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28.06.2017

UE & Chine: climat tempéré sur le volet économique

Le sommet annuel UE/Chine a offert une tribune aux deux puissances pour clamer leur engagement commun sur le climat face à l’Amérique de Trump. D'un point de vue économique, par contre, les négociations n’ont guère abouti.

Les ennemis de mes ennemis…, la phrase est bien connue. Au 12e EU-China Business Summit, organisé à Bruxelles début juin 2017, Chine et Europe ont trouvé un accord pour réduire l’utilisation des énergies fossiles, développer des technologies vertes et contribuer au financement d’un fonds annuel de 90 milliards d’euros sur les émissions de gaz à effet de serre. D'un point de vue économique pur, les discussions n'ont guère progressé depuis juin 2016. Une occasion ratée pour l'UE, pourtant devenue le premier partenaire de la Chine pour les importations et les exportations.

Quelle stratégie pour l'UE face à la Chine ?

Dans une fiche d'information publiée le 1er juin 2017, la Commission européenne a résumé cette politique via une série de « conclusions du Conseil sur la stratégie de l'UE à l'égard de la Chine ». Il s’agit de renforcer la réciprocité et d’établir des conditions de concurrence équitables et loyales dans l'ensemble des domaines de coopération. Ceci est particulièrement propice au moment où l'Union européenne et la Chine recherchent un accord global sur les investissements afin de créer de nouveaux débouchés commerciaux.

« La solidité du développement économique, des échanges commerciaux et des investissements passe aussi par le respect de l'état de droit. Pour faire des affaires, les citoyens doivent pouvoir accéder à des informations libres et indépendantes, et être à même de communiquer et de discuter. »  Cecilia Malmström, Commissaire européenne au commerce

L'Europe cherche également à améliorer la connectivité entre l'Europe et la Chine au niveau des infrastructures et des échanges sur le plan numérique. Lors du forum « Belt and Road » organisé à Pékin en mai, l'Union a exposé sa vision sur l'amélioration de la connectivité entre l'Europe et l'Asie ; elle passe par une coopération en matière d'infrastructures, notamment le financement, l'interopérabilité et la logistique.

« Un cadre commun de normes et de standards est aussi primordial pour une relation économique prospère, par exemple, pour ce qui est des droits de propriété intellectuelle ou de la sécurité des produits d'alimentation ou de consommation. » Commission européenne, juin 2017.

Commerce, investissement… et dumping

Durant les négociations, l'UE visait la conclusion d'un accord global sur les investissements (dont les négociations sont en cours depuis environ deux ans). Priorité : instaurer des conditions de concurrence plus équitables pour les entreprises.

L'UE entend poursuivre sa collaboration avec la Chine afin de l’amener à ouvrir davantage son marché aux investissements européens. L'une des principales préoccupations de la Commission est ce qu'elle nomme la « surcapacité industrielle de la Chine » dans plusieurs secteurs, dont la sidérurgie et l'aluminium. Agitant l’argument d’une « concurrence déloyale pour les entreprises européennes », l'Union se retrouverait « envahie de produits chinois faisant l'objet de dumping », un problème que la Chine doit « prendre à bras-le-corps ».

EIF : un plan de 500 millions d'euros

Le Fonds européen d'investissement et le Fonds chinois de la route de la soie (Silk Road Fund) ont signé le 2 juin un protocole d'accord dans le but d'investir ensemble dans des fonds (capital-investissement et capital-risque). Objectif : investir à leur tour dans des PME situées principalement dans l'UE. Le total des crédits engagés devrait atteindre 500 millions d'euros, répartis à 50/50. L'initiative doit venir compléter le volet PME du Fonds européen pour les investissements stratégiques du plan Juncker, destiné à faciliter l'accès au financement de quelque 416.000 PME/TPE en Europe.

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01.07.2016

PME belge à l’étranger. D’abord la Chine pour Punch Powertrain

En 2006, Punch Powertrain est à l’agonie. Dix ans plus tard, c’est un acteur majeur dans la fabrication de boîtes de vitesses automatiques. Retour aux débuts du succès, en Chine.

