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23.03.2017

Télétravail et santé ne feraient pas toujours bon ménage

La formule a beau attirer vos collaborateurs : 40 % des télétravailleurs font état de troubles du sommeil ou d'un stress intense. L'heure de revoir votre stratégie en la matière ?

Un rapport conjoint de l'OIT (Organisation internationale du travail), d'Eurofound et de l'ONU publié en février vient jeter le trouble sur un mode de collaboration de plus en plus prisé à la fois par les employeurs et les salariés, le télétravail. Les résultats indiquent qu’il réduirait de plus en plus la limite entre travail et vie personnelle, avec trois conséquences :

  • de plus longues heures de travail ;
  • une intensification du travail ;
  • une interférence entre travail et vie privée.

Ce sombre tableau doit pourtant être nuancé. L'étude menée dans 15 pays, dont la Belgique, décrit également les effets positifs du travail à domicile (dans la plupart des cas) : plus d'autonomie relative au temps de travail (donc plus de flexibilité en termes d'organisation du travail), réduction du temps de déplacement (trafic, parking, temps de parcours) et productivité accrue.

Quelques recommandations

Le rapport encourage une forme de télétravail à temps partiel, pour « continuer d'entretenir des liens avec ses collègues et améliorer le bien-être ».Il préconise par contre de restreindre le télétravail informel, qui impliquerait « de longues heures de travail » supplémentaires.

« À mesure que le télétravail se répand, le besoin de se déconnecter pour maintenir une séparation entre travail rémunéré et vie personnelle grandit.  La France et l'Allemagne commencent à envisager des aménagements au niveau des entreprises, dans le cadre de la législation en vigueur ou de nouvelles lois. A l'avenir, cela pourrait se traduire par des mesures concrètes pour éviter que la vie professionnelle ne soit trop envahissante : extinction des serveurs informatiques en dehors des heures de travail afin d'empêcher l'envoi de courriels pendant les temps de repos et les vacances, ce qui est déjà le cas dans plusieurs entreprises. » Oscar Vargas, Eurofound

La Belgique s'est reformée

Actuellement, seule l'UE s'est dotée d'un cadre global pour s'adapter à la numérisation du télétravail, avec l'Accord-cadre européen sur le télétravail. La Belgique a d'ailleurs introduit récemment une réforme. Fin octobre 2016, le gouvernement fédéral a adopté le projet de loi « Travail faisable et maniable », emmené par le ministre fédéral de l’Emploi, Kris Peeters.  L’air de rien, il s’agit d’un basculement important pour le marché belge du télétravail. Ainsi, depuis le 1er janvier, il existe un cadre légal précisant les conditions auxquelles un salarié peut demander un télétravail occasionnel, ainsi que les accords minimaux à convenir.»

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03.10.2017

5 choses à savoir sur les freelances en entreprise

Recourir à un freelance dans une entreprise permet d'obtenir une expertise sans délais et sans contrat. Encore faut-il mesurer l'intérêt et les limites de cette forme de relation.

Pas forcément une question de coût

Le freelance facture à l'heure ou au forfait. Ses prestations peuvent coûter cher, plus cher que celles d'un employé. La balance penche souvent en faveur de l'indépendant pour des missions spécifiques ou de courte durée. En effet, l'engagement d'un freelance requiert un minimum d'administration : une facture à régler sur base d'un cahier de charge plus ou moins précis et aucune intervention d'un secrétariat social. Autre avantage : d'un point de vue purement réglementaire, le freelance n'est pas soumis aux restrictions imposées par le droit de travail classique.

Regarder au-delà du CV

La liste des compétences n'est pas un gage de réussite absolu. L'entreprise qui fait appel à un freelance doit pouvoir lui faire confiance : pourra-t-il faire preuve d'autonomie, de flexibilité, de réactivité ? Généralement, le freelance réussit à se rendre indispensable grâce à sa maîtrise de plusieurs domaines, parfois éloignés de son cœur de métier (comptabilité, marketing, web), et qui le rendent plus agile.

On ne dirige pas un freelance, mais on peut l’inspirer

Il peut être tentant de fixer à la mission d'un freelance un backlog précis - une liste des tâches. Mais attention, « les meilleurs managers savent inspirer l’action chez leurs collaborateurs non pas en leur disant quoi faire, mais pourquoi le faire », souligne Comet, une plateforme de mise en relation entre entreprises et freelances. C'est l'intérêt qu'ils portent au projet - et donc leur implication - qui assurera la réussite de leur mission.

