financement Mezzanine

Le financement mezzanine, appelé aussi quasi-fonds propres, est un prêt subordonné à long terme pour lequel aucun remboursement intermédiaire n'est exigé. L'entreprise doit rembourser en une seule fois (« bullet »). Ces caractéristiques rendent le financement mezzanine plus risqué et donc plus cher qu'un prêt classique avec une échéance plus courte, un schéma d'amortissement et des sûretés.

L'entreprise doit cependant générer suffisamment de rendement et de liquidités pour pouvoir faire face aux charges d'intérêt. Pour la banque, la rémunération est composée des éléments suivants :

  • Les intérêts cash : intérêts payés sur une base régulière pendant la durée du financement.
  • Le Payment in kind (PIK) : intérêts capitalisés qui ne sont pas payés en cash pendant la durée du financement, mais qui sont ajoutés au capital et sont donc remboursés en même temps que le principal.
  • Warrant : instrument qui donne au prêteur mezzanine le droit d'acquérir ultérieurement un petit pourcentage du capital de l'entreprise, ce qui lui permet de bénéficier d'une source de rémunération variable.

La proportion exacte entre ces différents éléments dépend de la nature de l'entreprise, de ses projets d'avenir et des accords pris avec le bailleur de fonds. Ainsi, une organisation qui génère beaucoup de liquidités pourra supporter des intérêts cash plus élevés, alors qu'une entreprise avec d'importants besoins de fonds de roulement optera plutôt pour des intérêts PIK plus élevés ou davantage de warrants.

Le financement mezzanine est souvent utilisé par des entreprises en déficit de financement, c'est-à-dire que leur besoin d'investissement ne peut être entièrement couvert par les fonds propres ou via un financement classique par endettement. Une entreprise peut également opter pour cet instrument lorsqu'elle n'a pas besoin d'un apport de capitaux externes, notamment parce qu'elle dispose de suffisamment de fonds propres ou parce qu'elle ne souhaite pas ouvrir son capital à de nouveaux actionnaires.

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09.05.2016

Private equity : pas que pour les entreprises en croissance

Comment se déroule une transaction ? Et quelles sont les entreprises concernées ? Entretien avec Luc Weverbergh et Raf Moons de BNP Paribas Fortis Private Equity.

Comment évolue le marché du private equity ?

Raf Moons (RM), Investment Director : « Le marché est en train de reprendre des couleurs, après une baisse de régime entamée en 2008. Pendant la crise, le nombre de demandes reste relativement constant, mais il s'agit alors surtout d'entreprises en difficultés qui se tournent vers le private equity en dernier recours. Maintenant que l'économie se redresse, nous constatons une nette amélioration de la qualité des dossiers. En outre, les rênes de nombreuses entreprises familiales devraient aussi, selon nous, bientôt passer aux mains de la nouvelle génération, ce qui devrait entraîner une multiplication des opérations de private equity. »

 Luc Weverbergh (LW), Head of BNP Paribas Fortis Private Equity : « Nous constatons également une augmentation des capitaux disponibles. En témoigne le nombre croissant de nouveaux investisseurs, petits ou familiaux, qui font leur entrée sur le marché. En outre, de plus en plus d’argent est investi dans des projets qui, jusqu'il y a peu, n'auraient pas rempli les exigences de rendement. Des dossiers dont le rendement potentiel demeure néanmoins supérieur à ce que rapportent les investissements classiques aujourd'hui. On pourrait donc considérer le private equity comme une forme alternative de placement. »

Et aussi comme une forme alternative de financement ?

LW : « Je parlerais plutôt d'une solution complémentaire, car les projets que nous aidons à réaliser ne se financent pas exclusivement par le biais des crédits bancaires. Cela dépend beaucoup du projet envisagé par l'entreprise. Ainsi, une opération de buy-out ne peut être entièrement financée par l'endettement ; une partie doit passer par les fonds propres. Autre exemple : une entreprise qui souhaite financer sa croissance peut contracter des crédits à cet effet, mais sa capacité de remboursement ne sera pas illimitée. Dans les deux cas, le private equity peut offrir une solution. »

RM : « Le private equity mérite assurément sa place dans un mix de financement. Comme il s'agit d'un apport en fonds propres, aucun remboursement n'est nécessaire. Cela permet aux entreprises de prendre plus de risques, de croître plus rapidement et de lancer des projets plus importants qu'avec un financement via crédits bancaires. Les charges d'intérêt et le schéma d'amortissement rendent en effet ces produits plus contraignants sur le plan financier. »

Le private equity est-il réservé aux entreprises de croissance ?

RM : « Pas nécessairement. Cette solution convient également aux entreprises matures, quel que soit le secteur. Nous nous concentrons surtout sur les moyennes et grandes entreprises avec une solide position de marché, une situation financière saine et un management motivé qui présente un projet bien ficelé. Une reprise, un management buy-out ou l'entrée sur un nouveau marché constituent pour nous le moment idéal pour nouer une relation. »

Et les projets innovants ?

