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18.05.2018

La ville privée, un accélérateur pour la Smart City ?

Plusieurs géants de la tech planifient la construction de leurs propres villes privées. Futuristes et numériques, elles accueilleront dans leurs murs un nombre important d'innovations. Ces projets pourraient permettre aux Smart Cities de voir le jour plus rapidement.

Que ce soit Bill Gates, qui a annoncé avoir mis en chantier Belmont, une ville numérique estampillée Microsoft en Arizona, ou Eric Schmidt, le patron d'Alphabet, qui a dévoilé récemment SideWalk Labs à Toronto, les principaux patrons du web semblent être pris d'une passion soudaine pour l'urbanisme.

Derrière ces projets, encore balbutiants, se cachent en fait de grands enjeux. La Smart City représente un formidable marché à venir, qui prendra racines partout sur la planète. En construisant leurs propres villes, et en y injectant des budgets considérables, ils peuvent ainsi expérimenter et innover en conditions réelles afin de concevoir, tester, labelliser et montrer au monde entier les technologies qui pourront équiper demain les plus grandes mégapoles. Mais en faisant cela, ils ne font que prendre le train en marche. D'autres villes privées existent déjà en Asie ou en Amérique, construites avec l'objectif d'être des démonstrateurs pour les villes du futur. Ces projets peuvent-ils réellement permettre à la ville intelligente de sortir plus rapidement de terre ? D'un point de vue strictement technologique, c'est certain.

La Smart City pour de vrai ?

En Corée du Sud, près de Séoul, la ville futuriste de Songdo a été bâtie intégralement avec des fonds privés pour un coût global de 35 milliards de dollars. Sur ses 610 hectares, bardés d'immeubles neufs intégralement numérisés, Songdo déploie le nec plus ultra de la technologie digitale et une impressionnante série de dispositifs écoresponsables. C'est une Smart City déjà entièrement opérationnelle, dans laquelle vivent 120 000 personnes, et qui possède plusieurs longueurs d'avance sur ses concurrentes. Les initiatives mises en œuvre par la municipalité permettent d'optimiser, grâce au numérique, le fonctionnement global de l'agglomération et la vie de ses habitants.  Ainsi, la gestion du trafic automobile se fait grâce à un système avant-gardiste. La plaque d'immatriculation de chaque véhicule est scannée dès que celui-ci sort de son parking, puis les données sont envoyées à une plateforme de gestion qui calcule le nombre de conducteurs sur la route, ou qui sont sur le point de l'être, afin d'optimiser le trafic en temps réel. Dans la même logique, un arsenal de capteurs équipe le mobilier urbain pour transmettre à la plateforme de gestion, avec le concours de 500 caméras, des données sur le nombre de bus en service et sur leur localisation précise.

Le résultat est à la hauteur du dispositif déployé : plus d'embouteillages et des transports en commun qui ne sont jamais en retard et constamment sécurisés. En effet, derrière les capteurs et les caméras, les policiers ont eux aussi accès aux données recueillies et peuvent intervenir dès qu'un incident se produit. Sur le plan de l'éco-responsabilité, Songdo a également de quoi faire pâlir ses rivales : À Sondgo, 99 % des stationnements de la ville sont souterrains, les déchets domestiques sont directement captés des logements pour être envoyés via des canalisations, vers l'usine de recyclage. Le système de collecte et de filtration de l'eau de pluie est situé sous le terrain de golf et tous les immeubles sont dotés de panneaux solaires. En outre, la municipalité surveille de près la consommation énergétique de chaque bâtiment afin de limiter les dépenses et la pollution et redistribuer les surplus.

Si la ville coréenne peut s'enorgueillir d'être aujourd'hui en tête des Smart Cities en ayant démontré de façon éclatante sa capacité à apporter une réponse connectée aux problèmes urbains, son fonctionnement soulève malgré tout quelques questions. En tant que ville privée, aux mains d'un consortium d'investisseurs, elle peine à mettre en place les principes démocratiques liées à la digitalisation (notamment en matière de transparence quant aux données) et à favoriser le dialogue citoyen. Néanmoins, même si elle apparaît pour certains observateurs comme une ville sous surveillance, elle est technologiquement exemplaire et a pour but d'exporter son modèle dans toute l'Asie prochainement. Avec un petit bémol. Elle semble en effet démontrer qu'il est plus simple de construire une Smart City de toutes pièces plutôt que de transformer une ville déjà existante.

