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07.12.2020

Anticiper l’interdiction des gaz fluorés, un enjeu important des PME

Certains gaz fluorés, utilisés dans les systèmes de climatisation et de refroidissement, seront interdits d’ici 2030 suite à une directive européenne. N’attendez pas pour autant 2029 pour vous y adapter.

Quand il y a du froid, il a certainement des gaz fluorés. Voilà comment on pourrait simplifier et imager l’utilisation de ces gaz. Du glacier aux systèmes de climatisation en passant par les laboratoires et les pharmacies, les gaz fluorés sont très utilisés dans l’industrie et le commerce.

Problème, ces gaz seront progressivement interdits d’ici 2030 suite à une directive européenne transposée en Belgique. « Pourquoi ? Car ces gaz ont un très haut pouvoir d’émission de CO2 » comme le fait remarquer Véronique Leonard, responsable du pôle environnement de la Sowalfin dans la vidéo ci-dessous. Un enjeu important pour les PME : « les décisions qu’elles prennent aujourd’hui auront un impact dans le futur, car la législation aura évolué », continue-t-elle.

Et si on ne suit pas cette directive ?

« Commençons par le moins agréable : les entreprises qui ne seront pas en règle devront faire face à des amendes salées », prévient Erik Vanberg, Sustainable Business Developer au sein du Sustainable Business Competence Centre (SBCC) de BNP Paribas Fortis>.

L’objectif de cette décision est surtout d’accélérer la transition durable des PME et entreprises. Cela leur permettra de concrétiser leur engagement durable et de limiter l’impact financier de cette directive.

« Dans une stratégie de décarbonation, le frigo doit faire partie des premiers leviers à activer », explique l'expert du SBCC. « Au même titre que le recours aux LED, la mise en place de chaudières à haut rendement ou encore l'amélioration de l'isolation de bâtiments ».

Les premiers pas vers cette transition sont possibles et faciles à mettre en place.

Découvrez l’interview vidéo de Véronique Leonard, responsable du pôle environnement de la Sowalfin. 

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12.08.2020

Le "cooling as a service": innovation et efficience

Financer la mise en conformité de vos installations sans faire grimper la facture? C'est l'ambition de cette formule. Une collaboration entre la banque et l'installateur: chacun son expertise à votre service!

Vous connaissez désormais le contexte: après avoir été une alternative aux CFC et aux HCF, les HFC (F-gases en anglais) se sont révélés être un problème pour l'environnement. Principalement, ceux dont l'indice GWP – à savoir le Global warming potential ou Potentiel de réchauffement global (PRG), un indicateur de la nocivité d'un gaz émis dans l'atmosphère – est très élevé: jusqu'à 23 000 fois plus néfastes que le carbone. Un calendrier réglementaire international et européen a donc été mis en œuvre. Le but? Réduire progressivement l'utilisation de gaz fluorés les plus polluants, très présents dans l'industrie du froid (climatisation, chauffage, systèmes de refroidissement, installations réfrigérées, etc.). L'objectif est clair: protéger la planète et mitiger le réchauffement climatique. Votre projet de transformation durable est sur la table… mais à qui vous adresser pour vous accompagner dans l'aventure?

Deux interlocuteurs incontournables

Le premier est évidemment votre frigoriste afin de vérifier la conformité de vos systèmes et d'entreprendre les démarches obligatoires. Mais vous avez aussi intérêt à prendre contact avec votre banquier. C'est lui qui vous accompagnera dans la construction du financement de vos nouvelles installations, notamment en ayant recours à des formules alternatives et innovantes telles que le "cooling as a service". C'est donc votre banque qui — en concert avec le professionnel des systèmes de refroidissement — sera en mesure de vous proposer une approche holistique: un projet qui tient à la fois compte des aspects techniques, juridiques et financiers.

L'économie servicielle appliquée au "froid"

Nous l'évoquions dans le contexte de l'efficience énergétique de vos bâtiments. Le "cooling as a service" se profile comme une formule de financement idéale pour remettre à neuf vos installations réfrigérées. Ce n'est pas un hasard si ce type de business model s'est déjà imposé dans d'autres activités… Le principe est celui de l'économie de la fonctionnalité (ou servicielle): une innovation stratégique dont l'objectif est de promouvoir la mise à disposition de solutions intégrées au lieu de la vente d’un bien ou d’un service. L'usage plutôt que la possession! Cela dans une perspective de développement durable et de réduction des externalités négatives environnementales et sociales.

