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12.11.2019

Blue is the new green, ou comment l’océan va changer notre quotidien

Relever les défis du 21e siècle en utilisant les ressources offertes par nos océans ? La question était au centre du dernier Academy Café. Qu’ont répondu les experts ?

"Une meilleure santé, un meilleur environnement, et une meilleure vie. Voici les trois choses que veut la société aujourd’hui. Bonne nouvelle : la bioéconomie bleue peut nous permettre d’atteindre cet idéal", a assuré d’entrée de jeu Pierre Erwes, Executive Chairman de BioMarine. "Les gaz à effet de serre, le plastique dans les océans ? Nous avons la technologie nécessaire pour en venir à bout." De quoi attiser d’emblée la curiosité de plus de 200 participants qui avaient fait le déplacement pour découvrir les promesses de la bioéconomie bleue, lors du dernier Academy Café, organisé par notre Sustainable Business Competence Centre.

De quoi s’agit-il?

"La bioéconomie bleue inclut tout ce qui vit dans les océans et que l’on peut produire de façon durable pour ensuite le transformer en produits à haute valeur ajoutée", résume Pierre Erwes. Un secteur en pleine expansion qui pourrait bien révolutionner des secteurs aussi variés que celui des soins de santé, de l’alimentation, du plastique, des cosmétiques, de l’énergie et même de la conquête spatiale. Et ce, en tirant parti des propriétés uniques d’organismes tels que les algues, les étoiles de mer, les méduses ou encore les concombres de mer.

Vous reprendrez bien un peu de micro-algues ?

Si les options offertes par le monde aquatique sont nombreuses, les micro-algues semblent particulièrement prometteuses, en particulier dans le secteur de l’alimentation durable. Alexandra Mosch, Head of Algae Division chez Abar United et vice-présidente de la European Algae Biomass Association, a ainsi mis en avant les spécificités exceptionnelles de ces micro-organismes, à commencer par leur capacité à se régénérer et à se développer tant dans le désert que dans l’océan. Elles sont aussi et surtout riches en ingrédients sains, comme les protéines, permettant même de développer des produits alimentaires. Cette fin d’année, vous pourriez par exemple déguster du saumon reconstitué à partir de micro-algues!

Du plastique d’un nouveau genre

Lorsqu’on parle des océans, la problématique du plastique n’est jamais bien loin. Et pour cause : sa production continue de croître, à mesure que la population mondiale s’agrandit. "Dans 30 ans, elle pourrait tripler", affirme Maria Stewart, Project Manager chez Plastic Innovation Competence Center. "Il faut donc adopter une nouvelle approche, en commençant par garder en tête l’aspect recyclage dès le début de la conception d’un produit pour que ses différents composants puissent être facilement séparés et identifiés pour intégrer la filière existante."

Mais pour Maria Stewart, il faut voir plus loin. "L’avenir est surtout au plastique issu de la biomasse", explique-t-elle. "Aujourd’hui, cette ressource est déjà disponible en quantités largement suffisantes, et pourtant nous en utilisons à peine la moitié. Les océans ont également beaucoup à offrir. Dans un futur pas si lointain, la production à grande échelle et l’utilisation de polymères naturels intelligents capables de se régénérer et de s’adapter à leur environnement pourraient révolutionner la fabrication du plastique. Le plastique de demain sera donc totalement différent de celui d’aujourd’hui."

Et le secteur financier dans tout ça?

Pour conclure, les experts se sont accordés pour dire que le secteur financier avait un rôle important à jouer dans cette évolution, mais qu’il doit pour cela accepter de prendre des risques. "Nous parlons d’innovation, et cela comporte des risques, forcément", a rappelé Alexandra Mosch. "Mais nous avons besoin d’investisseurs et du secteur financier pour véritablement libérer le potentiel de la biodiversité marine, notamment dans le secteur alimentaire. Et cela ne peut se faire qu’en investissant dans les systèmes de production, dans la recherche et le développement, et aussi en éveillant les consciences autour de la durabilité, sans tomber dans le 'green washing'."