Tout bâtir en partant de zéro

Aux États-Unis, dans le sud de la Floride, Syd Kitson, un ancien champion de football américain devenu multi-millionnaire, a fait sortir de terre Babcock Ranch, une ville futuriste intégralement connectée et entièrement verte. Le réseau électrique fonctionne à 100% grâce à l'énergie solaire, alimenté par une usine située dans sa périphérie, et les rues sont bordées sur toute leur longueur de panneaux photovoltaïques. Chaque panneau alimente une maison. En tant que propriétaire de cette Smart City miniature de 370 kilomètres carrés, Syd Kitson a édicté un certain nombre de mesures pour renforcer l'éco-responsabilité de son projet. Les voitures à essence ne sont pas autorisées dans l'enceinte de Babcock Ranch, celles roulant à l'électrique sont tolérées mais avec des quotas.

L'idée est à la fois d'interdire les émissions de dioxyde de carbone et de garder un nombre stable de véhicules. L'économie circulaire est prioritaire via la production locale de fruits et légumes cultivés dans les champs avoisinants et qui viennent alimenter restaurants et magasins. Si le procédé peut paraître quelque peu « autoritaire », il s'explique par le fait que Syd Kitson est le seul propriétaire de sa ville. Mais les résultats sont là : la pollution est inexistante. En concevant et en bâtissant Babcock Ranch de A à Z et en mettant en place des règles strictes de fonctionnement, Syd Kitson obtient des résultats largement supérieurs à la moyenne et démontre que cette méthode fonctionne.

Dans un esprit similaire mais à une toute autre échelle,  le groupe d'investissement immobilier de Bill Gates, Belmont Partners, s'apprête à mettre en chantier Belmont, une ville qui aura la technologie au cœur de son ADN. Belmont Partners vient de faire l'acquisition d'un vaste terrain en Arizona, à une centaine de kilomètres de Phoenix. Aussi grande que Paris, Belmont, véritable laboratoire d'expérimentations dédié à la Smart City, a pour but de tester les dernières technologies en matière de voitures autonomes, et de mettre en place toute une série d'innovations liées à l'intégration des espaces verts en ville, à l'énergie renouvelable et à l'alimentation circulaire.

Bill Gates souhaite aussi tracer une feuille de route de l'innovation digitale et écologique pour les villes intelligentes de demain. D'après lui, il est plus simple de tester et d'intégrer des technologies qui fonctionneront dans les Smart Cities en bâtissant une ville plutôt qu'en transformant une ville existante, qui a souvent derrière elle une longue histoire architecturale. C'est la théorie de la feuille blanche.

Même son de cloche du côté de Google. Sidewalk Labs, la filiale Smart City d'Alphabet, a annoncé un partenariat inédit avec la ville de Toronto pour construire une mini-ville intelligente entièrement axée sur la technologie. Au travers de ce projet, Google affiche clairement ses ambitions en matière de ville intelligente et souhaite constituer son propre centre d'expérimentations pour mettre au point des technologies qui seront opérationnelles et commercialisables.

Une articulation de plus en plus forte entre public et privé

Clairement , la Smart City n'est pas un projet strictement municipal. Pour prendre forme, elle doit nécessairement s'appuyer sur le secteur privé, fournisseur des technologies qui l'équiperont. Cette collusion public / privé est donc essentielle.

C'est ce que les géants du web ont bien compris. La Smart City, en tant que norme urbaine du XXIème siècle, est un enjeu économique capital. Gageons que ces villes bâties de toutes pièces, en accélérant l'innovation digitale, favoriseront l'émergence d'une Smart City réellement citoyenne. Car la technologie ne saurait être le seul marqueur de la ville de demain.

(Source : BNP Paribas – L’Atelier)
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02.12.2016

Le M-commerce impose sa loi et banalise l’achat

Menace ou opportunité pour les e-commerçants ? Sans nul doute bousculés par l’empire des tablettes et des smartphones, mais néanmoins obligés de se réinventer… Pour un acte d’achat de plus en plus anodin

Avec son éloge à la simplicité, Apple inspire ses concurrents directs et indirects. Ils prennent pour priorité la simplification à l’extrême du parcours d’achat.