Comment fonctionne le "cooling as a service"?

Concrètement? Vous ne devez pas mobiliser de fonds, puisque vous ne payez que pour l'usage des installations. Autrement dit? Vous "investissez" dans un contrat de service de performance énergétique plutôt que dans les infrastructures. Ces dernières sont achetées par un tiers: votre banque. C'est donc un nouveau paradigme qui suppose le passage de la possession passive d'actifs à l'usage efficient. Une "cocréation" rendue possible grâce à la collaboration d'un troisième intervenant: votre installateur professionnel. C'est lui qui s’engage à garantir un niveau d’efficacité énergétique et à assurer la maintenance des équipements. Les avantages? Nombreux! À la fois pour la planète et pour votre entreprise (sur plusieurs plans) ainsi que pour l'installateur partenaire. Gagnant-gagnant-gagnant!

Les bénéfices à la clé?

  • Pour la planète

    L'utilisation d'installations respectueuses de l'environnement, utilisant des gaz fluorés (HFC) moins polluants ou des alternatives, est un atout indéniable pour lutter contre le réchauffement climatique. En outre, compte tenu des intérêts communs des parties prenantes, la qualité et la performance des équipements auront également tendance à augmenter.

  • Pour votre entreprise

    Vous disposez d'installations et de techniques conformes aux normes en vigueur. D'autant plus que l'installateur sera encouragé à proposer les meilleurs équipements possible: c'est sur lui que retombe la responsabilité de la maintenance. Vous êtes donc aussi déchargé de ce poids!

    D'un point de vue financier? Vous préservez votre budget et vous pouvez mettre vos fonds dans d'autres investissements à valeur ajoutée. Ce modèle de financement permet aussi de considérer vos dépenses (liées aux installations) comme des charges opérationnelles. Un atout fiscal intéressant…

    Enfin, votre engagement durable sera "visible" pour vos partenaires et clients, puisque vos efforts seront clairement exprimés à travers l'indice GWP de vos équipements.

  • Pour l'installateur partenaire

    Comme la banque prend en charge la gestion du risque, les équipements ne se retrouvent pas non plus sur le bilan du professionnel du "froid"… De plus, celui-ci profite aussi des économies générées par le projet, puisque l'engagement se fait dans la durée. Ce qui n'est pas forcément le cas dans un schéma classique…

Un marché émergent… et des défis à relever!

Ce nouveau business model n'est pas encore monnaie courante… Et pour cause, il exige créativité, engagement et collaboration pour aboutir à une véritable proposition holistique: technique, financière et contractuelle. Ce dernier point est l'un des éléments clés de la formule. Les enjeux? Définir clairement les responsabilités et les devoirs de chaque partie. Mais aussi identifier explicitement les mesures de performances validées contractuellement. Un ensemble de paramètres qui doit être accordé de forme transparente pour tout le monde. Ce challenge rend le rôle de la banque prépondérant... Votre banque fait donc ce qu'elle sait faire de mieux — gérer les risques — et décharge les épaules de l'installateur pour lui permettre également de se concentrer sur son cœur de métier: l'expertise technique. Une complémentarité indispensable pour une performance élevée… à votre service!

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09.08.2020

Les gaz fluorés... jusqu'à 23 000 fois plus polluants que le CO2

Les émissions de dioxyde de carbone sont souvent pointées du doigt comme l'un des responsables du réchauffement climatique. Mais d'autres gaz — très utilisés — sont néfastes pour la planète: les HFC!