EN SAVOIR PLUS

Le Groupe BNP Paribas a récemment réaffirmé son engagement dans la protection des océans et formalisé sa volonté par le biais de ce document.

PRÊT À AGIR VOUS-MÊME ?

Vous souhaitez accélérer votre transition vers un modèle économique plus durable ? Découvrez comment notre Sustainable Business Competence Centre peut vous aider. 

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27.06.2019

Et si la solution au réchauffement climatique venait de la nature ?

Les experts invités à notre Académy Café en sont persuadés : il faut agir sur les zones naturelles comme les forêts ou les champs. Et les solutions concrètes doivent venir du secteur privé.

"Si l’on réduisait l’histoire de l’humanité à l’échelle d’une année, la révolution industrielle et, avec elle, la disparition de près de 60% de la biodiversité de la planète, aurait lieu le 31 décembre à 23 heures 59 minutes et 59 secondes."

C’est avec cette phrase-choc que Gaëtan Dartevelle, fondateur de Greenloop, a donné le coup d’envoi du dernier Academy Café, à Bruxelles. (voir sa présentation) Une cinquantaine de clients avaient fait le déplacement pour découvrir des solutions concrètes au réchauffement climatique proposées par une série d’experts.

Des solutions naturelles ?

"Le changement climatique s’emballe et les conséquences s’annoncent dramatiques. La durabilité ne suffit donc plus", avertit Aymeric Olibet, Sustainability Advisor chez Corporate Banking. "Il faut accélérer le déploiement de solutions qui visent à capturer les gaz à effet de serre et à régénérer l’environnement et les écosystèmes." (voir sa présentation)

Capturer et stocker les particules de CO2 présentes dans l’air, dans le sol ou dans les forêts est une solution qui avait déjà été évoquée lors d’une précédente édition de l’Academy Café. Une partie du problème pourrait donc être réglée par la nature elle-même. Mais n’est-il pas trop tard pour agir?

Non, mais il n’y a plus une minute à perdre, d’après Marie-Noëlle Keijzer, fondatrice de WeForest. "Les forêts représentent déjà 30% de la solution aux émissions de gaz à effet de serre. Restaurer 10 millions de km² d’arbres – soit l’équivalent de la superficie des États-Unis – pourrait nous permettre de limiter à 1,5° C l’augmentation des températures du globe", explique-t-elle.(voir sa présentation)

Un vrai challenge auquel WeForest tente de répondre en impliquant les acteurs privés. Plus de 300 entreprises, dont BNP Paribas Fortis, Nike, Brabantia ou encore UCB, se sont engagées dans différents projets gérés par WeForest, qui plante des arbres au Brésil, en Zambie ou encore en Éthiopie et aide les communautés locales à en comprendre l’importance et à en tirer parti dans leur propre circuit économique.

Soutenir les agriculteurs

Lorsque l’on sait que l’agriculture est responsable de 25% des émissions de gaz carbonique, agir sur ce secteur prend également tout son sens. C’est d’ailleurs l’une des propositions de Chuck de Liedekerke, cofondateur de Soil Capital. La raison d’être de son entreprise est en effet d'aider les agriculteurs à transformer leur modèle et à évoluer vers une agriculture régénérative plutôt que dégénérative.

"Le modèle agricole actuel épuise les sols, anéantit la biodiversité et émet d’énormes quantités de gaz à effet de serre. L’alternative fait tout l’inverse, et offre rapidement de meilleurs rendements", explique Chuck de Liedekerke.

En plus de restaurer la fertilité naturelle des sols, rétablir les sources d’eau et capturer le CO2 dans le sol, son programme vise à rendre rentables les fermes qui s’engagent sur cette voie et ce, dès la première année. (voir sa présentation)

Accompagner les agriculteurs, Earthworm Foundation en a également fait sa mission. Avec son programme 'Living soils', cette organisation à but non lucratif entend soutenir les agriculteurs dans leur transition agroécologique au moyen, notamment, de formations quotidiennes sur l’ingénierie agronome permanente et de voyages d’études. Un groupe-pilote de 50 fermiers – représentant 12.000 hectares de terres – a d’ores et déjà été mis en place dans le Nord de la France. Un comité scientifique collabore avec eux afin de valider la méthodologie utilisée. (voir sa présentation)

