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18.02.2019

Il est encore temps d’agir !

Les expert du GIEC tirent la sonnette d’alarme climatique ! Dans leur rapport, ils estiment pourtant qu’il est encore possible de limiter le réchauffement climatique si des actions fortes sont prises dans les prochaines années !

Depuis 1950, les quantités de dioxyde de carbone mesurées dans l’atmosphère n’ont cessé d’augmenter. Les niveaux atteints depuis lors n’ont jamais été observés sur terre. Les premières conséquences de ce dérèglement sont déjà bien connues du grand public : augmentation de la température sur terre, disparition de certaines espèces, élévation du niveau des océans,…

Un rapport ambitieux

Le GIEC, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, a publié un rapport montrant qu’il est encore possible de limiter les effets néfastes du réchauffement climatique si des mesures fortes sont prises en ce sens dans les prochaines années. Selon eux, l’Accord de Paris n’est malheureusement pas assez ambitieux pour y parvenir. Signé en 2015 lors de la COP21, cet accord prévoit de contenir d’ici 2100 le réchauffement climatique en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels. L’accord se veut même plus ambitieux car il propose de contenir le réchauffement à 1,5 °C. Alors, quelle est la différence entre un réchauffement climatique à 1,5 °C et 2 °C ? Et quelles sont les mesures à prendre afin de contenir le réchauffement climatique ? Le rapport du GIEC nous éclaire sur le sujet !

Quelles conséquences ?

Même si la terre s’est déjà réchauffée de 1 °C en moyenne par rapport aux niveaux préindustriels, le scénario des 1,5 °C engendra des différences significatives sur de nombreux plans, dont voici quelques exemples : des chaleurs extrêmes frapperont les régions habitées, de fortes précipitations tomberont sur la plupart des régions du globe, les risques de sécheresse seront accrus, etc. Dans le cas d’un réchauffement climatique à 2 °C, les risques liés à ces phénomènes augmenteraient de manière significative. Par exemple, passer le cap des 1,5 °C et se diriger vers ou dépasser les 2 °C pourrait engendrer une perte irréversible de la calotte glacière du Groenland et l’instabilité de la calotte glaciaire de l’Antarctique. Cette situation aurait pour conséquence une élévation du niveau de la mer de plusieurs mètres. Rien qu’à l’horizon 2100, l’élévation du niveau de la mer serait supérieure de 0,1 m en cas d’un réchauffement à 2 °C.

Que faire ?

Une chose est sûre, nos modes de vie vont radicalement changer. Si nous voulons limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, les experts estiment que nous devons réduire les émissions de gaz à effet de serre de 45 % d’ici 2030 et atteindre la neutralité des émissions vers 2050. Ces objectifs nécessitent l’implication et la transition de toutes les couches de la société : des particuliers aux industries. En plus de la réduction des émissions, la capture du carbone sera également vitale afin d’atteindre ces objectifs. À l’heure actuelle, il existe de nombreuses technologies qui permettent de capturer le CO2 atmosphérique. Le déploiement à grande échelle est cependant sujet à diverses contraintes de faisabilité et de durabilité.

Les entreprises, un vecteur de changement

Quel que soit le scénario envisagé, les entreprises joueront un rôle primordial afin de montrer la voie à suivre. C’est pourquoi nous voulons accompagner les entreprises dans leur transition pour une société plus durable. Face à l'urgence climatique, face aux inégalités croissantes, nous nous devons d'aider les entreprises à changer de business model et de contribuer ainsi à une 'prospérité durable'.  Dans notre Sustainable Business Competence Centre, nous proposons aux entreprises des solutions concrètes afin de financer leur transition durable. Nous proposons aux entrepreneurs de profiter de nos conseils et de notre expertise dans ce domaine. Nous finançons également des projets consacrés aux énergies renouvelables ou à la décarbonisation de la société. En tant que plus grande banque belge, nous sommes persuadés que nous avons un rôle à jouer afin d’éveiller les consciences des entrepreneurs belges sur ces thématiques.

