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23.12.2019

La Norvège gagne la bataille du plastique, quand les autres pays suivront-ils ?

2019 a marqué le début de la bataille pour le climat. Sylviane Delcuve, Senior Economist chez BNP Paribas Fortis, explique comment la Norvège est parvenue à mettre en place un système qui donne de la valeur au recyclage.

Quoi de plus préoccupant que ces immensités de plastique dérivant sur les océans, au point de devenir un nouveau continent ? La Norvège est parvenue à mettre en place un système qui donne de la valeur au recyclage et ça marche, puisque 97% du plastique y est recyclé, contre moins de 30% en moyenne en Europe et moins de 10% dans le monde.

A l’heure actuelle, dans le monde, 91% du pastique produit n’est pas recyclé, ce qui implique que 8 millions de tonnes de pastique se déversent chaque année dans les océans. L’enjeu est de taille car on produit 1 million de bouteilles en plastique par minute dans le monde. Grâce à un système très simple, la Norvège est parvenue à mettre un terme à ce fléau en recyclant 97% de ses bouteilles et autres canettes.

La société Infinitum a tout changé

Le nom 'Infinitum' a été choisi en référence au nombre de fois qu’une bouteille de plastique ou qu’une canette peut être (devrait être) recyclée. A l’heure actuelle, on entend dire partout qu’il est bien moins cher de produire du nouveau plastique que de le recycler, ce qui signifie que sans incitant financier, le recyclage n’a aucune chance de convaincre. Infinitum a trouvé la parade, en imaginant que les consommateurs ne soient plus propriétaires de la bouteille en plastique qu’ils achètent, mais qu’ils aient au contraire la possibilité de la ramener quelque part et puissent récupérer la 'caution' incluse dans le prix d’achat, et qui se présente sous la forme d’un code-barres. Cette 'caution' est une sorte de taxe de quelques centimes par bouteille. Le système prévoit que les consommateurs puissent se faire rembourser cette caution en ramenant la bouteille vide dans un distributeur prévu à cet effet, qui lira le code-barres. Ils peuvent également ramener la bouteille là où ils l’ont achetée, ou dans les petites boutiques de proximité qui se prêtent au jeu du recyclage, notamment parce qu’elles reçoivent une petite rémunération pour chaque bouteille recyclée.

Le résultat est bluffant car en l’espace de quelques années, la Norvège a dépassé tout le monde dans le recyclage du plastique et la manière dont le tri est fait permet de réutiliser plus de 50 fois la même bouteille. Au total, le taux de recyclage du plastique atteint 97%, ce qui signifie que la Norvège n’en rejette virtuellement plus dans la nature.

Dans la tête d’un Norvégien

De plus en plus de Norvégiens sont convaincus qu’ils achètent un produit, mais que ce produit est emballé dans un emballage qu’ils empruntent et doivent restituer.  Dans le même temps, le gouvernement a mis en place une taxe environnementale sur les producteurs de plastique. Cette taxe est évolutive et si le pays tout entier recycle plus de 95% du plastique, l’ensemble des producteurs est exempté de la taxe. Un fameux incitant.  Le seuil de 95% paraissait ambitieux au début, mais l’objectif est atteint chaque année depuis 2011.

Infinitum peine à convaincre

De nombreux pays ont manifesté de l’intérêt pour le système de recyclage inventé par Infinitum, mais force est de constater qu’on ne voit pas beaucoup de distributeurs-recycleurs de plastique dans nos pays. D’après les Norvégiens, le système est pourtant 'simple comme bonjour'.

A méditer.

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12.11.2019

Blue is the new green, ou comment l’océan va changer notre quotidien

Relever les défis du 21e siècle en utilisant les ressources offertes par nos océans ? La question était au centre du dernier Academy Café. Qu’ont répondu les experts ?

