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24.04.2020

Transition durable: les paradoxes de la crise du coronavirus

C’est dans l’air : covid-19 et environnement se retrouvent de plus en plus accolées dans les analyses. Mis en parallèle ou renvoyés dos à dos ? Causes ou conséquences ? Frein ou accélérateur ? Qu’en est-il ?

Commençons par une précaution oratoire… La question est complexe. Le sujet est délicat. Le coronavirus est avant tout une crise sanitaire extrêmement grave et létale. Une situation dramatique sur le plan humain et inquiétante au niveau des soins de santé. Difficile également d’avoir du recul sur une période qui court encore… pour combien de temps ? Une fois ce tableau dressé, il peut sembler légitime de s’interroger sur les liens entre la pandémie et l’incontournable urgence écologique. L’une est-elle la conséquence de l’autre ? Les deux enjeux sont-ils profondément liés ? Comment la première impacte-t-elle la seconde aujourd’hui ? À quoi ressemblera le jour d’après ? Sommes-nous à un carrefour de l’histoire ? Autant de questions que les analystes de tout bord tentent déjà de déchiffrer…

Symptôme de nos dysfonctionnements

Certaines voix se font entendre pour affirmer que la pandémie de covid-19 est une crise écologique. Le fonctionnement de notre société en serait la cause profonde, puisque la destruction de la biodiversité augmente les risques d’épidémie. La déforestation, l’extension de l’habitat humain ou encore l’agriculture intensive nous exposent toujours plus au contact d’espèces sauvages porteuses de maladies, face auxquelles nous n’avons pas d’immunité. Rien de réellement neuf puisque ces raisons étaient déjà pointées du doigt lors de l’épidémie africaine d’ébola en 2014. Et pour cause, le covid-19 — au même titre qu’ébola, le zika, la H5N1, l’hendra, la fièvre de Lassa ou encore le nipah — est une maladie issue du monde animal. Pour ne rien arranger : les dérèglements provoqués par le réchauffement climatique accentuent ces menaces…

Comme le souligne l’économiste français Gaël Giraud: "Nous sommes à la fois l’espèce vivante dominante sur la planète, mais aussi le "meilleur" véhicule pathogène au monde".

Des bénéfices… à court terme!

La nouvelle a rapidement fait le tour de la planète: la crise du coronavirus a eu un impact immédiat et "positif" sur plusieurs indicateurs environnementaux.

  • Moins de 100 millions de tonnes de CO2 en Chine suite à la fermeture des usines et des près de mille centrales électriques — et donc à la baisse de consommation de charbon — ainsi qu’au confinement strict de la région de Wuhan. On a également observé la diminution de la pollution de l’air et des particules fines (entre 20 et 40 %). Or le géant asiatique est responsable de 29 % des émissions globales de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.
  • Du côté de l’Italie, même constat. Le premier foyer européen de covid-19 a enregistré une réduction des particules fines dans l’air depuis que la quarantaine a été instituée.
  • Aux États-Unis ? Des scientifiques de l’université de Columbia estiment que les émissions de CO2 ont chuté de 5 à 10 % à New York au cours d’une seule semaine (celle du 16 mars).

Un "ennemi" commun

En Belgique, comme ailleurs sur le globe, le ralentissement de l’activité humaine produit donc des bénéfices immédiats et évidents pour la planète. Dans cette optique, 2020 pourrait être une année sans précédent récent en termes de bilan environnemental global… Mais à quel prix ? Compte tenu de l’impact sanitaire, difficile de parler de "bienfaits". D’autant plus que certains craignent que la pandémie ne détourne l’attention, la mobilisation et les ressources, entre autres financières, de l’urgence climatique. Toutefois, la déferlante de covid-19 met en lumière deux éléments importants:

  • Seul un changement profond de paradigme — actuellement, forcé — semble en mesure de produire un impact significativement positif pour la planète;
  • Malgré les difficultés à agir conjointement, nous sommes capables de nous mobiliser autour d’un objectif commun.

Le jour d’après ?

S’il est impossible d’affirmer que la crise du coronavirus est une "bonne nouvelle", elle n’en reste pas moins un évènement historique. Un moment charnière. Une opportunité de tirer les leçons du passé pour agir différemment… Se réinventer ! "Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté", aurait un jour dit Winston Churchill. Il n’empêche que la tentation sera grande de reprendre le business as usual, une fois que la pandémie sera derrière nous. Le risque est grand de vouloir relancer l’économie pour "rattraper" le retard en reléguant peut-être l’environnement au second plan. La crise financière de 2008 en est un exemple (à ne pas suivre)… Contrairement au passé récent, la pandémie de coronavirus pourra-t-elle servir d’électrochoc ?

