Article

28.04.2017

1 paiement international sur 200 est source d’erreur

On entend un grommellement ou un long soupir au département financier ? Tiens, un paiement international donnerait-il encore du fil à retordre ? Qu’est-ce qui a pu aller de travers ?

Les paiements ne sont jamais évidents, certes, mais les paiements internationaux eux, peuvent véritablement causer de sérieuses migraines. Les paiements en euros au sein de la zone SEPA se déroulent habituellement sans anicroche.

De nombreuses entreprises, cependant, éprouvent régulièrement des problèmes avec des paiements effectués dans des pays en dehors de la zone SEPA. Par ailleurs, la recherche d'une solution se révèle souvent longue et fastidieuse. On a parfois l'impression que les paiements internationaux atterrissent dans une boîte noire. Le montant y rentre et finit bien par en ressortir. Mais les délais, les coûts et les dates valeur appliquées manquent de clarté ou sont difficiles à prédire.

Le ressenti des entreprises est en partie exact, explique Wim Grosemans (responsable Product Management International Payments du BNP Paribas Cash Management Competence Center).

«  Il ressort de données fournies par SWIFT que près d’un paiement international sur 200 connaît des problèmes en chemin. Ces “problèmes” font l’objet de communications ou d’enquêtes entre banques. Il peut s’agir de paiements bloqués, de questions, d’imprécisions, de corrections… Les conséquences pour les entreprises sont variées. Par exemple, en chemin, des coûts imprévus viennent se rajouter, diminuant ainsi le montant qui parvient finalement sur le compte du destinataire. D’autres manquements concernent des paiements qui arrivent plus tard que prévu ou qui sont même reversés au donneur d’ordre. »

D’où proviennent ces erreurs ? De plusieurs endroits. En Europe, nous sommes gâtés par l'harmonisation SEPA : pour un paiement en euros, il vous suffit de remplir le numéro IBAN et le nom du bénéficiaire. En dehors de la zone SEPA, c’est encore une jungle de devises et de spécifications en tous genres. En outre, il convient de respecter la législation et les diverses réglementations du pays dans lequel le paiement est exécuté, du pays où l'argent arrive et des éventuelles stations intermédiaires.

Alwin Vande Loock (Senior Product Manager International Payments du BNP Paribas Cash Management Competence Center) énumère quelques obstacles potentiels.

« Parfois, l’on se heurte à des exigences propres au système de  compensation local, comme l’obligation d’utiliser le code CNAPS pour les paiements en yuans en Chine ou le code Fedwire pour les paiements en dollars américains. Autre problème : tous les pays n’utilisent pas le compte IBAN. Un exemple : pour les paiements à destination du Mexique, il faut utiliser le format CLABE. De nombreux pays n’ont pas adopté une structure définie pour leurs comptes et il n'y a pas un chiffre de contrôle comme chez nous : il suffit d’encoder un mauvais chiffre et tout est faux sans émission du moindre avertissement. Parfois, vous devez donner des informations très précises sur le bénéficiaire, comme le Code des impôts dans le cas de paiements en roubles russes vers la Russie. En outre, l’on trouve encore souvent des opérations à effectuer manuellement, qui sont donc autant de sources d’erreurs supplémentaires. »

Il faut aussi tenir compte de l’aspect « compliance » (conformité). Pour des raisons légales et éthiques, les banques doivent et veulent s’assurer à 100 % que les fonds ne soient pas d'origine suspecte ou qu’ils ne soient pas destinés à des fins suspectes, ou encore qu’ils ne contreviennent pas à un embargo ou des sanctions financières. À cet égard, certains pays sont considérés comme pays à risque. Dans le cadre de ces vérifications de conformité, toutes les transactions sont soumises à un certain nombre de filtres, au niveau de chaque banquier intermédiaire et de chaque système de compensation. Par exemple, un paiement qui ne comporte qu’un numéro de facture, dépourvu de description détaillée, risque de passer plus de temps dans le filtre. Il en va de même pour un paiement qui comporte une description insuffisante du bénéficiaire.

Des problèmes ?

Contactez votre chargé de relation ou votre personne de contact chez Cash Management. Ou contactez le helpdesk !