Des géants comme Amazon développent tous azimuts pour assister l’acheteur et ne plus le lâcher. Pour la Fnac, le mobile doit simplifier au maximum l’acte d’achat. L’enseigne française s’efforce de rendre ses parcours d'achat full web et de les inscrire dans un usage drive to store en optimisant les usages multicanaux.

Rendre l'expérience la plus simple et efficace possible, c’est précisément ce que les marchands ont de la peine à réaliser, mais c’est pour eux l’occasion de relever le défi. 

Le M-commerce joue des coudes

Le mobile ne se contente pas d’être une ‘alternative’, il s‘impose : même de la maison, on achète sur sa tablette ou son smartphone. En France, le commerce mobile a doublé en 2015 et atteint aujourd’hui une part de 23,6 % de l’e-commerce. En 2016,15 achats seront effectués depuis un appareil mobile contre 10,5 en 2015.
Une fois installées sur le smartphone de l'internaute, les applications de commerce électronique natives garantissent un taux de fidélité bien plus élevé qu'un site Web responsive et offrent de belles opportunités pour tracer les clients via leur identifiant personnel afin de mieux les connaître et donc mieux les cibler.

Parcours d'achat réduit à sa plus simple expression

A l’ origine, Pinterest est une simple plateforme de partage social d’images. Aujourd’hui, Pinterest inspire Wish, Wanelo, The Hunt… Une nouvelle génération d’applications de commerce mobile. A la mode des buyable pins de Pinterest, elles ne demandent de l’internaute qu’un simple clic voire un effleurement de la photo du produit pour lancer la commande. Epoustouflant comme il devient facile d’acheter n’est-ce pas ? Pinterest n’a pas l‘audience de Facebook et pourtant, son public de femmes et l’engagement de ses membres attirent les marques de mode : 80 % de taux de ‘ré-épinglage’ contre 1,4% sur Twitter. Quant à son trafic, il dépasse largement, aux Etats-Unis du moins, celui de Google+, LinkedIn et YouTube réunis.

Choisir un produit via questions/ réponses

Plutôt que de consulter un catalogue, l’internaute peut choisir son produit à l’aide d’un chatbot, un agent conversationnel qui vous pose des questions et vous conseille des articles en fonction de vos réponses. Mark Zuckerberg vient enfin d’annoncer pour fin 2016 l'arrivée du paiement en ligne sur Messenger permettant de mener une transaction de A à Z. Avec 4 ans de retard sur WeChat qui brasse entre-temps les infos bancaires de 200 millions d'utilisateurs.

Bataille de coqs sur le marché de l’internet de l’objet

Amazon a déjà montré l’exemple en termes d’achats banalisés avec son bouton d’achat en 1 clic sur chaque fiche produit et la simplicité du parcours d’achat sur mobile ou Kindle. A présent, l’américain réinvente le e-commerce avec l’assistant Alexa (qui compte déjà des millions d’utilisateurs), installant le système de reconnaissance vocale sur sa console de jeu Fire TV ou l’enceinte Amazon Echo diffusant le son à 360 degrés.

La riposte de Google qui consisterait en une véritable interface vocale universelle pour l'ensemble des objets connectés de la maison serait plus ambitieuse que l'Amazon Echo. Et le Siri d’Apple bénéficierait bientôt lui aussi de son hardware. Qui sera le plus rapide ?

Amazon n’entend pas perdre son avance si l’on en juge les adhérents à l’Amazon Echo : les électroménagers de General Electric se pilotent à présent à la voix, qui peut aussi bien lire des tweets, la Bourse, commander un Uber ou lancer Spotify…

Acheter sans s’en rendre compte ?

Sur le territoire de l’achat sans effort, Amazon approfondit ses recherches et développe un bouton connecté aux marques, une solution ‘Push to Buy’ où le consommateur peut, via un bouton physique pour chaque consommable, commander à nouveau automatiquement son produit via son abonnement Amazon Prime.

Comment son concurrent, la Fnac, analyse-t-il cette nouvelle offensive ? La démarche est inverse, selon Ghadi Hobeika, Directeur Marketing Digital de la Fnac : Nous essayons de faire venir les clients sur nos canaux de vente, que ce soient les réseaux sociaux, les canaux digitaux ou physique. Amazon, quant à lui, s’installe dans le parcours de vie du client en allant quasi jusqu’à effacer le geste d'achat puisqu'il suffit d'un mot, d'un geste pour que l'achat soit réalisé sans aucun effort du consommateur.