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17.04.2019

L’empreinte eau : un challenge de plus pour les entreprises

La durabilité devient une priorité pour la plupart des acteurs économiques. Mais cet enjeu ne peut pas se cantonner à la décarbonisation. ‘L’empreinte eau’ doit également être prise en considération.

Les enjeux climatiques sont plus que jamais sur le devant de la scène. Et les acteurs économiques s’en saisissent de plus en plus… Par exemple, ce n’est pas un hasard si 75 % des entreprises belges estiment qu’investir dans la Responsabilité sociétale de l’Entreprise (RSE) constitue une stratégie gagnante à terme. Figure de proue de la transition durable, l’empreinte carbone est au cœur des initiatives mises en place par les entreprises.

Le ‘CO2’ qui cache ‘l’eau’

Une stratégie RSE doit être globale. Or, le bilan carbone a tendance à concentrer toutes les attentions, au point d’occulter d’autres indicateurs mesurant la pression exercée par les sociétés humaines sur l’environnement, tels la biodiversité, l’utilisation des ressources, la pollution des sols ou encore ‘l’empreinte eau’. La lutte contre le réchauffement climatique ne peut donc pas se réduire à une vision partielle de la question… Dans ce sens, l’eau est un enjeu crucial, tant les conséquences des dérèglements sont importantes : sécheresse, désertification, inondation, maladies, etc. L’eau est incontestablement une ressource stratégique, notamment pour les entreprises, mais plus largement pour l’ensemble de la planète. Selon les projections de l’Organisation des Nations Unies, 40 % de la planète pourrait ainsi faire face à des déficits en eau douce à l’horizon 2030.

‘L’empreinte eau’, un indicateur clé

Celui-ci peut se définir comme le volume total d’eau nécessaire pour produire des biens et des services. On sait, par exemple, qu’il faut 11 000 litres d’eau pour fabriquer un jean en coton. Cet indicateur évalue donc l’eau utilisée de manière directe ou indirecte, en partant de la consommation de matières premières jusqu’à la fin de vie du produit. Lorsqu’on mesure ‘l’empreinte eau’, on peut distinguer trois catégories différentes :

  • l’eau bleue, c’est-à-dire l’eau douce de surface ou souterraine ;
  • l’eau verte, à savoir les eaux de pluie stockées dans le sol ;
  • l’eau grise, autrement dit polluée par les processus de production.

À l’instar de l’empreinte carbone, l’objectif de cet indicateur est de sensibiliser et de responsabiliser, tant les particuliers que les gouvernements, sans oublier les entreprises. Et pour cause, ces dernières consomment près de 40 % de l’eau utilisée dans les pays développés.

Une prise de conscience, mais peu d’actions

Comment les entreprises prennent-elles en charge leur ‘empreinte eau’ ? La société américaine Ecolab et l’organisation GreenBiz, acteur mondial de la durabilité, ont tenté d’y répondre dans une étude décryptant la façon dont 86 grands groupes (avec des revenus supérieurs à un milliard de dollars) prennent en charge la thématique. Principal constat : même si la plupart de ces grands acteurs ont pris conscience des enjeux, ils peinent à transformer leurs objectifs ‘eau’ en actions concrètes.

  • Ainsi 74 % de ces corporates affirment que l’eau devient une priorité incontournable, 59 % sont conscientes de l’augmentation du risque business et près de 90 % d’entre elles déclarent vouloir agir pour mesurer et gérer leur impact sur l’eau au cours des 3 prochaines années.
  • Pourtant, des paroles aux actes, le fossé est encore grand : 44 % de ces groupes n’ont aucun plan d’action pour atteindre des objectifs chiffrés et seulement un peu plus de la moitié ont mis en place des outils intelligents de monitoring de leur consommation d’eau.

L’engagement, facteur clé !