"Une meilleure santé, un meilleur environnement, et une meilleure vie. Voici les trois choses que veut la société aujourd’hui. Bonne nouvelle : la bioéconomie bleue peut nous permettre d’atteindre cet idéal", a assuré d’entrée de jeu Pierre Erwes, Executive Chairman de BioMarine. "Les gaz à effet de serre, le plastique dans les océans ? Nous avons la technologie nécessaire pour en venir à bout." De quoi attiser d’emblée la curiosité de plus de 200 participants qui avaient fait le déplacement pour découvrir les promesses de la bioéconomie bleue, lors du dernier Academy Café, organisé par notre Sustainable Business Competence Centre.

De quoi s’agit-il?

"La bioéconomie bleue inclut tout ce qui vit dans les océans et que l’on peut produire de façon durable pour ensuite le transformer en produits à haute valeur ajoutée", résume Pierre Erwes. Un secteur en pleine expansion qui pourrait bien révolutionner des secteurs aussi variés que celui des soins de santé, de l’alimentation, du plastique, des cosmétiques, de l’énergie et même de la conquête spatiale. Et ce, en tirant parti des propriétés uniques d’organismes tels que les algues, les étoiles de mer, les méduses ou encore les concombres de mer.

Vous reprendrez bien un peu de micro-algues ?

Si les options offertes par le monde aquatique sont nombreuses, les micro-algues semblent particulièrement prometteuses, en particulier dans le secteur de l’alimentation durable. Alexandra Mosch, Head of Algae Division chez Abar United et vice-présidente de la European Algae Biomass Association, a ainsi mis en avant les spécificités exceptionnelles de ces micro-organismes, à commencer par leur capacité à se régénérer et à se développer tant dans le désert que dans l’océan. Elles sont aussi et surtout riches en ingrédients sains, comme les protéines, permettant même de développer des produits alimentaires. Cette fin d’année, vous pourriez par exemple déguster du saumon reconstitué à partir de micro-algues!

Du plastique d’un nouveau genre

Lorsqu’on parle des océans, la problématique du plastique n’est jamais bien loin. Et pour cause : sa production continue de croître, à mesure que la population mondiale s’agrandit. "Dans 30 ans, elle pourrait tripler", affirme Maria Stewart, Project Manager chez Plastic Innovation Competence Center. "Il faut donc adopter une nouvelle approche, en commençant par garder en tête l’aspect recyclage dès le début de la conception d’un produit pour que ses différents composants puissent être facilement séparés et identifiés pour intégrer la filière existante."

Mais pour Maria Stewart, il faut voir plus loin. "L’avenir est surtout au plastique issu de la biomasse", explique-t-elle. "Aujourd’hui, cette ressource est déjà disponible en quantités largement suffisantes, et pourtant nous en utilisons à peine la moitié. Les océans ont également beaucoup à offrir. Dans un futur pas si lointain, la production à grande échelle et l’utilisation de polymères naturels intelligents capables de se régénérer et de s’adapter à leur environnement pourraient révolutionner la fabrication du plastique. Le plastique de demain sera donc totalement différent de celui d’aujourd’hui."

Et le secteur financier dans tout ça?

Pour conclure, les experts se sont accordés pour dire que le secteur financier avait un rôle important à jouer dans cette évolution, mais qu’il doit pour cela accepter de prendre des risques. "Nous parlons d’innovation, et cela comporte des risques, forcément", a rappelé Alexandra Mosch. "Mais nous avons besoin d’investisseurs et du secteur financier pour véritablement libérer le potentiel de la biodiversité marine, notamment dans le secteur alimentaire. Et cela ne peut se faire qu’en investissant dans les systèmes de production, dans la recherche et le développement, et aussi en éveillant les consciences autour de la durabilité, sans tomber dans le 'green washing'."

EN SAVOIR PLUS

Le Groupe BNP Paribas a récemment réaffirmé son engagement dans la protection des océans et formalisé sa volonté par le biais de ce document.

PRÊT À AGIR VOUS-MÊME ?

Vous souhaitez accélérer votre transition vers un modèle économique plus durable ? Découvrez comment notre Sustainable Business Competence Centre peut vous aider. 