Le client est-il dupe ?

Une étude de Slice Intelligence le révèle, peu d’acheteurs du bouton connecté Amazon Dash effectueraient un achat via ce bouton. Les consommateurs auraient du mal à s’y faire. Les marques par contre en sont folles : 50 nouveaux boutons et 150 enseignes représentées à ce jour.

Et nos pays, quand passeront-ils au bouton d’achat ? Juste une timide initiative pour l’instant verrait le jour chez notre voisin du sud et porterait sur du service après-vente…

(Source : atelier.net)
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27.12.2016

Repérer les nouvelles tendances : mode d'emploi

Envie de savoir ce que à quoi aspirent les gens ? Examinez les innovations réussies et les attentes qu'elles suscitent ! David Mattin, trendwatcher et co-auteur du livre « Trend-Driven Innovation ».

Tout professionnel sait qu'aujourd'hui, les innovations s'enchaînent à un rythme soutenu. De nouveaux produits et services vont et viennent à la vitesse de la lumière, tandis que le comportement et les manières de réfléchir des consommateurs changent continuellement et semblent imprévisibles. Ce phénomène peut avoir une influence considérable pour une entreprise, écrit David Mattin dans son article « How to spot a trend » (littéralement « Comment détecter une tendance ») sur le site www.trendwatching.com.

Prendre le train des nouvelles tendances en marche, voire le devancer, n'est cependant pas réservé à une poignée d'élus dotés d'une intuition magique, déclare Mattin. Selon lui, repérer les tendances est un processus simple et renouvelable, accessible à tous. Dans son article, il présente un modèle grâce auquel chaque start-up, CEO, directeur du marketing ou développeur de produit, à l’affût des souhaits futurs de ses clients, trouvera des réponses.

Besoins humains

Il existe différentes méthodes pour déterminer ce que veut le client. La plus connue ? L'étude de marché classique. Toutefois, pour découvrir les futures tendances, cette méthode semble la plupart du temps insatisfaisante, d'après l'auteur.

« Il s'agit en effet de découvrir ce que les gens voudront, avant même qu'ils ne le sachent. Souvent, ils ne savent pas ce qu'ils veulent jusqu'à ce qu'on le leur montre », explique le trendwatcher.

L'observation des clients potentiels par le biais d'une étude ethnographique sur le terrain constitue une autre méthode. Si elle peut fournir des perspectives approfondies, elle implique un processus difficile, lent et onéreux. Une analyse via les Big Data peut fournir des informations utiles. Mais, en général, elle permet uniquement d'optimiser vos activités existantes. Il est très rare, d'après David Mattin, que les Big Data permettent d'obtenir des points de vue révolutionnaires menant à quelque chose de vraiment novateur.

Alors, comment procéder ? La clé d'une bonne prévision des tendances réside dans l'examen des innovations : les nouvelles marques, campagnes et expériences ainsi que les nouveaux produits qu'on observe chaque jour.

« Ces innovations entraînent en effet certaines attentes chez le client », poursuit-il. « Et ce sont ces attentes que les entreprises doivent anticiper en temps voulu. » 

Pour repérer les tendances des consommateurs de façon adéquate, il est essentiel de bien comprendre ce qu'est précisément une tendance.

« Il s'agit d'une nouvelle manifestation dans le comportement, l'attitude ou l'attente d'un souhait ou d'un besoin humain fondamental, la plupart du temps par le biais d'une nouvelle technologie ou d'un changement social ou économique », définit le trendwatcher.

En d’autres mots : lorsqu'un besoin séculaire, par exemple la mise en contact ou la sécurité, est assuré avec une nouvelle technologie, la probabilité qu'elle engendre une nouvelle tendance est élevée. Napster, la célèbre plateforme créée en 1999 pour télécharger gratuitement (et illégalement) de la musique, l'illustre parfaitement. Cette innovation a répondu à deux grands besoins : avoir « quelque chose de nouveau » (de la nouvelle musique), le tout très « facilement » (grâce à un accès instantané). Dans le même genre, iTunes, Netflix et Spotify, qui ont tous répondu à ces besoins et remporté un franc succès, ont vu le jour par la suite.

