Article

12.05.2017

Transformation digitale: 7 décisions importantes pour le CEO

Toute transformation digitale requiert certains compromis, parfois difficiles à accepter. Grâce à ces sept décisions clés, vous parviendrez à réinventer votre entreprise.

Selon un rapport récent de McKinsey, plus de 70 % des programmes de transformation digitale échouent. Souvent, cet échec est dû à un mauvais timing, qui fait passer l'entreprise à côté d'opportunités intéressantes. McKinsey distingue quatre phases dans une transformation digitale, et sept décisions clés :

Phase 1 : La découverte : définissez les ambitions de l'entreprise

  • Décision 1 : Quelle direction prend votre activité ?
    La direction empruntée par l'entreprise est d'une importance cruciale. Les auteurs du rapport McKinsey recommandent de partir d'une étude de marché rigoureuse, reposant sur une analyse économique de l'offre et de la demande. Une telle étude doit être une fenêtre sur l'avenir et s'attarder sur les changements que peut induire la technologie digitale. Les auteurs soulignent par ailleurs le rôle important que jouent dans cette étude l'imagination et la créativité. Un bon exercice consiste à s'imaginer toute l'industrie dans un avenir lointain et à se demander comment l'entreprise servira ses clients dans le futur. Cette méthode permet de sortir des sentiers battus et de s'ouvrir à de nouvelles approches.

Phase 2 : La conception : élaborez votre plan de transformation digitale

  • Décision 2 : Qui dirige le projet ?
    Comme le CEO est le gardien de la vision générale et est en charge de la direction permanente de toute l'entreprise, il se doit de déléguer la transformation digitale à des experts compétents. Nombre de CEO désignent pour ce faire un CDO — un Chief Digital Officer — qui compose à son tour une équipe pour assurer la mise en œuvre de la transformation. Cette équipe ne doit pas nécessairement être vaste, mais il est essentiel que ses membres incarnent les valeurs clés de la culture digitale, soient résolument orientés client et ne se laissent pas effrayer par les risques.
     
  • Décision 3 : Comment présenter votre vision aux parties prenantes ?
    Les auteurs du rapport McKinsey recommandent de considérer le programme digital comme un produit et, à ce titre, de lui attribuer une ‘marque’. Un bel exemple à citer à cet égard est celui du label de mode Burberry : l'entreprise a en effet baptisé sa transformation digitale ‘Art of the Trench’, revendiquant ainsi d'emblée son rajeunissement et ses ambitions. L'étape suivante consiste à axer cette campagne sur les personnes d'influence au sein de et en dehors de l'entreprise, et à les gagner à votre cause. Ensuite, la promotion du changement auprès d'autres réseaux peut commencer. Il est important d'adopter la mentalité propre à une campagne, en définissant un message clair et bien formulé que l'on fera passer par les formats et canaux appropriés. L'influence étant l'objectif premier d'une campagne, il est également essentiel d'adapter le message aux différents publics, des travailleurs au conseil d'administration.
     
  • Décision 4 : Où positionner l'entreprise au sein de l'écosystème digital ?
    Selon McKinsey, les CEO doivent se demander quels talents, compétences et technologies disponibles dans leur écosystème complètent et soutiennent les ambitions stratégiques de l'entreprise. C'est ainsi que le CEO de Thalia, la plus grande librairie d'Allemagne, a systématiquement évalué toute la chaîne logistique avant de se lancer dans la commercialisation de livres numériques. Il a mis en place un réseau d'alliances avec d'autres librairies et conclu un partenariat avec Deutsche Telekom, qui devait prendre à son compte la technologie et la distribution digitale. Tout au long de ce processus, le CEO a gardé à l'esprit le profil et les souhaits de ses clients, qu'il considérait comme son activité principale.
     