Les conducteurs européens s’accrochent désespérément à leur levier de vitesse, mais dans le reste du monde, la transmission automatique est devenue la norme. L’émergence de voitures hybrides et électriques pousse les constructeurs européens sur cette voie. Punch Powertrain ne demande pas mieux. La société trudonnaire conçoit et produit des systèmes de transmission automatique, aujourd'hui pour le marché asiatique, demain pour le reste du monde.

Lorsque nous garons notre voiture en face de Punch Powertrain, nous n’en croyons tout simplement pas nos yeux. De nouveaux bâtiments sortent de terre de toutes parts à un rythme de constructions chinoises. C’est que les affaires roulent, confirme Bart Delaere, le CFO :

« En 2015, nous connaissons une croissance de cent pour cent. Que s’est-il passé ? Entre 1972 et 2008, l’entreprise passe entre les mains de divers propriétaires. Elle fabrique déjà des transmissions automatiques. Les plus récentes sont pour les Mini de BMW. Les bonnes années, notre production est de quelque 35.000 transmissions. Pour fin 2016, nous en produirons 50.000... par mois. Nous comptons 1.200 collaborateurs de par le monde, dont 300 en R&D. Pour 2020, le département R&D comptera 740 personnes, dont 600 en Belgique. »

Les débuts ne sont pourtant pas roses. Lorsque BMW décide en 2006 de changer de fournisseur, Punch Powertrain n’en mène pas large. En 2008, le contrat avec le constructeur allemand expire et pas le moindre client à l’horizon. Mais certains investisseurs belges y voient du potentiel. Pas en Europe (un marché saturé avec peu de voitures automatiques), ni aux États-Unis (un marché en crise avec des voitures trop lourdes pour les boîtes automatiques belges), mais dans la région Asie-Pacifique. La première mission de Punch Powertrain : partir à la conquête de la Chine. Bart Delaere :

« Cor van Otterloo, notre CEO, vient de chez Philips. Il connait très bien la Chine. Nous établissons une stratégie en trois axes, elle fait toujours notre fierté à l’heure actuelle. Primo : nous voulons plus de clients. Secundo : nous voulons plus de produits. Tertio : nous voulons étendre notre répartition géographique. »

La recherche de nouveaux clients démarre en Chine. Punch Powertrain se met à démarcher activement tous les fabricants de voitures chinoises. Pas une sinécure, il y en a quelque 150. Aujourd’hui, 15 d’entre eux sont devenus clients. Parmi lesquels Geely, le propriétaire de Volvo. Proton, en Malaisie, est aussi un client important. Comment les Belges réussissent-ils ce tour de force ? Bart Delaere :

« Contrairement aux grands acteurs japonais, nous ne refusons pas les petites séries. De plus, nous proposons aux Chinois d’assurer pour eux l’entièreté du développement : logiciel, adaptations, réglages selon le type de moteur… En outre, pour les clients locaux, nous choisissons délibérément une stratégie de production locale. La R&D et la production de composantes clés sont ici et restent ici. Mais nous réalisons l’assemblage là où se trouve le client. Aux yeux des clients chinois, Punch Powertrain est un fournisseur chinois. Avant même d’avoir un client, nous concluons un sharedeal à Nanjing et transformons une usine existante en usine de transmissions. L’équipe dirigeante que nous installons à l’époque est toujours en place, c’est rare en Chine. Il faut dire que nous réunissons des gens avec lesquels nous entretenons déjà des relations commerciales et en qui nous avons confiance. Cela n’a pas de prix. »

La deuxième étape de la stratégie : offrir une plus grande diversification de produits. De nos jours, Punch Powertrain ne fabrique que des CVT, des transmissions à variation continue. Pour l’heure, le département R&D planche sur un modèle de boîte automatique moins onéreux, une CVT capable d’équiper des voitures plus lourdes, et sur des systèmes pour véhicules hybrides et électriques. Bart Delaere :

« Si nous couvrons toute la gamme, nous pouvons envisager la troisième étape de notre plan stratégique et nous attaquer aux acteurs majeurs de niveau mondial. Allons-nous réussir ? Voici comment je répondrai à cette question : en 2006, nous sommes à l’agonie. En 2016, nous avons un rôle de premier plan. Nous sommes flexibles et bon marché, prêts à fournir de petites séries et capables de répondre rapidement à des demandes spécifiques. Autant d’atouts que nous entendons conserver. Notre croissance est très forte, mais dans notre manière de travailler, nous souhaitons rester une organisation à petite échelle, horizontale, avec de courtes lignes de décision. Notre flexibilité nous a toujours bien servi. »

Jusqu’à quel point Punch Powertrain est-elle chinoise ?