Tirer des leçons d'Uber

Reste la question suivante : comment une tendance envahit-elle soudain le monde entier ? La réponse réside dans le concept d'« expectation transfer », affirme David Mattin.

« Lorsqu'une innovation répond à un besoin humain fondamental, elle entraîne des attentes chez le consommateur. Les gens découvrent quelque chose de nouveau et cela s'étend à d'autres marchés, industries, produits et services. » L'auteur cite l'exemple d'Uber, qui satisfait les besoins de « facilité » et de « transport avantageux ».

L'innovation iconique d'Uber a engendré une hausse des attentes des services « one touch » via le smartphone des consommateurs. Dans son sillage, Handy, une start-up américaine spécialisée dans les services à domicile, est par exemple apparue et a levé 50 millions de dollars en un seul mois l'année dernière.

Pour identifier des tendances et découvrir les futurs souhaits des consommateurs, examiner autant d'innovations que possible revêt donc une importance cruciale, selon Mattin. Si vous observez un certain ensemble d'innovations similaires, vous êtes la plupart du temps sur une piste intéressante. Ce faisant, le trendwatcher souligne qu'il convient également de s'intéresser aux innovations de niche. En effet, il s'agit souvent de faibles signaux de nouvelles attentes puissantes.

« Repensez à l'époque où le couchsurfing concernait uniquement les étudiants et les voyageurs fauchés », avance-t-il. « Depuis, vous pouvez loger dans des villas de luxe et des châteaux dans le monde entier grâce à la même innovation, via Airbnb. » 

Une mine d'opportunités

Et le trendwatcher de conclure : prenez l'habitude d'examiner chaque innovation que vous rencontrez en termes d'attentes du client qu'elle suscite.

« Une fois que vous en avez pris le pli, vous observerez le monde sous un nouveau regard et vous découvrirez une mine d'opportunités. À vous alors de convertir ces occasions décelées en idées innovantes, puis de les exécuter. »

 Lisez l'article complet (en anglais)

(Source : www.trendwachting.com)
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29.12.2016

Ce que la 4G des objets et la 5G vont apporter à l’entreprise

Proximus et Orange sont prêts. Dès 2017, leur réseau 4G s'adapte pour relever les défis de l'internet des objets, au moment où la 5G dévoile ses premiers atouts. Le point sur ces nouveautés qui vont impacter la vie des entreprises.

Proximus a été le premier opérateur à développer une offre pour l'Internet of Things avec LoRa (Long Range), un réseau qui achemine de petites quantités d'informations entre des objets et des systèmes avec une consommation électrique plus faible. Quelques applications clés : analyse de la qualité de l'air dans les bâtiments, gestions des stocks, surveillance des volumes dans les bulles à verre (par exemple).

Il y a quelques jours, Orange a annoncé mettre à niveau son réseau 4G existant pour le même marché de l’Internet des Objets, grâce à l’implémentation de nouvelles couches LPWA au niveau national.

Pas besoin de réinventer la roue : il s’agit d’une simple mise à jour de l’infrastructure existante. En effet, le réseau 4G actuel d’Orange, qui couvrira bientôt tout le territoire (actuellement 99,8% de la population), sera équipé en 2017 des technologies NB-IoT et LTE-M. Les avantages ? une communication bidirectionnelle entre l’objet et le réseau, une meilleure couverture mobile à l’intérieur des bâtiments et une connectivité assurée à l’étranger via les accords du groupe en Europe et ailleurs. Dans ce nouveau monde mobile, la carte SIM de l'entreprise permet une connexion sécurisée grâce à une authentification unique et au cryptage fort des données transportées.

Pour Frank de Weser, Director Business Marketing & Director M2M Business Unit chez Orange Belgium, les applications M2M vont connaître de grands bouleversements dans les prochains mois :

« Nous travaillons déjà dans le transport ("track and trace") et le paiement mobile, mais la 2G domine encore à 90%. Cette évolution de la 4G nous ouvre de nouvelles opportunités, avec la télésurveillance ou la mesure à distance intelligente (de la consommation électricité ou de gaz par exemple). Ce marché va exploser, rapidement. Notre réseau 4G mis aux normes offre une autonomie de 5 à 10 ans pour les smart devices. Les premières applications commerciales sont prévues début 2018 pour nos entreprises partenaires. »