  • Décision 5 : Comment prendre les décisions pendant la transformation ?
    Aussi efficace soit-il, le déroulement du projet de transformation s'assortira toujours de surprises et d'imprévus. Les auteurs du rapport McKinsey recommandent d'incorporer dans le plan une marge suffisante pour pouvoir y faire face. Des concertations fréquentes, au moins hebdomadaires, avec le senior management sont dès lors indispensables. Cela peut sembler beaucoup, mais cela ne représente finalement que 1 à 2 % du temps du CEO. Sans compter que le but est de transformer l'entreprise dans sa totalité, ce qui requiert inévitablement un investissement de temps.
    Afin de prendre les bonnes décisions pour le projet digital, il faut disposer des bonnes informations. Celles-ci peuvent être obtenues par le biais d'études consacrées au ROI (Return on Investment) et de mesures des nouveaux engagements digitaux.

Phase 3 : L'exécution : mettez en œuvre votre plan de transformation

  • Décision 6 : Comment allouer des fonds rapidement et de manière dynamique ?
    Des études démontrent qu'un accroissement du quotient digital (Digital Quotient ou DQ) requiert une allocation ciblée du capital et des dépenses opérationnelles. Cela signifie que le CEO doit abandonner les projets qui s'enlisent et investir davantage dans ceux qui évoluent favorablement. Pour y parvenir, il s'agit d'accélérer les processus de budgétisation. Dans les grandes entreprises, ces processus suivent généralement des cycles annuels, mais les auteurs du rapport McKinsey sont d'avis que toute transformation digitale requiert plutôt des cycles trimestriels, voire mensuels.
    La réussite d'une transformation digitale nécessite la plupart du temps aussi de sabrer dans le budget des opérations traditionnelles.

Phase 4 : L'atténuation des risques : multipliez vos chances de succès

  • Décision 7 : Que faire à quel moment ?
    Sur la base de leur expérience des entreprises, les chercheurs de McKinsey concluent que plus de 70 % des programmes de transformation échouent. Les décisions que nous évoquions plus haut peuvent sensiblement augmenter les chances de succès, mais laisser passer le bon moment — comme c'est souvent le cas — peut réduire tous les efforts à néant. Pour cette raison, les CEO doivent définir avec le plus grand soin l'ordre de la transformation. Une approche efficace consiste à miser sur certaines activités pour engranger rapidement des bénéfices et réduire les coûts, et à investir le produit de ces efforts dans la digitalisation. Un e-tailer (un ‘electronic retailer’, autrement dit un commerçant en ligne) est ainsi parvenu, en accordant la priorité aux initiatives les plus lucratives à court terme, à dégager en cinq mois un montant de 300 millions d'euros qui lui en rapportait 800, un an plus tard.

Lire l'article complet

Source : www.mckinsey.com
Article

21.03.2016

E-commerce et médias sociaux : risques et opportunités

Si l'incroyable popularité des médias sociaux offre plein d’opportunités, elle est également source de problèmes. Quelles sont les dernières tendances ? Comment les anticiper ?

Des médias sociaux comme Facebook, YouTube, Twitter, Instagram, etc. semblent novateurs, mais ils reposent sur un principe vieux comme le monde : le bouche à oreille. En marketing, on parle de word of mouth, ou WOM. À l’heure des mass media, les recommandations des voisins, membres de la famille et amis restent indispensables au succès d'une entreprise. Les journaux, magazines et publicités télévisées ont, il est vrai, été les premiers canaux exploités pour présenter un nouveau produit aux consommateurs. Par après, le bouche à oreille s’est avéré jouer un rôle décisif dans ce que toute entreprise rêve d’influencer : le comportement d'achat. Les consommateurs partageant leurs expériences orientent le comportement d'achat de leurs pairs.

Les consommateurs parlent aux consommateurs

Les médias sociaux sont le successeur contemporain – plus sophistiqué et plus rapide – de la vieille technique du bouche à oreille. Ils ont un rôle de catalyseur. Grâce aux médias sociaux, chacun a désormais la possibilité de partager son point de vue, ses expériences, son insatisfaction, etc.