Il n'a pas d'histoire dans votre entreprise

Dans une optique de gestion du changement ou de la transformation, le (ou la) freelance est le profil idéal. Il peut très vite s’intégrer et être opérationnel pour comprendre les environnements dans lesquels il doit œuvrer, en apportant à la fois un regard extérieur et un certain détachement .

Sur site ? Pas forcément

Le site Comet met en garde : « Si le freelance que vous avez recruté a pour habitude de travailler de chez lui, il serait contre-productif de lui imposer de venir dans vos locaux. » Si le profil est rare, il serait dommage d'en priver votre entreprise pour une question de distance ou de principe. Les freelances sont volatiles et le marché du travail actuel leur donne raison : le télétravail peut être une forme de collaboration indiquée, en fonction de la mission confiée.

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08.11.2017

Mobilité : qu’en pense votre entreprise ?

La Belgique veut aider les entreprises à réfléchir à leur mobilité. Sous quelles formes et avec quels avantages ? C'est l'objet d'une enquête du SPF Mobilité.

Le défi le plus périlleux du Royaume consiste désormais à rendre les déplacements domicile-lieu de travail les plus fluides possibles. Le SPF Mobilité y réfléchit et a lancé durant l’été sa nouvelle enquête triennale.

Objectif : guider et soutenir les efforts du secteur privé de manière individualisée dans sa politique de contrôle des coûts croissants liés à la problématique des déplacements domicile-travail.

Vous souhaitez participer ? Vous devez répondre au questionnaire avant le 31 janvier 2018. Attention, l’enquête doit impérativement être soumise pour avis aux représentants de vos travailleurs.

Des solutions existent déjà

Le thème fait partie des priorités des entreprises belges : ce n’était pas vraiment le cas en 2005, lors de la première enquête du genre. Ainsi, 86% des employeurs accordent déjà une indemnité vélo, contre seulement 43% il y a 12 ans.

Les solutions préconisées sont, généralement, étroitement liées à la taille et à la localisation géographique de l’entreprise : indemnité vélo, installation d’une douche sur le lieu de travail, promotion des transports publics avec un remboursement intégral des frais, développement du télétravail… La généralisation de ces incitants au sein des organisations les plus importantes est assurée par des coordinateurs mobilité. D’autres moyens sont à la disposition des pouvoirs publics : la taxe kilométrique, déjà mise en place en Belgique pour les véhicules de plus de 3,5 tonnes, pourrait être généralisée à l’ensemble des véhicules automobiles.

La piste du péage inversé

Une autre piste d'avenir est celle du péage positif. Le concept est expérimenté depuis 5 ans à Rotterdam. Un incitant financier accordé aux conducteurs vise à différer les déplacements dans des plages horaires moins chargées ou à pratiquer le covoiturage, en concertation avec l'entreprise.

Si la formule engendre effectivement un coût financier non négligeable, elle permet surtout une réduction de la dépense publique, en lien avec une utilisation plus modérée des infrastructures. Pour BNV Mobility (Egis), l’enjeu est désormais d’exporter ce concept en-dehors des Pays-Bas.

«Plusieurs solutions technologiques ont été déployées : identification des véhicules via les réseaux de caméras existants et identification des déplacements grâce au GPS des smartphones ou celui des boîtiers embarqués », souligne Elena Umanets de chez Egis projects dans RevueTEC.

L'enquête 2017 du SPF Mobilité est lancée

Jamais elle n'a été aussi attendue par les pouvoirs publics et les acteurs économiques. La récolte des données doit se faire sur un échantillon de 4.000 employeurs répartis sur 11.000 sites. Un million et demi d'employés devraient être consultés. Résultats prévus à la rentrée de septembre 2018.

Participez maintenant !

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09.05.2019

Qui se cache derrière le rôle du COO ?