En ligne de mire avec cette stratégie du groupe Orange, les « big data » mobiles :

« Notre réseau peut déjà fournir des informations anonymes aux ‘data scientists’ pour mesurer la présence et le déplacement des abonnés. C'est ce que nous appelons en interne le crowdmonitoring, grâce auquel nous déterminons combien de personnes se trouvent dans un rayon de 100 mètres. Des villes comme Anvers et Mons ont déjà fait appel à nous dans le domaine du tourisme et de la sécurité, mais ces données peuvent aussi servir dans le commerce de détail pour analyser, par exemple, l'affluence à des endroits donnés, avant d'ouvrir un point de vente. » 

En attendant la 5G en Belgique

Le 14 novembre dernier, Proximus a invité la presse à une démonstration de son futur réseau 5G, prévu dès 2020 (des normes restent à définir) en collaboration avec Huawei. Du matériel et du personnel ont fait le trajet depuis la Chine pour cet événement qui a permis d'obtenir des vitesses de transferts de données vertigineuses de plus de 70 Gbps, avec des temps de latence réduits à leur plus bas niveau depuis les débuts de la connectivité de données mobiles. À titre de comparaison, actuellement, la 4G propose des débits moyens allant de 50 à 150 Mbps, mais ces vitesses sont appelées à tripler dans les semaines et mois à venir sur des appareils compatibles avec la 4,5G, une fois le réseau 4G/LTE mis à niveau chez les trois opérateurs, dont Telenet/Base.

Pour les entreprises, cette explosion de la bande passante disponible permettra de relier des sites isolés de la fibre et des paires de cuivre. Il sera ainsi théoriquement possible de connecter à très haut débit une filiale, une plantation reculée ou un laboratoire isolé des grands centres urbains à des vitesses équivalentes ou supérieures à la paire de cuivre. L'une des premières applications concernera également les voitures autonomes, qui auront besoin d'une connexion permanente aux réseaux mobiles.

Découvrez la 5G sous forme d’infographie

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16.01.2017

Disruption : les 5 facteurs qui peuvent faire prospérer ou sombrer votre entreprise

CEO Pulse vous propose des stratégies pour faire face aux ‘disrupteurs’ contemporains (consommateurs ‘assertifs’, évolutions technologiques, nouveaux modes de distribution) et faire perdurer votre entreprise.

La ‘disruption’, un mot et un phénomène qui inquiètent la plupart des chefs d'entreprise ! Il désigne des changements importants et fondamentaux, occasionnés par une innovation (une technologie nouvelle, une forme inédite de concurrence...) et susceptibles de terrasser toute une industrie en un rien de temps.

Ces ‘disruptions’ peuvent avoir des conséquences considérables. Il est donc de la plus haute importance de les détecter à temps. Pour vous aider en tant que chef d'entreprise, CEO Pulse, le département de recherche de Price Waterhouse Coopers, a publié récemment une étude portant sur les 5 principaux ‘disrupteurs’ du moment. Sur la base d'entretiens avec 268 CEO, ce département a également déterminé des pistes essentielles à la survie de l'entreprise, voire à l'amélioration de ses résultats.

1.  Nouveaux modes de distribution

En ce moment, ce sont surtout l'économie de partage et l'internet des objets qui ébranlent quelques secteurs, comme ceux de l'automobile, du retail et de l'hôtellerie. Ainsi, aucun CEO n'ignore les conséquences d'Airbnb pour le secteur de l'hôtellerie. En vertu de telles évolutions, les CEO considèrent souvent qu'une ‘disruption’ a, par définition, un impact négatif. Ils se laissent souvent surprendre et n'imaginent pas l’impact sur leurs propres activités. Toutefois, une telle attitude joue très vite en faveur de leurs concurrents plus prompts à saisir les occasions qui se présentent. Pour CEO Pulse, le premier facteur décisif en matière de ‘disruption’ réside dans la capacité à percevoir les petits changements et à s'efforcer ensuite de tirer parti de ces transformations.