Les consommateurs sont de plus en plus à préférer une social search aux moteurs de recherche comme Google pour obtenir des informations. Ils ne cherchent donc pas sur le web mais demandent l'avis d'amis sur Facebook ou ce qu’en pensent leurs contacts sur LinkedIn ou Twitter. Ce processus accélère leur recherche, le résultat obtenu est aussi plus fiable. L'idée est la suivante : si X a trouvé ce produit bien/beau/bon, je serai sans doute du même avis. Vous avez aussi le loisir de poser toutes vos questions sur le produit ou le service qui vous intéresse et d’en discuter autant que vous voulez.

Toutes sortes de produits font l’objet d’échanges entre consommateurs, que ce soit en ligne ou hors ligne, qu'il s'agisse d’une nouvelle lessive ou de nouveaux modèles de voiture. Les jeunes ne sont pas les seuls à partager leurs expériences. Cadets et seniors, hommes et femmes : tout le monde s’y met ! Toutes les recommandations sont précieuses quand elles viennent des consommateurs.

À titre d'exemple, selon le géant informatique Dell, 25 % de ses clients ont choisi cette marque parce qu'elle leur avait été recommandée par un autre utilisateur. Chaque client achète pour 210 dollars en moyenne. Sur cette base, la valeur d’une recommandation est estimée à 42 dollars. Plus la société Dell pourra convaincre ses clients de faire la promotion de ses produits, plus elle gagnera d'argent.

Mais l'inverse est tout aussi vrai : le bouche à oreille négatif peut avoir des répercussions désastreuses. Et en raison de la popularité des médias sociaux, la mauvaise réputation se répand comme une traînée de poudre.

Les médias sociaux en 2014

Peut-être que dans dix ans, Facebook sera remplacé par autre chose. Mais les médias sociaux ne disparaîtront pas. Il est donc crucial que les entreprises développent une stratégie dans ce domaine. Idéalement, celle-ci commencera par une réflexion sur le canal à utiliser pour chaque contenu et chaque objectif. Quelles sont les dernières tendances en matière de médias sociaux ?

  • Le contenu (le message au consommateur) reste essentiel, mais la segmentation gagne en importance. Le public est vaste, tous les contenus ou tous les canaux ne conviennent pas à tout le monde. Il est préférable que vous subdivisiez votre public cible en sous-groupes et que vous associez ensuite un contenu et un canal spécifiques à chaque segment cible. 
  • Le bon message au bon moment : établissez à l'avance plusieurs moments clés de l'année et exploitez-les. La Coupe du monde de football, la rentrée scolaire, les vacances d'été, etc. sont autant de sujets récurrents dont une entreprise peut profiter. Tout l'art est de trouver un lien adéquat entre le moment clé et votre produit. Faites preuve de créativité. Si une marque de cartables déploie un contenu fin août, elle devra trouver un angle d'approche original pour éviter d'être perçue comme prévisible. 
  • Votre contenu (tant sur votre site Internet que sur les médias sociaux) doit être adapté à un support mobile : les consommateurs utilisent de plus en plus leurs smartphones et tablettes. Ce n'est pas un hasard si les quatre réseaux sociaux les plus connus figurent sur la liste des applications mobiles les plus usitées : Facebook, YouTube, Instagram et Twitter. 
  • Le customer care ne cesse de gagner en importance. Plus que jamais, les consommateurs utilisent les médias sociaux pour rechercher des informations, poser des questions et formuler des remarques.
Article

21.03.2016

Media sociaux. Avez-vous votre conversation manager ?

Coordonner toute la stratégie d’une entreprise en matière de médias sociaux est un métier en soi. À qui allez-vous confier cette tâche ? Et que faire des clients trop impliqués ?