L’avenir s’écrit maintenant…

Plus que jamais nous — gouvernements, entreprises et citoyens — devons intégrer la dimension écologique dans l’équation de notre modèle sociétal et économique. La catastrophe sanitaire met en lumière les nombreuses défaillances de notre système (comme la question de la production de matériel médical). Si cette pandémie peut représenter une opportunité… c’est celle de comprendre les dysfonctionnements présents et passés : la globalisation marchande construite autour de chaînes de valeurs mondiales complexes et fonctionnant à flux tendus; la multiplication des déplacements; la délocalisation de la production industrielle; l’absence de prise en compte des questions environnementales; l’exploitation à outrance des ressources naturelles; etc. C’est un moment clé — même s’il est compliqué — pour repenser nos fondations — business model, priorités, valeurs, etc. — afin d’assurer le présent sans compromettre le futur.

La crise actuelle prouve notre capacité à nous mettre ensemble et à aligner nos objectifs. Mais n’oublions pas que l’urgence impose des choix brutaux, radicaux et parfois dramatiques… Voilà pourquoi il est indispensable d’anticiper tant que possible. Agir maintenant pour se réinventer durablement !

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06.12.2017

L’usine islandaise qui absorbe plus de CO2 qu’elle n’en émet

La GreenTech serait-elle la clé pour réduire le réchauffement climatique ? En Islande, une usine montre l’exemple et devient négative en carbone.

Plusieurs pays, dont la France, se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre en ratifiant l’Accord de Paris sur le climat. Des villes comme Copenhague ou Barcelone vont encore plus loin et ambitionnent même d’être neutres en carbone d’ici quelques années. Un souhait que les GreenTech pourraient aider à exaucer comme le montre l’exemple islandais. Sur cette petite île, l’entreprise suisse Climeworks vient d’inaugurer dans une centrale géothermique le premier système qui absorbe plus de dioxyde de carbone (CO2) qu’il n’en émet. Les équipes mettent ainsi en oeuvre le projet CarbFix2. Le principe est simple à comprendre : la machine capture le CO2 de l’air et le transforme en pierre, s’assurant ainsi que le gaz ne s’échappe pas dans l’atmosphère avant plusieurs millions d’années. Bien que le processus soit encore coûteux, une telle avancée représente beaucoup d’espoir pour parvenir à maintenir la température mondiale en-dessous de 2 degrés Celsius et lutter contre le changement climatique. Cette usine islandaise devient en effet la toute première à être négative en carbone.

Source : l’Atelier
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11.12.2017

Une start-up GreenTech recycle la pollution en encre

Et si la pollution devenait une matière première ? La start-up Graviky, sélectionnée au Hello Tomorrow Global Summit, propose une solution écolo pour le moins originale.

Si certaines start-up s'emploient à protéger le citoyen de la pollution, d'autres cherchent à en exploiter le potentiel. C'est à cette fin que Graviky Labs, un spinoff du MIT Media Lab – sélectionnée parmi les six meilleures start-up dans la catégorie environnement au Hello Tomorrow Summit 2017 –, a mis au point Air-ink, la première encre produite à partir de la pollution.

Grâce à Kaalink, un procédé technologique installé dans le prolongement d'un pot d’échappement d'un véhicule motorisé, les particules fines sont capturées via la suie émise. Cette matière collectée passe par plusieurs processus afin d'extraire les métaux lourds et cancérigènes. Cela permet d'obtenir le produit final, un pigment purifié à base de carbone.

Ensuite, ce pigment va passer par d'autres procédés chimiques afin de produire différents types d'encres et de peintures. Mais alors pourquoi ne pas éradiquer tout simplement la pollution plutôt que d'en faire de l'encre ? Pour éliminer sa propension à flotter dans l'air nous explique Graviky. Pour le moment, le dépôt de brevet est en cours pour cette technologie et son usage s'oriente vers l'art. Le procédé aurait déjà capturé 1,6 milliard de microgrammes de particules, ce qui équivaut à nettoyer 1,6 milliard de litres d'air extérieur. Comme le disait Richard Buckminster Fuller, architecte, designer, inventeur et futuriste américain, « La pollution n'est rien qu'une ressource que nous n'exploitons pas. Nous lui permettons de se disperser parce que nous en ignorons la valeur. »

Source : L’Atelier
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12.12.2017

Les entreprises les plus vertes séduisent les millennials

Les millennials s’inquiètent du réchauffement climatique mais comptent sur les entreprises pour agir, selon une récente étude. Est-ce à dire que le futur du retail passe par la GreenTech ?

De nombreux acteurs s’engagent pour la planète : 145 États ont ainsi ratifié l’Accord de Paris sur le climat. À plus petite échelle, les villes s’imposent parfois des objectifs plus ambitieux. Douze métropoles mondiales viennent d’annoncer leur volonté d’être neutres en carbone d’ici à 2030 pour lutter contre le réchauffement climatique.

