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04.03.2019

Responsable du développement durable : un rôle en mutation

Effet de mode ou réelle nécessité ? Pour beaucoup, l’émergence du Chief sustainability officer au sein des entreprises ne sera pas qu’éphémère. Une fonction dont l’importance pourrait encore se développer dans les années à venir… Mais qui se cache derrière ce poste « responsable » de la durabilité ?

L’une des premières traces d’un Chief Sustainability Officer (CSO ou RDD en français) date de 2004 aux États-Unis. Dernièrement, c’est Nike qui a franchi le cap, confirmant un constat évident : le développement durable est devenu un enjeu incontournable pour les entreprises. Signe de cette évolution : l’apparition du rôle du CSO. Un acteur majeur pour favoriser l’ancrage de la responsabilité sociétale au sein des organisations, en particulier dans les grands groupes. Si, dans un premier temps, il s’agissait de cadres de l’entreprise, auxquels la direction confiait une fonction supplémentaire, on assiste aujourd’hui au recrutement externe de professionnels spécialisés. Encore une preuve que le rôle du Responsable du développement durable prend de l’ampleur et requiert de plus en plus un profil spécifique.

Des compétences diversifiées

Le RDD joue un rôle transversal au sein de l’entreprise, à la fois proche de la Direction, et touchant aux aspects internes de l’organisation, mais aussi lié à l’activité commerciale, et ses relations avec les autres parties prenantes. C’est pourquoi le profil du RDD est parfois difficile à trouver, puisqu’il doit cumuler une certaine expérience du monde des affaires, une excellente connaissance de la structure — son fonctionnement, son core business, ses métiers, etc. – mais aussi la capacité de comprendre et de traduire les enjeux globaux du développement durable.

Compte tenu de sa fonction, il doit également faire preuve d’une bonne maîtrise des piliers de la RSE : l’environnement, le social et le sociétal, sans négliger les questions liées à la gouvernance et à l’éthique. Vu sa place au sein de l’entreprise, le RDD doit démontrer de bonnes aptitudes en gestion de projet et en management transversal, mais aussi posséder des talents de communicant. Un atout pour convaincre les parties prenantes internes, entre autres, la direction, et créer de l’adhésion parmi les collaborateurs pour en faire des relais de sa politique « durable ».

Un rôle multifacette

Vu l’importance croissante des enjeux environnementaux, le rôle du RDD n’a cessé d’évoluer au fil des années. De nos jours, il endosse de plus en plus une place stratégique au cœur de son organisation, répondant à un double besoin : celui d’un véritable leadership « durable » au sein de l’entreprise et celui d’augmenter la dimension « sustainable » en interne et à l’extérieur de la structure. Sa mission ? Traduire les facteurs externes en opportunités pour l’entreprise. Autrement dit, établir un lien entre développement durable et objectifs commerciaux, notamment en mesurant le retour sur investissement d’une approche durable.

Selon une étude de la Harvard Business School, le parcours du RDD se construit en trois grandes étapes. Au départ, il veille à ce que l’organisation adhère le mieux possible aux Objectifs de développement durable et qu’elle soit en conformité avec les différentes règles et directives en matière de RSE (par exemple, la publication des données non financières). Toujours d’après cette étude de 2014, le RDD se concentre ensuite sur la notion d’efficacité, jouant sur l’équilibre délicat entre durabilité et rentabilité. Enfin vient une phase d’innovation, au cours de laquelle, il tente d’intégrer des stratégies internes de développement durable propres à l’entreprise.

