Article

24.08.2017

Transmettre son entreprise, cela n’arrive qu’une fois

Or, c’est un domaine qui peut déclencher au sein de la famille et de l’organisation réactions diverses, susceptibilités et résistances. Comment rendre l’opération la plus indolore et fluide possible ?

Entre 6 mois et 10 ans, c’est le temps qui peut s’écouler entre les premières réflexions menées et la transmission effective…

Par nature, ce n’est pas un projet récurrent. Le chef d’entreprise a investi sa vie entière et sacrifié beaucoup dans le développement de son business. Trouver un successeur, c’est toujours considéré comme ‘mourir un peu’. Du moins, rompre avec sa vie professionnelle. Le sujet devient tabou et la décision de passer le flambeau à la génération suivante est remise à plus tard.

Idéalement, le processus démarrera tôt

Pour éviter les problèmes dus au changement de personnalité, de valeurs, mais aussi pour assurer le transfert de know-how ou de carnet d’adresses, il est généralement conseillé d’entamer le processus le plus tôt possible. Il y a  de nombreuses raisons à cela.

D’abord, le fondateur peut ainsi disposer du temps et de la marge nécessaire pour décider en paix. Ensuite, cela évite à la famille d’être confrontée aux imprévus éventuels et de devoir décider dans l’urgence, elle n’est pas bonne conseillère. Et puis, un fondateur qui pense à ce que sa chère entreprise deviendra après son départ, se trouve contraint à la regarder de l’extérieur, donc à prendre du recul et à identifier les chaînons manquants, tant dans ses équipes, le management, que dans le processus de transmission du savoir et du savoir-faire. C’est un processus qui doit venir à maturation.

Objectiver le choix

Si plusieurs candidats se présentent, que ce soit de la famille, du personnel ou de l’externe, le dirigeant / père de famille peut se trouver devant l’embarras du choix. Un regard extérieur l’aidera à objectiver sa décision.

Consultants, avocats, banquiers assurent ce type d’accompagnement quasi tous les jours alors que pour l’intéressé, c’est un évènement qui ne doit être géré qu’une seule fois sur toute sa carrière.

Un consultant externe n’aura pas d’état d’âme à soumettre les candidats à des tests d’évaluation. Les résultats qui en découlent sont aussi un bon matériau, exploitable pour trancher parmi les candidatures et ensuite, pour justifier la décision finale auprès de tous.

Communication au sein de la famille

L’expérience montre que le sujet peut être source de conflits et dans des cas extrêmes, une mauvaise préparation de la succession, un choix incertain ou une communication maladroite peuvent menacer la pérennité même de l’entreprise après le départ de son fondateur. 
 
Si c’est la troisième génération qui prend la relève, c’est encore plus indispensable de concevoir un plan de transmission : définir les exigences en termes de compétences et d’expériences, organiser un programme de formation, régler les questions de rémunération et de succession… Tous ces aspects peuvent faire l’objet d’une charte familiale, afin que des accords clairs soient partagés par l’ensemble des actionnaires actuels.

Aspects financiers

Naturellement, un banquier, généralement déjà conseiller du chef d’entreprise, pourra l’accompagner dans le volet financier de la reprise et lui proposera d’établir un inventaire patrimonial, de procéder à une analyse de risques et le conseillera en matière de planification successorale.

Article

01.10.2018

« Donner » son entreprise familiale : que dit le nouveau droit successoral ?

La rentrée a été mouvementée pour les successions. En cause ? Une réforme entrée en vigueur le 1er septembre dernier, dont les répercussions peuvent être importantes, notamment pour la transmission d’une entreprise familiale.

Dans les grandes lignes ? Plus de liberté…

L’un des changements majeurs de ce « nouveau » droit successoral est d’augmenter la quotité disponible, redistribuant les cartes parmi les « héritiers réservataires » (enfants, conjoint et ascendants). Les enfants voient ainsi la part qui leur revient obligatoirement (la « réserve légale »), réduite à la moitié du patrimoine, alors que la réserve au profit des ascendants est supprimée (dans certains cas, remplacée par une créance alimentaire). Résultat des courses : un gain de flexibilité pour le testateur, puisqu’il pourra décider librement de la destination donnée à la moitié de ses possessions, quel que soit le nombre d’enfants.

… et davantage de garanties !