Des résultats dans la continuité d’une enquête de 2017, dans laquelle 82 % des entreprises disaient manquer d’outils pour agir sur leur ‘empreinte eau’. Malgré ce déficit d’instruments, le premier levier d’action reste ‘l’engagement’ de l’ensemble des parties prenantes. En effet, le décalage entre objectifs et résultats naît principalement de l’écart de conscience entre ceux qui fixent les objectifs chiffrés — direction ou équipe RSE — et ceux qui doivent mettre en pratique le changement. Ainsi près de 40 % des entreprises rencontrent des difficultés à impliquer et mobiliser leurs acteurs de terrain.

Pour embarquer tout le monde dans cette aventure, il faut d’abord passer par la formation et la sensibilisation des collaborateurs. Mais aussi par la conscientisation des parties prenantes externes : clients et fournisseurs. Les réflexions et plans d’actions des entreprises doivent donc de plus en plus intégrer la dimension ‘eau’ dans leurs approches, notamment marketing (sans tomber dans les travers du greenwashing) pour évangéliser  les consommateurs et dans le choix des partenaires de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.

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02.12.2016

Le M-commerce impose sa loi et banalise l’achat

Menace ou opportunité pour les e-commerçants ? Sans nul doute bousculés par l’empire des tablettes et des smartphones, mais néanmoins obligés de se réinventer… Pour un acte d’achat de plus en plus anodin

Avec son éloge à la simplicité, Apple inspire ses concurrents directs et indirects. Ils prennent pour priorité la simplification à l’extrême du parcours d’achat.

Des géants comme Amazon développent tous azimuts pour assister l’acheteur et ne plus le lâcher. Pour la Fnac, le mobile doit simplifier au maximum l’acte d’achat. L’enseigne française s’efforce de rendre ses parcours d'achat full web et de les inscrire dans un usage drive to store en optimisant les usages multicanaux.

Rendre l'expérience la plus simple et efficace possible, c’est précisément ce que les marchands ont de la peine à réaliser, mais c’est pour eux l’occasion de relever le défi. 

Le M-commerce joue des coudes

Le mobile ne se contente pas d’être une ‘alternative’, il s‘impose : même de la maison, on achète sur sa tablette ou son smartphone. En France, le commerce mobile a doublé en 2015 et atteint aujourd’hui une part de 23,6 % de l’e-commerce. En 2016,15 achats seront effectués depuis un appareil mobile contre 10,5 en 2015.
Une fois installées sur le smartphone de l'internaute, les applications de commerce électronique natives garantissent un taux de fidélité bien plus élevé qu'un site Web responsive et offrent de belles opportunités pour tracer les clients via leur identifiant personnel afin de mieux les connaître et donc mieux les cibler.

Parcours d'achat réduit à sa plus simple expression

A l’ origine, Pinterest est une simple plateforme de partage social d’images. Aujourd’hui, Pinterest inspire Wish, Wanelo, The Hunt… Une nouvelle génération d’applications de commerce mobile. A la mode des buyable pins de Pinterest, elles ne demandent de l’internaute qu’un simple clic voire un effleurement de la photo du produit pour lancer la commande. Epoustouflant comme il devient facile d’acheter n’est-ce pas ? Pinterest n’a pas l‘audience de Facebook et pourtant, son public de femmes et l’engagement de ses membres attirent les marques de mode : 80 % de taux de ‘ré-épinglage’ contre 1,4% sur Twitter. Quant à son trafic, il dépasse largement, aux Etats-Unis du moins, celui de Google+, LinkedIn et YouTube réunis.

Choisir un produit via questions/ réponses

Plutôt que de consulter un catalogue, l’internaute peut choisir son produit à l’aide d’un chatbot, un agent conversationnel qui vous pose des questions et vous conseille des articles en fonction de vos réponses. Mark Zuckerberg vient enfin d’annoncer pour fin 2016 l'arrivée du paiement en ligne sur Messenger permettant de mener une transaction de A à Z. Avec 4 ans de retard sur WeChat qui brasse entre-temps les infos bancaires de 200 millions d'utilisateurs.