Un métier en mutation…

Nul doute que le rôle du RDD va encore se transformer, élargissant progressivement la portée de sa mission et de ses responsabilités. Et pour cause, l’environnement économique évolue rapidement, que ce soit sous l’effet des grands enjeux du futur ou sous l’impulsion de nouveaux acteurs dans chaque secteur. Une réalité qui pousse les grandes organisations à ne plus se contenter d’être en « conformité » avec la RSE… pour tenter d’identifier les moyens de générer un réel impact positif. Un phénomène qui pourrait transformer le RDD en un véritable RMDD, un « responsable de la monétisation du développement durable ». Une mutation progressive qui accentue, à la fois, l’importance du RDD, mais aussi les attentes vis-à-vis de ces professionnels du « durable »…

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17.01.2019

Un nouveau paradigme « durable » pour les entreprises ?

Face aux enjeux sociétaux, environnementaux et économiques, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à intégrer le développement durable dans leur stratégie. Mais il reste encore du chemin à parcourir… dans quelle direction ?

La question est aussi pertinente que difficile à répondre, tant le monde, sous toutes ses dimensions, est en mutation permanente et accélérée. Et personne ne dispose de boule de cristal… Dans un article très complet, Andrew J. Hoffman, professeur américain et spécialiste des questions environnementales et de l’entreprise durable, s’essaye à l’exercice et délivre sa vision du futur. Après plusieurs années d’adoption de pratiques et de méthodes plus durables, entre autres pour répondre à des attentes plus « responsables » du marché, certaines entreprises s’engageraient dans une ère nouvelle : celle de la transformation profonde du marché pour en faire un environnement de plus en plus sustainable.

En d’autres mots, essayer de mieux « jouer le jeu » ne suffit plus, il faut carrément en modifier les règles… Voire « changer de jeu » pour y intégrer les données (et les limites) de notre planète. Et quoi de plus « puissant » que le marché pour mener une telle révolution ? Selon Hoffman, cette transition se fera en deux grandes phases, avec les entreprises comme acteurs majeurs…

  1. Repenser ses stratégies de business

    Le but ? Jouer un rôle moteur pour guider la transition durable au sein de leurs écosystèmes propres. Une étape fondée sur 4 axes majeurs :

    L’adoption de l’économie circulaire : pour faire face aux contraintes, notamment en termes de ressources, les entreprises devront peu à peu abandonner leurs modèles linéaires pour une approche de plus en plus circulaire de leurs opérations, qui assure une utilisation et une valorisation maximales des produits, des composants, des matériaux, des déchets, etc.

    Des partenariats plus étendus : les barrières sont de plus en plus faibles, qu’elles soient géographiques, entre secteurs, marchés, public-privé, etc. Un terreau pour de nouvelles formes de collaboration plus riches, innovantes et pertinentes.

    Plus d’engagement en amont : compte tenu de l’ampleur des défis, les entreprises innovantes, en tant qu’experts du terrain, devront collaborer davantage avec les gouvernements afin de participer à la construction des politiques publiques.

    La confiance au cœur de la transformation : c’est un élément clé, selon Hoffman. Un climat de confiance qui découle invariablement d’un accroissement de la transparence à tous les niveaux et de la part de tous les acteurs. 

  2. Réinventer son business

Cette seconde phase, également cruciale, est encore plus radicale. Après avoir été au bout des possibilités existantes du marché, il faudra véritablement changer de paradigme : dépasser les formes traditionnelles de faire du commerce, faire émerger des business models plus innovants, concevoir l’entreprise autrement, etc. Ici aussi, plusieurs volets sont déterminants :

Une nouvelle « ambition » pour l’entreprise : celle de ne plus être conçue uniquement autour de la notion de « profit ». Une façon différente de définir ses objectifs et de mesurer le succès, afin de dépasser une vision court-termiste et pouvoir intégrer profondément des notions comme l’éthique et le bien-être social dans toute démarche entrepreneuriale.

L’inscription dans la « consommation durable » : c’est un autre défi décisif pour les entreprises du futur, qui consiste à « éduquer » et emmener les consommateurs vers un nouveau paradigme d’achat.