Et plus encore…

Que chaque pays, autorités ou entreprises fassent des efforts pour réduire leur empreinte carbone, c’est bien, mais cela ne suffit pas. Il faut aller plus loin et équilibrer les émissions résiduelles en soutenant des projets durables ou qui évitent les émissions de CO2. La plateforme ClimateSeed, lancée en collaboration avec le groupe BNP Paribas, met en relation des entreprises ou des autorités locales, désireuses de compenser leurs émissions de CO2, avec des promoteurs de projets durables qui contribuent à la réalisation des ODD (Objectifs de Développement Durable). (voir la présentation)

Du business, pas de charité

En guise de conclusion, les intervenants se sont accordés à dire que les solutions proposées ne pouvaient être mises en œuvre qu’avec la participation du secteur privé. Mais pour faire bouger les choses, les entreprises doivent inscrire ces changements dans leur ADN.

"Les entreprises doivent commencer par s’interroger à propos de leur empreinte écologique et parvenir à intégrer ces actions en faveur de l’environnement dans une véritable stratégie marketing. On n’arrêtera pas le réchauffement climatique simplement avec de la charité, mais bien en adaptant nos business models", affirme Marie-Noëlle Keijzer.

La durabilité est un projet qui se construit, mûrit et se réinvente. Vous souhaitez accélérer votre transition et passer à un business model plus durable ? Découvrez comment notre Sustainable Business Competence Centre peut vous aider dans votre démarche.

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18.02.2019

Il est encore temps d’agir !

Les expert du GIEC tirent la sonnette d’alarme climatique ! Dans leur rapport, ils estiment pourtant qu’il est encore possible de limiter le réchauffement climatique si des actions fortes sont prises dans les prochaines années !

Depuis 1950, les quantités de dioxyde de carbone mesurées dans l’atmosphère n’ont cessé d’augmenter. Les niveaux atteints depuis lors n’ont jamais été observés sur terre. Les premières conséquences de ce dérèglement sont déjà bien connues du grand public : augmentation de la température sur terre, disparition de certaines espèces, élévation du niveau des océans,…

Un rapport ambitieux

Le GIEC, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, a publié un rapport montrant qu’il est encore possible de limiter les effets néfastes du réchauffement climatique si des mesures fortes sont prises en ce sens dans les prochaines années. Selon eux, l’Accord de Paris n’est malheureusement pas assez ambitieux pour y parvenir. Signé en 2015 lors de la COP21, cet accord prévoit de contenir d’ici 2100 le réchauffement climatique en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels. L’accord se veut même plus ambitieux car il propose de contenir le réchauffement à 1,5 °C. Alors, quelle est la différence entre un réchauffement climatique à 1,5 °C et 2 °C ? Et quelles sont les mesures à prendre afin de contenir le réchauffement climatique ? Le rapport du GIEC nous éclaire sur le sujet !

Quelles conséquences ?

Même si la terre s’est déjà réchauffée de 1 °C en moyenne par rapport aux niveaux préindustriels, le scénario des 1,5 °C engendra des différences significatives sur de nombreux plans, dont voici quelques exemples : des chaleurs extrêmes frapperont les régions habitées, de fortes précipitations tomberont sur la plupart des régions du globe, les risques de sécheresse seront accrus, etc. Dans le cas d’un réchauffement climatique à 2 °C, les risques liés à ces phénomènes augmenteraient de manière significative. Par exemple, passer le cap des 1,5 °C et se diriger vers ou dépasser les 2 °C pourrait engendrer une perte irréversible de la calotte glacière du Groenland et l’instabilité de la calotte glaciaire de l’Antarctique. Cette situation aurait pour conséquence une élévation du niveau de la mer de plusieurs mètres. Rien qu’à l’horizon 2100, l’élévation du niveau de la mer serait supérieure de 0,1 m en cas d’un réchauffement à 2 °C.

Que faire ?