La seconde évolution fondamentale ? Une approche plus uniforme de la valorisation des donations (le « rapport ») au moment du décès : désormais, pour toutes les libéralités, immeubles ou biens meubles (argent, titres de société, objets de valeur, etc.), c’est la valeur — indexée suivant l’indice des prix à la consommation — à la « date de la donation » qui sera prise en compte. Alors que, jusqu’à présent, les biens immobiliers étaient évalués en nature à la « date du décès ». Une différence qui pouvait mener à des situations déséquilibrées entre héritiers. Dans un souci d’harmonisation et de prévisibilité, la réforme institue donc un moment unique d’évaluation de la valeur des donations.

« Donner » l’entreprise familiale : bonne idée, mais…

Bon nombre de dirigeants sont tentés de transmettre l’entreprise familiale de leur vivant. La donation à un descendant est l’une des options privilégiées, afin, entre autres, de bénéficier d’une fiscalité régionale plutôt avantageuse. Sous l’ancien régime, le « rapport » de la donation — l’opération qui consiste donc à évaluer la valeur de la libéralité léguée — pour les titres de l’entreprise se faisait à la « date du legs ». Depuis le 1er septembre, cela reste le cas… à une exception près !

L’exception qui change tout !

En effet, lorsque l’acte prévoit l’inclusion d’une clause d’inaliénabilité, comme la réserve d’usufruit, la règle d’évaluation change. Dans ce cas, selon la nouvelle réforme, l’évaluation doit se faire « à la date du décès » (ou à celle du « transfert de l’usufruit »). Or, dans la pratique, c’est assez courant : l’ancien dirigeant prévoit ainsi une réserve d’usufruit afin de continuer à percevoir des dividendes. Conséquence : la plus-value éventuelle de l’entreprise est prise en compte au moment de la succession. Ce qui peut pénaliser l’enfant qui a repris l’affaire familiale, au profit des héritiers « passifs ».

Un exemple :

5 ans plus tôt, alors qu’Henri approchait de la pension, il a cédé la barre de l’entreprise familiale à sa fille, Marion, pour une valeur de 150.000€ avec réserve d’usufruit. Par souci d’équité, il a donné une somme d’argent équivalente à son fils Franck. Au moment du décès d’Henri, même si les opérations sont antérieures au 1er septembre 2018, le notaire procède au « rapport » des donations selon le nouveau droit successoral :

  • La somme d’argent accordée à Franck est donc valorisée à la « date de la donation » : 150.000€ (plus indexation).
  • Sous l’impulsion du travail effectué par Marion, l’entreprise familiale s’est largement développée pour se valoriser à hauteur de 250.000€. Comme le veut la nouvelle méthode, c’est la « date du décès » qui compte et donc la valeur de 250.000€.
  • Résultat : alors que Marion s’est investie dans l’entreprise familiale, elle pourrait être pénalisée, par rapport à son frère, au moment de diviser le patrimoine de leur père.

Des solutions existent !

Heureusement, le législateur a prévu deux options pour remédier à cette situation. D’abord, la rédaction d’une déclaration de maintien devant notaire, avant le 1er septembre 2019, afin de continuer à appliquer l’ancien système pour les donations en cours. Deuxième option : la réforme prévoit également la possibilité de conclure des pactes successoraux (globaux ou ponctuels), qui permettent d’accorder les violons de la succession. Par exemple, en décidant que la date de la valorisation des libéralités doit se faire à la « date de la donation » et non du décès.

Article

17.09.2018

Céder sa PME familiale ? Un enjeu de taille !

Si la volonté de céder son entreprise est présente au sein de beaucoup de structures familiales, c’est souvent la préparation et la planification qui font défaut. Pour relever le défi : l’élément-clé reste pourtant d’envisager suffisamment tôt sa succession !

La transmission d’entreprises est plus que jamais un enjeu économique et sociétal fondamental. Déjà en 2016, les statistiques étaient « inquiétantes » : entre 2009 et 2014, le nombre d’indépendants de plus de 55 ans était la tranche d’âge en plus forte progression. Celle-ci représentait plus d’un quart de la population des indépendants. Des enquêtes (notamment de l’UCM et Deloitte) ont également mis en lumière que la volonté de « transmettre » en fin de carrière existe, mais la plupart des dirigeants n’ont pas prévu de plan de succession. Ces données ne sont évidemment qu’un aspect partiel de la problématique. Du côté des PME, la question se pose en général au sein des plus petites structures ou tout repose souvent sur le fondateur. On estime ainsi que plus de 200.000 entreprises (300.000 selon certaines sources) devraient changer de mains au cours de la prochaine décennie, dont trois quarts seraient des PME familiales.