Des business models innovants : à nouveau, l’idée est de rompre avec le passé, pour approcher différemment le fonctionnement de l’entreprise, la place des employés, le marché, les besoins et les attentes des consommateurs ainsi que les façons de concevoir de la « valeur ».  

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11.01.2019

Développement durable, un levier encore à exploiter

En 2015, l’ONU adoptait un nouveau Programme de Développement durable. Trois ans plus tard, comment les entreprises se sont-elles saisies de ces opportunités de transformation et d’innovation ?

Lancés officiellement en 2015, les 17 objectifs de développement durable (ODD ou SDG en anglais), faisant partie de l’Agenda 2030 mis au point par les Nations Unies, visent à transformer la planète. Créer une société plus durable, tant sur le plan sociétal qu’environnemental et économique. Parmi ces sustainable development goals, on retrouve, entre autres, l’urgence de prendre des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions, notamment au sein des entreprises (ODD 13), la mise en place de moyens de production durables (ODD 12), la promotion d’une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous (ODD 8) ou encore la lutte pour l’égalité entre les sexes, notamment au sein de la vie économique (ODD 5).

L’heure d’un premier bilan

Le Programme de Développement durable de l’ONU porte des défis majeurs, mais aussi des opportunités uniques pour l’émergence de solutions alternatives, de visions innovantes et d’acteurs disrupteurs. Reste à savoir comment les acteurs économiques s’en sont saisis sur le terrain. Plusieurs pays se sont donc lancés dans une évaluation nationale. C’est le cas en France, où, malgré une mobilisation croissante pour appréhender et identifier ces enjeux mondiaux, les actions concrètes sont encore de faible ampleur. En Belgique ? Une collaboration entre l’Antwerp Management School, la Louvain School of Management et l’Université d’Anvers a permis de réaliser le premier baromètre (2018) sur la mise en œuvre des sustainable development goals, dont les résultats ont été présentés lors du SDG Forum belge en octobre dernier. Ceux-ci concernent, à la fois, les institutions publiques et les acteurs privés, dont 20 % d’entreprises familiales et 18 % de sociétés cotées.

Une prise de conscience importante

Principal constat de l’enquête : 61 % des organisations belges sont très attentives aux objectifs de développement durable et démontrent une ouverture pour les intégrer dans leurs stratégies. Si 36 % des interrogés signalent agir au sein de leur organisation, ils sont 27 % à se mobiliser en partenariat avec d’autres acteurs. Mais qu’est-ce qui les motive à s’intéresser à la durabilité ? Principalement la volonté d’innover, de se différencier et d’acquérir un avantage comparatif sur leur marché. Dans le même sens, l’adoption des ODD repose sur trois raisons majeurs : l’importance des enjeux mondiaux futurs, la conscience de l’épuisement des ressources naturelles ainsi que le fait que les ODD fassent partie d’un cadre international. Parmi les moteurs des organisations, notons la notoriété et les opportunités de marché. Enfin, les entreprises du BEL20 mettent l’accent sur les ODD8 (travail décent et croissance économique) et ODD13 (lutte contre les changements climatiques).

Encore une grande marge de progression

Malgré ces résultats encourageants (et d’autres initiatives positives), du chemin reste encore à parcourir. D’ailleurs, parmi les acteurs n’ayant pas adopté les ODD, nombreux sont ceux qui n’en perçoivent pas les opportunités commerciales, notamment à court terme. Notons aussi que les parties prenantes internes sont épinglées comme la principale barrière à l’intégration de ces objectifs. De plus, 24 % des interrogés indiquent ne pas disposer des compétences internes nécessaires ni d’un plan d’action clairement défini. Soulignons également que les organisations belges considèrent les ODD de façon isolée, accordant la priorité à certains et en délaissant d’autres, tels que l’objectif 1 de « faim zéro » ou ceux de « vie aquatique » (ODD 14) et « vie terrestre » (ODD 15). D’où l’importance de stimuler les processus d’apprentissage des sustainable development goals à travers des bonnes pratiques et des exemples de réussite, comme le recommande le baromètre.