Une chose est sûre, nos modes de vie vont radicalement changer. Si nous voulons limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, les experts estiment que nous devons réduire les émissions de gaz à effet de serre de 45 % d’ici 2030 et atteindre la neutralité des émissions vers 2050. Ces objectifs nécessitent l’implication et la transition de toutes les couches de la société : des particuliers aux industries. En plus de la réduction des émissions, la capture du carbone sera également vitale afin d’atteindre ces objectifs. À l’heure actuelle, il existe de nombreuses technologies qui permettent de capturer le CO2 atmosphérique. Le déploiement à grande échelle est cependant sujet à diverses contraintes de faisabilité et de durabilité.

Les entreprises, un vecteur de changement

Quel que soit le scénario envisagé, les entreprises joueront un rôle primordial afin de montrer la voie à suivre. C’est pourquoi nous voulons accompagner les entreprises dans leur transition pour une société plus durable. Face à l'urgence climatique, face aux inégalités croissantes, nous nous devons d'aider les entreprises à changer de business model et de contribuer ainsi à une 'prospérité durable'.  Dans notre Sustainable Business Competence Centre, nous proposons aux entreprises des solutions concrètes afin de financer leur transition durable. Nous proposons aux entrepreneurs de profiter de nos conseils et de notre expertise dans ce domaine. Nous finançons également des projets consacrés aux énergies renouvelables ou à la décarbonisation de la société. En tant que plus grande banque belge, nous sommes persuadés que nous avons un rôle à jouer afin d’éveiller les consciences des entrepreneurs belges sur ces thématiques.

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27.04.2021

Nos experts accompagnent la transition énergétique via la Fondation Solar Impulse

Deux spécialistes de notre banque font partie des meilleurs experts de cette fondation internationale qui rassemble des solutions rentables pour une transition plus rapide vers l’énergie durable.

La durabilité est une priorité de notre banque depuis des années. Ainsi, depuis 2017, nous sommes neutres en CO2, nous accompagnons les entreprises dans leur transition énergétique et nous soutenons les start-ups et les organisations actives dans les énergies renouvelables. Depuis sa création, la Fondation Solar Impulse peut dès lors compter sur le soutien du Groupe BNP Paribas.

Concilier écologie et économie

La Fondation Solar Impulse a été créée par le psychiatre et pionnier suisse Bertrand Piccard, qui consacre sa vie à démontrer les opportunités de développement durable. En 1999, il a été le premier à faire un tour du monde en ballon sans escale et en 2016, il a de nouveau effectué ce trajet avec un avion à énergie solaire. Depuis lors, Bertrand Piccard utilise sa popularité pour promouvoir les solutions capables de protéger l’environnement de manière rentable. L’objectif final ? Motiver les décideurs et les entreprises à fixer des objectifs environnementaux plus ambitieux et une meilleure politique énergétique, afin d’atteindre la neutralité en CO2.

1 000 solutions durables

Il y a quatre ans, la Fondation Solar Impulse a annoncé qu’elle recherchait 1 000 solutions durables dans le monde entier pour accélérer la transition énergétique. Ce portefeuille unique de solutions devrait alors devenir un élément essentiel de l'ensemble des décisions, débats et négociations politiques sur l’environnement. Concrètement, il s’agit de solutions que les entreprises ont mises (ou mettront) sur le marché et qui sont rentables d'un point de vue économique et réalisables sur le plan technologique, mais ne bénéficient pas encore de la visibilité qu’elles méritent.

Le cap des 1 000 solutions a été atteint le 13 avril 2021. Cependant, comme l’innovation ne s’arrête jamais, la Fondation continue d’ajouter des solutions.

L’expertise de notre banque

Afin de rassembler un maximum de solutions innovantes, la Fondation bénéficie de l’aide de nombreux partenaires et de la participation de plus de 300 experts d’entreprises du monde entier. Comme n’importe quelle entreprise peut présenter son produit sur le site web de la Fondation, ces experts doivent évaluer les solutions enregistrées objectivement et en détail sur 3 aspects : la rentabilité, l'impact environnemental et la faisabilité technique. Depuis quelques années, des collaborateurs de BNP Paribas Fortis se consacrent également à cette tâche.