Bart Delaere :

« En Chine, nous avons la réputation d’être un fournisseur chinois doté d’une direction chinoise. Notre modus operandi n’en est pas devenu complètement chinois pour autant. A nos débuts, la plupart des ouvriers habitent loin de l’usine et dorment sur leur lieu de travail, parfois en famille, mais pas toujours. A nos yeux, ce n’est pas une solution idéale. Alors, nous décidons de démolir ces dortoirs. Les collaborateurs habitent en ville maintenant. De plus, le chauffage et l’air conditionné sont installés. Cela évite désormais, en hiver, de garder son gros manteau au bureau, et en été, de devoir travailler sous des températures parfois insupportables. Nous prenons soin de nos collaborateurs, là-bas comme ici, en Belgique. Avant la lettre, nous mettons en place un statut unique, nous ne faisons aucune distinction entre employés et ouvriers. Les plans d’incentive valent pour les deux catégories de collaborateurs. Nous recevons beaucoup en retour. L’année passée, le volume de travail est tel que nous sommes contraints de supprimer quasiment tous les congés. Et pourtant, nous trouvons suffisamment de collaborateurs disposés à venir travailler. »

Quel est le rôle joué par la banque dans cette expansion ?

En 2009, notre banque est impliquée avec deux autres dans le redémarrage de Punch Powertrain, raconte Jo Peeters (gestionnaire de relations chez BNP Paribas Fortis) :

« En Belgique, nous finançons le projet avec ING. Pour la Chine, c’est la KBC qui s’en charge. Leur redémarrage n’est pas évident, à l’époque, le défi est de trouver de nouveaux clients. Mais nous faisons confiance aux investisseurs, au management et à leur business plan. Ils nous convainquent que c’est possible. Et ils le prouvent. La première année, ils passent de 0 à 50 millions d'euros de revenus. Une sacrée performance. Autre prouesse : la stratégie d’il y a 10 ans tient toujours la route aujourd’hui. »

À l’entame de l’année 2015, la donne bancaire change radicalement. À la demande du client, la filiale de BNP Paribas, Bank Of Nanjing, reprend le financement en Chine. BNP Paribas Fortis devient ainsi le mandated lead du nouveau plan d’investissement qu’il faut monter pour un total de 270 millions d’euros. Jo Peeters :

« BNP Paribas Fortis reprend alors la plus grande partie du financement, le reste se répartit entre KBC, ING et Belfius. Ces 270 millions sont investis en différentes phases en Belgique et en Chine, dans des bâtiments et des machines de production. Un representations office s’installe en Inde. Punch Powertrain en est la preuve, les entreprises belges sont également capables d’innover et de conquérir l’étranger.

L’organisation limbourgeoise travaille rapidement et de manière flexible. Dans notre rôle de banque de financement, nous devons réagir rapidement. Nous nous faisons une joie de continuer à les soutenir dans leurs plans d’expansion partout dans le monde. »

Peu de temps après l’interview, Punch Powertrain fait savoir que les actionnaires de l’entreprise ont conclu un accord exclusif d’achat / vente avec le groupe chinois Yinyi pour l’acquisition de l’entièreté des parts de la société Limbourgeoise.

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08.03.2017

Le paiement mobile a conquis la Chine

En Chine, sortir son smartphone pour régler un achat est devenu monnaie courante. Le paiement mobile est en effet aujourd’hui dans le pays un mode de paiement incontournable, qui surpasse la carte bancaire.

Le mobile, utilisé toute la journée, par tous les Chinois !