La sortie de scène ? Jamais simple !

Dans de nombreux cas, cette étape se transforme en une course contre la montre… pour laquelle le dirigeant part avec un train de retard. Nombreux sont ceux qui n’anticipent pas la cession de leur « bébé ». C’est probablement l’un des principaux freins à la transmission ! Et pour cause, cette séparation peut s’avérer douloureuse, notamment émotionnellement, mais aussi complexe à envisager. Pourtant, en retardant sa décision, la situation peut se retourner contre le fondateur (perte de valeur de la société, difficulté à trouver un repreneur, perte de savoir-faire et de valeur immatérielle, etc.) et le forcer à agir dans la précipitation. Préparer et planifier la transmission de sa PME — plusieurs années avant le départ effectif — reste donc essentiel pour se poser les bonnes questions et y apporter les réponses adéquates !

Un processus long et complexe

Au moment de (penser à) passer le témoin, d’autres facteurs viennent compliquer la tâche du chef d’entreprise. D’une part la complexité du processus, qui dépend également du « type » de cession choisi (vente des parts ou du fonds de commerce, cession à titre gratuit) et des conséquences juridiques, fiscales et successorales (notamment alors que la réforme du droit successoral entre en vigueur au 1er septembre 2018) qui en découlent. Se pose aussi la question capitale de la valorisation de l’entreprise et du financement (pour le repreneur). D’autre part, la famille reste un frein… Même si la volonté existe souvent de conserver le « joyau » dans la lignée, c’est aussi une source de conflits et de difficultés, notamment celle de trouver un successeur motivé dans sa descendance. Sans oublier qu’il faut ensuite le former. Lorsque le choix se fait en dehors du cercle familial, un sacré challenge se pose également : repérer le repreneur « idéal ».

L’accompagnement et le conseil : essentiels !

L’enjeu est énorme, au risque d’assister à la destruction massive d’activités et d’emplois. C’est pourquoi tant les associations professionnelles que les pouvoirs publics se sont saisis de la problématique et le paysage de l’accompagnement s’est professionnalisé. Le challenge ? Sensibiliser, conseiller et faciliter les cessions. Des plateformes dédiées ont, par exemple, vu le jour dans les trois Régions (BECI à Bruxelles, la Sowaccess en Wallonie et UNIZO en Flandre) afin de guider les chefs d’entreprise ainsi que pour les mettre en relation avec d’éventuels acquéreurs. Si des efforts sont mis en œuvre du côté des cédants, les potentiels repreneurs doivent aussi être incités à emprunter cette voie (au même titre que la création d’entreprises). Dans tous les cas, cette transition cruciale exige certainement la présence (dès le départ) d’experts juridiques, fiscaux et financiers qui sauront tenir compte des spécificités de la société pour trouver la « voie » la plus adaptée. Chez BNP Paribas Fortis, votre chargé de relation pourra vous accompagner dans le volet financier de la reprise et vous proposera d’établir un inventaire patrimonial, de procéder à une analyse de risques et vous conseillera en matière de planification successorale.

Vous n’êtes pas encore client chez nous ? Contactez le Business Centre le plus proche de chez vous !

Article

05.07.2018

Les M&A en Belgique ? Notre pays convertit un désavantage en or massif

Quand l’étroitesse de notre marché géographique et les complexités linguistiques et institutionnelles engendrent ouverture et agilité au commerce international… Interview de Gabriel Englebert, BNP Paribas Fortis.

En Belgique, depuis 2016, le marché des Mergers & Acquisitions est en hausse continue, comme le relève le dernier ‘M&A Monitor’ de la Vlerick Business School. En 2018, nos entreprises confirment leur volonté d’expansion en Europe, voire bien au-delà. Gabriel Englebert, à la tête de l’équipe Corporate Finance, comprenant nos activités de M&A et de Equity Capital Markets (ECM) : « J’insiste, il ne s’agit pas que du Bel 20 ! Je suis fier de pouvoir affirmer que les candidats acquéreurs figurent parmi le Top 300 de nos entreprises belges. »

Sorties de Belgique très tôt dans leur histoire…

Dans un marché national étroit, composé de plusieurs régions et communautés linguistiques, nos entreprises sont parfois forcées de s’exporter très tôt dans leur cycle de développement. Résultats : les entreprises belges sont agiles à l’export, comprennent vite les dynamiques de l’internationalisation et témoignent d’une culture décentralisée propice aux M&A. Au sein de nos PME à l’actionnariat solide, nous retrouvons des équipes de management souvent multilingues, bien formées et capables de recruter des profils internationaux. Le pays est un vivier de niches sectorielles : sciences de la vie et santé, agro-alimentaire, aérospatial, industrie, matériaux de construction, services, biens de consommation et technologie.