Quid des entreprises ? Les jeunes générations comptent en tout cas sur ces dernières pour agir à leur tour. Selon une récente étude publiée par le groupe de relations presses Shelton, les millennials sont 76 % à s’inquiéter des conséquences du dérèglement climatique sur leur qualité de vie et 82 % à se soucier de celle de leurs enfants. À défaut d’agir d’eux-mêmes, (ils ne sont que 34 % à recycler contre 52 % des Américains toutes tranches d’âge confondues), 59 % des membres de la génération Y se tournent vers les entreprises pour régler ce problème qui les dépasse. 70% des millennials disent ainsi que les bonnes pratiques environnementales d’une firme influencent leur décision d’achat.

Et en réponse à la question : « A quels types de pratiques environnementales ou sociales portez-vous le plus d’attention », les sujets écologiques arrivent en deuxième position juste après le bien-être des employés. Des préoccupations en ligne avec une précédente étude réalisée par Nielsen, selon laquelle 55 % des consommateurs seraient disposés à payer plus pour des marques qui se sont engagées à avoir un impact environnemental positif. Dans la même veine, un rapport de UCLA a par ailleurs établi que les employés d’une entreprise verte seraient plus productifs que ceux d’une entreprise qui ne l’est pas. À croire que les firmes ont tout à gagner à être écologiques. Gageons que la GreenTech pourra faciliter la transition.

Source : L’Atelier

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22.02.2018

Véhicules électriques, bornes de recharge… Par où commencer ?

Véhicules électriques cherchent bornes de recharge pour se déployer. Et ces mêmes bornes attendent une flotte électrique suffisante pour atteindre la rentabilité. Qui fait l’œuf, qui joue la poule ?

S’il y a bien des sorts étroitement liés en matière d’innovations, c’est ceux du véhicule électrique et ses infrastructures de recharge.

SI vous êtes un convaincu de la première heure, soit vous avez des chances de disposer d’une belle villa ou d’un parking privé où installer une borne à prix très intéressant. Soit vous êtes l’heureux collaborateur d’une entreprise responsable qui met à disposition de son personnel des bornes gratuites.

Pour tous les autres conducteurs, ouverts au concept de véhicule vert et intéressés par la voiture silencieuse, se posent plusieurs défis : où trouver une borne et à quel prix ? Ils ont naturellement besoin d’être rassurés avant de faire le pas vers l’électrique.

2 types actuels de comportement en termes de recharge

Dans 80% des cas, le conducteur recharge le véhicule à son domicile. Ce qui suffit souvent car la voiture électrique est à ce jour adoptée en tant que moyen de transport de proximité essentiellement urbain (distance moyenne journalière de quelque 30 km).
Pour moins de 1000€, le propriétaire d’une villa ou celui qui dispose d’un parking privé pourra installer une borne de recharge via un prestataire spécialisé, son concessionnaire automobile ou son fournisseur d’énergie.

Et pour les 20% restants ? L’utilisateur d’un véhicule garé dans la rue s’orientera vers une recharge publique.
Heureusement, le lieu de travail fournit de plus en plus la solution : les entreprises commencent, à titre de service à leurs collaborateurs, à installer des bornes de recharge dans le parking de leur personnel. C’est un outil supplémentaire pour promouvoir une mobilité plus axée sur la protection de l’environnement. Ces charges sont souvent gratuites et pourvu qu’elles soient combinées à une recharge nocturne, elles autorisent des trajets domicile / travail plus longs.
Les centres commerciaux mettent aussi gratuitement à disposition de leurs clients des bornes de recharge. Ils s’y retrouvent en opportunités d’achat puisque cela leur assure la présence de la clientèle dans le centre pendant 40 à 60 minutes.

Nouvelles opportunités mais avec quel business model ?

Des opérateurs privés et des fournisseurs d’énergie équipent l’espace public, parkings, rues, de bornes de recharge payantes. Elles sont destinées aux citoyens qui n’ont pas la chance de pouvoir se réapprovisionner ailleurs.
Pour favoriser l’utilisation de chaque borne, la créativité est de mise : identifier et capter les meilleurs emplacements, rejoindre un réseau muni d’une application mobile localisant les bornes du réseau pour les adhérents, simplifier le paiement, se regrouper pour s’aligner sur les tarifs appliqués à domicile, etc. Mais la rentabilité des infrastructures publiques, qui dépend du trafic à la borne, restera incertaine tant que les conditions des autres modèles (à domicile ou en entreprise) seront préférentielles. Faute de pouvoir se déployer en suffisance, elles freineront le développement de la voiture électrique. Un beau challenge pour les villes qui s’attèlent à déployer l’électrique dans les années à venir.

Source : LinkedIn

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