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05.06.2018

Tout le potentiel de la reforestation

Souvent, la solution est sous nos yeux. En matière de climat et de biodiversité aussi. Les arbres ont un capital nutritif insoupçonné et les entreprises un rôle à jouer. Démonstration

Chaque année, nous perdons dans le monde 13 à 15 millions d'hectares de forêts, c’est presque cinq fois la Belgique. Toutes les minutes, 2400 arbres sont coupés. La forêt tropicale, essentielle pour l’environnement, est la plus menacée. Si les choses restent inchangées d’ici 50 à 70 ans, elle aura complètement disparu, avec des effets désastreux sur le climat et la biodiversité qui se dégrade à un rythme affolant.

La concentration de carbone dans l’atmosphère rend la situation du climat de plus en plus critique, alors que les espèces animales disparaissent 100 fois plus vite que par le passé. Les humains n’auront pas le privilège d’y échapper. La biodiversité est à la base de tout ce que la nature nous offre. Nourriture, médicaments, matières premières… Elle favorise la production d’oxygène, la régulation du climat, la purification de l’eau.

En cause pour 80%, l’agriculture intensive : elle sacrifie le bois pour travailler avec trop d’engrais et à un rythme excessif un sol qui s’appauvrit très vite et qu’elle abandonne pour s’étendre sur les parcelles voisines afin d’être à même de soutenir son rythme. Une terre sans arbre ne retient plus l’eau. Résultat, des forêts entières sont déboisées et des sols s’érodent…

Dans l’Union Européenne, l’érosion toucherait un quart des terres agricoles. L’agriculture intensive à grande échelle pollue et produit des déchets de manière injustifiée. Elle est source de malnutrition et de problèmes environnementaux et sociaux.

L’agro-écologie, plaidoyer pour une alimentation durable pour tous

Pourtant des solutions émergent, l’agro-écologie est une agriculture qui s’inspire du fonctionnement et de la structure des écosystèmes naturels. Elle n’engendre aucun déchet, les nutriments venant du sol retournent à la terre pour la fertiliser à nouveau et la boucle est bouclée.

Sa promesse ? Une alimentation durable et équitable. Ce nouveau concept réunit des agriculteurs de taille réduite du monde entier qui veillent à produire des aliments sains et nutritifs et travaillent en faveur de la biodiversité, des marchés locaux, des chaînes alimentaires courtes.

Marier l’arbre et le champ. Une rente à vie pour un agriculteur innovant

Faisant fi du principe que chaque culture a ses exigences et qu’il est rare de faire des mariages heureux, en 1990, un certain Mr Leblanc habitant la commune de Saint Laurent du Pon dans l’ouest de la France, a l’idée improbable de planter des arbres au milieu de ses cultures. Son but ? Tout simplement capitaliser.

L’agriculteur plante sur 180 hectares 10 000 noyers à fruit ou à bois, merisiers ou cormiers … Il met à profit les itinéraires techniques des cultures et s’en félicite, ses arbres poussent rapidement. En dix ans, ils bouleversent l’écosystème de la parcelle agricole.

Mr Leblanc réduit le travail du sol et diminue de moitié ses apports en engrais, pesticides et intrants. Il augmente sa marge brute, s’autorise à emprunter, à investir et commence ainsi à fournir en plaquettes le système de chauffage communal.

En 2000, il est question d’agriculture durable, de taxe et de règlementation. Mr Leblanc parvient à diviser son coût de production par trois, sa consommation de carburant par 2,5 et son temps de travail sur les cultures par 2.  Avec le temps, le coût des engrais augmente mais Mr Leblanc, lui, diminue ses charges et s’en sort sans insecticides ni fongicides. Si en2020, une loi sur l’eau impose les agriculteurs. Mr Leblanc en sera dispensé pour autant que son système de production reste conforme aux normes. Qui plus est, les tonnes de carbone stockées devraient lui valoir une prime pour des montants notables.

