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06.02.2018

Pourquoi opter pour une trésorerie centrale ?

Amy Goldstein, Managing Director, International Cash and Liquidity Management Sales, nous parle des avantages de centraliser votre trésorerie en USD aux États-Unis. Une solution particulièrement attrayante en raison du statut de l’USD, véritable monnaie d'échange internationale, et du volume élevé de liquidités impliqué.

Depuis quelques années, la centralisation est un thème récurrent en matière de trésorerie d'entreprise. En effet, si de nombreuses entreprises gèrent avec succès des centres régionaux pour respecter les particularités de certaines zones géographiques, nous observons une tendance grandissante à la centralisation organisée par devise. Les trésoriers ont créé des structures de comptes destinées à centraliser les soldes critiques par devise sur le ‘marché domestique’ de la devise en question. Les avantages s'appliquent donc à chaque devise. Cependant, l’idée de centraliser le tout en USD aux États-Unis est intéressante en raison de l’usage largement étendu de l’USD en tant que monnaie d'échange internationale et du volume élevé de liquidités impliqué.

Selon les estimations du cabinet d’études Capital Economics établies en début d'année, les entreprises américaines détiennent 2,5 trillions de dollars à l'étranger, soit une augmentation de près de 20 % au cours de ces deux dernières années et l'équivalent de quelque 14 % du PIB. En outre, les entreprises dont le siège social est fixé en dehors des États-Unis, en particulier en Asie, en Afrique et en Amérique latine, libellent et règlent fréquemment leurs transactions en USD. Vu l'ampleur des soldes débiteurs et créditeurs concernés et l'omniprésence de la devise dans le commerce mondial, l'usage optimal de l'USD est crucial pour l'ensemble des entreprises actives à l'international. D'autres devises importantes telles que l'EUR, la GBP et le JPY peuvent également s’avérer intéressantes, selon le volume des soldes et la nature du business model de l'entreprise.

Pourquoi centraliser ?

Il existe une multitude de raisons pour lesquelles des entreprises peuvent envisager de centraliser leurs soldes d'USD (ou de tout autre devise) sur le marché domestique de la devise en question.

  • Gestion des liquidités
    Voyons d'abord les entreprises dont le siège central est établi aux États-Unis. De nombreuses grandes entreprises possèdent des centres de trésorerie régionaux pour la gestion des liquidités alors d’autres activités comme le financement du groupe, la gestion des taux de change, les investissements, etc. sont pris en charge par le siège central. De ce fait, la centralisation des USD aux États-Unis peut présenter des atouts de taille : elle permet de garder les cash pools en USD et les soldes résiduels à portée de main et dans le même fuseau horaire, tout en profitant d'heures de clôture ultérieures pour respecter les délais de placement. Pour les entreprises établies en dehors des États-Unis, la centralisation des USD présente des avantages en matière d'efficacité des paiements et des placements.
  • Placements
    Lorsque les liquidités sont centralisées, les possibilités de placement sont plus vastes sur le marché domestique de la devise. Cela permet aux trésoriers de concilier risques et objectifs d'investissement, tout en générant potentiellement de la valeur. Dans le même temps, les trésoriers peuvent gérer le risque de contrepartie avec davantage de précision en ayant une vue et un contrôle sur leurs expositions.
  • Efficacité en matière de paiement et d'encaissement
    La centralisation permet aussi de réduire les coûts inhérents aux paiements et encaissements internationaux, en fonction de la chaîne d'approvisionnement de l'entreprise, de la clientèle et de l'emplacement géographique des fournisseurs. En général, les flux internationaux sont plus coûteux et leur traitement est plus long. Comme la date valeur est parfois impossible à prévoir, certaines entreprises doivent disposer d'une réserve de liquidités ou de lignes de crédit journalières supérieures à leurs besoins. La réconciliation des flux de clients entrants peut également nécessiter davantage de temps et de travail, vu que certaines données font souvent défaut ou sont erronées dans le processus de paiement international. En revanche, la centralisation d'une devise sur son marché domestique peut réduire le nombre de paiements et d'encaissements internationaux, ce qui permet aux entreprises d'exploiter des systèmes de clearing locaux et ainsi de réduire leurs coûts, d'optimiser leur réconciliation et de gagner en efficacité.