RM : « Depuis 1997, nous proposons des solutions de venture capital via des investissements dans des fonds de capital-risque dans le milieu universitaire. Ces fonds investissent dans des spin-off universitaires, mais aussi de plus en plus souvent dans des spin-in, à savoir des projets ou des entreprises qui veulent mettre en place une collaboration avec les universités, par exemple pour leurs travaux de recherche. Citons, par exemple, les fonds Gemma Frisius (KU Leuven), Qbic (UGent, UA et VUB), Vives (UCL) et Theodorus (ULB). Nous ne nous contentons donc pas de donner un coup de pouce aux starters, mais nous contribuons aussi à la valorisation des technologies de pointe en Belgique. »

Comment entrez-vous en contact avec les candidats potentiels ?

LW : « Nous passons tout d'abord par des intermédiaires, comme les sociétés de corporate finance. Naturellement, nous prospectons aussi nous-mêmes, notamment en analysant les données des entreprises, en prenant des contacts informels, en restant à l'écoute de nos chargés de relation ou en suivant simplement l'actualité. Ou l'entreprise prend elle-même contact avec nous. Au total, nous recevons une centaine de dossiers chaque année. Mais au bout du compte, nous n'investissons que dans deux entreprises, soit via un financement mezzanine soit via une participation minoritaire. »

RM : « Cela peut paraître peu, mais n'oubliez pas que nous parlons d'investissements de 20 millions d'euros ou plus. Notre volonté est d'établir un partenariat long terme, avec pour objectif de créer une situation win-win. Cela ne se fait pas du jour au lendemain. Le processus peut prendre plusieurs mois. Nous devons en effet analyser le projet sous toutes ses coutures et nous familiariser avec le secteur, l'entreprise et le management. De son côté, le chef d'entreprise a également besoin de temps pour se préparer mentalement à l'arrivée d'un nouvel actionnaire actif. Une telle alchimie n'est jamais facile à obtenir. »

Comment se déroule la phase préparatoire ?

RM : « Nous commençons par analyser le profil de l'entreprise, les résultats passés et - comme notre rendement dépend, par définition, des évolutions futures - le business plan pour les prochaines années. Ensuite, nous procédons, généralement en collaboration avec des partenaires extérieurs, à un examen approfondi (due diligence) de la situation financière, juridique et stratégique de l'entreprise. Nous sommes ainsi en mesure de mieux cerner les risques, les chances de réussite et la faisabilité du projet en question. La durée de cette phase dépend de la qualité de la préparation du dossier et de l'état d'avancement de la transaction au moment où nous entrons en piste. En effet, si l'entreprise est passée par un intermédiaire, l'analyse financière et la due diligence auront déjà été effectuées en partie et nous pourrons donc avancer plus vite. »

LW : « Autre facteur : l'organisation interne de l'entreprise. Comment celle-ci est-elle structurée ? Est-elle capable de nous livrer facilement les chiffres dont nous avons besoin et de répondre à nos questions ? Ce n'est pas toujours évident, le dirigeant d'entreprise est souvent obligé de vivre comme une double vie durant toute la durée des discussions : s'occuper du business as usual et veiller à ce que les affaires continuent de tourner, et, en parallèle, préparer une opération très importante pour l'avenir de sa société. Au départ, il a intérêt à rester discret et à travailler seul ou avec quelques personnes de confiance afin de ne pas inquiéter inutilement ses collaborateurs. »

RM : « La situation conjoncturelle joue également. Les marges de croissance se rétrécissent et les investisseurs en private equity analysent désormais les business plans avec un œil plus critique qu'auparavant. Il faut donc plus de temps pour finaliser une opération. »

Quel rôle jouez-vous en tant qu'actionnaire ?

RM : « Au cours de la phase préparatoire, nous analysons le projet sur lequel la direction de l'entreprise apporte éventuellement quelques modifications. Une fois que nous nous sommes engagés, notre objectif est de réaliser le projet en collaboration avec les autres actionnaires. Notre intention n'est absolument pas de nous substituer à la direction en place, mais bien d'agir comme une caisse de résonance au sein du Conseil d'administration, où nous pourrons influer sur l'orientation stratégique de l'entreprise. L'aider aussi à se professionnaliser là où cela s'avère nécessaire. Notre implication prendra évidemment une autre dimension en cas de crise ou de problème financier complexe. »

LW : « Nous jouons également un rôle au niveau de l'organisation et du reporting financier. Si nous estimons que des améliorations peuvent être apportées, nous n'hésitons pas à émettre des suggestions. Par exemple pour optimiser le fonctionnement du Conseil d'administration ou pour mettre en place un système de reporting avec de nouveaux indicateurs de performance. L'entreprise pourra ainsi prendre ses décisions plus rapidement et mieux évaluer les risques. »

