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01.08.2018

Quand le Roi parle SGD avec BNP Paribas Fortis

Le Roi s’intéresse à l'entrepreneuriat social. En juillet dernier, le Palais a organisé une table ronde avec quelques entrepreneurs et des experts dont BNP Paribas Fortis.

La banque est très active dans le secteur et de plusieurs façons. Depuis 2010, elle soutient l'organisme de microcrédits microStart, à l'origine de la création de milliers d'emplois et propose une approche dédiée aux entrepreneurs sociaux. « Etre […] autour de la table, c’est à mes yeux une belle reconnaissance des efforts de toutes les équipes actives dans ce domaine », entame Wilfried Remans, Head of CSR & Public Affairs chez BNP Paribas Fortis.

BNP Paribas Fortis participe à l’écosystème des entrepreneurs sociaux via une équipe dédiée de 18 commerciaux et 16 analystes-crédit spécialisés répartis sur tout le territoire. Via ses 'Social Impact Bonds'*, elle propose aussi aux entrepreneurs sociaux de se financer autrement.

Messages au Roi

Cette rencontre a été non seulement l'occasion d'échanger avec des partenaires actuels ou futurs, mais aussi de faire passer quelques messages au Roi : les entrepreneurs sociaux répondent toujours à des enjeux sociétaux, qu'ils ont identifiés avant les autres. L'innovation dont ils font preuve est une source d'inspiration fondamentale pour les grandes entreprises, qui doivent de plus en plus intégrer des critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance, ndlr) à leur modèle, sous la pression de l'opinion publique, des régulateurs et des marchés financiers. 

« Il me semble que beaucoup reste à faire pour aider les entrepreneurs sociaux à démarrer leur activité : centraliser toutes les aides, les plateformes et les initiatives existantes serait très profitable. De même qu’un cadre légal plus clair est nécessaire dans le domaine des Social Impact Bonds », commente Wilfried Remans, soulignant l’importance d’élargir l’impact du microcrédit en Belgique.

Plus d'infos sur les autres invités à la table ronde sur le site officiel de la Monarchie belge.  
 

*Les Social Impact Bonds (obligations à impact social) sont des instruments destinés à financer des programmes ayant une vocation sociale et portés par des associations ou des structures dites de l'économie sociale et solidaire. Leur principe est fondé sur un partenariat quadripartite entre pouvoirs publics, financeurs, organisme évaluateur et opérateur de terrain pour mettre en place une action sociale précise.

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08.08.2016

Schuldschein. Un produit financier d’exportation allemande

En 2015, l’Allemagne et l’Autriche font 85 % du marché du crédit Schuldschein. D’autres pays européens s’y intéressent, y compris la Belgique.

Schuldschein : le terme sonne incontestablement allemand. Chez nos voisins, ce produit existe depuis plusieurs décennies. Il y a quelques siècles déjà, certains précurseurs prouvaient son bien-fondé. Au départ, les émetteurs proviennent surtout des autorités, à tous les niveaux. L’État fédéral, les Bundesländer et les communes passent par ce biais pour financer leurs investissements. Les institutions de crédit utilisent le Schuldschein, entre autres, pour des programmes de refinancement.

Depuis peu, un nombre grandissant d’entreprises allemandes y font appel pour lever des fonds. Traditionnellement, il s’agit d’entreprises allemandes mid-cap qui ne sont pas cotées en Bourse. Ces dernières années, d’autres, plus grandes et cotées en Bourse, ont aussi recours au marché du Schuldschein.

En quoi consiste un Schuldschein ? Il s’agit d’un contrat de crédit conclu directement entre un émetteur de dette et un investisseur. La banque, elle, a pour fonction de structurer l’opération. L'émetteur émet des valeurs négociables qui représentent la créance en échange d’une somme d'argent empruntée à moyen ou long terme auprès d'un investisseur.

Quelles sont les principales différences avec les autres formes de financement par les marchés ?

  1. Schuldschein versus crédit dinvestissement classique Comparé à un crédit d’investissement classique, les créances d’une convention Schuldschein sont plus liquides. Tout comme les titres financiers, elles peuvent circuler entre différents investisseurs.
  2. Schuldschein versus syndication de crédit Contrairement aux syndications de crédit, les créanciers ne sont pas liés entre eux. La prise de décision ne nécessite donc pas la majorité.
  3. chuldschein versus emprunt obligataire Contrairement à un emprunt obligataire, le titre n’est pas réévalué chaque jour. La comptabilité est donc totalement différente.