Mieux gérer la pression

Étant donné la pression exercée sur les trésoriers afin de ‘faire plus avec moins’, la centralisation des fonds sur la base d'une devise peut s'avérer intéressante. En outre, les avantages de cette solution ne se limitent pas à la trésorerie même, aux liquidités et aux placements. Les trésoriers peuvent par exemple être confrontés à une série de risques et défis réglementaires. La gestion des conséquences d'une telle situation peut s'avérer très contraignante pour la trésorerie d'une entreprise et générer un risque pour la continuité de l'activité. Conserver ses devises à proximité à moindres coûts tout en bénéficiant d'un accès au marché domestique assure aux entreprises la meilleure position pour faire face aux événements du marché. Par ailleurs, les exigences KYC  (Know Your Customer – Identification et connaissance de la clientèle)  peuvent également être complexes et onéreuses, notamment en raison des différences entre les banques et les marchés. Dès lors, la centralisation des devises dans un seul et même endroit géographique et, partant, la simplification des structures de comptes peuvent alléger le fardeau de la conformité.

Reste cependant à comprendre pourquoi les trésoriers n'ont pas eu recours plus tôt à la centralisation. Une des raisons en est peut-être que cette opportunité n'a pas toujours été claire. En Europe par exemple, alors que l'euro, la monnaie unique, existe depuis 1999, la zone euro comprenait en réalité de nombreux marchés domestiques employant la même devise jusqu'à l'instauration de SEPA (Single Euro Payments Area - zone unique de paiement en euros). De ce fait, il existait souvent des barrières réglementaires à la centralisation ou du moins on le percevait comme tel. Depuis que les instruments de paiement SEPA ont remplacé la plupart des types de paiement nationaux, dans un cadre légal harmonisé, davantage d'entreprises actives dans plusieurs pays de la zone euro centralisent à présent leurs devises en un seul et même endroit. Bien que certains instruments de paiement nationaux demeurent et que les systèmes de clearing dans chaque pays européen présentent des caractéristiques différentes telles que les délais de clôture et de règlement, ils ne devraient pas inciter les trésoriers à opter pour la fragmentation.

Bon nombre d'entreprises américaines pensent que la centralisation aux E-U de fonds d’entités off shore a des conséquences fiscales. En l'occurrence, deux éléments doivent être pris en considération : le regroupement de fonds et l'ouverture de comptes non-résidents sur une base individuelle. Le regroupement de fonds entre entités établies dans différentes juridictions a un impact fiscal. Il importe de vérifier de quoi il s’agit : conventions en de double imposition, thin capitalisation ou autres. L'ouverture de comptes non-résidents américains sur une base individuelle est moins claire et sujette à interprétation. Il y a des précédents dans les deux cas. Il importe toujours d'obtenir l'avis d'un fiscaliste indépendant lorsque l'on envisage ces options.

Chaque pays étant soumis à ses propres réglementations fiscales, il n'est pas aisé de dupliquer un modèle de centralisation propre à une devise. Par conséquent, les trésoriers sont tenus d'impliquer les services fiscaux et légaux ainsi que leurs banques et autres tiers pour comprendre les opportunités et les bénéfices de chaque scénario. Cela englobe l'analyse des flux monétaires et de la gestion des expositions, en ce compris les instruments de paiement et d'encaissement utilisés, les produits de financement et de placement en place ainsi que les coûts applicables. Pourront ensuite être explorées les différentes opportunités du marché domestique, y compris la recherche des meilleurs instruments  de paiement, de financement et de placement ainsi que tous les avantages en matière de coûts, de liquidités et de risques. Cela implique aussi une analyse des endroits où se trouvent les clients et fournisseurs ainsi que leur impact potentiel.