Sous l'effet des médias sociaux, le rôle classique du marketing manager évolue de plus en plus vers celui d'un conversation manager : une personne chargée de faciliter la communication d’une part entre clients et d’autre part, entre ceux-ci et l'entreprise.

Voici quelques aspects essentiels des nombreuses tâches du conversation manager :

  • Rassembler et animer des branded fans. Ceux-ci recommanderont votre marque auprès d'amis et membres de leur famille.
  • Être à l'écoute de ce que disent les personnes à propos de votre entreprise ou de votre marque et les laisser participer activement au processus de réflexion concernant vos produits et votre stratégie.
  • Créer du contenu qui vaille la peine d'être diffusé et alimenter ainsi les conversations.
  • Gérer ces conversations.
  • Travailler avec une « orientation clients » (customer care), être plus réactif et dépasser leurs attentes.

Certaines entreprises sont suffisamment grandes pour recruter un conversation manager à temps plein ou à temps partiel. D’autres feront appel à une entreprise externe spécialisée. Caroline Hombroukx, conversation manager auprès de la société Head Office :

« Quelle que soit l'option retenue, la communication sur les médias sociaux doit être personnalisée. Ce n'est pas pour rien que de grandes entreprises comme Telenet et Belgacom ont créé un personnage fictif qui accompagne les clients : respectivement Charlotte et Eva. Le conversation manager doit également connaître en détails l'entreprise ainsi que sa stratégie en matière de médias sociaux. Etre de l’interne sera un avantage : la personne se trouve à la source des informations qu'elle doit diffuser, peut rapidement prendre une photo et la publier en ligne, etc. »

Une fonction qui n'est pas donnée à tout le monde. « Un conversation manager doit avoir de l'expérience dans le domaine des médias sociaux, son style de communication sera fluide tant verbalement que par écrit et il doit pouvoir aborder les clients avec empathie, de manière positive, garder à l’esprit la recherche de solutions. Une formation préalable n'est pas superflue. Elle permettra au collaborateur de bien comprendre la stratégie. Le public est divers et imprévisible. Il faut pouvoir déterminer si tel contenu convient ou non à tel groupe cible. Le job supporte mal les horaires de bureau stricts. Le monde en ligne ne dort jamais. »

L’atout du conversation manager externe est qu'il dispose normalement déjà de l'expertise nécessaire. Dans son cas, le défi consiste à bien connaître l'entreprise et à se familiariser avec son identité, il faut que le client ait l'impression de s'adresser à un collaborateur de l'entreprise.

Agressif moi, jamais !

La publicité et le marketing classiques sont des communications à sens unique. S'ils ne fonctionnent pas, c'est de l'argent gaspillé mais vous n’aurez généralement pas à faire face à quelque agressivité que ce soit. Une entreprise qui se lance sur Facebook, Twitter ou d'autres médias sociaux, en revanche, peut être confrontée à des réactions ou commentaires négatifs. Caroline Hombroukx :

« Avec les médias sociaux, le consommateur peut vous contacter en direct. Il faut encore pouvoir lui répondre de manière appropriée. L’agressivité est à éviter à tout prix. Quoi qu'il arrive, vous devez vous montrez compréhensif et prouver que vous prenez la demande ou la plainte au sérieux. Toutes les personnes participant à la discussion doivent sentir que l'entreprise répond rapidement et s'efforce de trouver une solution. Si une erreur est commise, admettez-le de manière ouverte et honnête. Il est toujours préférable de terminer sur une note positive et de présenter le problème comme une occasion d'améliorer votre marque, votre produit ou vos services. Au final, vous devrez bien entendu trouver une solution adéquate. Si le plaignant persiste dans son attitude négative, tentez de l'orienter vers un canal privé : un message privé sur Facebook, un message direct sur Twitter, un e-mail ou un contact téléphonique. »

Si un consommateur parle en termes élogieux de votre marque, votre entreprise ou vos services, réagissez avec enthousiasme. Le gratifier d'un remerciement consolidera le lien qui l'unit à votre organisation. Caroline Hombroukx :

