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15.03.2017

Le SPF Finances est élu Organisation publique de l’Année 2017 !

Grande réactivité, projets originaux et innovants, partenariat avec le secteur privé, orientation client… Le secteur public se transforme : les gagnants de la soirée de ce mardi 14 mars en sont la preuve éclatante.

Le Service Public Fédéral (SPF) Finances est non seulement le champion de la catégorie ‘Organisation Fédérale’ mais sa politique fiscale équitable lui vaut de décrocher en plus le prix du super gagnant, soit celui de l’Organisation Publique de l’Année 2017. Le CHU UCL Namur obtient le prix de ‘l’Organisation publique Régionale de l’Année’ 2017 et Groep Mechelen se voit décerner le prix local. Portrait de ces 3 organisations publiques performantes.

Le SPF Finances récompensé pour sa politique fiscale accessible

Avec le concours de ses partenaires et à l’aide d’outils numériques innovants, le SPF Finances vise à mener une politique fiscale aussi simple et accessible que possible, au bénéfice des citoyens belges. En l’espace de 12 ans, ses effectifs chutent de 30% ; ce qui justifie l’ensemble des modifications qui se sont imposées à tous les niveaux de l’organisation. Le jury s’est montré impressionné par la révolution entreprise ces dernières années sur le plan de l’orientation client mais aussi par le changement de modèle, le SPF passant d’une structure par prestations de services (TVA, impôts de sociétés, impôts des personnes physiques) à un modèle par groupe cible (indépendants, particuliers, sociétés).

Le prix de ‘l’Organisation publique Fédérale de l’Année’ 2017 a été remis par Steven Vandeput, ministre de la Défense chargé de la Fonction publique et le trophée de ‘l’Organisation publique de l’Année®’ 2017 par Jan Jambon, Vice-Premier ministre.

Le CHU UCL Namur reconnu pour sa vision et la qualité de ses soins

Le CHU UCL Namur, réseau de polycliniques, de maisons de repos et d’infrastructures d’accueil de la petite enfance, a totalement anticipé les réformes prévues par Maggie De Block, la ministre de la Santé Publique. Sa vision de l’avenir est saine et durable. Ces dernières années, sa croissance est conséquente et s’accompagne clairement d’un investissement dans la qualité des soins et des services. Le CHU est à la pointe en matière de chirurgie cardiaque et de transplantation pulmonaire, mais aussi sur le plan de la chirurgie ORL et maxillofaciale. En outre, les aspects environnementaux ne sont pas négligés puisque le site de Dinant est équipé d’une centrale énergétique au gaz de bois. En général, ce qui a marqué le jury, c’est la capacité du CHU à rebondir et ce, sur chacun des défis que rencontre le secteur hospitalier. Le lauréat a reçu son prix des mains d’Anne Boucquiau, chef de cabinet de Maxime Prévot, chargé entre autres de la Santé au sein du gouvernement wallon.

Groep Mechelen primé pour sa politique innovante

Enfin, le prix de ‘l’Organisation publique Locale de l’Année’ 2017 a été décroché par Groep Mechelen, qui réunit la ville de Malines et Het Sociaal Huis, avec la collaboration d’autres partenaires. Groep Mechelen est parvenu à convaincre le jury de l’intérêt qu’il porte à l’efficacité. ‘Epargner juste pour épargner’ n’étant pas un but en soi, Groep Mechelen comprend qu’il est parfois nécessaire d’investir davantage pour obtenir un rendement à plus long terme, comme c’est le cas pour les entreprises privées. Le résultat des investissements réalisés s’observe dès à présent : de nouveaux habitants et de nouvelles entreprises viennent s’établir dans la ville. Groep Mechelen mène des projets originaux et innovants, qui permettent la coexistence positive de toutes les nationalités. ax Jadot, président du comité de direction et de l’Executive Committee de BNP Paribas Fortis a remis le trophée à Groep Mechelen.

En savoir plus sur l’Organisation Publique de l’Année

Ce prix est une initiative d’EY, il est organisé pour la 4ème fois en collaboration avec L’Echo/De Tijd et BNP Paribas Fortis. Vous trouverez plus d’informations sur le site d’EY.

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19.10.2016

Recrues de choix pour l’Entreprise de l’Année

C’est Daoust qui a été élue Entreprise de l’Année 2016, accompagnée dans la victoire par Real Impact Analytics, qui a reçu le prix de l’Entreprise Prometteuse.

Avec Thomas Van Hamme en maître de cérémonie et Joan Condijts de l’Echo aux commandes des interviews, la soirée nous a réservé quelques beaux moments d’émotion.