Préparer l’avenir

Les trésoriers doivent anticiper l’avenir et se préparer à vivre des événements ‘disruptifs’. Ceux qui, dans leur planification, réduisent les risques dans les devises clés et maintiennent des structures de trésorerie et des systèmes bancaires flexibles et centralisés ont le plus de chance de sortir leur épingle du jeu. En tout temps, durant les bons comme durant les mauvais moments, il est essentiel de garder une vue et un contrôle optimal. Centralisation sa trésorerie sur le marché domestique de la devise en question peut vous aider à y parvenir. Il convient de prendre en compte de nombreux aspects, d’analyser toute la chaîne d'approvisionnement du début à la fin et de vérifier quelles banques et quels prestataires de services peuvent vous apporter des conseils et expertise. Investir dans ce processus présente des avantages considérables, d’augmenter la valeur ajoutée que peut apporter la trésorerie à l'entreprise et de parvenir à une meilleur gestion des risques et des coûts.   

(Source : BNP Paribas Cash Management)

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20.04.2017

Les paiements internationaux expliqués : coûts et délais

Qui paie pour quoi dans un paiement international ? Et quand l’argent se retrouve-t-il sur le compte du bénéficiaire ? Quel rôle joue le cut-off time (l’heure limite d’acceptation des ordres) ?

En cas de paiement international, donneur d’ordre et bénéficiaire doivent s’accorder sur la répartition des coûts. Trois possibilités s’offrent à eux :

1. OUR (« notre »)

Le donneur d’ordre prend tous les frais à sa charge, y compris ceux de la banque correspondante et de la banque du bénéficiaire.

2. SHA (shared pour « partagé »)

Les frais sont partagés. Le donneur d’ordre paie les frais de sa propre banque, le bénéficiaire, ceux des autres banques.  Au sein de l’EEE (Espace économique européen), en raison de la Payment Service Directive (PSD), en principe, seul le système “Shared” est d’application.

3. BEN (« bénéficiaire »)

Tous les frais sont à charge du bénéficiaire, y compris ceux de la banque du donneur d’ordre.

Une autre question se pose, celle de la durée du processus. Quand l’argent sera-t-il versé sur le compte du bénéficiaire ? Tout dépend du cut-off time, qui est l’heure limite à laquelle la banque peut garantir que les fonds seront encore crédités le jour convenu sur le compte du correspondant de la banque du bénéficiaire. Attention : cela ne signifie pas nécessairement que le bénéficiaire recevra l’argent à la date valeur de ce jour-là.

Alwin Vandeloock (Senior Product Manager International Payments du BNP Paribas Cash Management Competence Center) :

« Le cut-off time dépend de la méthode de paiement et de la devise. Pour un paiement international d'urgence en EUR, le cut-off time est fixé à 16h00, heure belge. En principe, un bénéficiaire en Europe recevra l'argent le même jour. Pour un bénéficiaire asiatique, ce sera probablement le lendemain ».

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24.04.2017

Tout savoir sur les paiements internationaux

De l’Albanie à la Zambie : le Currency Guide de BNP Paribas contient tout ce que vous avez toujours voulu savoir (et bien plus) sur les paiements internationaux, en 132 devises.

420 pages, voilà une brique qui vaut mieux ne pas recevoir sur la tête. Heureusement que le Currency Guide de BNP Paribas est également disponible en ligne. Vous en trouverez ici une version actualisée. Le guide est édité et tenu à jour par le Cash Management Competence Center. En sa qualité de responsable Product Management Cash Management chez BNP Paribas Fortis, Jo Germeys connaît bien les préoccupations des entrepreneurs et des organisations belges. Voilà pourquoi elle estime que ce guide est un outil utile.