L’un d’entre eux est Quentin Nerincx, Senior Advisor Cleantech de notre Sustainable Business Competence Centre, qui conseille les entreprises en vue d'un entrepreneuriat plus durable. « Je n’ai pas hésité à me porter candidat », explique Quentin avec enthousiasme. « C’est un projet passionnant qui poursuit un bel objectif ambitieux. Chaque mois, la Fondation m’envoie un dossier à analyser. Chaque solution est étudiée par deux experts différents. S'ils émettent tous deux un avis positif, la solution reçoit le label de la Fondation Solar Impulse. Cette caractéristique de qualité peut aider à accélérer la mise en place de la solution proposée (par exemple une nouvelle technologie ou un nouveau produit). »

Gunter Brems, Sustainability Expert Housing & Sourcing Services, prête également son expertise : « C’est un honneur de pouvoir participer à ce projet prestigieux. En 2020, j’ai évalué plusieurs dossiers et c’était une expérience enrichissante, pour partager des connaissances mais aussi pour en acquérir de nouvelles. C'est agréable de constater à quel point certaines entreprises sont innovantes face à un monde qui change, tout comme notre banque le fait, et comment nous cherchons ensemble des alternatives durables. » 

Aider nos entreprises clientes dans leur transition énergétique

« Ce projet est également intéressant pour mon travail de conseiller en durabilité à la banque, car je reste informé des nouvelles solutions développées dans le monde entier. J’étoffe ainsi mon expertise en permanence et je peux réfléchir avec les entreprises clientes à la recherche de solutions pour leur transition énergétique », ajoute Quentin.

À la fin de l’année dernière, Quentin a appris qu’il figurait dans le top 20 des experts qui apportent leur expertise à la Fondation Solar Impulse. Gunter fait même partie du top 10. Ce classement est principalement établi sur la base du nombre de solutions analysées et de la qualité des rapports. « Nous sommes ravis que notre contribution soit appréciée », déclarent les deux experts.

Guider les pouvoirs publics

Le recueil de plus de 1 000 solutions approuvées est disponible sur le site web de la Fondation Solar Impulse. Cet été, la Fondation publiera également un Solutions Guide qui permettra aux pouvoirs publics, aux entreprises et aux individus de trouver et de mettre en œuvre des solutions concrètes à grande échelle. Grâce à cet outil, chacun pourra trouver des solutions aux problèmes rencontrés dans des environnements géographiques, industriels ou financiers spécifiques en seulement trois clics.

En outre, la Fondation fournira aux différentes instances publiques un Cleanprint, une sorte de rapport et de plan pour les gouvernements et les entreprises afin d’atteindre leurs objectifs climatiques à l’aide des solutions rassemblées, conformément à l’accord de Paris sur le climat. Le rapport indiquera également où les instances publiques peuvent moderniser leurs cadres légaux pour l’introduction ambitieuse de ces solutions. Bertrand Piccard présentera le premier Cleanprint à la COP26 sur les changements climatiques de novembre 2021 à Glasgow.

Jean-Laurent Bonnafé, CEO de BNP Paribas : « Il n'y a pas d’avenir pour la société sans une transition énergétique réussie à long terme. Cette transformation ne peut être réalisée que collectivement et nécessite des solutions de service techniques et technologiques. En relevant le défi de sélectionner 1 000 solutions favorisant la protection de l’environnement tout en étant rentables, la Fondation Solar Impulse nous aide à atteindre ce but de manière très pratique et conformément aux objectifs de l'accord de Paris. »

« Voir que les chefs de gouvernement et autres décideurs donnent effectivement suite aux solutions rassemblées, ce sera la cerise sur le gâteau », concluent Quentin et Gunter.

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25.02.2021

Comment l’économie bleue peut-elle faire la différence ?

Et si l’avenir de l’entrepreneuriat durable se trouvait au fond des océans ? La biodiversité marine abrite des richesses qui peuvent apporter une réponse aux défis environnementaux auxquels de nombreux secteurs sont confrontés. Peut-être aussi aux vôtres ? Pour le savoir, rejoignez-nous le 11 mars 2021 lors d’un événement en ligne consacré aux promesses de l’économie bleue.