Epinglons notamment l’enthousiasme d’Eric Domb, lauréat 2015 et membre du jury cette année, pour qui cette récompense est avant tout un encouragement. Retenons également la joie de la famille Daoust, père et fils, très fière de ses équipes. Un duo très sympathique qui a reçu le prestigieux trophée des mains du ministre des PME, Willy Borsus.

Une entreprise familiale, des valeurs humaines

Actives dans les Ressources Humaines depuis 1954, Daoust gère 37 Jobs Centers à travers toute la Belgique. L’entreprise occupe 5 500 personnes et a réalisé un chiffre d’affaires de 158 millions d’euros en 2015.

‘Il est important de vivre ses passions. On n’est pas là que pour l’argent ; on vit avec de gens en qui on croit et on investit’, commente Giles Daoust, qui représente la deuxième génération à la tête de cette société qui a su convaincre le jury d’experts.

Comme le souligne Laurent Levaux, président du jury : ‘Daoust est une entreprise belge efficace en croissance, à visage humain et qui respecte ses valeurs. Voilà l’histoire qui nous a séduit même si le choix fut difficile. Daoust, Pranarôm, Procoplast et Ronveaux, les 4 finalistes étaient, en effet, toutes, des entreprises de qualité, œuvrant dans des secteurs différents et aux business modèles très variés’.

‘Du côté des Entreprises Prometteuses, le vote du jury s’est porté sur Real Impact Analytics, impressionné par la portée de ses algorithmes innovants et par un pari sur la conquête d’un marché mondial important’, renchérit Pierre Rion, membre du jury.

L’expert du big data

Le titre d'Entreprise Prometteuse de l'année, décerné par le ministre régional de l’Economie, Jean-Claude Marcourt, a été attribué au spécialiste de l'analyse des données télécom. La pépite a accumulé les succès cette année et a levé 12 millions d'euros auprès d'investisseurs prestigieux cet été. Le groupe génère la majorité de ses revenus hors d'Europe.

Real Impact Analytics participe également à de nombreux projets à visée sociale, de la lutte contre les maladies infectieuses à l'amélioration de la mobilité urbaine.

Créée en 2009, l’entreprise bruxelloise compte plus de 120 collaborateurs répartis sur 4 continents. Elle est un digne successeur d’OncoDNA, le lauréat 2015 et devance, cette année, Citius Engineering, eRowz et The Biotech Quality Group, trois autres jeunes entreprises à fort potentiel de croissance.

Didier Beauvois, BNP Paribas Fortis : 'Je salue la soif de croissance et le goût du risque de tous ces candidats à l'Entreprise Prometteuse. Pour survivre en 2016, il faut plus que jamais faire preuve d'agilité et de créativité et ces jeunes pousses n’en manquent pas. Elles méritent notre soutien. Des initiatives comme ce concours organisé en collaboration avec EY et l’Echo mais également la création de notre Innovation Hub y contribuent. Tous nos vœux de succès durable accompagnent les gagnants, les finalistes et le monde des entreprises !’

Les vidéos des finalistes 

Daoust 

Pranarom 

Procoplast 

Ronveaux 

 

 

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02.12.2016

Le M-commerce impose sa loi et banalise l’achat

Menace ou opportunité pour les e-commerçants ? Sans nul doute bousculés par l’empire des tablettes et des smartphones, mais néanmoins obligés de se réinventer… Pour un acte d’achat de plus en plus anodin

Avec son éloge à la simplicité, Apple inspire ses concurrents directs et indirects. Ils prennent pour priorité la simplification à l’extrême du parcours d’achat.

Des géants comme Amazon développent tous azimuts pour assister l’acheteur et ne plus le lâcher. Pour la Fnac, le mobile doit simplifier au maximum l’acte d’achat. L’enseigne française s’efforce de rendre ses parcours d'achat full web et de les inscrire dans un usage drive to store en optimisant les usages multicanaux.

Rendre l'expérience la plus simple et efficace possible, c’est précisément ce que les marchands ont de la peine à réaliser, mais c’est pour eux l’occasion de relever le défi. 

Le M-commerce joue des coudes

Le mobile ne se contente pas d’être une ‘alternative’, il s‘impose : même de la maison, on achète sur sa tablette ou son smartphone. En France, le commerce mobile a doublé en 2015 et atteint aujourd’hui une part de 23,6 % de l’e-commerce. En 2016,15 achats seront effectués depuis un appareil mobile contre 10,5 en 2015.
Une fois installées sur le smartphone de l'internaute, les applications de commerce électronique natives garantissent un taux de fidélité bien plus élevé qu'un site Web responsive et offrent de belles opportunités pour tracer les clients via leur identifiant personnel afin de mieux les connaître et donc mieux les cibler.