« Nous essayons de tenir nos clients informés des changements dans la réglementation ou le paysage bancaires. Mais les entreprises ont tellement d’autres préoccupations que le message ne passe pas toujours. Ce n’est pas forcément une catastrophe, mais cela augmente le risque d'erreurs, de retards et engendre des coûts supplémentaires. Voilà pourquoi le Currency Guide s’avère un outil très précieux. »

Auparavant, BNP Paribas n’éditait qu’une version abrégée de ce guide, reprenant les devises les plus usuelles, mais la dernière version en date est exhaustive et passe en revue toutes les devises par ordre alphabétique et les dispositions qui y sont associées. Chaque devise fait l’objet d’un aperçu sur deux pages qui commence toujours par une série de directives claires à propos de la devise. En parcourant les pages consacrées au dollar canadien, vous apprendrez que les paiements en dollars canadiens doivent non seulement comporter un numéro de facture, mais aussi une description claire, en anglais, du type de paiement. Par exemple : “payment of travel expenses". Outre ces informations standard, vous apprendrez que le format IBAN n’est pas utilisé au Canada. Vous devrez par conséquent mentionner une adresse complète et un code CC avec 9 chiffres. Les 4 premiers chiffres représentent le numéro de routage, les 5 derniers désignent le numéro de transit de la banque. Ensuite, vous bénéficierez aussi d’explications sur la façon dont le paiement doit être formaté.

Alwin Vande Loock (Senior Product Manager International Payments du BNP Paribas Cash Management Competence Center) :

« La plupart des entreprises ne fonctionnent qu’avec quelques devises. Ce n’est donc pas une tâche insurmontable de lire attentivement les informations sur ces devises et d’opérer les ajustements nécessaires. Les logiciels ERP sont souvent paramétrés pour encoder les mêmes données pour tous les pays. Ce qui est donc une source d’erreurs. »

 

Les 5 commandements du paiement international

  1. Ecrivez en toutes lettres
    N’utilisez pas d’initiales ou d’abréviations dans le nom et l’adresse du bénéficiaire.
  2. Soyez complets
    Indiquez clairement le but de votre paiement. Cela peut se faire au moyen d'une description écrite en anglais, d’un code qui indique le motif du paiement, ou d’une combinaison des deux. Un numéro de facture seul ne suffit pas.
  3. Utilisez l’IBAN (ou non)
    Utilisez le format IBAN si nécessaire. C’est, par exemple, le cas pour le lek albanais (ALL) et le franc suisse (CHF). En Australie, l’IBAN n’est pas utilisé. Pour ce pays, vous devez utiliser le code BSB (Direction State Bank) et BIC (Bank Identification Code).
  4. Utilisez l'anglais (et l’alphabet latin)
    Indiquez les informations en anglais, en utilisant l’alphabet latin. N’utilisez pas la langue du destinataire ou votre propre langue.
  5. Faites attention aux décimales
    La plupart des devises acceptent 2 décimales (chiffres derrière la virgule). Il y a des exceptions : le peso chilien ou CLP et la roupie indonésienne ou IDR ne connaissent pas les décimales.
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28.04.2017

1 paiement international sur 200 est source d’erreur

On entend un grommellement ou un long soupir au département financier ? Tiens, un paiement international donnerait-il encore du fil à retordre ? Qu’est-ce qui a pu aller de travers ?

Les paiements ne sont jamais évidents, certes, mais les paiements internationaux eux, peuvent véritablement causer de sérieuses migraines. Les paiements en euros au sein de la zone SEPA se déroulent habituellement sans anicroche.

De nombreuses entreprises, cependant, éprouvent régulièrement des problèmes avec des paiements effectués dans des pays en dehors de la zone SEPA. Par ailleurs, la recherche d'une solution se révèle souvent longue et fastidieuse. On a parfois l'impression que les paiements internationaux atterrissent dans une boîte noire. Le montant y rentre et finit bien par en ressortir. Mais les délais, les coûts et les dates valeur appliquées manquent de clarté ou sont difficiles à prédire.

Le ressenti des entreprises est en partie exact, explique Wim Grosemans (responsable Product Management International Payments du BNP Paribas Cash Management Competence Center).