En Chine, le smartphone est un compagnon de tous les instants. Il sert à communiquer, à s’informer, à jouer, à regarder des vidéos, à entretenir des relations professionnelles ou sociales, à faire du shopping...  La place du smartphone est bien plus importante que partout ailleurs :

  • sur les 688 millions d’internautes chinois, 90 % utilisent le mobile,
  • ils sont même 127 millions à surfer ainsi sur la toile exclusivement via leur smartphone,
  • WeChat, application mobile de messagerie, compte quelques 650 millions d’utilisateurs dans le pays.

Pour répondre aux attentes de ses utilisateurs, WeChat a multiplié ses fonctionnalités. En plus de communiquer avec ses amis ou de jouer, l’application propose de commander un repas ou un taxi, et aussi de payer dans une boutique – ou de payer le taxi – ou encore de faire des transferts d’argent à un autre utilisateur… Car le paiement mobile est aussi devenu incontournable pour les utilisateurs chinois. 

Le paiement mobile, en ligne et aussi au quotidien

Le paiement mobile s’est imposé en quelques années dans le pays. En 2015, 65 % des transactions en ligne ont été effectuées à partir d’un mobile, selon une étude d’Alipay publiée en janvier 2016. Il faut dire que dans le pays, la carte bancaire a souffert du succès de l’e-commerce : un consommateur sur cinq en possède une, mais rares sont ceux qui l’utilisent pour régler des achats en ligne. Le mobile, en revanche, s’est imposé comme complémentaire du e-commerce puis du m-commerce… et très vite dans la vie courante. Payer en scannant un QR Code avec son smartphone, dans une boutique ou devant un distributeur automatique, est un acte quotidien. 

Différents acteurs se livrent une guerre sans merci pour séduire ces amateurs de paiement mobile. Le leader incontesté dans ce domaine, Alipay, compte aujourd’hui 450 millions d’utilisateurs actifs (contre 200 millions pour Tenpay, la solution de paiement intégrée à WeChat), et 170 millions de transactions quotidiennes. Et les utilisateurs n’hésitent pas à se tourner aussi vers de nouveaux entrants : lorsqu’en février 2016, Apple Pay arrive en Chine, ce sont quelque 30 millions d’utilisateurs qui s’inscrivent dès les premiers jours. Et les constructeurs de mobiles n’hésitent pas à proposer leur propre solution de paiement : Samsung Pay, LG Pay ou encore Huawei Pay par exemple.

En Asie, des situations très différentes

Résultat ? Aujourd’hui, les principaux moyens de paiement en Chine sont, dans l’ordre :

  • Alipay, qui enregistre 48 % de parts de marché – dont une part en constante augmentation du marché mobile en pleine croissance,
  • UnionPay, réseau interbancaire chinois et plus grand système de carte de paiement au monde en nombre de cartes émises,
  • Tenpay, solution de paiement mobile intégrée à WeChat.

La situation chinoise fait du pays un cas à part sur son continent. À Hong Kong, les cartes de crédit se taillent ainsi la part du lion, et les trois principaux moyens de paiement sont Visa, MasterCard et Paypal ! Au Japon, Visa et Mastercard sont également en tête, mais suivis par Konbini, un mode de paiement en ligne sans connexion depuis les commerces de proximité. En Corée du Sud, à Taiwan, en Thaïlande ou en Inde, Visa et MasterCard sont toujours en tête.

(Source : www.bnpparibas.com)
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26.07.2018

BATX vs GAFA : la « guerre » des géants du web !

Derrière l’emprise des 4 géants américains du web, des milliards d’utilisateurs et de données… Pourtant, le pouvoir des GAFA est bousculé par leurs concurrents asiatiques ! Qui sont les BATX (Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi) ?

La Chine est loin de se résumer à « l’atelier du monde », caractérisé par le « low cost » et la copie. De plus en plus, l’Empire du Milieu montre son ambition de devenir leader mondial des technologies. Force est de constater que le géant asiatique est sur la bonne voie : numéro un en nombre de brevets, des exportations « high-tech » passées de 9,4 % à 43,7 % en 20 ans, l’injection de milliards dollars dans la R&D, sans oublier des investissements massifs dans l’intelligence artificielle. Résultat : la Chine commence progressivement à faire de l’ombre à l’hégémonie des États-Unis dans des secteurs de pointe. Par exemple, Shenzhen (qui accueille plus 2.200 sociétés axées sur la technologie) ou le hub technologique de Zhongguancun ont largement dépassé la Silicon Valley sur bon nombre d’indicateurs économiques. Fers de lance de cette « menace » venue d’orient, les BATX ! Les 4 géants chinois du web, dont les aspirations de conquête ne s’arrêtent pas au continent asiatique.