Depuis les années 90, les CFC et les HCFC ont progressivement été remplacés par les HFC* (F-gases en anglais) dans de nombreux secteurs. En tête? L'industrie du froid, puisque ces fluides sont essentiels dans le processus de réfrigération. Ces gaz fluorés d'origine synthétique sont composés d'atomes de carbone, de fluor et d'hydrogène et ont connu un grand succès à cause de propriétés très intéressantes: efficacité énergétique supérieure à celle des CFC, inflammabilité modérée, faible toxicité, etc. Autant d'atouts qui ont rendu les HFC incontournables dans de nombreuses applications industrielles. Sans oublier que, contrairement aux CFC, ils n'attaquaient pas directement la couche d'ozone. Mais il y a une ombre au tableau: leur impact sur la planète est loin d'être neutre. Raison pour laquelle ils sont à leur tour sur la sellette!

Dans le viseur? Les HFC à GWP élevé

L'interdiction des hydrocarbures fluorés se concrétise par une diminution progressive des versions les plus polluantes… Et pour cause: il existe de nombreux types de HFC. Chacun avec ses propriétés et ses applications, ainsi qu'un impact distinct sur la planète. Des différences mises en évidence grâce un indice clé: le GWP (global warming potential) ou potentiel de réchauffement global (PRG). Un outil qui permet de mesurer l'influence de ces gaz à effet de serre sur le système climatique, en tenant compte de leurs propriétés radiatives et de leur durée de vie. Cet instrument est construit en comparant le pouvoir réchauffant des HFC par rapport à un kilogramme de CO2, généralement sur une échelle de 100 ans. Ce sont donc les HFC à haut GWP qui sont dans le collimateur et voués à disparaître. Voyons ce que cela donne dans les faits…

Extrêmement polluants

Outre la problématique de la fin de vie des systèmes réfrigérés, les fuites de gaz sont l'un des enjeux environnementaux majeurs en matière de HFC. Prenons l'exemple d'un circuit contenant 100 kg d'un HFC courant. Si chaque année, l'installation laisse filer 5% de gaz fluorés, cela signifie une émission de 5 kg de HFC dans l'atmosphère… C'est une donnée abstraite! Voilà pourquoi l'indice GWP est intéressant: il permet d'utiliser le carbone comme étalon. Et pour cause: les HFC actuels affichent un GWP variant de 4 000 à… 23 000. Autrement dit? Le potentiel néfaste d'un HFC peut être jusqu'à 23 000 fois plus important que celui du CO2. Reprenons notre exemple: si le GWP du gaz fluoré est de 10 000, alors une fuite annuelle de 5 kg correspond à 50 tonnes de dioxyde de carbone relâchées dans l'air… soit l'équivalent d'une voiture faisant près de cinq fois le tour de la Terre! Notons également que, contrairement au CO2, il n'existe aucune solution de compensation ou de captation pour les gaz fluorés.

Une révolution en marche!

La baisse par palier de l'utilisation des HFC pourrait empêcher "jusqu'à 90 milliards de tonnes d'équivalents CO2 à l'horizon 2050", selon des chiffres de l'Institute for Governance and Sustainable Development. Cela reviendrait à éviter 0,1 degré de réchauffement en 2050 et 0,5 degré en 2100. Un effort global qui ne concerne pas que les fabricants d'installations de climatisation ou de réfrigération. Tous les secteurs sont visés et les échéances réglementaires approchent à grands pas! Sans un plan d'action à court terme, vous risquez de vous retrouver dos au mur. Et la pression ne sera pas exclusivement légale… Investisseurs, banques, consommateurs, clients et fournisseurs sont de plus en plus attentifs aux questions environnementales. Les entreprises, qui continueront de "polluer" sans prendre les mesures adéquates, verront petit à petit se fermer de nombreuses portes commerciales et financières. Ne tardez pas à vous mettre aux normes: d'autant plus que les alternatives existent déjà sur le marché!