«  Il ressort de données fournies par SWIFT que près d’un paiement international sur 200 connaît des problèmes en chemin. Ces “problèmes” font l’objet de communications ou d’enquêtes entre banques. Il peut s’agir de paiements bloqués, de questions, d’imprécisions, de corrections… Les conséquences pour les entreprises sont variées. Par exemple, en chemin, des coûts imprévus viennent se rajouter, diminuant ainsi le montant qui parvient finalement sur le compte du destinataire. D’autres manquements concernent des paiements qui arrivent plus tard que prévu ou qui sont même reversés au donneur d’ordre. »

D’où proviennent ces erreurs ? De plusieurs endroits. En Europe, nous sommes gâtés par l'harmonisation SEPA : pour un paiement en euros, il vous suffit de remplir le numéro IBAN et le nom du bénéficiaire. En dehors de la zone SEPA, c’est encore une jungle de devises et de spécifications en tous genres. En outre, il convient de respecter la législation et les diverses réglementations du pays dans lequel le paiement est exécuté, du pays où l'argent arrive et des éventuelles stations intermédiaires.

Alwin Vande Loock (Senior Product Manager International Payments du BNP Paribas Cash Management Competence Center) énumère quelques obstacles potentiels.

« Parfois, l’on se heurte à des exigences propres au système de  compensation local, comme l’obligation d’utiliser le code CNAPS pour les paiements en yuans en Chine ou le code Fedwire pour les paiements en dollars américains. Autre problème : tous les pays n’utilisent pas le compte IBAN. Un exemple : pour les paiements à destination du Mexique, il faut utiliser le format CLABE. De nombreux pays n’ont pas adopté une structure définie pour leurs comptes et il n'y a pas un chiffre de contrôle comme chez nous : il suffit d’encoder un mauvais chiffre et tout est faux sans émission du moindre avertissement. Parfois, vous devez donner des informations très précises sur le bénéficiaire, comme le Code des impôts dans le cas de paiements en roubles russes vers la Russie. En outre, l’on trouve encore souvent des opérations à effectuer manuellement, qui sont donc autant de sources d’erreurs supplémentaires. »

Il faut aussi tenir compte de l’aspect « compliance » (conformité). Pour des raisons légales et éthiques, les banques doivent et veulent s’assurer à 100 % que les fonds ne soient pas d'origine suspecte ou qu’ils ne soient pas destinés à des fins suspectes, ou encore qu’ils ne contreviennent pas à un embargo ou des sanctions financières. À cet égard, certains pays sont considérés comme pays à risque. Dans le cadre de ces vérifications de conformité, toutes les transactions sont soumises à un certain nombre de filtres, au niveau de chaque banquier intermédiaire et de chaque système de compensation. Par exemple, un paiement qui ne comporte qu’un numéro de facture, dépourvu de description détaillée, risque de passer plus de temps dans le filtre. Il en va de même pour un paiement qui comporte une description insuffisante du bénéficiaire.

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Easy Banking Business

Tel. + 32 2 565 05 00
E-mail: Helpdesk Easy Banking Business // ebb.support@bnpparibasfortis.com

Isabel

Tel. +32 2 565 28 34
E-mail: Customer Support Isabel // hdisabel@bnpparibasfortis.com

Les 3 erreurs les plus courantes dans les paiements internationaux

  1. On oublie d’utiliser le format IBAN du compte dans les pays où c’est obligatoire.
  2. On oublie de transmettre le code de compensation, on fait une erreur dans le format de ce code ou on se trompe de champ pour communiquer ce code. Le code de compensation est utilisé dans de nombreux pays qui n’utilisent pas l’IBAN (Fedwire pour les États-Unis, CNAPS pour la Chine, BSB pour la Nouvelle-Zélande…).
  3. On décrit l’objet du paiement avec trop peu de précision. La mention du seul numéro de facture ou des abréviations peu claires peuvent entraîner des questions dans le chef d’une des banques, et causer ainsi des retards – a fortiori dans des pays frappés par un embargo.
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26.10.2018

Comment obtenir automatiquement le meilleur taux de change ?

Les entreprises qui gèrent plusieurs devises n’ont guère envie de prendre des risques avec les taux de change et de s’embarrasser de tracasseries administratives. La banque a élaboré une solution en coulisses : le service « embedded FX ».