Easy Banking Business

Tel. + 32 2 565 05 00
E-mail: Helpdesk Easy Banking Business // ebb.support@bnpparibasfortis.com

Isabel

Tel. +32 2 565 28 34
E-mail: Customer Support Isabel // hdisabel@bnpparibasfortis.com

Les 3 erreurs les plus courantes dans les paiements internationaux

  1. On oublie d’utiliser le format IBAN du compte dans les pays où c’est obligatoire.
  2. On oublie de transmettre le code de compensation, on fait une erreur dans le format de ce code ou on se trompe de champ pour communiquer ce code. Le code de compensation est utilisé dans de nombreux pays qui n’utilisent pas l’IBAN (Fedwire pour les États-Unis, CNAPS pour la Chine, BSB pour la Nouvelle-Zélande…).
  3. On décrit l’objet du paiement avec trop peu de précision. La mention du seul numéro de facture ou des abréviations peu claires peuvent entraîner des questions dans le chef d’une des banques, et causer ainsi des retards – a fortiori dans des pays frappés par un embargo.
Article

24.04.2017

Tout savoir sur les paiements internationaux

De l’Albanie à la Zambie : le Currency Guide de BNP Paribas contient tout ce que vous avez toujours voulu savoir (et bien plus) sur les paiements internationaux, en 132 devises.

420 pages, voilà une brique qui vaut mieux ne pas recevoir sur la tête. Heureusement que le Currency Guide de BNP Paribas est également disponible en ligne. Vous en trouverez ici une version actualisée. Le guide est édité et tenu à jour par le Cash Management Competence Center. En sa qualité de responsable Product Management Cash Management chez BNP Paribas Fortis, Jo Germeys connaît bien les préoccupations des entrepreneurs et des organisations belges. Voilà pourquoi elle estime que ce guide est un outil utile.

« Nous essayons de tenir nos clients informés des changements dans la réglementation ou le paysage bancaires. Mais les entreprises ont tellement d’autres préoccupations que le message ne passe pas toujours. Ce n’est pas forcément une catastrophe, mais cela augmente le risque d'erreurs, de retards et engendre des coûts supplémentaires. Voilà pourquoi le Currency Guide s’avère un outil très précieux. »

Auparavant, BNP Paribas n’éditait qu’une version abrégée de ce guide, reprenant les devises les plus usuelles, mais la dernière version en date est exhaustive et passe en revue toutes les devises par ordre alphabétique et les dispositions qui y sont associées. Chaque devise fait l’objet d’un aperçu sur deux pages qui commence toujours par une série de directives claires à propos de la devise. En parcourant les pages consacrées au dollar canadien, vous apprendrez que les paiements en dollars canadiens doivent non seulement comporter un numéro de facture, mais aussi une description claire, en anglais, du type de paiement. Par exemple : “payment of travel expenses". Outre ces informations standard, vous apprendrez que le format IBAN n’est pas utilisé au Canada. Vous devrez par conséquent mentionner une adresse complète et un code CC avec 9 chiffres. Les 4 premiers chiffres représentent le numéro de routage, les 5 derniers désignent le numéro de transit de la banque. Ensuite, vous bénéficierez aussi d’explications sur la façon dont le paiement doit être formaté.

Alwin Vande Loock (Senior Product Manager International Payments du BNP Paribas Cash Management Competence Center) :

« La plupart des entreprises ne fonctionnent qu’avec quelques devises. Ce n’est donc pas une tâche insurmontable de lire attentivement les informations sur ces devises et d’opérer les ajustements nécessaires. Les logiciels ERP sont souvent paramétrés pour encoder les mêmes données pour tous les pays. Ce qui est donc une source d’erreurs. »

 

Les 5 commandements du paiement international

  1. Ecrivez en toutes lettres
    N’utilisez pas d’initiales ou d’abréviations dans le nom et l’adresse du bénéficiaire.
  2. Soyez complets
    Indiquez clairement le but de votre paiement. Cela peut se faire au moyen d'une description écrite en anglais, d’un code qui indique le motif du paiement, ou d’une combinaison des deux. Un numéro de facture seul ne suffit pas.
  3. Utilisez l’IBAN (ou non)
    Utilisez le format IBAN si nécessaire. C’est, par exemple, le cas pour le lek albanais (ALL) et le franc suisse (CHF). En Australie, l’IBAN n’est pas utilisé. Pour ce pays, vous devez utiliser le code BSB (Direction State Bank) et BIC (Bank Identification Code).
  4. Utilisez l'anglais (et l’alphabet latin)
    Indiquez les informations en anglais, en utilisant l’alphabet latin. N’utilisez pas la langue du destinataire ou votre propre langue.
  5. Faites attention aux décimales
    La plupart des devises acceptent 2 décimales (chiffres derrière la virgule). Il y a des exceptions : le peso chilien ou CLP et la roupie indonésienne ou IDR ne connaissent pas les décimales.
Article

20.04.2017

Les paiements internationaux expliqués : coûts et délais

Qui paie pour quoi dans un paiement international ? Et quand l’argent se retrouve-t-il sur le compte du bénéficiaire ? Quel rôle joue le cut-off time (l’heure limite d’acceptation des ordres) ?