Volume de Schuldschein corporate par pays

(Source : Thomson Reuters LPC)

Il y a encore quelques années, le Schuldschein était une exclusivité des pays germanophones. Aujourd’hui, ce sont toujours les entreprises allemandes et autrichiennes qui dominent le marché. En 2014, les allemandes représentent 69 % du volume. En 2015, ce chiffre passe même à 75 %. En 2014, les Schuldschein émis par des sociétés allemandes représentent quelque 8,3 milliards d’euros, et 15,2 en 2015. Les chiffres de l’année dernière sont quelque peu faussés par des grosses transactions, estime Raoul Heßling, expert Schuldschein chez BNP Paribas.

« 2015 est une année exceptionnelle avec trois transactions allemandes très importantes. Celles-ci représentent plus d’un cinquième du volume total. Mais il est fort possible que la part des autres pays européens grandisse plus rapidement que celle de l’Allemagne. En France par exemple, le système est déjà bien installé : nos voisins français représentent en 2014 et en 2015 respectivement 8 % et 7 % du marché. Sur ces deux années, la part des Pays-Bas évolue de 1 % à 2 %. La Belgique, elle, passe de 0 % à 1 %. La tendance générale est évidente : nous assistons à une internationalisation. Le Schuldschein demeure un phénomène spécifiquement européen. À terme, je le vois devenir l'équivalent européen du private placement aux États-Unis. »

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08.08.2016

Financement alternatif. Les niveaux inédits du Schuldschein. Explications

2015, une année record pour Schuldsein corporate : 20,2 milliards d’euros, soit 67 % de plus par rapport à 2014. 2016 promet encore mieux. Comment expliquer ce succès ?

Le marché des emprunts « Schuldscheindarlehen » aux entreprises privées connait une croissance substantielle ces dernières années. Croissance qui, suite à la crise financière, rencontre plusieurs turbulences, avec quelques pics remarquables. 2008 est une année record, son volume en est doublé, comparé à 2007. L’an passé, le résultat dépasse le record de 2008 avec 20,2 milliards d’euros. Les débuts 2016 sont également prometteurs. Raoul Heßling, expert Schuldschein chez BNP Paribas :

« Les prévisions du premier trimestre établissent un volume supérieur à 5 milliards d’euros, avec un savant mélange de grandes et de petites entreprises, tant en Allemagne qu’en dehors de ses frontières. Si la tendance se confirme, 2016 sera encore meilleure. »

Annual Corporate Schuldschein Volume and Deal Flow

(Sources : Thomson Reuters LPC)

La cause principale de ces années record réside dans la volatilité du marché obligataire. 2008 est une année difficile sur ce plan, l’économie est on ne peut plus nerveuse, c’est aussi l’année de la faillite de Lehman Brothers. Raoul Heßling :

« Le Schuldschein est un marché très stable qui ne souffre guère de ce type de volatilité. Normalement, le système est utilisé par des entreprises mid-cap non cotées en Bourse. Etant donné les circonstances difficiles en 2008 - durant toute une période, le marché obligatoire se retrouve à l’arrêt – certaines entreprises en font le constat, le Schuldschein représente une alternative valable. Parmi ces entreprises, citons BMW, Daimler, Siemens et Deutsche Telekom. Ceci en explique l’essor de 2008 : jusqu’à 19 milliards d’euros environ. »

En 2009, le pire de la crise est passé. Le marché obligataire est à nouveau attractif et le Schuldschein revient à un volume normal, avec ses utilisateurs traditionnels. De 2010 à mi 2014, le volume oscille autour des 10 milliards d’euros habituels. Ce sont surtout les entreprises mid-cap qui en font usage. Et puis arrive le pic de 2015. Raoul Heßling :

« 20 milliards d’euros, c’est une nouvelle année record. Plusieurs facteurs expliquent le phénomène. Tout d’abord, le Schuldschein est de plus en plus connu comme outil de financement, tant chez les émetteurs que chez les investisseurs. Et puis, l’année dernière est une année riche en fusions et acquisitions. Bon nombre d’entreprises voient dans le Schuldschein un moyen facile de lever des capitaux pour effectuer leurs opérations. Enfin, dans la deuxième moitié de l’année, nous avons à nouveau affaire à un marché obligataire très volatile. Des entreprises cotées en bourse se rabattent une nouvelle fois sur le marché du Schuldschein. ZF Friedrichshafen, un acteur d’envergure mondiale du secteur automobile, représente à lui seul une affaire record de 2,2 milliards d’euros, Daimler et Mann+Hummel pèsent chacun pour 1,1 milliard d’euros. »

En 2016, nous sommes sur la bonne voie pour égaler ou même dépasser 2015. Ces chiffres vont-ils devenir la nouvelle norme pour le Schuldschein ? Raoul Heßling se montre prudent : « Je ne me risque à aucune prévision. »

Les plus grandes affaires en 2015

Rank

Borrower

Industry

Deal Size (€)