RM : « La notion de partenariat est essentielle. Si nous devons créer de la valeur ajoutée, nous devons unir notre expertise et notre expérience à celles du management et des autres membres du Conseil d'administration. Une telle collaboration n'est possible que dans une atmosphère d'ouverture, de respect et de confiance, même si cela ne doit pas nous empêcher de poser des questions critiques et de remettre en cause des traditions parfois bien ancrées au sein de l'entreprise. Généralement, nous remarquons assez rapidement dès la phase de reconnaissance si le courant passe avec les autres actionnaires et les dirigeants. Cela influencera probablement notre décision de poursuivre ou non l'aventure. »

Combien de temps restez-vous dans une entreprise ?

RM : « Par notre participation, nous entendons créer de la valeur pour les actionnaires sur le long terme. C'est pourquoi nous investissons habituellement sur une période de cinq à sept ans, et parfois plus longtemps. En principe, nous nous retirons seulement lorsque nous estimons que le moment est favorable tant pour l'entreprise que pour nous-mêmes. Nous revendons alors notre participation à un ou plusieurs autres actionnaires, à un autre investisseur en private equity ou à un acheteur industriel. »

LW : « Notre retrait doit être parfaitement intégré dans la vision d'avenir de l'entreprise. Le sujet est donc très rapidement abordé lors des négociations. Avant de prendre une participation, nous devons avoir une idée claire de la direction que prendra l'entreprise et définir notre stratégie de sortie en conséquence. Nos plans peuvent évidemment encore être modifiés en cours de route. Rien n'est jamais figé. »

Le private equity comporte-t-il aussi des inconvénients pour l'entreprise ?

LW : « Pour la société, non : celle-ci bénéficie en effet de fonds propres supplémentaires pour continuer à croître sans la moindre charge financière. La situation est différente pour les actionnaires existants car leur participation se voit toujours légèrement diluée. Cette dilution reste toutefois relative. Après notre arrivée, les autres actionnaires possèdent peut-être une plus petite part du gâteau, mais celui-ci a bien grossi ! »

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18.04.2016

Crowdsourcing. Faites-le avec vos clients

Vous ne savez quelle solution choisir pour étoffer votre offre ? Votre département R&D est confronté à un problème technique ? Demandez à vos clients ou au grand public de vous aider.

L'externalisation ouverte (crowdsourcing) est une pratique qui consiste à solliciter l'aide des clients et/ou du grand public pour mener à bien un projet (d'entreprise). Cette approche a actuellement le vent en poupe dans le monde entier, bien qu'elle ne soit pas neuve. Les autorités britanniques y ont déjà recours en 1714, permettant ainsi l'invention du chronomètre de marine  – outil indispensable pour calculer avec précision la position des bateaux en mer. 

Trois siècles plus tard, le principe de base du crowdsourcing est toujours le même : vous disposez d'un réseau de personnes au sein et, surtout, en dehors de votre entreprise. Ce sont ces personnes qui vont contribuer au succès de l'entreprise en proposant des idées, en y consacrant du temps, en partageant leur expertise ou en apportant un soutien financier. De la sorte, vous avez accès à de nouvelles solutions et possibilités qui vous permettent de réaliser des projets communs, d'optimaliser la répartition des tâches et de réduire les coûts.

Ce système repose sur l'échange, la transparence et la communication. Il peut en outre se déployer dans tous les secteurs et à tous les niveaux de gestion. Pour ne citer qu'un exemple, vous pourriez ainsi mobiliser une équipe de concepteurs pour le développement de vos produits et choisir avec le grand public la meilleure proposition, que vous mettriez ensuite sur le marché, en recourant éventuellement de manière partielle au crowdfunding.

Les gens sont prêts à vous suivre

Peut-être pensez-vous que nous exagérons... Loin de là ! En témoigne d'ailleurs le succès grandissant de cette approche. De plus, le moment est opportun pour procéder au crowdsourcing :

  • grâce aux avancées technologiques, à l'essor des réseaux sociaux et à l'apparition des communautés en ligne, il n'a jamais été aussi simple de communiquer avec le grand public ;
  • le grand public y est très favorable : une enquête menée par plusieurs universités européennes indique que 54 % des Européens souhaitent participer de manière créative et/ou financière à des projets d'entreprises et de particuliers ;
  • collaborer à la réalisation d'un projet est très tendance en ce moment. Toutes sortes de raisons poussent les gens à s'investir dans un projet : le besoin d'exprimer sa créativité, le souhait de s'inscrire dans une logique commerciale, de faire un geste pour la société, ou tout simplement pour l'honneur ou le plaisir ;
  • l'économie a absolument besoin de sources de financement et de projets innovants pour retrouver le chemin de la croissance et renforcer sa compétitivité.