Parcours d'achat réduit à sa plus simple expression

A l’ origine, Pinterest est une simple plateforme de partage social d’images. Aujourd’hui, Pinterest inspire Wish, Wanelo, The Hunt… Une nouvelle génération d’applications de commerce mobile. A la mode des buyable pins de Pinterest, elles ne demandent de l’internaute qu’un simple clic voire un effleurement de la photo du produit pour lancer la commande. Epoustouflant comme il devient facile d’acheter n’est-ce pas ? Pinterest n’a pas l‘audience de Facebook et pourtant, son public de femmes et l’engagement de ses membres attirent les marques de mode : 80 % de taux de ‘ré-épinglage’ contre 1,4% sur Twitter. Quant à son trafic, il dépasse largement, aux Etats-Unis du moins, celui de Google+, LinkedIn et YouTube réunis.

Choisir un produit via questions/ réponses

Plutôt que de consulter un catalogue, l’internaute peut choisir son produit à l’aide d’un chatbot, un agent conversationnel qui vous pose des questions et vous conseille des articles en fonction de vos réponses. Mark Zuckerberg vient enfin d’annoncer pour fin 2016 l'arrivée du paiement en ligne sur Messenger permettant de mener une transaction de A à Z. Avec 4 ans de retard sur WeChat qui brasse entre-temps les infos bancaires de 200 millions d'utilisateurs.

Bataille de coqs sur le marché de l’internet de l’objet

Amazon a déjà montré l’exemple en termes d’achats banalisés avec son bouton d’achat en 1 clic sur chaque fiche produit et la simplicité du parcours d’achat sur mobile ou Kindle. A présent, l’américain réinvente le e-commerce avec l’assistant Alexa (qui compte déjà des millions d’utilisateurs), installant le système de reconnaissance vocale sur sa console de jeu Fire TV ou l’enceinte Amazon Echo diffusant le son à 360 degrés.

La riposte de Google qui consisterait en une véritable interface vocale universelle pour l'ensemble des objets connectés de la maison serait plus ambitieuse que l'Amazon Echo. Et le Siri d’Apple bénéficierait bientôt lui aussi de son hardware. Qui sera le plus rapide ?

Amazon n’entend pas perdre son avance si l’on en juge les adhérents à l’Amazon Echo : les électroménagers de General Electric se pilotent à présent à la voix, qui peut aussi bien lire des tweets, la Bourse, commander un Uber ou lancer Spotify…

Acheter sans s’en rendre compte ?

Sur le territoire de l’achat sans effort, Amazon approfondit ses recherches et développe un bouton connecté aux marques, une solution ‘Push to Buy’ où le consommateur peut, via un bouton physique pour chaque consommable, commander à nouveau automatiquement son produit via son abonnement Amazon Prime.

Comment son concurrent, la Fnac, analyse-t-il cette nouvelle offensive ? La démarche est inverse, selon Ghadi Hobeika, Directeur Marketing Digital de la Fnac : Nous essayons de faire venir les clients sur nos canaux de vente, que ce soient les réseaux sociaux, les canaux digitaux ou physique. Amazon, quant à lui, s’installe dans le parcours de vie du client en allant quasi jusqu’à effacer le geste d'achat puisqu'il suffit d'un mot, d'un geste pour que l'achat soit réalisé sans aucun effort du consommateur.

Le client est-il dupe ?

Une étude de Slice Intelligence le révèle, peu d’acheteurs du bouton connecté Amazon Dash effectueraient un achat via ce bouton. Les consommateurs auraient du mal à s’y faire. Les marques par contre en sont folles : 50 nouveaux boutons et 150 enseignes représentées à ce jour.

Et nos pays, quand passeront-ils au bouton d’achat ? Juste une timide initiative pour l’instant verrait le jour chez notre voisin du sud et porterait sur du service après-vente…

(Source : atelier.net)
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27.12.2016

Repérer les nouvelles tendances : mode d'emploi

Envie de savoir ce que à quoi aspirent les gens ? Examinez les innovations réussies et les attentes qu'elles suscitent ! David Mattin, trendwatcher et co-auteur du livre « Trend-Driven Innovation ».

Tout professionnel sait qu'aujourd'hui, les innovations s'enchaînent à un rythme soutenu. De nouveaux produits et services vont et viennent à la vitesse de la lumière, tandis que le comportement et les manières de réfléchir des consommateurs changent continuellement et semblent imprévisibles. Ce phénomène peut avoir une influence considérable pour une entreprise, écrit David Mattin dans son article « How to spot a trend » (littéralement « Comment détecter une tendance ») sur le site www.trendwatching.com.