En Zambie, l’association WeForest soutient un projet comparable à celui de Mr Leblanc auprès de quelques centaines de petits propriétaires terriens et participe à des recherches scientifiques sur le cycle de l’eau. Voir l’article Reboisement et biodiversité en pratique.

En route vers la transition ?

L’étude parue fin 2017 dans les Comptes rendus de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS) le confirme, les arbres offriraient le plus grand potentiel pour absorber les émissions de C02 tout en améliorant la qualité de l'air, de l'eau et en préservant la biodiversité.

L'étude du World Resource Institute montre que les mesures pour reboiser, éviter la déforestation et mieux gérer les forêts pourraient réduire de 7 milliards de tonnes par an le CO2 de l'atmosphère d'ici 2030, ce qui reviendrait à retirer 1,5 milliard de voitures de nos routes.

Depuis 2017, l’Union Européenne, confrontée aux coûts environnementaux et sociaux de l’agriculture industrielle, soutient les pratiques agro-écologiques afin de réduire les abus,  les pénuries de ressources, la production de déchets, de protéger les sols, mais aussi de prévenir, stopper et inverser la déforestation.

Toutefois, peu de choses se passent et encore trop peu de fonds sont consacrés  à l’agro-écologie. L’agriculture industrielle reste bien soutenue dans certains pays. La transition vers la durabilité socio-écologique n’est pas enclenchée, malgré une prise de conscience grandissante.

En Belgique, se basant sur les rapports d’évaluation d’experts internationaux, publiés par la Plateforme pour la Biodiversité et les Services écosystémiques, 270 scientifiques viennent d’interpeller les autorités pour soutenir la biodiversité.

Coalition pour la reforestation ?

La division Corporate Banking de BNP Paribas Fortis  - dont la maison mère BNP Paribas affiche un bilan carbone neutre depuis fin 2017 - et soutient la charte Sustainable Development Gouvernance de l’ONU, entend jouer un rôle décisif dans les changements qui s’imposent à notre monde, à notre économie. Parmi les axes de développement durable fixés, figurent ceux de la décarbonisation et de l’économie circulaire. Dans ce contexte, BNP Paribas Fortis encourage et soutient les projets liés à des modes de production responsables, notamment dans le domaine de l’agro-alimentaire, et soutien la reforestation via son partenaire WeForest. La banque, pour qui la cause mériterait une véritable coalition entre acteurs économiques, souhaiterait faire appel à la collaboration de ses clients, fournisseurs et autres parties prenantes, afin de faire front commun en faveur de la reforestation.

Cette situation peut nous sembler irréversible, mais nous pouvons aussi y voir une nouvelle invitation à dépasser le cadre limitant de la poursuite du profit court terme. « Regardons au-delà et revoyons nos schémas de pensée. Depuis plusieurs années, nous avons appris à tenir compte de nos externalités négatives. Aujourd’hui, tout modèle d’entreprise devrait intégrer dans sa mesure de résultats les externalités positives. Le reboisement s’inscrit dans cette réflexion. . En vertu de ses nombreuses qualités et ses impacts essentiellement positifs, l’arbre nous semble une merveilleuse carte à jouer.», invite Wilfried Remans, Head of CSR and Public Affairs chez BNP Paribas Fortis

Sources: Le vif.be, the Conversation.com, agroforesterie.be, La Libre.be, L’université de Manchester, BNP Paribas Fortis, sciencesetavenir.fr, consoglobe.com
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04.06.2018

De quelle couleur sera le marché du travail en 2030 ?

Un monde bleu, rouge, vert ou jaune ? Le cabinet de conseil PwC a imaginé ce à quoi pourrait ressembler le marché du travail en 2030. Une projection intéressante qui sert aussi à ouvrir le débat sur la main d’œuvre du futur !