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28.05.2019

Des business models à la rescousse des océans

Le plastique est un matériau utile et polyvalent, mais qui pose d’importants défis environnementaux, notamment pour les océans. Un enjeu crucial pour la planète, dont se saisissent des start-up innovantes…

Un constat accablant

L’être humain produit chaque année 400 000 millions de tonnes de plastique dont seuls 18 % sont recyclés. Près de la moitié de ce volume gigantesque est à usage unique : des produits « instantanés » pour l’homme mais qui continueront de « peser » sur la planète pendant plusieurs centaines d’années. Nos mers et océans sont en première ligne et abriteraient plus de 150 millions de tonnes de ces déchets. La faute aux millions de tonnes — entre 5 et 12 millions par an — déversées dans l’eau… provoquant des dégâts irrémédiables sur les écosystèmes, la faune et la flore aquatiques.

Du vert au « bleu »

Face à ce constat, il faut agir. C’est ce que font un certain nombre de start-up et d’entreprises en développant des business models centrés sur ces enjeux, conscientes qu’adhérer à une économie verte ne suffit probablement plus pour faire bouger les lignes. La solution ? Passer au « bleu ». Une notion développée par l’entrepreneur belge Günter Pauli, entre autres, dans son ouvrage « L’économie bleue 3.0 ». L’idée ? S’atteler aux questions de régénération au-delà de la préservation ou de la conservation. Autrement dit : faire des enjeux environnementaux des opportunités économiques. Des occasions uniques pour générer de la croissance, de la valeur et des emplois.

Des exemples ?

Plusieurs entreprises se lancent donc dans l’aventure en développant des activités centrées sur les défis environnementaux, notamment autour de l’enjeu du plastique dans les océans. Quelques cas concrets, parmi d’autres… :

  1. Réduire l’usage du plastique

    La start-up belge B-Cap propose une capsule rechargeable qui se visse comme un bouchon sur le goulot des bouteilles et libère des composants actifs concentrés. L’objectif ? Réduire l’usage de ce fléau que sont les bouteilles en plastique. Autre calamité ? Les pailles, auxquelles s’attaque par exemple la start-up taïwanaise 100 % ZHI avec ses tiges de café et de patate douce. Dans le même genre ? L’entreprise belge DoEat a inventé des emballages 100 % comestibles, fabriqués à partir de pomme de terre, d’eau et de drêche. Sans oublier l’américaine Loliware qui a pour vocation de remplacer les plastiques à usage unique par des matériaux consommables dérivés d’algues.

  2. Recycler ou revaloriser les déchets

    Bureo est une entreprise californienne qui surfe sur un autre problème majeur : plus de 640 000 tonnes de filets de pêche sont perdues en mer chaque année. Bureo les récupère pour les transformer en produits tels que des skateboards ou des lunettes de soleil. Ils sont loin d’être les seuls sur ce créneau : les Belges de b-token se sont aussi lancés à l’assaut de ce « déchet » pour le convertir en jetons. Du côté de w.r.yuma, autre jeune pousse nationale, l’idée est de récupérer du plastique usagé afin d’en faire des lunettes de soleil au moyen d’imprimantes 3D.

    Mode toujours : la marque G-Star s’est associée à Parley et Bionic — avec l’appui de Pharrell Williams — pour vendre des jeans issus de plastique recyclé. Dans le même temps, la start-up Awake Watches se propose de faire des montres durables autour d’un principe similaire… Mais on pourrait également citer les Australiens BlockCycle qui ciblent le marché de la valorisation des déchets grâce à la blockchain.

  3. Nettoyer les océans et les mers
     
    Dans le même ordre d’idées, United By Blue se veut une marque ocean-friendly. Si ses produits sont tant que possible issus des matériaux recyclés, l’entreprise américaine s’engage surtout à nettoyer les mers (un demi-kilo de détritus) pour chaque article vendu. Projet similaire pour l’entreprise Sodastream, spécialisée dans la gazéification de boissons, qui a construit un dispositif marin pour collecter les résidus plastiques au large des Caraïbes.