1

ZF Friedrichshafen

Automotive

2,206,500,000

2=

Daimler

Automotive

1,100,000,000

2=

Mann+Hummel

Manufacturing

1,100,000,000

4

Steinhoff

Wholesale

650,000,000

5

Körber

Services

600,000,000

6=

Symrise

Chemicals

500,000,000

6=

Asklepios

Healthcare

500,000,000

8

Gerresheimer

Manufacturing

425,000,000

9

Hamburger Energienetze

Utilities

329,000,000

10

Orpea

Healthcare

310,500,000


(Sources : Thomson Reuters LPC)

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08.08.2016

Financement alternatif et Schuldschein. Facile, flexible, à la demande et discret…

Le Schuldschein a un atout très recherché ; sa discrétion. Toutes les entreprises n’aiment pas faire de publicité sur leurs transactions. C’est aussi un produit rapide, qui exige peu de documentation.

S’il est bien un atout que les entreprises allemandes apprécient depuis des siècles dans le Schuldschein, c’est sa discrétion. Les entreprises mid-cap ou familiales n’apprécient pas forcément que leurs transactions financières fassent la une. Un Schuldschein est un contrat de crédit conclu directement entre un emprunteur et un investisseur. Si l’entreprise désire en faire un coup d’éclat, c’est possible. Mais sur simple demande, le deal peut aussi se faire en toute discrétion.

Outre l’aspect privé, le Schuldschein possède bien d’autres atouts :

  • C’est un moyen efficace pour les entreprises de diversifier leur base d’investissement, en dehors de leur partenaire bancaire traditionnel.
  • Le Schuldschein permet aussi de solliciter le marché des capitaux sans passer par la lourdeur des procédures et des conditions de rating. Ce sont les investisseurs qui réalisent eux-mêmes leur analyse.
  • La documentation liée à une convention de Schuldschein est moins contraignante que celle d’un emprunt obligataire. Elle est souvent plus simple et sommaire. Une quinzaine de pages n’est certainement pas une exception, surtout pour un Schuldschein avec un profil de risques bas (par exemple pour un émetteur issu du secteur public).
  • Le Schuldschein est flexible : il peut être réalisé sur mesure pour des emprunts faciles, mais aussi pour des deals aux structures complexes. Le Schuldschein est capable de s’adapter aux instruments de financement existants au sein de l’entreprise et peut reprendre les garanties et les covenants.
  • La transaction peut se faire rapidement.
  • Il n’y a pas de volume minimal requis. Sur le marché des actions, ce montant minimum atteint facilement les 500 millions d’euros. Dans le cas du Schuldschein, on se situe plutôtentre 100 et 150 millions d’euros. Mais 50 ou 300 millions figurent évidemment aussi parmi les possibilités.
  • Grâce à sa flexibilité, le Schuldschein se compare aussi bien par rapport au marché des actions. Le montant peut éventuellement se répartir sur différentes échéances et devises. Et les durées courir, par exemple, en parallèle sur 3, 5, 7 et 10 ans. Dans ce cas, ces tranches doivent être refinancées tous les deux ans ce qui rend moins tributaire des conditions du marché à ce moment. C’est, enfin, une bonne réponse au problème du remboursement du crédit à l’échéance en un seul versement, d’application sur le marché des actions.

Prolongement des échéances

Ces dernières années, les échéances pour le Schuldschein sont en augmentation. En 2012, les échéances de moins de 3 ans représentent 17 % du marché et celles de plus de 7 ans, 19 %. En 2015, elles sont respectivement de 8 % et 34 %. La moyenne actuelle est de 6,6 ans.

(Sources : Thomson Reuters LPC)

Les investisseurs

Les investisseurs Schuldschein sont souvent des compagnies d’assurance, des fonds de pension et des institutions de crédit, plus particulièrement des banques d’épargne et des banques coopératives. Quels sont les aspects du Schuldschein qui les attirent ?

  • Le produit offre des spreads et des échéances que l’on ne retrouve pas sur le marché de la syndication de crédit.
  • Les montants moins élevés offrent un accès au marché à un plus grand nombre d’investisseurs.
  • Les investisseurs accèdent à des organisations et des entreprises qui ne sont pas actives sur le marché obligataire.
  • Grâce à la flexibilité du Schuldschein, tous les investisseurs peuvent s’y retrouver. Les institutionnels privilégient généralement des coupons fixes, par exemple avec des échéances plus longues, tandis que les banques commerciales préfèrent des échéances moyennes et un coupon à taux variable.