Les alternatives aux HFC

  1. Le retour aux réfrigérants naturels: l'une des options est le recours à l'ammoniac, au propane, au dioxyde de carbone ou encore à l'isobutane. Des gaz que l'on trouve dans la nature et qui, dans les proportions utilisées dans les systèmes réfrigérants, ont un impact négligeable sur la planète. Mais ils ont également leurs défauts et ne sont pas adaptés à tous les besoins. C'est pourquoi les grands acteurs gaziers commencent à proposer de nouvelles formules.
  2. Une nouvelle génération de HFC: ceux-ci sont évidemment plus "écologiques" et présentent des valeurs de GWP inférieures. On peut ainsi passer d'un facteur polluant de 4 000 à 775 avec ce type de HFC. Mieux? Sans aucun doute. D'autant plus que le calendrier réglementaire actuel les tolère… Mais rien ne dit qu'ils ne seront pas interdits à l'avenir. Ce n'est donc pas la solution la plus optimale à long terme. Au moment de changer vos installations, autant vous diriger directement vers des options plus respectueuses de l'environnement et éviter ainsi le risque d'une future interdiction.
  3. D'autres alternatives chimiques: les HFO (hydrofluoroléfine), par exemple, sont déjà utilisés dans l'industrie automobile. Leur atout majeur? Un GWP très faible: de 2 à 8. Ce qui en fait une solution infiniment moins polluante en cas de fuite. De plus, les HFO sont peu inflammables, assez performants et peu coûteux.

 

*Qu'il s'agisse des hydrocarbures fluorés; des perfluorocarbones (PFC); de l'hexafluorure de soufre (SF6); ou du trifluorure d'azote (NF3).

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02.09.2020

5 vérités que vous ignoriez sur les systèmes de réfrigération

Les gaz fluorés polluants sont encore très présents dans le secteur du "froid" (au sens large). Mais la chasse aux HFC va s'intensifier. Votre entreprise est-elle prête à faire face à cette révolution?

  1. Responsables de 30% du réchauffement climatique

    On savait les CFC en partie coupables du trou dans la couche d'ozone. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils ont été interdits. On connaît désormais le poids nuisible des HFC en matière de réchauffement climatique: ils seraient responsables d'un tiers du réchauffement planétaire observé entre 1955 et 2005, selon des chercheurs de l’université de Columbia (États-Unis). Leur "faute" grimperait même à 50% en ce qui concerne la fonte des glaces et la hausse des températures en Arctique. Ce n'est pas surprenant lorsque l'on sait que certains fluides réfrigérants peuvent être jusqu'à 23 000 fois plus polluants que le CO2. Ainsi une fuite annuelle de 10 kg de R-404A — un gaz jusqu'ici encore utilisé dans les installations réfrigérées — équivaut à relâcher près de 33 tonnes de dioxyde de carbone dans l'atmosphère (GWP de 3 300). Sans oublier que la nature n'est pas en mesure de capter ces émissions, contrairement au CO2. Ces effets dévastateurs sur l'environnement expliquent la "révolution" réglementaire qui vise à réduire le recours aux gaz fluorés les plus polluants: c'est-à-dire ceux qui affichent un GWP (global warming potential) élevé.  

  2. La hausse des prix des HFC fait déjà exploser le budget des entreprises

    Le calendrier réglementaire imposé progressivement à tous les acteurs économiques produit également ses effets sur l'offre et la demande des HFC. Prenons le fameux R-404A: celui-ci ne peut plus être mis sur le marché depuis le 1er janvier dernier. Ce qui n'empêche pas de nombreuses installations d'en être encore équipées (jusqu'en 2030). Cela signifie que les entreprises propriétaires doivent toujours s'en procurer pour maintenir leurs systèmes réfrigérés. Résultat des courses? Le prix du fluide R404A a été multiplié par sept entre janvier 2017 et janvier 2018: passant de 13,72€/kg à 92,54€/kg en l'espace d'un an. Une hausse à laquelle il faut ajouter l'augmentation des autres coûts de maintenance. Sans oublier les éventuelles taxes et sanctions à venir. La conclusion est évidente: il est indispensable de remplacer ou transformer les installations qui ne respectent pas les nouveaux standards. 

  3. 79% de HFC en moins sur le marché d'ici 2030

    C'est l'une des données les plus visibles du calendrier phasé: limiter à hauteur de 21% la quantité globale de gaz fluorés polluants mis sur le marché européen à l'horizon de 2030 (par rapport à l'année de référence 2015). Ce volume devrait même baisser à 15% d'ici 2036. Ce sont les objectifs pour un grand nombre de pays signataires de l'Accord de Kigali de 2016: les 59 nations qui se sont engagées sur un échéancier contraignant. Le phase out pour les États européens?