    L’initiative écologique Seaqual s’attèle aussi à débarrasser les océans du plastique et à le valoriser. Citons des solutions comme celles de l’AutoNaut, un bateau autonome capable de naviguer dans les mers afin de protéger la faune et la flore marines contre la pêche illégale et la pollution. Mais le récent revers de l’un des précurseurs du nettoyage des mers, la start-up Ocean CleanUp, confirme que le combat contre le plastique n’est pas simple et que les réponses doivent être multiples

Des efforts en continu…

Cette liste est loin d’être exhaustive : la sauvegarde des océans peut et doit aller plus loin. Ainsi de plus en plus d’autres initiatives voient le jour : autour de la gestion plus durable des pêches (traçabilité, triage, etc.) ou encore les solutions technologiques pour la gestion de projets offshore. Sans oublier des actions plus structurantes telles que la Ocean Tech en France ou la Sustainable Ocean Alliance qui vise, entre autres, à stimuler l’émergence de nouvelles start-up actives sur les mers...

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23.12.2021

Les voitures électriques deviennent peu à peu la norme

En 2026, seules les voitures de société électriques bénéficieront encore d’un régime fiscal favorable. Une raison de plus de rendre plus durable votre mobilité et votre parc automobile.

L’évolution vers des voitures de société plus durables est à présent inscrite dans la loi. Suite à une série de glissements fiscaux, les voitures de société électriques constituent désormais le choix le plus intéressant. C'est donc le moment idéal pour procéder dès maintenant à l'électrification de votre parc automobile.

La déductibilité fiscale des nouveaux véhicules à émissions non nulles (diesel, essence, mais aussi hybrides) va progressivement disparaître. Celle des véhicules zéro émission (voitures purement électriques ou à hydrogène) sera de 100% jusqu’en 2026. Par la suite, cette déductibilité diminuera également peu à peu pour atteindre 67,5% en 2031.

La conduite électrique n’est pas seulement fiscalement plus intéressante

Une déductibilité fiscale de 100% s’applique déjà aujourd’hui aux voitures électriques. Et pourtant, la plupart des parcs automobiles ne sont pas encore vraiment verts. Cela s'explique notamment par le fait qu'une voiture électrique ou hybride est sensiblement plus chère à l'achat qu'une voiture comparable à moteur thermique. Même si le mécanisme du marché laisse entrevoir une évolution et que la différence de prix tend à diminuer.

Le prix d’achat n’est malgré tout pas le seul facteur à prendre en compte. Mieux vaut en effet s'intéresser à ce que l’on appelle le « Total Cost of Ownership », ou TCO, qui englobe tous les frais à prévoir. Pensez à la consommation, à l’entretien, à la cotisation CO2 et à la déductibilité fiscale. Et ces quatre éléments sont tous plus avantageux pour les voitures électriques. Si l'on ne prend plus le prix d’achat comme critère, mais bien le TCO, il sera plus avantageux, à l’avenir, de choisir une flotte durable de voitures électriques.

Transition progressive

Le régime fiscal des voitures qui roulent au carburant fossile ne changera toutefois pas du jour au lendemain. Même si la conduite électrique, c'est l’avenir, et qu’il est clairement temps d’envisager une nouvelle mobilité.