De fortes valorisations

« Ce n’est pas la taille absolue des ‘deals’ qui attire mon attention... mais les valorisations ».
Gabriel Englebert.

 Les valorisations sont élevées, les multiples d‘EV/EBITDA continuent à grimper. Pourquoi ? En raison de la rareté des opportunités, de l’argent disponible et des taux bas. « Les multiples d’EV/EBITDA actuels arrivent parfois dans des zones extrêmes, jusqu'à plus de 10x. C’est énorme ! », ajoute-t-il.

Explorer de nouveaux pays, une nouvelle activité, une technologie

Fortes de leur succès, les entreprises belges se montrent prêtes à investir dans des sociétés cibles étrangères pour gagner un accès au marché, la connaissance d’un pays ou tester un produit adjacent. Dans un tiers de l’ensemble des ‘deals’ en Belgique, la cible est étrangère. La transaction prend 6 à 12 mois en moyenne, le temps de négocier le prix et les conditions, lever les barrières réglementaires et économiques, répondre aux aspects de taxation tout en tenant compte de différences culturelles parfois très fortes.

« Enfin », poursuit Gabriel Englebert : « J’épinglerais pour 2018 deux tendances chez les grands groupes belges : une quête d’innovation – souvent une technologie ou un savoir-faire précis – et des investissements concrets dans le domaine du durable. »

Le marché des M&A change, nos méthodes s’adaptent

Auparavant, la méthode des ventes aux enchères larges (‘auction’) rassemblant un nombre parfois très important de candidats repreneurs, dominait le marché. Cette approche était parfois incompatible avec les objectifs de discrétion des clients belges de la banque, friands de transactions dans des cadres très restreints, précise le responsable. 

En 2018, les dirigeants d’entreprises belges n’attendent plus la même chose de leur banquier d’affaires. Gabriel Englebert : « Nous sommes à présent dans le monde du cousu main, et je m’en réjouis. Le ‘sur mesure’ convient parfaitement à notre banque qui veille à nourrir une relation à long terme avec ses clients. Mettant à profit leur savoir-faire, nos équipes réalisent un travail de fond, loin des méthodes stéréotypées d’autres marchés où tout est mis sur la table. À ce titre, nous ne publions pas nos opérations récentes, et elles sont pourtant très nombreuses. Mon activité est celle de la discrétion et de la confiance pure. »

Quel modèle pour la banque d’affaires en 2018 ?

L’équipe Corporate Finance accompagne les dirigeants d’entreprises dans leurs projets de fusion et acquisition. L‘intelligence artificielle va-t-elle révolutionner ce business? « Je n’y crois pas. En quoi un dirigeant aurait-il encore besoin de nous en 2018 ? Pour se former un jugement décisionnel et multi-facettes sur une situation complexe de fusion et acquisition », soutient  le banquier d’affaires.

Entouré de ses experts internes, le dirigeant d’entreprise dispose, certes, d’outils d’information et d’analyse incroyables (masse de données disponibles sur le net, études des consultants dans des domaines précis …). Mais il y a aujourd’hui trop d’information, cela peut semer la confusion. « C’est dans ce contexte d’infobésité que nous faisons une réelle différence en matière de conseils tactiques et de timing décisionnel. Un métier tel que le nôtre, reposant sur des éléments intangibles comme la confiance et la confidentialité, exige un dévouement de tous les instants. Personnellement, j’ai choisi mon combat : je saute dans un avion si un client outre-Atlantique a besoin que je l’aide à prendre une décision », défend-il.

Le timing en M&A : la clé du succès

« Les intérêts de nos clients sont notre priorité absolue. Nous bouclons la transaction en moins de 3 mois si tel est le désir des interlocuteurs », garantit Gabriel Englebert. Parfois, d’autres aspects sont en jeu, comme le plan de transmission successorale et actionnariale. Consulter sa banque d’affaires à la fois sur la gouvernance familiale et le devenir d’une entreprise apporte une belle neutralité à la réflexion.