En cas de paiement international, donneur d’ordre et bénéficiaire doivent s’accorder sur la répartition des coûts. Trois possibilités s’offrent à eux :

1. OUR (« notre »)

Le donneur d’ordre prend tous les frais à sa charge, y compris ceux de la banque correspondante et de la banque du bénéficiaire.

2. SHA (shared pour « partagé »)

Les frais sont partagés. Le donneur d’ordre paie les frais de sa propre banque, le bénéficiaire, ceux des autres banques.  Au sein de l’EEE (Espace économique européen), en raison de la Payment Service Directive (PSD), en principe, seul le système “Shared” est d’application.

3. BEN (« bénéficiaire »)

Tous les frais sont à charge du bénéficiaire, y compris ceux de la banque du donneur d’ordre.

Une autre question se pose, celle de la durée du processus. Quand l’argent sera-t-il versé sur le compte du bénéficiaire ? Tout dépend du cut-off time, qui est l’heure limite à laquelle la banque peut garantir que les fonds seront encore crédités le jour convenu sur le compte du correspondant de la banque du bénéficiaire. Attention : cela ne signifie pas nécessairement que le bénéficiaire recevra l’argent à la date valeur de ce jour-là.

Alwin Vandeloock (Senior Product Manager International Payments du BNP Paribas Cash Management Competence Center) :

« Le cut-off time dépend de la méthode de paiement et de la devise. Pour un paiement international d'urgence en EUR, le cut-off time est fixé à 16h00, heure belge. En principe, un bénéficiaire en Europe recevra l'argent le même jour. Pour un bénéficiaire asiatique, ce sera probablement le lendemain ».

Article

05.04.2017

Paiements internationaux : le processus décortiqué

Que se passe-t-il dans les coulisses d'un paiement international ? Ouvrons la boîte noire et passons en revue les différentes étapes du processus.

Mieux comprendre le processus permet d’éviter bien des erreurs. Un petit dessin valant souvent mieux qu’un long discours, commencez par regarder cette animation qui développe les principes de base des paiements internationaux.

Passons en revue les 4 étapes du traitement d’un paiement international

1. Le client transmet l’ordre de paiement à sa banque
L’instruction de paiement est envoyée à la banque via une plateforme bancaire en ligne (e-banking) ou via un système de ‘bulk-upload’, c’est-à-dire le transfert d’un fichier reprenant une série de paiements.

  • Certains systèmes d’e-banking appartiennent à une seule banque (comme Easy Banking Business chez BNP Paribas Fortis), tandis que d’autres sont aptes à communiquer avec plusieurs banques, comme SWIFTNet et Isabel.
  • Un nombre limité de grandes entreprises et d’organismes publics sont en mesure d’envoyer à leur banque, directement à partir de leur propre système ERP, de gros volumes de paiements grâce à la fonction  bulk-upload (également appelé host-to-host).

Veillez à reprendre dans vos instructions de paiement toutes les informations indispensables. Pour les transactions en dehors de la zone SEPA, il est fréquent que des règles spécifiques s’appliquent. En voici quelques exemples :

Vous avez des doutes ? Consultez toutes les informations utiles sur les devises dans notre Currency Guide des paiements internationaux.

2. La banque valide l’ordre et lance le processus de paiement
La banque s’assure de la conformité des instructions de paiement (respect des règles de compliance). Elle vérifie notamment que les paiements ne sont pas destinés à des pays sous embargo ni à des  personnes/entités soumises à des sanctions financières. Les listes de pays sous embargo peuvent provenir de  l'UE, des États-Unis, de l'ONU et même de certains pays.

3. La banque choisit le routage approprié pour effectuer le paiement
Pour les paiements en EUR dans la zone SEPA, des systèmes de compensation spécifiques ont été mis au point. De tels systèmes reliant des banques ou des devises entre elles n’existent nulle part ailleurs au monde, ce qui explique la complexité des paiements internationaux. Votre banquier doit chercher des banques correspondantes afin de pouvoir transférer l'argent auprès du bénéficiaire final. Les banques comptent généralement un ou plusieurs correspondants dans chaque pays où elles souhaitent proposer des services de paiement. Une fois cette chaîne établie, l’argent peut transiter par l’ensemble des banques choisies. En fonction de certains critères, votre banquier déterminera le chemin optimal que votre argent devra suivre. En voici les principaux :

  • 'In House'
    Les paiements entre comptes dans la même banque. Il s’agit d’un mouvement comptable au cours duquel l'argent ne quitte pas la banque.