  • Jusqu'au 30 juin 2023
    Les conditions de déductibilité actuelles restent d'application pour les voitures de société commandées avant le 1er juillet 2023. Pour les voitures de société louées ou en leasing opérationnel et dont la propriété économique n’a pas été transférée, c’est la date de fin du contrat de leasing ou de location qui est prise en compte. Les frais d’une voiture diesel, à essence ou hybride restent déductibles à concurrence de 50 à 100%, tandis que ceux d’une voiture électrique sont déductibles à 100%.
  • Du 1er juillet 2023 au 31 décembre 2025
    Pour les véhicules à émissions non nulles commandés à partir du 1er juillet 2023 et jusqu’au 31 décembre 2025, une période transitoire s’appliquera et la déductibilité s’éteindra progressivement, de maximum 75% de déductibilité en 2025 à 50% en 2026, 25% en 2027 et enfin 0% en 2028. À partir de 2025, la déductibilité minimale de 50% sera supprimée. La cotisation CO2 pour ces voitures augmentera également sensiblement chaque année. Les voitures zéro émission restent quant à elles déductibles à 100%.
  • À partir du 1er janvier 2026
    Les véhicules à émissions non nulles commandés à partir du 1er janvier 2026 ne seront plus déductibles. Seuls les véhicules zéro émission tels que les voitures électriques, seront encore déductibles à 100%. Mais il sera aussi progressivement mis fin à ce régime avantageux au cours des années suivantes. La déductibilité sera donc de 95% pour les véhicules commandés en 2027, de 90% pour ceux de 2028, de 82,5% en 2029, de 75% en 2030 et enfin de 67,5% en 2031.
  • Hybrides rechargeables (PHEV)
    La déductibilité fiscale des frais d’essence et de diesel sera plafonnée à 50% pour les véhicules hybrides rechargeables (PHEV) commandés à partir du 1er janvier 2023. Les frais d’électricité et autres ne sont pas concernés par cette limitation. Cette mesure vise à encourager l’utilisation de moteurs électriques et de PHEV. Pour le reste, les hybrides rechargeables restent soumis aux règles qui s'appliquent aux véhicules à émissions non nulles.

Et pour les membres de votre personnel ?

Si vous octroyez à un membre de votre personnel une voiture de société qu'il peut également utiliser à des fins privées, il sera imposé sur un avantage de toute nature (ATN) forfaitaire qui dépendra de la valeur catalogue, des émissions de CO2 du véhicule et du type de carburant. Le statut de la voiture de société comme rémunération alternative est préservé jusqu'après 2030. Rien ne change donc pour l'instant pour l’ATN de la voiture de société à l’égard de vos collaborateurs. Si les véhicules électriques ont généralement un prix catalogue plus élevé, leurs émissions nulles peuvent compenser la différence et, dans de nombreux cas, se révéler finalement avantageux pour vos collaborateurs.

Quid de la recharge ?

Pour permettre à vos collaborateurs d’utiliser une voiture électrique de manière optimale, vous pouvez faire installer une borne de recharge à leur domicile, si cela est possible. Tant l’appareil que l’installation chez le collaborateur sont fiscalement déductibles à 100% et il n'y a pas d’avantage imposable supplémentaire pour ce dernier.

En tant qu’entreprise, vous pouvez, sous certaines conditions, bénéficier d’une déduction des frais majorée pour l’installation de bornes de recharge sur votre terrain. Le montant déductible est de 200% pour les investissements effectués du 1er septembre 2021 au 31 décembre 2022, et de 150% pour ceux effectués du 1er janvier 2023 au 31 août 2024. Et ce, à condition que la borne soit amortie linéairement sur au moins cinq périodes d’imposition et au plus tôt à partir de l’année d’imposition pendant laquelle la borne devient opérationnelle et accessible au public.

Passez à une flotte électrique

Outre la fiscalité avantageuse, il y a de nombreuses autres excellentes raisons d’opter dès aujourd’hui pour des voitures électriques.

  • C’est une solution écologique qui permet de réduire de 17 à 30% les émissions de CO2 par rapport aux véhicules ICE (Internal Combustion Engine ou voiture à moteur à combustion interne) tout au long du cycle de vie du véhicule.
  • Aujourd’hui, une large gamme de nouveaux modèles est déjà sur le marché. Elle ne fera que s'étoffer au fil des ans.
  • La plupart des nouveaux modèles ont d’ores et déjà une autonomie de 300 à 600 km.
  • Le Total Cost of Ownership (TCO) est avantageux.
  • La conduite électrique est agréable et beaucoup moins bruyante.
  • Les infrastructures publiques de recharge sont en pleine expansion.
  • Un véhicule électrique permet d’accéder aux zones à faibles émissions et aux villes interdisant les véhicules diesel.

