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18.01.2017

Pourquoi rester employé de sa propre société après l'avoir vendue

Vous cédez votre société ? L'acquéreur va probablement souhaiter vous garder au sein de la nouvelle structure durant la transition. Pourquoi et comment en profiter.

Si vous êtes chef d’entreprise, votre dernier contrat de travail en bonne et due forme doit remonter à... une autre vie. Pourtant, si vous vendez, une opportunité peut-être inattendue va se présenter à vous : la possibilité de rester au sein de votre ancienne entreprise, mais cette fois en qualité de collaborateur salarié.

Cette mission fait partie des pratiques courantes lorsqu'il faut assurer une transition. D'ailleurs, si vous y prêtez attention, ce contrat pourrait bien être une partie clé de votre rémunération dans la vente de votre propre entreprise. Car le marché de la transmission d’entreprise ne se résume pas à un chèque ! Si, ces dernières années, les transmissions familiales ont eu tendance à régresser (moins de 10 %), 59 % des opérations concernent des structures qui n'ont aucun lien avec le cédant, indique une étude OSEO BDPME. D'où un risque accru d'échec dans la période de transition.

Pour éviter cet écueil, 34 % des transmissions sont réalisées avec un accompagnement du cédant pour une durée moyenne de plus d'un an (moyenne : 15 mois). La même étude nous apprend que plus de 7 entreprises sur 10 transmises ont plus de 10 ans, ce qui entretient une relation ‘affective’ plus forte entre les anciens dirigeants et leur société. On comprend l'intérêt d'une mission d'accompagnement à court ou moyen terme, tantôt symbolique (conserver la culture d'entreprise), tantôt franchement opérationnelle.

Contrat et/ou earn-out ?

« Si vous vendez votre entreprise, il peut être tentant de consacrer toute votre énergie dans l'accord de transmissions des actifs et des actions, mais le second document le plus important à négocier n'est autre que votre contrat de travail durant la période de transition qui suit la vente. » John Warrillow, fondateur du Value Builder System.

Plusieurs formes de collaboration seront à l'étude, durant vos négociations avec l'acquéreur. Un contrat de travail classique et un earn-out sont deux types d'accords qui peuvent prêter à confusion, mais peuvent aussi s'avérer complémentaires.

Le contrat de travail

Ce CDD/CDI n'est rien moins qu'un cadre contractuel qui régit vos droits et obligations en tant qu'employé dans la nouvelle structure, sous la direction du nouveau propriétaire. Il définit votre salaire, vos avantages et les conditions de votre licenciement éventuel. Le rôle du cédant doit y être clairement défini : guider, conseiller, mais également renoncer à d'anciens pouvoirs décisionnels. Au-delà des aspects symboliques déjà cités, les nouvelles missions sont généralement techniques et commerciales, rarement managériales.

L'earn-out

L'earn-out prend généralement la forme d'un objectif à atteindre à la tête d'une division pour optimiser le produit de la vente. Cette clause permet d'indexer une partie du prix de la transaction sur les résultats futurs de la société achetée. C'est aussi un moyen habile permettant de rapprocher des parties qui n’arriveraient pas à s'entendre sur un prix de vente.

Cette opération, qui peut être complémentaire à un contrat de travail, comporte des avantages et des inconvénients. Si le financement de l'acquisition peut ainsi être étalé dans le temps, le prix dépend des performances. Pour l'acquéreur, cela signifie également que l'ancien propriétaire est toujours bien présent à un poste clé.

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