2.  Clients plus ‘assertifs’

Aux yeux de CEO Pulse, les consommateurs représentent la plus grande force de ‘disruption’. 86 % des CEO interrogés estiment que les clients se montreront plus exigeants envers les produits et services ces cinq prochaines années. Selon la moitié des personnes sondées, les clients échangeront également un de leurs produits ou services contre une solution alternative. Nous sommes effectivement passés d'une économie de l'offre à une économie de la demande, affirme CEO Pulse. À l'heure actuelle, les consommateurs comparent les prix à volonté, se mettent en quête d'informations – y compris sur la façon dont les entreprises opèrent – et changent plus rapidement de marque et/ou de produit. Ce qui contraint les CEO à réfléchir de toute urgence aux moyens de conserver leurs clients et aux souhaits futurs des consommateurs. 

Le conseil de CEO Pulse : pour chaque innovation, examinez ses conséquences en termes de nouvelles habitudes de consommation. La façon dont les consommateurs adoptent ou rejettent une innovation (et la logique sous-jacente de cette attitude) vous fournira des indices sur ‘the next big thing’. 

3.  Évolutions technologiques

Selon 4 CEO interrogés sur 5, les technologies modifieront elles aussi leurs entreprises au cours des 5 prochaines années. Et pour 3 CEO sur 4, l'investissement dans de nouvelles technologies constitue la stratégie principale à déployer pour faire face aux ‘disruptions’. 

Une ‘disruption’ surgit souvent lorsqu'une nouvelle technologie transforme le mode de production du produit de base d'une entreprise. Un exemple éloquent : la fabrication additive ou impression 3D, qui consiste à fabriquer des produits tridimensionnels.. Selon les prévisions, cette évolution technologique, susceptible d'accélérer fortement la succession des cycles de développement, réformera les fondements de la production. CEO Pulse estime qu'ici aussi, le défi à relever consiste à reconnaître, à développer (ou acquérir) et à mettre en œuvre les bonnes technologies.

4. Autres concurrents

Selon l'étude, la moitié des CEO doivent faire face à de nouveaux concurrents, des concurrents non traditionnels. En effet, il n'est pas rare de voir une ‘disruption’ surgir sous la forme d'une entreprise différente et plus efficace dans son offre de produits et services. Il suffit de songer au nombre de personnes qui utilisent de nos jours leur téléphone mobile pour régler leurs factures et effectuer leurs achats. Une concurrence de ce genre, même lorsqu'elle n'en est encore qu'à ses balbutiements, annonce souvent un changement plus général, affirme CEO Pulse

5.  Réglementation

Les règles plus strictes qu'imposent les pouvoirs publics exaspèrent de nombreuses entreprises. Actuellement, les secteurs les plus soumis à des règles strictes sont les services financiers, l'énergie, l'enseignement et le transport. 75 % des personnes interrogées dans le cadre de l'étude de CEO Pulse pensent que de nouvelles réglementations auront une influence sur leurs activités au cours des 5 années à venir. 

L’adaptation des réglementations risque de mener à des changements, selon CEO Pulse. À titre d'exemple, citons les véhicules autonomes, qui selon les experts, représentent l'avenir et iront de pair avec une nouvelle réglementation. Ils provoqueront une ‘disruption’ importante dans les transports publics, les compagnies de taxis, les sociétés de location de voitures et dans beaucoup d'autres secteurs liés au transport. Une réglementation plus stricte peut, elle aussi, constituer un facteur de ‘disruption’. Sans les restrictions sur le marketing des produits du tabac, les cigarettes électroniques, par exemple, n'auraient pas connu un tel succès. 

Le mot de la fin

Selon CEO Pulse, le défi primordial consiste à surveiller l'avènement d'une ‘disruption’ et à élaborer alors une stratégie pour l’avenir. Il serait vain de vouloir combattre ce phénomène. En général, les ‘disruptions’ ont une telle amplitude qu'il est sans cesse nécessaire de se réinventer en tant qu'entreprise. De nombreuses entreprises ont déjà entamé leur réinvention. Un cas bien connu est celui de la multinationale américaine General Electric et de sa conversion en entreprise digitale. Le constructeur automobile General Motors s'est engagé lui aussi dans ce processus de réinvention et entend devenir une entreprise axée sur la mobilité personnelle, proposant par exemple des systèmes de covoiturage. La transformation fructueuse de l'activité de base d'une entreprise requiert des connaissances, l'attitude correcte et un certain cran, conclut CEO Pulse

Lisez l'article complet (en anglais)

(Source : www.pwc.com)

 

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