  4. Le CO2? Une solution d'avenir pour vos systèmes réfrigérés
    Le dioxyde de carbone fait souvent figure de "coupable"… mais tous les CO2 ne se valent pas. Et pour cause: le retour aux réfrigérés naturels est l'une des options les plus prometteuses pour remplacer les HFC. En tête? Le CO2 sous forme liquide (et pas celui issu de la combustion fossile)! Mais aussi l'ammoniac, le propane ou l'isobutane. Des gaz que l'on trouve dans la nature et qui, dans les proportions utilisées dans les systèmes réfrigérants, ont un impact négligeable sur la planète. À l'heure de changer vos installations, il ne suffit pas de trouver une alternative, encore faut-il que la solution soit pérenne. Les avantages du CO2 sont multiples:

    • Environnement: son potentiel de réchauffement climatique est de… 1, puisqu'il fait office d'étalon dans la mesure du GWP;
    • Sécurité: il n'est ni inflammable ni toxique et présente donc peu de risques dans une utilisation commerciale ou industrielle;
    • Réglementaire: le CO2 ne fait l'objet d'aucune restriction ni contrainte spécifique. C'est une solution naturelle d'avenir;
    • Technique: le dioxyde de carbone est à la fois "naturellement" disponible, flexible et adapté à tous les types d'applications, et énergétiquement efficace. Les systèmes réfrigérés utilisant le CO2 sont d'ores et déjà disponibles sur le marché et éprouvés;
    • Financier: son coût est nettement plus faible que celui des HFC courants, entre autres du fait de son accessibilité.

Modifier vos installations… sans toucher à votre facture globale? C'est possible.

Vous l'avez compris: la transformation de vos systèmes réfrigérés est une mesure incontournable. À la fois pour des raisons financières, réglementaires et environnementales. Grâce à des solutions financières émergentes telles que "cooling as a service", vous pouvez vous mettre en conformité sans devoir réaliser d'importants investissements. Cette formule, construite avec un partenaire installateur et votre banque, permet d'obtenir un résultat triplement gagnant. De votre perspective? Vos installations sont aux normes; vos performances énergétiques sont garanties par contrat (tout comme la maintenance des équipements); vous ne payez qu'un montant périodique de prestation de services.

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11.08.2020

Adapter ses installations techniques maintenant? Gagnant-gagnant-gagnant

Certains gaz fluorés très polluants ont leurs jours comptés. Vos systèmes de refroidissement ou de climatisation sont-ils aux normes? Faites le point et engagez-vous avant qu'il ne soit trop tard…

L'enjeu ne cesse de grandir à l'approche des échéances réglementaires menant à la disparition progressive de certains HFC. Des gaz fluorés très polluants et couramment utilisés dans l'industrie du froid. Un défi majeur — avec ses atouts et ses risques — qui touche un très grand nombre de secteurs et d'entreprises: pas seulement les professionnels du "froid", mais aussi l'alimentaire, le pharma, le transport et même l'informatique. Vous? Quoi qu'il en soit: il s'agit d'un véritable projet de transformation et de mise aux normes de vos installations et techniques… qu'il faut lancer dès que possible. Autrement dit? Ne pas attendre la dernière minute pour ne pas vous retrouver sur le fait accompli. Et pour cause: les premières restrictions sont sur le pas de la porte. Le but pour les entreprises est clair: se conformer aux nouvelles normes afin d'anticiper la hausse des prix et la pénurie de main-d'œuvre ou encore d'éviter les sanctions. Mais aussi pour faire un pas supplémentaire sur la voie de la transition durable et de l'efficacité énergétique. À vous de jouer!

Le bâton…

"Commençons par le moins agréable: les entreprises qui ne seront pas en règle devront faire face à des amendes salées", annonce Erik Vanberg, Sustainable business Developer au sein du Sustainable Business Competence Centre (SBCC) de BNP Paribas Fortis. "Mais ce n'est pas tout: si elles conservent des infrastructures non adaptées, les entreprises devront faire face à une hausse importante des dépenses de maintenance. Et pour cause: le prix des HFC non conformes va grimper et le coût de maintien des structures aux anciens standards suivra la même tendance." Un "bâton" financier qui fera mal à toutes les entreprises qui n'auront rien entrepris, mais aussi à celles qui voudront le faire… trop tard. En effet, l'approche des échéances va créer un goulot d'étranglement au niveau de la main-d'œuvre spécialisée. Le bon moment pour faire le point et vous engager est donc… maintenant!