Le rôle de la banque

Souvent, une banque est désignée par l'émetteur pour se charger des paiements de l’emprunt. Le rôle de la banque dans ce scénario est qualifié d’« arranger », explique Raoul Heßling, expert Schuldschein de BNP Paribas :

« La banque conseille le client sur la structure du Schuldschein, les échéances, les types d’intérêt et le contenu de la documentation. En collaboration avec l’entreprise, nous préparons aussi le profil de l’émetteur et une présentation aux investisseurs potentiels. Nous mettons évidemment notre réseau à profit pour approcher les investisseurs. »

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08.08.2016

Financement alternatif. Les obligations vertes doivent encore mûrir

Les Green bonds, ou obligations vertes, sont une source intéressante de financement alternatif. Elles servent à financer des « activités respectueuses de l’environnement ». Sont-elles réellement vertes, encore trop vertes ?

À l’instar des obligations classiques, les obligations vertes sont des titres de dettes : une entreprise ou une organisation qui a besoin d’argent en vue d’un investissement émet des obligations. Par exemple, une société qui désire installer des éoliennes, ou une organisation qui souhaite lutter contre la pollution au tiers-monde. La seule différence entre une obligation classique et une obligation verte réside dans la finalité de l’investissement. Dans le cas d’obligations vertes, l’objectif porte, d’une manière ou d’une autre, sur des projets respectueux de l’environnement. Les prêts sont consentis et les obligations sont achetées, par exemple, par des fonds de pension ou des assureurs. Les grands investisseurs institutionnels, après s’être montrés quelque peu réticents, augmentent désormais leur exposition de manière systématique.

En pratique, les Green Bonds sont utilisés pour financer des projets dans trois grands domaines :

  • des projets énergétiques à faible émission de CO2, en particulier des énergies renouvelables, le stockage de CO2 et des projets waste-to-energy (convertir des déchets en chaleur ou en électricité) ;
  • des projets pour améliorer l’efficacité énergétique de bâtiments, de l’industrie et des transports ;
  • des projets portant sur l'environnement et l'utilisation des terres, dans des domaines comme l’agriculture, la sylviculture, l'eau, la gestion des déchets et le changement climatique.

Les termes « obligations vertes » et « obligations climatiques » prêtent souvent à confusion. Les obligations climatiques mettent l'accent sur des projets liés au climat, parmi lesquels des projets liés à la réduction des émissions de CO2.

Les « social bonds » (obligations sociales) sont parfois assimilés aux obligations vertes. Les obligations sociales sont émises pour investir dans des programmes de vaccination, l'enseignement, la santé, l’entrepreneuriat des femmes, les droits de l'Homme, les conditions de travail et les projets locaux.

Le secteur privé s’en mêle

Dans ce chapitre, les grandes organisations financières internationales endossent le rôle de pionniers. En 2007, la Banque européenne d'Investissement émet les premières obligations sous le nom d’ « obligations vertes ». La Banque mondiale et la Société financière internationale suivent.

Et récemment, ce sont les entreprises privées qui leur emboîtent le pas. Par exemple, la société française EDF qui émet en 2013 un prêt de 1,4 milliard d'euros - la première obligation liquide émise en euros de la part d’une grande entreprise. Ou, en 2014, GDF SUEZ qui émet des obligations vertes pour 2,4 milliards d'euros.

L’intérêt pour les obligations vertes augmente

Depuis les premières, émises en 2007 par la Banque européenne d’investissement, le marché progresse en moyenne de 55 % chaque année. Des estimations de la Climate Bond Initiative (organe consultatif international pour les investisseurs en obligations vertes) font état en 2014 d’un volume total d’émissions de 35 milliards d'euros et, en 2015, de 88 milliards d'euros. Cela peut sembler beaucoup, mais par rapport au marché obligataire dans son entièreté, ces chiffres restent modestes. En 2014, le chiffre total est d’environ 88.000 milliards d’euros.

The Green Bond Principles

Les obligations vertes sont un produit jeune et ont encore un peu de vert derrière les oreilles. Il n’existe toujours pas de consensus bien défini sur ce qu'est précisément une obligation verte. En 2014, les Green Bond Principles tentent de combler cette lacune. Il s’agit d’un ensemble de normes à l’intention des émetteurs d’obligations vertes. Les normes bénéficient du soutien d’un groupe de banques internationales et sont destinées à renforcer la transparence et la crédibilité du marché des obligations vertes.

Les Green Bond Principles définissent à quoi peut servir le produit d’obligation verte. Ils évaluent et sélectionnent également des projets appropriés et assurent un contrôle indépendant. Autrement dit, ils déterminent les exigences auxquelles doivent répondre des projets d'énergie renouvelable, d’économie d'énergie, de gestion durable des déchets et de l’eau, de transport écologique et autres. Pour l’heure, il s’agit de normes volontaires. Pour garantir véritablement l’intégrité du marché, il faudra des critères clairs sur l’éligibilité des thèmes d'investissement.

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