Le bleu est le nouveau vert

Notre planète est constituée à 71% d’eau. Les mers et les océans sont essentiels à l’équilibre climatique : les régions côtières peuvent absorber jusqu’à cinq fois plus de CO2 que les forêts tropicales. L’économie bleue souhaite tirer parti de ces avantages, à la fois pour le bien de l’environnement et pour notre bien-être.

Le sésame de l’économie bleue ? La localité. Et c’est là que réside la différence avec l’économie verte, qui mise certes sur l’environnement et la santé, mais pas toujours de manière durable ou intelligente. Par exemple, du quinoa équatorien issu de l’agriculture biologique est sain et écologique du point de vue de la consommation, mais son transport coûte cher et est très polluant.

La durabilité en passant par la mer

Que peut nous offrir le monde sous-marin qui puisse être réutilisé, recyclé ou converti en nouveaux produits durables ? Beaucoup de choses, semble-t-il : des organismes tels que les algues, les étoiles de mer, les méduses et les concombres de mer présentent des propriétés uniques et peuvent être transformés en produits durables avec une plus-value importante. C’est un processus qui exige de la créativité et de l’innovation, mais nous n’en manquons pas aujourd’hui.

Dans votre secteur aussi

L’économie bleue est en pleine expansion et pourrait révolutionner des secteurs très divers, comme les soins de santé, l’alimentation, l’industrie plastique, les cosmétiques, l’énergie et même l’industrie aérospatiale. Elle a le potentiel d’aider les entreprises à poursuivre leurs activités traditionnelles en adoptant un modèle durable. Et avec ses ports, la Belgique peut déjà se prévaloir d’un atout de taille et d’un bel accès aux régions côtières et d’outre-mer.

Vous reprendrez bien un peu de microalgues ?

Les microalgues, par exemple, sont particulièrement prometteuses. Elles peuvent se renouveler et se développer dans le désert comme dans l’océan. Elles sont aussi et surtout riches en ingrédients sains, comme les protéines, permettant même de développer des produits alimentaires.

Du plastique durable

Lorsqu’on parle des océans, la problématique du plastique n’est jamais bien loin. Sa production continue de croître, à mesure que la population mondiale s’agrandit. Le problème du plastique dans sa composition actuelle est qu’il n’est presque pas recyclable, ses différents composants étant difficiles à séparer. Avec un tout autre type de plastique à base de biomasse, cet aspect est pris en compte dès la phase de conception. Les océans contiennent une grande quantité de biomasse qui reste encore inexploitée. Par exemple, l’utilisation de polymères naturels intelligents, capables de se renouveler et de s’adapter à leur environnement, peut révolutionner la production de plastique.

Qui va payer ?

De bien belles idées, pensez-vous, mais qui les financera ? Le secteur financier souhaite d’ores et déjà jouer un rôle dans cette révolution et est prêt à prendre des risques et à investir dans de nouvelles technologies, des systèmes de production et la recherche et le développement.

Pendant la semaine du climat à New York fin septembre 2020, cet engagement a été officialisé de plusieurs manières. BNP Paribas a signé les Principles for Responsible Banking (PRB) et a adhéré au Collective Commitment to Climate Action de l’UNEP FI, un partenariat entre le Programme des Nations Unies pour l’environnement et le secteur financier. En ce qui concerne le secteur maritime en particulier, la banque s’est engagée à œuvrer avec ses clients à la conservation et à l’exploitation durable des océans. Lisez plus de détails sur cet engagement ici (en français uniquement).

Vous souhaitez savoir si l’économie bleue pourrait faire la différence dans votre secteur ?
Inscrivez-vous ici pour participer à un événement en ligne gratuit (en anglais) consacré à ce thème, organisé le 11 mars 2021 par la Chaire Transport, Logistique et Ports de BNP Paribas Fortis.

Nous avons invité plusieurs experts chevronnés qui partageront leurs connaissances avec vous. Nos experts du Sustainable Business Competence Centre y prendront également la parole. Ils sont prêts à vous conseiller en matière d’innovation et à vous accompagner dans votre transition durable. N’hésitez pas à prendre contact.

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