  • 'Compensation'
    Les volumes quotidiens de transactions entre banques sont gigantesques. Ils sont traités via des systèmes de compensation (clearing) qui traitent les paiements sur une base nette : tous les paiements entrants et sortants sont listés par la banque. On calcule ensuite le montant net que chacune des banques concernées doit percevoir ou bien verser. Cette opération est effectuée plusieurs fois par jour. C’est le Net Settlement. En fonction du système de compensation, on privilégiera d’abord les montants plutôt importants, les versements relativement urgents, ou bien les montants plus faibles, les gros volumes de transactions moins urgentes.

  • La ‘Banque Correspondante’
    Le règlement réel (settlement) ne peut se faire que dans le pays de la devise, donc par l’entremise d’un système de compensation local. Il arrive très régulièrement qu’une des deux banques concernées ne soit pas affiliée au système de compensation étranger. Dans ce cas, le routage vers ce système ne peut se faire de manière directe. La solution : passer par une banque correspondante qui, elle, dispose d’un accès au système de compensation local. Les banques possédant un tel réseau de correspondants sont nombreuses. Elles y possèdent des comptes (appelés comptes nostro) via lesquels elles acheminent les paiements. Les banquiers correspondants paient les sommes et une fois que la banque bénéficiaire reçoit l'argent, elle peut enfin payer le bénéficiaire.

4. Le client reçoit les détails du paiement
A l’issue du processus, un rapport est édité et le client est informé des opérations de débit – crédit via ses extraits de compte.

Attention aux devises sujettes à restrictions !

Les paiements internationaux ne sont possibles que dans des devises convertibles. Certaines devises sont sujettes à restrictions ; c’est le cas lorsque la législation locale interdit la sortie de devises. Cela signifie qu’en Belgique, vous ne pourrez, dans la devise concernée, ni ouvrir de compte ni effectuer de paiements internationaux.

C’est, par exemple, le cas du real brésilien (BRL). Les banques disposent toutefois d’un moyen de contourner cette interdiction. Elles passent un accord avec une banque correspondante qui a accès au marché national. Cette dernière envoie la contre-valeur en EUR ou USD, convertit le montant sur place en monnaie locale (le BRL en l’occurrence) et paie le bénéficiaire.

Quel est le rôle de SWIFT ?

Pour mener à bien le routage, les banques communiquent entre elles via le réseau SWIFT (Society for Worldwide Financial Communication, détenue par des organismes financiers internationaux). À chaque type de communication correspond une norme spécifique, comme MT101, MT202… SWIFT requiert également l’usage d’une adresse spécifique, c’est le code BIC (Bank Identification Code).

Article

20.04.2017

Les paiements internationaux expliqués : coûts et délais

Qui paie pour quoi dans un paiement international ? Et quand l’argent se retrouve-t-il sur le compte du bénéficiaire ? Quel rôle joue le cut-off time (l’heure limite d’acceptation des ordres) ?

En cas de paiement international, donneur d’ordre et bénéficiaire doivent s’accorder sur la répartition des coûts. Trois possibilités s’offrent à eux :

1. OUR (« notre »)

Le donneur d’ordre prend tous les frais à sa charge, y compris ceux de la banque correspondante et de la banque du bénéficiaire.

2. SHA (shared pour « partagé »)

Les frais sont partagés. Le donneur d’ordre paie les frais de sa propre banque, le bénéficiaire, ceux des autres banques.  Au sein de l’EEE (Espace économique européen), en raison de la Payment Service Directive (PSD), en principe, seul le système “Shared” est d’application.

3. BEN (« bénéficiaire »)

Tous les frais sont à charge du bénéficiaire, y compris ceux de la banque du donneur d’ordre.

Une autre question se pose, celle de la durée du processus. Quand l’argent sera-t-il versé sur le compte du bénéficiaire ? Tout dépend du cut-off time, qui est l’heure limite à laquelle la banque peut garantir que les fonds seront encore crédités le jour convenu sur le compte du correspondant de la banque du bénéficiaire. Attention : cela ne signifie pas nécessairement que le bénéficiaire recevra l’argent à la date valeur de ce jour-là.

Alwin Vandeloock (Senior Product Manager International Payments du BNP Paribas Cash Management Competence Center) :

« Le cut-off time dépend de la méthode de paiement et de la devise. Pour un paiement international d'urgence en EUR, le cut-off time est fixé à 16h00, heure belge. En principe, un bénéficiaire en Europe recevra l'argent le même jour. Pour un bénéficiaire asiatique, ce sera probablement le lendemain ».

Discover More

Contact
Close

Contact

Plainte

Pourriez-vous répondre aux questions ci-dessous ? Nous pourrons vous répondre ainsi plus rapidement. Merci d'avance.

Votre entreprise / organisation est-elle cliente de BNP Paribas Fortis ?

Mon organisation est servie par un chargé de relation :

Votre message

Merci

Votre message a bien été envoyé.

Nous vous répondrons dans les plus brefs délais.

Retour à la page en cours›
Top