Baidu, le Google mandarin

Fondé en 2000, le géant de Beijing est incontestablement le moteur de recherche numéro un en Chine. Baidu s’est même hissé au quatrième rang des sites les plus visités au monde, derrière YouTube, Facebook et Google. Grâce à son puissant algorithme et sa technologie de recherche en mandarin, Baidu est rapidement devenu la porte d’entrée principale du web chinois, notamment en étouffant ses concurrents locaux et en contribuant à mettre à mal l’aventure de Google dans l’Empire céleste. Capitalisée à 95 milliards de dollars (encore loin des 800 milliards d’Alphabet, la maison-mère de Google), la licorne de Zhongguancun n’a pas terminé son expansion et mise sur sa diversification : la cartographie avec BaiduMaps, Iqiyi à mi-chemin entre YouTube et Netflix ou encore la voiture autonome avec Apollo.

Alibaba et les 25 milliards de dollars en 24 heures !

Ce chiffre d’affaires record, réalisé par la plateforme d’e-commerce lors de la grande « braderie » de la « journée des célibataires » de 2017 (tous les 11 novembre), démontre bien l’hégémonie de l’empire créé en 1999 par Jack Ma. Seul véritable concurrent d’Amazon à l’échelle mondiale, Alibaba est d’ailleurs le premier distributeur mondial, allant jusqu’à vendre des avions de Boeing. Sans oublier son entrée fracassante à la bourse de Wall Street, grâce à une levée record de plus de 25 milliards de dollars. Le groupe de Hangzhou, qui revendique plus de 450 millions d’utilisateurs annuels (contre 300 millions pour l’américain), se différencie toutefois par son approche « marketplace » et se définit comme un véritable écosystème, proposant son propre système de paiement (Alipay).

Tencent et sa « super-app » WeChat

Succès fou chez le « Géant qui sommeille », le groupe Tencent (fondé en 1999) est profondément ancré dans la vie de son milliard d’utilisateurs, en proposant une multitude d’applications adaptées à leur quotidien, dont WeChat, le WhatsApp local. Messagerie instantanée (le fameux « QQ » lancé en 1999), site de vente aux enchères entre particuliers (sorte d’eBay), e-paiement, réseau social, jeux vidéo, objets virtuels ou encore streaming vidéo et musique, le géant offre une « expérience client » très aboutie. Ce n’est donc pas un hasard si Facebook s’en est inspiré ces dernières années… En matière de capitalisation boursière, le face à face entre les deux réseaux a également tourné à l’avantage du chinois, puisque l’entreprise de Shenzhen a récemment dépassé la barre des 500 milliards de dollars, se sacrant au passage comme la valorisation la plus importante d’Asie.

Xiaomi, Apple sans la pomme

Visiblement inspiré par les objets technologiques de l’entreprise de Palo Alto, le chinois Xiaomi se différencie pourtant de son concurrent américain. En effet, le cinquième constructeur mondial de smartphones, fondé (seulement) en 2010, fabrique une large palette d’objets « high-tech » (tablettes, objets connectés, batteries, casques, caméras miniatures, télévisions intelligentes), mais aussi des appareils électroménagers. Avec une valorisation estimée à près de 46 milliards de dollars, le géant de Beijing occupe la troisième place des plus importantes « scale-up » au monde. Mais la concurrence, notamment chinoise avec Huawei, est rude et l’entreprise n’hésite pas à se lancer dans l’intelligence artificielle et la fintech.

Derrière, la relève guette !

De « nouveaux » GAFA et BATX veulent également une place au soleil. Du côté américain, les NATU — Netflix, Airbnb, Tesla et Uber — s’imposent progressivement. En Chine, même scénario, avec l’émergence des Didi Chuxing, Nio, Vivo, Huawei ou encore JD.com. Affaire à suivre…

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