Prendre le train des nouvelles tendances en marche, voire le devancer, n'est cependant pas réservé à une poignée d'élus dotés d'une intuition magique, déclare Mattin. Selon lui, repérer les tendances est un processus simple et renouvelable, accessible à tous. Dans son article, il présente un modèle grâce auquel chaque start-up, CEO, directeur du marketing ou développeur de produit, à l’affût des souhaits futurs de ses clients, trouvera des réponses.

Besoins humains

Il existe différentes méthodes pour déterminer ce que veut le client. La plus connue ? L'étude de marché classique. Toutefois, pour découvrir les futures tendances, cette méthode semble la plupart du temps insatisfaisante, d'après l'auteur.

« Il s'agit en effet de découvrir ce que les gens voudront, avant même qu'ils ne le sachent. Souvent, ils ne savent pas ce qu'ils veulent jusqu'à ce qu'on le leur montre », explique le trendwatcher.

L'observation des clients potentiels par le biais d'une étude ethnographique sur le terrain constitue une autre méthode. Si elle peut fournir des perspectives approfondies, elle implique un processus difficile, lent et onéreux. Une analyse via les Big Data peut fournir des informations utiles. Mais, en général, elle permet uniquement d'optimiser vos activités existantes. Il est très rare, d'après David Mattin, que les Big Data permettent d'obtenir des points de vue révolutionnaires menant à quelque chose de vraiment novateur.

Alors, comment procéder ? La clé d'une bonne prévision des tendances réside dans l'examen des innovations : les nouvelles marques, campagnes et expériences ainsi que les nouveaux produits qu'on observe chaque jour.

« Ces innovations entraînent en effet certaines attentes chez le client », poursuit-il. « Et ce sont ces attentes que les entreprises doivent anticiper en temps voulu. » 

Pour repérer les tendances des consommateurs de façon adéquate, il est essentiel de bien comprendre ce qu'est précisément une tendance.

« Il s'agit d'une nouvelle manifestation dans le comportement, l'attitude ou l'attente d'un souhait ou d'un besoin humain fondamental, la plupart du temps par le biais d'une nouvelle technologie ou d'un changement social ou économique », définit le trendwatcher.

En d’autres mots : lorsqu'un besoin séculaire, par exemple la mise en contact ou la sécurité, est assuré avec une nouvelle technologie, la probabilité qu'elle engendre une nouvelle tendance est élevée. Napster, la célèbre plateforme créée en 1999 pour télécharger gratuitement (et illégalement) de la musique, l'illustre parfaitement. Cette innovation a répondu à deux grands besoins : avoir « quelque chose de nouveau » (de la nouvelle musique), le tout très « facilement » (grâce à un accès instantané). Dans le même genre, iTunes, Netflix et Spotify, qui ont tous répondu à ces besoins et remporté un franc succès, ont vu le jour par la suite.

Tirer des leçons d'Uber

Reste la question suivante : comment une tendance envahit-elle soudain le monde entier ? La réponse réside dans le concept d'« expectation transfer », affirme David Mattin.

« Lorsqu'une innovation répond à un besoin humain fondamental, elle entraîne des attentes chez le consommateur. Les gens découvrent quelque chose de nouveau et cela s'étend à d'autres marchés, industries, produits et services. » L'auteur cite l'exemple d'Uber, qui satisfait les besoins de « facilité » et de « transport avantageux ».

L'innovation iconique d'Uber a engendré une hausse des attentes des services « one touch » via le smartphone des consommateurs. Dans son sillage, Handy, une start-up américaine spécialisée dans les services à domicile, est par exemple apparue et a levé 50 millions de dollars en un seul mois l'année dernière.

Pour identifier des tendances et découvrir les futurs souhaits des consommateurs, examiner autant d'innovations que possible revêt donc une importance cruciale, selon Mattin. Si vous observez un certain ensemble d'innovations similaires, vous êtes la plupart du temps sur une piste intéressante. Ce faisant, le trendwatcher souligne qu'il convient également de s'intéresser aux innovations de niche. En effet, il s'agit souvent de faibles signaux de nouvelles attentes puissantes.

« Repensez à l'époque où le couchsurfing concernait uniquement les étudiants et les voyageurs fauchés », avance-t-il. « Depuis, vous pouvez loger dans des villas de luxe et des châteaux dans le monde entier grâce à la même innovation, via Airbnb. » 

Une mine d'opportunités

Et le trendwatcher de conclure : prenez l'habitude d'examiner chaque innovation que vous rencontrez en termes d'attentes du client qu'elle suscite.