Embedded FX ? Ne vous cassez pas la tête à essayer de retenir ce nom, car le système fonctionne de manière entièrement automatique, sans même que vous ayez à y penser. Non, FX n’est pas le nom des derniers effets spéciaux utilisés à Hollywood, c’est tout simplement l’abréviation de Foreign Exchange, aussi parfois appelé Cross Currency. Vous y serez certainement confronté si vous effectuez des paiements internationaux. Ces derniers ne sont pas toujours réalisés dans la devise du compte de débit (ce que l’on appelle les « mono-currency payments », les paiements mono-devises). Il arrive que la devise du paiement du compte à débiter diffère de celle du compte à créditer. Ce sont les paiements FX. Une opération de change se produit durant les paiements : une devise est vendue et une autre est achetée sans que vous ayez à intervenir.

Les volumes sur le marché FX sont peut-être légèrement supérieurs à ce que vous croyez. En réalité, ils sont gigantesques ! Chaque jour, on y échange plus de 5 billions de dollars ! Ce qui équivaut à 5.000 milliards de dollars, soit plus que le marché mondial des actions… en une seule journée. Le marché FX tourne jour et nuit et ne ferme que le week-end, du vendredi 22h au dimanche 22h.

Wim Grosemans (Head of Product Management Payments and Receivables du BNP Paribas Cash Management Competence Center) :

« Sur ce marché FX, les banques jouent en quelque sorte le rôle d’un grossiste : elles achètent et vendent des devises sur le marché international pour ensuite les revendre à leurs clients avec une marge. BNP Paribas est un des plus grands acteurs, elle se trouve dans le top au niveau mondial. Il n’existe pas un taux de marché officiel pour ce marché de gré à gré (OTC ou over-the-counter). Chaque banque détermine le taux auquel elle veut acheter ou vendre des devises. Un taux du marché officieux peut être obtenu dans des publications de certaines institutions publiques (comme la Banque Centrale Européenne) et des organisations privées (Reuters, Bloomberg…). Celles-ci se basent sur le taux moyen proposé par un certain nombre de grandes banques. »

Le taux est toujours fixé par paire de devises (currency pair), par exemple, l’euro contre le dollar américain : EUR/USD = 1,1119. C’est la paire la plus échangée, elle représente en effet 25 % des transactions quotidiennes. En deuxième position, on trouve la paire dollar américain - yen japonais (USD/JPY), avec 18 %. La paire livre sterling - dollar américain (GBP/USD) arrive troisième avec  9 %.

Alwin Vande Loock (Product Marketing Manager Payments and Receivables du BNP Paribas Cash Management Competence Center) :

« En ce qui concerne les taux, les banques offrent différentes options. Le taux peut être un live market rate, un taux de marché mis à jour en continu. Le taux de change de l'euro contre le dollar américain est ajusté, par exemple, plus de 50 fois par seconde. Une autre option peut être un taux quotidien. Dans ce cas, un taux sera applicable durant une période déterminée. »

De nombreuses entreprises ne savent pas où donner de la tête avec toute cette problématique de taux de change. Trop complexe, trop coûteux en termes d'administration et des risques de change trop importants. Pour ces clients, les banques ont une solution : l’embedded FX.

Wim Grosemans (Head of Product Management Payments and Receivables du BNP Paribas Cash Management Competence Center) :

« Lorsque vous effectuez un paiement dans une devise dans laquelle vous ne possédez pas de compte, la banque va collecter immédiatement un taux concurrentiel chez les collègues dans la salle des marchés de la division Global Markets. Normalement, le taux est confirmé dans l’heure qui suit le paiement envoyé par le client. À moins qu'il ne s’agisse de montants importants, l’ensemble du processus se déroule de manière automatique. L’informatique est nettement plus performante qu’il y a quelques années, de sorte que la banque est moins vulnérable à la volatilité des marchés et elle peut offrir un taux concurrentiel à ses clients. Embedded FX est une alternative efficace et simple pour ceux qui ne souhaitent pas ouvrir des comptes dans des devises différentes, avec tous les risques de change que cela comporte. Pour le client, peu importe la devise qu’il utilise : son expérience ne s’en ressentira pas. Et il peut dormir tranquille, il sait qu’il obtiendra d’office un taux compétitif. »

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