… et la carotte!

Il existe également des avantages non négligeables à anticiper la transformation de vos infrastructures.

  • Concrétisez votre engagement durable

    "De nombreux grands groupes ont misé sur la neutralité carbone à l'horizon 2050", rappelle l'expert du SBCC. "Une tendance et des ambitions qui doivent impérativement se traduire par des actes. D'autant plus que les entreprises cotées sont soumises à l'obligation de présenter un reporting non financier: on y retrouvera tous les efforts menés en matière de durabilité, d'efficacité énergétique, d'émissions de gaz à effet de serre, etc." Nul doute que ce bilan en faveur de la planète sera scruté par toutes les parties prenantes: les consommateurs, vos clients, vos partenaires, les investisseurs ou encore votre banque. D’où l'importance de pouvoir présenter des résultats probants en la matière."Agir sur les frigos et les gaz fluorés, c'est un quick win", explique Erik Vanberg. "En effet, par l'intermédiaire de l'indice GWP, l'entreprise dispose d'un outil efficace pour démontrer clairement son engagement." Pour rappel: le GWP (Global warming potential) est l'indice qui mesure le potentiel de réchauffement climatique d'un gaz par rapport au carbone.

  • Limitez l'impact financier sur votre entreprise

    Comme expliqué plus avant: l'immobilisme pourra vous coûter cher. Mais qu'en est-il du financement d'un projet de transformation de vos installations? "C'est une question qui inquiète forcément l'entreprise soucieuse de se lancer dans l'aventure de nouveaux systèmes aux normes", indique Erik Vanberg. "Mais en réalité cela n'aura pas d'impact sur sa facture globale! Pour s'en convaincre, il faut regarder le projet dans son ensemble: dans une perspective de coût total de possession (TCO pour total cost of ownership)." C'est-à-dire la prise en compte des coûts directs et indirects générés par la possession et l'utilisation de l'installation, notamment la maintenance, facteur clé en la matière.

    Cette "neutralité financière" est entre autres rendue possible grâce à des solutions de financement émergentes, fondées sur les principes de l'économie servicielle. L'objectif? Permettre de se mettre en conformité sans devoir toucher au portefeuille. "Les installations non conformes vont commencer à coûter de plus en plus cher… jusqu'à être interdites. Avec un financement alternatif du type "cooling as a service", l'entreprise peut dès à présent allouer plus efficacement cette enveloppe… sans augmenter sa facture globale! Comment? Grâce à de nouveaux équipements adaptés et un contrat qui garantit un certain niveau de performances énergétiques. L'effort est donc compensé par les diverses économies générées ainsi que par le respect des normes et une meilleure maîtrise des risques." Une formule largement payante sur le long terme…

Vos premiers pas?

Vous l'avez compris: lancez-vous dès aujourd'hui. D'autant plus que les alternatives existent sur le marché et sont parfaitement maîtrisées. "Dans une stratégie de décarbonation, le frigo doit faire partie des premiers leviers à activer", explique l'expert du SBCC. "Au même titre que le recours aux LED, la mise en place de chaudières à haut rendement ou encore l'amélioration de l'isolation de bâtiments". Mais comment faire bouger vos "frigos"? "Il y a d'abord une série d'éléments obligatoires à ne pas négliger. Cela constitue une excellente première piste."

  1. Évitez l'achat de nouveaux équipements non conformes aux normes actuelles et futures;
  2. Mettez en place des systèmes de détection efficaces des fuites afin de contrer l'émission de HFC dans l'air;
  3. Organiser des audits complets de vos installations (performances énergétiques, HFC utilisés, maintenance, etc.)
  4. Tenez un registre relatif à l'ensemble de vos installations.

Une fois ces premières étapes réalisées, votre engagement devra passer par la mise en place d'infrastructures affichant un faible impact environnemental. Gardez en tête que votre parcours sera plus simple si vous êtes bien entouré: votre installateur et votre banquier sont vos deux interlocuteurs clés!

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