À quoi ressemblera le marché du travail à l’horizon 2030 ? La question est pertinente dans une époque marquée par d’importantes mutations technologiques : de l’automatisation des tâches au machine learning, en passant par l’apparition de nouveaux métiers et l’exigence de compétences « humaines » adaptées. La révolution de nos modes de travail est sur les rails depuis quelques années, mais ce « train » ne cesse de s’accélérer… C’est l’ensemble de la société qui change et le défi pour les départements RH (entre autres) s’annonce de taille, puisque tout évolue(ra) : la notion de talent, les compétences, les modes de fonctionnement, les infrastructures, les outils, la formation et le recrutement. À l’aube de cette transition majeure, le cabinet de conseil PwC a imaginé 4 scénarios possibles, déclinés en 4 couleurs.

Rouge : l’innovation au pouvoir

Un monde fictif où le nombre d’employés américains à temps plein et sous contrat à durée indéterminée s’écroulerait à… 9 %  ! Caractérisé par une faible régulation, ce futur proche fait la part belle aux spécialistes, aux niches et au progrès technologique. Tout s’accélère encore davantage (la créativité, l’entrée sur le marché) et les risques sont plus élevés que jamais : les réussites d’aujourd’hui sont les échecs de demain. Sur le marché du travail, les entreprises s’arrachent des talents de plus en plus pointus. Des plateformes digitales mettent en relation l’offre et la demande de façon automatisée, et la compétition fait rage pour les compétences les plus prisées. Du côté des travailleurs, le diplôme pèse de moins en moins face à l’expérience et à l’hyperspécialisation.

Bleu : le règne des géants

Les « corporate » sont au cœur du monde bleu imaginé par PwC. Plus ces entreprises sont grandes, puissantes et globales, mieux elles écrasent leurs concurrentes. Des géants qui dominent, augmentent leurs profits et imposent leur loi, même aux États. Leurs employés ? Hypercompétents, ils se sont transformés en une « super-main d’œuvre ». Travailleurs d’élite dont les performances, le bien-être et les risques de défaillance sont mesurés à outrance. En échange de cette pression et de ce contrôle continuels, les employés de ce futur « bleu » reçoivent une panoplie de services de la part de l’entreprise (gardes d’enfants, soins de santé, etc.).

Vert : la puissance de la responsabilité sociale et environnementale (RSE)

Les entreprises doivent se passer des véhicules roulant avec des énergies fossiles et rendre des comptes sur leur impact environnemental et social. Un avenir « vert » qui n’est pas du green washing. La RSE se transforme en impératif économique, entre autres sous le poids de l’opinion publique (et donc des consommateurs). Le progrès technologique sert d’appui aux entreprises pour atteindre leurs objectifs « green » et offrir aux employés un contexte de travail adapté, équilibré et éthique. Les valeurs, dont la confiance et la loyauté, sont au cœur de la relation entre employeurs et travailleurs.

Jaune : l’humain « au cœur »

Dans ce monde fictif, l’être humain est resté le pilier de la société, malgré le progrès technologique. Le label « made by me » — stipulant qu’aucune machine n’est intervenue dans la conception — est reconnu comme un gage de qualité ! Une utopie, dominée par l’équité et l’éthique, qui consacre le rôle de l’artisan au rang de sacré. Des réglementations instaurent le concept de « bons boulots » et les associations professionnelles fleurissent. Les travailleurs sont solidaires et cherchent à faire le « bien » à travers leur métier. Flexibilité, autonomie et accomplissement sont les mots d’ordre. Entre vertus et dangers, la société est divisée au sujet des nouvelles technologies.

À travers ces 4 scénarios caricaturaux, PwC permet d’ouvrir le débat sur la main d’œuvre du futur. La publication se penche ensuite sur les défis de la gestion des ressources humaines. Pour en savoir plus, consultez le rapport complet

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