« Tout dialogue avec votre cible est une occasion d'améliorer votre produit ou votre manière de fonctionner, sur base de critiques fondées. Donnez aux clients le sentiment qu'ils sont impliqués, la relation n'en sera que renforcée. Si vous souhaitez éditer un magazine ou lancer une campagne d'affichage, demandez-leur leur avis sur Facebook, par exemple en leur présentant trois mises en pages ou titres différents. Un client actif se sentira plus concerné. »

Conseils à suivre et pièges à éviter en matière de médias sociaux

  1. Partez du principe que le client a toujours raison (même quand il a tort).
  2. Faites preuve d'ouverture, d'honnêteté et d'amabilité.
  3. Adoptez un style bien à vous.
  4. Réagissez rapidement aux questions ou remarques.
  5. Restez positif et faites preuve de compréhension.
  6. Mettez tout en œuvre pour que le client se sente concerné.
  7. Accordez de temps à autre un « petit cadeau ».
  8. Évitez, en tant que marque, les thèmes politiques.
Article

22.10.2016

Transformation numérique : votre plan d'action

33 % des décideurs IT n’ont pas clairement défini une stratégie de transformation digitale. Pourquoi et comment y remédier efficacement ?

Dans la grande distribution, la technologie modifie désormais en profondeur les dynamiques concurrentielles du marché, à la fois pour les consommateurs et les distributeurs. Le mode d'achat s'en trouve bouleversé. Dans son étude « Fast-Moving Consumer Goods », l'éditeur Progress dénonce le paradoxe actuel : la transformation digitale est vitale, mais l'implémentation prend trop de temps.

«60 % des décideurs IT admettent que leur entreprise est dans le déni face à l'importance d'une stratégie de transformation digitale.»

Ou se situe exactement le problème ?

Plus de la moitié des décideurs IT considèrent cette démarche complexe et chronophage. 66 % estiment que leurs équipes marketing et IT ne sont pas assez robustes pour mener le projet. 64 % trouvent le paysage numérique trop évolutif pour suivre les changements à la lettre. Enfin, deux départements s'affrontent sur la répartition des tâches et des budgets : IT versus marketing. La bonne nouvelle ? 96 % des entreprises comptent prendre des mesures dans le courant de l'année à venir.

Les éléments essentiels de votre « action plan »

1. Un inventaire préalable

La réalisation d'une transformation digitale passe à la fois par la satisfaction du client, la capacité à réorienter l'activité et le déploiement d'une plateforme flexible, mais tout transformer ne signifie pas tout envoyer à la casse. La transformation doit être initiée après l’élaboration d’un bilan qui tient compte des assets de la société, sous forme d’inventaire.

Ensuite, visualiser les possibilités de changement pour envisager le futur de votre entreprise, non plus comme une firme traditionnelle, mais comme un ambitieux hub numérique.

2. De l’inspiration pour voir grand

Les fondateurs de Google expliquent qu'ils ont toujours cherché à rejeter une approche traditionnelle du management en adoptant deux principes de base, qui s'inscrivent parfaitement dans une transformation digitale : se concentrer sur l'utilisateur pour le satisfaire et engager des collaborateurs intelligents, les « smart creatives ». La méthode LEAN permet d'y parvenir.

3. De la volonté et du temps

L'entreprise doit reconnaître que la mutation digitale s'inscrit dans la durée pour être pertinente. Elle nécessite la création de nouvelles expériences et la définition de nouveaux paradigmes qui peuvent bouleverser les modèles traditionnels, mais s’avèrent salutaires : 41 % des CIO constatent une augmentation des parts de marché post-transformation, avec pour corollaire 37 % de collaborateurs plus motivés ensuite.