Envie de vous lancer dans cette aventure ?

Sachez tout de même que l'adoption de ce système va modifier profondément la manière dont votre organisation recueille des informations, réalise des enquêtes, fabrique ses produits et finance ses projets. Il vous faudra également repenser les relations que vous entretenez avec vos clients ou utilisateurs, lesquels seront désormais susceptibles de devenir des collaborateurs, des bailleurs de fonds ou des ambassadeurs de votre entreprise.

Pour autant, il n'y a pas lieu d'y voir une forme de menace, au contraire : le crowdsourcing vous donne l'occasion de sortir des sentiers battus. Vous pouvez ainsi trouver des idées en externe, permettre au grand public de donner son avis sur des idées élaborées en interne, combiner ces deux approches, et bien d'autres choses encore.

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18.04.2016

Crowdsourcing : à faire et à ne pas faire

Bien mené, un projet de crowdsourcing profite aux deux parties : tant l'entreprise que le grand public ont un bon sentiment, celui d'accomplir quelque chose ensemble. Mais comment faire pour y parvenir ?

Dans le mot « crowdsourcing », l'épithète « crowd » est tout aussi importante que le terme « sourcing ». Elle renvoie à une communauté qu'il vous faut créer et convaincre pour réussir votre projet. Or, le grand public est loin d’être une foule anonyme ou homogène, c’est un ensemble d'individus et de sous-groupes. Par conséquent, il vous faut les démarcher et les mobiliser chacun séparément. Voici cinq astuces qui vous aideront dans cette entreprise :

Soignez la présentation de votre projet

Pour convaincre, votre projet doit être attrayant. Pour ce faire, soignez et enrichissez votre présentation avec des photos, des vidéos. Point clé, la clarté ; des plans qui restent vagues ou un concept à moitié développé sont insuffisants. Simplifiez au maximum vos explications car tous les bailleurs de fonds potentiels ne sont pas nécessairement des spécialistes ou des techniciens.

N'oubliez pas non plus que le montant à atteindre doit être le plus réaliste possible. Il faut éviter à tout prix que les investisseurs potentiels aient l'impression que la campagne servira en réalité à vous enrichir ou que vous utiliserez l'argent pour financer d'autres projets en cours. Si le financement est assorti d'une rémunération, proposez des rétributions originales et attractives et aménagez des tranches de financement transparentes et accessibles. 

Créez votre communauté

Partez à la recherche des bonnes personnes et ralliez-les à votre projet. Empruntez à cet effet un maximum de canaux différents et attribuez à ces personnes des fonctions spécifiques : apport créatif ou technique, analyse critique, rôle d'ambassadeur, etc.

Placez la barre le plus bas possible, même au sein de votre entreprise : afin d'encourager les échanges d'idées, il est conseillé de mettre un maximum de vos collaborateurs en contact avec le grand public. 

Incarnez votre projet

Ayez du cœur à l'ouvrage pour accroître les chances de réussite de votre projet. Faites preuve de motivation et communiquez votre enthousiasme : répondez aux questions, tenez compte des remarques et intervenez si nécessaire. Soyez vigilant, il ne suffit pas de presser les participants comme des citrons pour en faire jaillir des idées exploitables. Ils devront, eux aussi, passer par un processus de création qui finira par aboutir à la formulation d'idées concrètes. Faites-les participer en continu au projet, variez vos attitudes selon chaque sous-groupe : il s'agira tantôt de les encourager, tantôt de les convaincre (à nouveau) ou encore de les féliciter, de les mettre à l'épreuve, etc. 

Menez une campagne passionnante

Vous devez toujours communiquer, même si ce sont de mauvaises nouvelles que vous avez à annoncer. Plus vous faites preuve d'engagement, plus les bailleurs de fonds seront fidèles à votre projet et disposés à tolérer d'éventuels retards ou problèmes.

Le timing est également un facteur important à cet égard : communiquez à intervalles réguliers pour permettre à la communauté de suivre l'évolution de votre projet et éviter que votre campagne ne tombe dans l'oubli. 

Votre projet, vos règles

Rappelons le principe de base de l'externalisation ouverte : vous définissez l'objectif de votre campagne et êtes ouvert à toutes les suggestions du grand public. C'est donc vous qui proposez au public le produit fini envisagé, et non l'inverse. Car dans le cas contraire, le résultat final risque de ne pas du tout correspondre à ce que vous aviez en tête. Citons à titre d'exemple à ne pas suivre les campagnes récentes (et rapidement annulées) qui ont mené à la création du produit « iSnack 2.0 », une barre chocolatée fourrée à la viande hachée, ou d'un liquide vaisselle au parfum de poulet rôti.

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