« Une fois que vous en avez pris le pli, vous observerez le monde sous un nouveau regard et vous découvrirez une mine d'opportunités. À vous alors de convertir ces occasions décelées en idées innovantes, puis de les exécuter. »

 Lisez l'article complet (en anglais)

(Source : www.trendwachting.com)
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29.12.2016

Ce que la 4G des objets et la 5G vont apporter à l’entreprise

Proximus et Orange sont prêts. Dès 2017, leur réseau 4G s'adapte pour relever les défis de l'internet des objets, au moment où la 5G dévoile ses premiers atouts. Le point sur ces nouveautés qui vont impacter la vie des entreprises.

Proximus a été le premier opérateur à développer une offre pour l'Internet of Things avec LoRa (Long Range), un réseau qui achemine de petites quantités d'informations entre des objets et des systèmes avec une consommation électrique plus faible. Quelques applications clés : analyse de la qualité de l'air dans les bâtiments, gestions des stocks, surveillance des volumes dans les bulles à verre (par exemple).

Il y a quelques jours, Orange a annoncé mettre à niveau son réseau 4G existant pour le même marché de l’Internet des Objets, grâce à l’implémentation de nouvelles couches LPWA au niveau national.

Pas besoin de réinventer la roue : il s’agit d’une simple mise à jour de l’infrastructure existante. En effet, le réseau 4G actuel d’Orange, qui couvrira bientôt tout le territoire (actuellement 99,8% de la population), sera équipé en 2017 des technologies NB-IoT et LTE-M. Les avantages ? une communication bidirectionnelle entre l’objet et le réseau, une meilleure couverture mobile à l’intérieur des bâtiments et une connectivité assurée à l’étranger via les accords du groupe en Europe et ailleurs. Dans ce nouveau monde mobile, la carte SIM de l'entreprise permet une connexion sécurisée grâce à une authentification unique et au cryptage fort des données transportées.

Pour Frank de Weser, Director Business Marketing & Director M2M Business Unit chez Orange Belgium, les applications M2M vont connaître de grands bouleversements dans les prochains mois :

« Nous travaillons déjà dans le transport ("track and trace") et le paiement mobile, mais la 2G domine encore à 90%. Cette évolution de la 4G nous ouvre de nouvelles opportunités, avec la télésurveillance ou la mesure à distance intelligente (de la consommation électricité ou de gaz par exemple). Ce marché va exploser, rapidement. Notre réseau 4G mis aux normes offre une autonomie de 5 à 10 ans pour les smart devices. Les premières applications commerciales sont prévues début 2018 pour nos entreprises partenaires. »

En ligne de mire avec cette stratégie du groupe Orange, les « big data » mobiles :

« Notre réseau peut déjà fournir des informations anonymes aux ‘data scientists’ pour mesurer la présence et le déplacement des abonnés. C'est ce que nous appelons en interne le crowdmonitoring, grâce auquel nous déterminons combien de personnes se trouvent dans un rayon de 100 mètres. Des villes comme Anvers et Mons ont déjà fait appel à nous dans le domaine du tourisme et de la sécurité, mais ces données peuvent aussi servir dans le commerce de détail pour analyser, par exemple, l'affluence à des endroits donnés, avant d'ouvrir un point de vente. » 

En attendant la 5G en Belgique

Le 14 novembre dernier, Proximus a invité la presse à une démonstration de son futur réseau 5G, prévu dès 2020 (des normes restent à définir) en collaboration avec Huawei. Du matériel et du personnel ont fait le trajet depuis la Chine pour cet événement qui a permis d'obtenir des vitesses de transferts de données vertigineuses de plus de 70 Gbps, avec des temps de latence réduits à leur plus bas niveau depuis les débuts de la connectivité de données mobiles. À titre de comparaison, actuellement, la 4G propose des débits moyens allant de 50 à 150 Mbps, mais ces vitesses sont appelées à tripler dans les semaines et mois à venir sur des appareils compatibles avec la 4,5G, une fois le réseau 4G/LTE mis à niveau chez les trois opérateurs, dont Telenet/Base.

Pour les entreprises, cette explosion de la bande passante disponible permettra de relier des sites isolés de la fibre et des paires de cuivre. Il sera ainsi théoriquement possible de connecter à très haut débit une filiale, une plantation reculée ou un laboratoire isolé des grands centres urbains à des vitesses équivalentes ou supérieures à la paire de cuivre. L'une des premières applications concernera également les voitures autonomes, qui auront besoin d'une connexion permanente aux réseaux mobiles.

Découvrez la 5G sous forme d’infographie

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