Aujourd'hui, la durabilité est au cœur de la gestion responsable d’une flotte. N’attendez plus pour électrifier votre parc automobile et réduisez l’empreinte écologique de votre entreprise. Arval, notre partenaire mobilité, vous aide à rendre votre parc automobile plus écologique et vous soutient dans votre transition vers les véhicules électriques.

Découvrez toutes nos solutions ou parlez-en à votre chargé de relation.

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20.12.2021

Construire ensemble un secteur chimique durable

Notre banque veut stimuler l’entrepreneuriat durable et l’innovation. Avec BlueChem, le premier incubateur pour la chimie durable en Europe, nous posons quelques jalons importants dans le secteur de la chimie.

En décembre 2021, BNP Paribas Fortis a prolongé son partenariat exclusif avec BlueChem pour trois ans. Une étape logique au vu de la collaboration fructueuse de ces dernières années.

BlueChem est le premier incubateur indépendant en Europe qui se concentre spécifiquement sur l’innovation et l’entrepreneuriat dans le secteur de la chimie durable. Il vient en aide aux start-up prometteuses et aux entreprises ambitieuses en pleine croissance, tant en Belgique qu’à l’étranger, sur le plan juridique, administratif et financier. BlueChem a ainsi récemment investi dans un bâtiment flambant neuf sur le site Blue Gate, le nouveau terrain industriel climatiquement neutre d'Anvers. Tant les start-up que les PME, grandes entreprises, centres de recherche et institutions de connaissances peuvent y trouver des laboratoires entièrement équipés et librement aménageables, des bureaux individuels et des postes de travail flexibles. S'y sont déjà établies, entre autres, une entreprise qui casse les molécules de CO2 afin de les réutiliser, une deuxième qui développe des protéines comme substituts de viande ou encore une troisième qui extrait les produits chimiques des eaux usées industrielles polluées.

Didier Beauvois, Head of BNP Paribas Fortis Corporate Banking : « Nous sommes très fiers d'être le partenaire de BlueChem, qui, tout comme notre banque, attache une grande importance au développement durable et à l’innovation ouverte. Il nous semblait dès lors naturel de prolonger de trois ans notre partenariat avec BlueChem. À travers ce type d’initiatives, nous voulons aider les entreprises et les secteurs à satisfaire aux conditions posées dans le Pacte vert pour l'Europe, le plan de la Commission européenne visant à rendre l’Union européenne neutre sur le plan climatique d’ici 2050. »

Partenariat durable

En tant que banque leader en Belgique, nous estimons qu'il est important de prendre nos responsabilités et de contribuer au développement durable de notre société, aujourd’hui et demain. Une promesse que nous pouvons continuer à tenir grâce à la collaboration avec un partenaire comme BlueChem.

Notre rôle dans le cadre de cette collaboration unique consiste avant tout à partager notre expertise. La banque dispose en effet d’un centre d’expertise, le Sustainable Business Competence Centre, qui suit de près les développements innovants et durables et met ses connaissances au service des entreprises dans leur transition durable. Par le biais de nos Innovation Hubs, nous avons aussi une grande expérience dans l'élaboration minutieuse de plans d’affaires pour les start-up qui veulent évoluer en scale-up. Un deuxième rôle crucial qui nous est confié est la mise à disposition de notre réseau. Nous établissons des contacts avec des clients et investisseurs potentiels et recherchons des synergies entre les start-up et les grandes entreprises. Des contacts qui apportent également une plus-value à notre clientèle Corporate Banking.

Barbara Veranneman, présidente de BlueChem SA et Director International Affairs Essenscia : « Le succès de BlueChem est notamment dû aux partenariats stratégiques solides que l'entreprise a conclus, par exemple avec BNP Paribas Fortis. Grâce à notre incubateur pour la chimie durable, nous offrons ainsi non seulement le bon hébergement au bon endroit, mais aussi un service spécialisé sur mesure. Cet accès à une expertise de haut niveau constitue un atout particulier qui permet aux start-up et scale-up de bénéficier d’un accompagnement optimal et de se concentrer sur leur activité principale : lancer des innovations durables sur le marché. »

Pourquoi le secteur de la chimie ?