Élément clé du bon fonctionnement d’une entreprise, le Chief Operating Officer voit sa position prendre encore plus d’ampleur, notamment grâce à un contexte technologique qui renforce son poids stratégique…

Dans la C-suite, on demande le Chief Operating Officer (COO), aussi connu sous le titre de Directeur général, Directeur de l’exploitation ou encore Directeur des opérations. Si celui-ci se trouve généralement aux commandes des activités, sa mission peut varier en fonction d’un certain nombre de facteurs : la taille de l’organisation, le champ laissé par le CEO ou encore le degré d’éclatement des tâches opérationnelles. Mais une chose semble sûre : la place du COO devient de plus en plus importante au sein de l’entreprise, notamment du fait d’un environnement plus que jamais complexe et imbriqué.

Au centre des opérations

Souvent doté d’une large expérience de terrain, c’est au COO que revient la lourde tâche de mettre en œuvre la stratégie globale de l’organisation et d’atteindre les objectifs fixés. Autrement dit ? Traduire la vision du CEO en actions et en activités concrètes. Il est donc en charge du bon déroulement des opérations quotidiennes et veille à ce que toutes les équipes puissent donner la pleine mesure de leur potentiel. C’est aussi au COO que doivent la plupart du temps rapporter les managers des différents départements. Une tâche qui lui confère une vision à 360 degrés de la structure…

Une fonction transversale

Le COO est certainement l’un des dirigeants qui disposent de la vue la plus large de toutes les dimensions de l’entreprise. Il est celui qui est en contact avec le plus grand nombre de parties prenantes, qu’elles soient internes ou externes : clients, fournisseurs, partenaires, etc. Dans son day-to-day­, il communique régulièrement avec toutes les équipes de travail, participe à leur structuration et à la mise en place de leurs modes de fonctionnement. Un rôle qui exige de lui d’excellentes compétences de manager, capable à la fois de gérer, d’inspirer et de guider les ressources, notamment dans leurs processus de transformation.  

Efficience et efficacité

L’une de ses missions premières consiste à mettre en place des processus opérationnels efficaces et efficients ainsi qu’à s’assurer qu’ils continuent de fonctionner : que ces modus operandi soient administratifs, financiers, commerciaux, etc. Pour mener à bien son rôle, le COO est donc en contact permanent avec le « terrain » afin d’évaluer les méthodes de travail, les uniformiser ou encore les perfectionner. Sans oublier son regard sur la relation client. Ce n’est pas un hasard si le COO doit être doté d’une grande capacité d’observation et de compréhension rapide ainsi que de la disponibilité suffisante pour prendre le temps d’analyser les situations. Sans rien laisser au hasard. Une recherche constante de l’efficience représente sans aucun doute un challenge important pour s’assurer que l’entreprise reste performante.

Un « solutionneur » (entre autres)

Autre cheval de bataille du COO ? Celui de résoudre les problèmes qui surgissent au quotidien. Un défi qui met à l’épreuve son expertise et sa connaissance de tous les rouages de l’entreprise. S’il doit faire preuve d’organisation et d’efficacité, le COO est avant tout un décideur, capable de trancher et d’imposer une vision sur des sujets parfois très divers. Dans son registre de qualités, l’on retrouve invariablement le don de faire des choix dans l’urgence et dans des situations inhabituelles, souvent sans filet. Autres compétences de ce profil polyvalent ? Son habileté à prioriser les tâches et à déléguer les chantiers (souvent une fois sur les rails).

Le futur ?

Dans un monde en pleine mutation, les entreprises doivent évoluer en permanence. Dans ce contexte, l’un des facteurs de succès est la capacité d’adaptation de son groupe de dirigeants. Parmi eux, le COO doit trouver ses « nouvelles » marques. Au-delà des aspects opérationnels, sa mission prend de plus en plus une dimension stratégique susceptible de délivrer plus de « valeur » !

En route vers l’entreprise intelligente…

Toujours en quête de l’efficacité maximale pour l’organisation, il doit impérativement se saisir des technologies pour en devenir un ambassadeur : pour améliorer le fonctionnement interne de l’entreprise, faciliter la collaboration entre humains et machines, mais aussi transformer la relation et l’expérience client. Il ne suffit donc pas de numériser « l’existant », il faut pouvoir imaginer et mettre en œuvre de nouveaux processus, plus rapides, plus connectés et davantage centrés sur des consommateurs de plus en plus exigeants.

Un défi ?

Oui, majeur ! Mais innover ne suffit généralement pas, encore faut-il maîtriser le changement pour continuer à répondre aux problèmes, maintenir le climat de confiance interne, insuffler un état d’esprit tourné vers le digital et poursuivre les objectifs stratégiques.

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