Et l’avenir ?

« J’identifie deux paramètres structurants: (1) le marché qui va, je crois, vers une stabilisation. La banque européenne prévoit de faire remonter les taux de manière progressive. Les valorisations boursières en dépendent. (2) la profession : le modèle des banques d’affaires, lui, évoluera à nouveau. Enfin, d’ici 5 à 10 ans, une nouvelle génération reprendra le flambeau d’un métier fantastique humainement et professionnellement parlant. Les ‘boutiques-conseils’ en M&A fleurissent ! Il y aura certainement un écrémage, c’est inévitable. Mais nous, nous étions déjà là il y a 200 ans. Je nous prédis encore un long avenir. », clôture le Head of Corporate Finance.

Article

21.02.2018

Introduction en bourse ou fusion-acquisition ? Des marchés hésitants

Le M&A fait de la concurrence aux IPO cette année, les chiffres le prouvent. La volatilité des marchés actions en cause ?

2017 a été globalement plus favorable au rachat total ou partiel entre sociétés et aux modes de financement alternatifs : fonds souverains ou hedge funds pour les géants du marché, plateformes de financement participatif pour les PME.

Le volume des fusions et acquisitions a même retrouvé son niveau de 2012, avant le début de la crise grecque. Le marché boursier mondial retrouve lui aussi son dynamisme avec 1.150 introductions en bourse (IPO) représentant un montant de 126 milliards de dollars, en hausse de 55% par rapport à l'an dernier.

Fusions et acquisitions (M&A) : une tendance lourde

Une tendance particulière se dessine pourtant : sur 72 IPO annulées, 15 l'ont été en raison d'un rachat.

Deux raisons principales à cela.  D'une part la volatilité importante du marché des actions ; de l'autre, la valorisation plus importante obtenue grâce aux synergies potentielles. Les coûts et contraintes de la régulation sont aussi cités comme une des raisons du moindre succès de l'introduction en bourse, en particulier sur le marché américain.  Sur ce dernier, on constate aussi l'importance croissante prise par les « mutual funds » et l'influence des « activist investors » tout puissants sur le management des entreprises US.

Au niveau britannique,  le Brexit a créé un décalage entre les attentes des actionnaires et les estimations des investisseurs. Une conséquence : la dévaluation de la livre sterling par rapport au dollar sont les causes principales d'un nombre d'IPO assez faible.

IPO, une affaire de start-up

Il est un marché bien spécifique où l'introduction en bourse reste l'outil privilégié, c'est celui des start-up de la Silicon Valley.  Le niveau des valorisations y est tel que la prise de participation est devenue impossible pour l'investisseur moyen.

Les entreprises y pratiquent le ‘dual track’. Elles mènent de pair négociations de vente et processus menant à la cotation pour, au dernier moment, choisir la voie la plus profitable.

En Belgique

Pour le marché belge, la tendance est identique, avec une année 2017 où le marché tourne au ralenti. On notera pourtant la cotation sur Euronext du groupe flamand Balta, leader européen sur le marché des moquettes résidentielles et commerciales.

Le dernier rapport de KPMG (daté d’août dernier) confirme lui aussi l’appétit des entreprises belges pour le M&A, malgré un léger ralentissement cette année, dû lui aussi au contexte économique… et au Brexit. 

Discover More

Contact
Close

Contact

Plainte

Pourriez-vous répondre aux questions ci-dessous ? Nous pourrons vous répondre ainsi plus rapidement. Merci d'avance.

Vous êtes indépendant, exercez une profession libérale, démarrez ou dirigez une petite entreprise locale. Rendez-vous sur notre site dédié aux professionnels.

Vous êtes un particulier ? Rendez-vous sur notre site dédié aux particuliers .

Votre entreprise / organisation est-elle cliente de BNP Paribas Fortis ?

Mon organisation est servie par un chargé de relation :

Votre message

Tapez le code indiqué dans l'image :

captcha
Check
La Banque traite vos données à caractère personnel conformément à la Déclaration Vie Privée de BNP Paribas Fortis SA.

Merci

Votre message a bien été envoyé.

Nous vous répondrons dans les plus brefs délais.

Retour à la page en cours›
Top