Le secteur de la chimie est une industrie importante dans notre pays. Le pôle chimique anversois est le plus grand pôle chimique d’Europe et le deuxième à l'échelle mondiale. En apportant un soutien optimal en matière d’innovation et de durabilité aux start-up et scale-up à travers toute la Flandre, nous pouvons dès lors avoir une réelle influence.

Nous ne nous en rendons pas toujours compte, mais les développements issus de la chimie se retrouvent dans tous les aspects de notre vie quotidienne : presque tous les produits technologiques contiennent du plastique, les smartphones sont truffés de matériaux chimiques, il y a aussi les matériaux d’emballage biodégradables que l'on trouve dans les supermarchés, la recherche de nouvelles piles, le recyclage qui implique des développements considérables, etc.

Triple Helix est un bel exemple. Cette entreprise innovante en pleine croissance, que BNP Paribas Fortis accompagne depuis ses débuts,  a été l’une des premières à s’installer dans BlueChem. L’entreprise prépare la construction de l’usine de recyclage « SurePure », qui veut retransformer les déchets de polyuréthane en matières premières afin de pouvoir les réutiliser dans de nouvelles applications. Le polyuréthane se retrouve notamment dans les matelas, les sièges de voiture, les panneaux isolants, etc. Et ce n’est qu’une première étape. Sous la devise « Molecules as a service », Triple Helix prévoit des initiatives similaires pour le verre, la pierre et le bois. Ne plus considérer les déchets comme des déchets permet de créer un marché avec un potentiel de croissance énorme.

Steven Peleman, Managing Partner Triple Helix Group : « La force d’un partenaire comme BNP Paribas Fortis, c'est qu’il est à même de mettre les bonnes parties autour de la table et qu’il agit comme un levier vers une industrie plus durable. Et je ne parle pas uniquement de l’aspect financier. Par exemple, la banque recherche avec nous des partenaires stratégiques, nous aide à renforcer notre crédibilité et nous présente des investisseurs potentiels. Une banque qui regarde au-delà du volet purement financier, c’est pour nous une plus-value incroyable. »

Durabilité et innovation dans le secteur de la chimie

« La capacité d’innovation scientifique du secteur de la chimie est essentielle au développement durable de notre planète. La chimie fournit en effet des innovations et des produits cruciaux pour une approche réussie du changement climatique, même si cette industrie n’est pas d'emblée considérée comme la plus « verte ». Les opportunités sont néanmoins nombreuses : des techniques de recyclage améliorées pour extraire les métaux durables des déchets, des plastiques biodégradables, le remplacement de certaines substances dans des matériaux existants ou l’écologisation d’un processus de production chimique. L’innovation n’est pas non plus une évidence pour le secteur. Il faut énormément de temps, d'audace et d’argent pour passer d’un contexte de laboratoire à une échelle de production industrielle.

Le Pacte vert pour l'Europe

Tous ces efforts en faveur d’une plus grande durabilité s’inscrivent dans un cadre européen plus large. Le « Pacte vert pour l'Europe » est le plan de la Commission européenne visant à rendre l’Union européenne climatiquement neutre d’ici 2050. Pour ce faire, elle veut réduire drastiquement les émissions de CO2 et compenser immédiatement celles qui subsisteraient en 2050, par exemple en plantant des arbres ou en investissant dans de nouvelles technologies. L’Europe deviendrait ainsi le premier continent climatiquement neutre au monde. Une ambition que notre banque soutient volontiers ! Votre entreprise aussi, n'est-ce pas ?

Vous voulez en savoir plus sur la manière dont nous encourageons la durabilité et l’innovation ouverte ou vous voulez de l'aide pour votre transition vers un business model plus durable ? Parlez-en à votre chargé de relation ou aux experts de notre Sustainable Business Competence Centre.

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