4. De la vision et des outils

Pour améliorer et optimiser l’expérience client, il faut agir à la fois sur la rapidité, la réactivité, la sécurité et l'homogénéité des canaux de distribution. Les outils mobiles sont largement plébiscités (62 % selon l'enquête), devant l'analytique, la connectivité des données, le commerce électronique, les contenus et le cloud.

Il est possible de télécharger une copie complète de l’étude gratuitement sur le site de son éditeur.

Source : Progress

Article

18.11.2016

Big data : 6 questions à se poser avant de s'y mettre

Les ‘big data’ sont une nouvelle classe d’actifs que l’entreprise doit embrasser, développer, protéger et surtout faire fructifier dans sa transformation digitale. Voici nos pistes de réflexion pour engager votre stratégie.

Existe-t-il un cursus en big data ?

La plupart des universités dans le monde ont compris l'enjeu des big data. Elles exploitent de plus en plus l'analytique à la fois dans la recherche et pour améliorer la vie et l'orientation des étudiants sur le campus, mais il existe encore peu de formation dédiée au phénomène. Toutefois, certains établissements proposent depuis peu leurs propres diplômes et programmes pour former la future génération de ‘data scientists’».

Dois-je former mon personnel ?

Oui. Pour former vos équipes IT ou les mettre à la page, difficile de les renvoyer sur les bancs de l'école. Toutefois, de nombreuses formations sont organisées partout dans le pays par des prestataires spécialisés. Une formation de 2 jours permet déjà d'appréhender les problèmes spécifiques des big data et les solutions techniques potentielles.

Faut-il engager un ‘data scientist’ ?

Pas forcément. Un chiffre : l'an dernier, on comptait 4,4 millions d'emplois dans le domaine, dont seulement 40% étaient pourvus. Les ‘data scientists’ ne sont pas à la portée de tous les budgets. Vous pouvez faire appel à un consultant indépendant pour déminer le terrain et engager votre entreprise sur la voie des big data. 

Quelles sont les grandes techniques requises ?

Des techniques comme le ‘machine learning’ et le ‘data mining’ sont essentielles pour tous les métiers des big data. Elles permettent de venir à bout de tâches difficiles ou impossibles à remplir par des moyens algorithmiques plus classiques. L'art de la ‘Data Visualization’ permet de communiquer les découvertes liées à l'analyse des données.

Quel est le mot clé que je dois absolument retenir ?

Hadoop ! Comme Microsoft Office à la productivité et Apache au web, des applications font l'unanimité dans le domaine des Big data. Hadoop est probablement la pierre angulaire de votre stratégie - une expertise sans laquelle la maîtrise des big data est impossible. Ce système distribué et open source est destiné à stocker les données ; il est hautement scalable et tolérant aux pannes. Son rôle ? Il traite et analyse des silos de nouvelles et anciennes données pour en extraire de la connaissance significative utile dans la stratégie d'une entreprise. Ses composants doivent devenir la grammaire de vos experts : ‘Spark’, ‘Hive’, ‘Pig’, ‘MapReduce’, ‘HBase’.

Les big data sont-ils pertinents pour une PME ?

Assurément, notamment pour les opérations de marketing : les big data permettent de trier ses données pour obtenir une vue unifiée du client. La segmentation permet d'optimiser ses campagnes. L'analytique permet également d'être à l'écoute du comportement de ses clients. Le budget d’une PME n'est pas celui d’un grand groupe : il faut se concentrer principalement sur les données nécessaires et exploitables pour en retirer les bénéfices : la création d'un lien plus fort avec sa clientèle. 

Discover More

Contact
Close

Contact

Plainte

Pourriez-vous répondre aux questions ci-dessous ? Nous pourrons vous répondre ainsi plus rapidement. Merci d'avance.

Votre entreprise / organisation est-elle cliente de BNP Paribas Fortis ?

Mon organisation est servie par un chargé de relation :

Votre message

Merci

Votre message a bien été envoyé.

Nous vous répondrons dans les plus brefs délais.

Retour à la page en cours›
Top