Bataille de coqs sur le marché de l’internet de l’objet

Amazon a déjà montré l’exemple en termes d’achats banalisés avec son bouton d’achat en 1 clic sur chaque fiche produit et la simplicité du parcours d’achat sur mobile ou Kindle. A présent, l’américain réinvente le e-commerce avec l’assistant Alexa (qui compte déjà des millions d’utilisateurs), installant le système de reconnaissance vocale sur sa console de jeu Fire TV ou l’enceinte Amazon Echo diffusant le son à 360 degrés.

La riposte de Google qui consisterait en une véritable interface vocale universelle pour l'ensemble des objets connectés de la maison serait plus ambitieuse que l'Amazon Echo. Et le Siri d’Apple bénéficierait bientôt lui aussi de son hardware. Qui sera le plus rapide ?

Amazon n’entend pas perdre son avance si l’on en juge les adhérents à l’Amazon Echo : les électroménagers de General Electric se pilotent à présent à la voix, qui peut aussi bien lire des tweets, la Bourse, commander un Uber ou lancer Spotify…

Acheter sans s’en rendre compte ?

Sur le territoire de l’achat sans effort, Amazon approfondit ses recherches et développe un bouton connecté aux marques, une solution ‘Push to Buy’ où le consommateur peut, via un bouton physique pour chaque consommable, commander à nouveau automatiquement son produit via son abonnement Amazon Prime.

Comment son concurrent, la Fnac, analyse-t-il cette nouvelle offensive ? La démarche est inverse, selon Ghadi Hobeika, Directeur Marketing Digital de la Fnac : Nous essayons de faire venir les clients sur nos canaux de vente, que ce soient les réseaux sociaux, les canaux digitaux ou physique. Amazon, quant à lui, s’installe dans le parcours de vie du client en allant quasi jusqu’à effacer le geste d'achat puisqu'il suffit d'un mot, d'un geste pour que l'achat soit réalisé sans aucun effort du consommateur.

Le client est-il dupe ?

Une étude de Slice Intelligence le révèle, peu d’acheteurs du bouton connecté Amazon Dash effectueraient un achat via ce bouton. Les consommateurs auraient du mal à s’y faire. Les marques par contre en sont folles : 50 nouveaux boutons et 150 enseignes représentées à ce jour.

Et nos pays, quand passeront-ils au bouton d’achat ? Juste une timide initiative pour l’instant verrait le jour chez notre voisin du sud et porterait sur du service après-vente…

(Source : atelier.net)
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27.12.2016

Repérer les nouvelles tendances : mode d'emploi

Envie de savoir ce que à quoi aspirent les gens ? Examinez les innovations réussies et les attentes qu'elles suscitent ! David Mattin, trendwatcher et co-auteur du livre « Trend-Driven Innovation ».

Tout professionnel sait qu'aujourd'hui, les innovations s'enchaînent à un rythme soutenu. De nouveaux produits et services vont et viennent à la vitesse de la lumière, tandis que le comportement et les manières de réfléchir des consommateurs changent continuellement et semblent imprévisibles. Ce phénomène peut avoir une influence considérable pour une entreprise, écrit David Mattin dans son article « How to spot a trend » (littéralement « Comment détecter une tendance ») sur le site www.trendwatching.com.

Prendre le train des nouvelles tendances en marche, voire le devancer, n'est cependant pas réservé à une poignée d'élus dotés d'une intuition magique, déclare Mattin. Selon lui, repérer les tendances est un processus simple et renouvelable, accessible à tous. Dans son article, il présente un modèle grâce auquel chaque start-up, CEO, directeur du marketing ou développeur de produit, à l’affût des souhaits futurs de ses clients, trouvera des réponses.

Besoins humains

Il existe différentes méthodes pour déterminer ce que veut le client. La plus connue ? L'étude de marché classique. Toutefois, pour découvrir les futures tendances, cette méthode semble la plupart du temps insatisfaisante, d'après l'auteur.

« Il s'agit en effet de découvrir ce que les gens voudront, avant même qu'ils ne le sachent. Souvent, ils ne savent pas ce qu'ils veulent jusqu'à ce qu'on le leur montre », explique le trendwatcher.

L'observation des clients potentiels par le biais d'une étude ethnographique sur le terrain constitue une autre méthode. Si elle peut fournir des perspectives approfondies, elle implique un processus difficile, lent et onéreux. Une analyse via les Big Data peut fournir des informations utiles. Mais, en général, elle permet uniquement d'optimiser vos activités existantes. Il est très rare, d'après David Mattin, que les Big Data permettent d'obtenir des points de vue révolutionnaires menant à quelque chose de vraiment novateur.

Alors, comment procéder ? La clé d'une bonne prévision des tendances réside dans l'examen des innovations : les nouvelles marques, campagnes et expériences ainsi que les nouveaux produits qu'on observe chaque jour.

« Ces innovations entraînent en effet certaines attentes chez le client », poursuit-il. « Et ce sont ces attentes que les entreprises doivent anticiper en temps voulu. » 

Pour repérer les tendances des consommateurs de façon adéquate, il est essentiel de bien comprendre ce qu'est précisément une tendance.

« Il s'agit d'une nouvelle manifestation dans le comportement, l'attitude ou l'attente d'un souhait ou d'un besoin humain fondamental, la plupart du temps par le biais d'une nouvelle technologie ou d'un changement social ou économique », définit le trendwatcher.

En d’autres mots : lorsqu'un besoin séculaire, par exemple la mise en contact ou la sécurité, est assuré avec une nouvelle technologie, la probabilité qu'elle engendre une nouvelle tendance est élevée. Napster, la célèbre plateforme créée en 1999 pour télécharger gratuitement (et illégalement) de la musique, l'illustre parfaitement. Cette innovation a répondu à deux grands besoins : avoir « quelque chose de nouveau » (de la nouvelle musique), le tout très « facilement » (grâce à un accès instantané). Dans le même genre, iTunes, Netflix et Spotify, qui ont tous répondu à ces besoins et remporté un franc succès, ont vu le jour par la suite.

Tirer des leçons d'Uber

Reste la question suivante : comment une tendance envahit-elle soudain le monde entier ? La réponse réside dans le concept d'« expectation transfer », affirme David Mattin.

« Lorsqu'une innovation répond à un besoin humain fondamental, elle entraîne des attentes chez le consommateur. Les gens découvrent quelque chose de nouveau et cela s'étend à d'autres marchés, industries, produits et services. » L'auteur cite l'exemple d'Uber, qui satisfait les besoins de « facilité » et de « transport avantageux ».

L'innovation iconique d'Uber a engendré une hausse des attentes des services « one touch » via le smartphone des consommateurs. Dans son sillage, Handy, une start-up américaine spécialisée dans les services à domicile, est par exemple apparue et a levé 50 millions de dollars en un seul mois l'année dernière.

Pour identifier des tendances et découvrir les futurs souhaits des consommateurs, examiner autant d'innovations que possible revêt donc une importance cruciale, selon Mattin. Si vous observez un certain ensemble d'innovations similaires, vous êtes la plupart du temps sur une piste intéressante. Ce faisant, le trendwatcher souligne qu'il convient également de s'intéresser aux innovations de niche. En effet, il s'agit souvent de faibles signaux de nouvelles attentes puissantes.

« Repensez à l'époque où le couchsurfing concernait uniquement les étudiants et les voyageurs fauchés », avance-t-il. « Depuis, vous pouvez loger dans des villas de luxe et des châteaux dans le monde entier grâce à la même innovation, via Airbnb. » 

Une mine d'opportunités

Et le trendwatcher de conclure : prenez l'habitude d'examiner chaque innovation que vous rencontrez en termes d'attentes du client qu'elle suscite.

« Une fois que vous en avez pris le pli, vous observerez le monde sous un nouveau regard et vous découvrirez une mine d'opportunités. À vous alors de convertir ces occasions décelées en idées innovantes, puis de les exécuter. »

 Lisez l'article complet (en anglais)

(Source : www.trendwachting.com)
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29.12.2016

Ce que la 4G des objets et la 5G vont apporter à l’entreprise

Proximus et Orange sont prêts. Dès 2017, leur réseau 4G s'adapte pour relever les défis de l'internet des objets, au moment où la 5G dévoile ses premiers atouts. Le point sur ces nouveautés qui vont impacter la vie des entreprises.

Proximus a été le premier opérateur à développer une offre pour l'Internet of Things avec LoRa (Long Range), un réseau qui achemine de petites quantités d'informations entre des objets et des systèmes avec une consommation électrique plus faible. Quelques applications clés : analyse de la qualité de l'air dans les bâtiments, gestions des stocks, surveillance des volumes dans les bulles à verre (par exemple).

Il y a quelques jours, Orange a annoncé mettre à niveau son réseau 4G existant pour le même marché de l’Internet des Objets, grâce à l’implémentation de nouvelles couches LPWA au niveau national.

Pas besoin de réinventer la roue : il s’agit d’une simple mise à jour de l’infrastructure existante. En effet, le réseau 4G actuel d’Orange, qui couvrira bientôt tout le territoire (actuellement 99,8% de la population), sera équipé en 2017 des technologies NB-IoT et LTE-M. Les avantages ? une communication bidirectionnelle entre l’objet et le réseau, une meilleure couverture mobile à l’intérieur des bâtiments et une connectivité assurée à l’étranger via les accords du groupe en Europe et ailleurs. Dans ce nouveau monde mobile, la carte SIM de l'entreprise permet une connexion sécurisée grâce à une authentification unique et au cryptage fort des données transportées.

Pour Frank de Weser, Director Business Marketing & Director M2M Business Unit chez Orange Belgium, les applications M2M vont connaître de grands bouleversements dans les prochains mois :

« Nous travaillons déjà dans le transport ("track and trace") et le paiement mobile, mais la 2G domine encore à 90%. Cette évolution de la 4G nous ouvre de nouvelles opportunités, avec la télésurveillance ou la mesure à distance intelligente (de la consommation électricité ou de gaz par exemple). Ce marché va exploser, rapidement. Notre réseau 4G mis aux normes offre une autonomie de 5 à 10 ans pour les smart devices. Les premières applications commerciales sont prévues début 2018 pour nos entreprises partenaires. »

En ligne de mire avec cette stratégie du groupe Orange, les « big data » mobiles :

« Notre réseau peut déjà fournir des informations anonymes aux ‘data scientists’ pour mesurer la présence et le déplacement des abonnés. C'est ce que nous appelons en interne le crowdmonitoring, grâce auquel nous déterminons combien de personnes se trouvent dans un rayon de 100 mètres. Des villes comme Anvers et Mons ont déjà fait appel à nous dans le domaine du tourisme et de la sécurité, mais ces données peuvent aussi servir dans le commerce de détail pour analyser, par exemple, l'affluence à des endroits donnés, avant d'ouvrir un point de vente. » 

En attendant la 5G en Belgique

Le 14 novembre dernier, Proximus a invité la presse à une démonstration de son futur réseau 5G, prévu dès 2020 (des normes restent à définir) en collaboration avec Huawei. Du matériel et du personnel ont fait le trajet depuis la Chine pour cet événement qui a permis d'obtenir des vitesses de transferts de données vertigineuses de plus de 70 Gbps, avec des temps de latence réduits à leur plus bas niveau depuis les débuts de la connectivité de données mobiles. À titre de comparaison, actuellement, la 4G propose des débits moyens allant de 50 à 150 Mbps, mais ces vitesses sont appelées à tripler dans les semaines et mois à venir sur des appareils compatibles avec la 4,5G, une fois le réseau 4G/LTE mis à niveau chez les trois opérateurs, dont Telenet/Base.

Pour les entreprises, cette explosion de la bande passante disponible permettra de relier des sites isolés de la fibre et des paires de cuivre. Il sera ainsi théoriquement possible de connecter à très haut débit une filiale, une plantation reculée ou un laboratoire isolé des grands centres urbains à des vitesses équivalentes ou supérieures à la paire de cuivre. L'une des premières applications concernera également les voitures autonomes, qui auront besoin d'une connexion permanente aux réseaux mobiles.

Découvrez la 5G sous forme d’infographie

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