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02.05.2019

Il n’est pas trop tard pour devenir neutre en CO2

Les spécialistes du climat sont d’accord : les émissions de CO2 doivent être réduites au plus vite. Le captage du CO2 figure parmi les solutions envisageables, mais… n’en est qu’à ses débuts. Nous avons un rôle à jouer !

Le CO2 n’est pas seulement un résidu rejeté dans l’atmosphère lors de la combustion de combustibles fossiles ; il peut aussi servir de matière première. C’est pourquoi le captage, le stockage et la réutilisation de CO2 offrent de nombreuses possibilités dans la lutte contre le réchauffement climatique.

« Plus que jamais, nous devons parler avec nos clients des risques climatiques, de la transition énergétique et du développement durable en général. À cet égard, le partage des connaissances et des meilleures pratiques ainsi que l’avis de divers experts jouent un rôle clé », explique Aymeric Olibet de notre Sustainable Business Competence Centre.

Encore 10 ans

Il est grand temps de réduire radicalement les émissions de CO2. Le message de Xavier Pouria, climatologue chez ECORES, est on ne peut plus clair: « Il nous reste encore 10 ans pour faire baisser de manière drastique les émissions de CO2 et limiter ainsi le réchauffement de la terre à 1,5 degré Celsius. Et ceci est nécessaire pour éviter que l’écosystème de notre planète ne change de manière incontrôlable, entraînant une croissance accélérée du nombre de mauvaises récoltes, un déclin aggravé des prises dans le secteur de la pêche et de plus fréquentes conditions météorologiques extrêmes, et les conséquences sociales et géopolitiques associées ».

D’après lui, la poursuite de l’objectif zéro émission de CO2 en 2050 constitue la seule solution durable à la problématique du climat. Il y a trois manières d’atteindre cet objectif : on peut réduire la consommation énergétique au niveau mondial, stimuler la transition vers une production énergétique neutre en carbone, et capter et stocker du CO2 dans des matériaux, dans la biomasse (énergie) ou dans la nature (arbres ou sous-sol).

L’industrie du CO2 est en train d’émerger

Selon Damien Dallemagne (CO2 Value), une industrie se développe petit à petit autour du stockage et de l’utilisation du CO2. Ainsi, le CO2 est déjà utilisé aujourd’hui comme matière première pour fabriquer du béton ou des briques. C’est le cas de l’entreprise Heidelberg Cement qui récupère le CO2 des fabriques de ciment pour le réutiliser dans la production de ciment.

TOTAL, quant à lui, a développé plusieurs projets de stockage du CO2 dans d’anciens sites d’extraction de gaz en Norvège et au Royaume-Uni, alors que ENGIE planche sur des projets de fuel synthétique en réutilisant le CO2 capturé. Dans le secteur chimique également le CO2 peut être recyclé pour la production de combustibles ou utilisé comme matière première de base.

Enfin, Climeworks a mis au point une technologie afin de capter directement le CO2 dans l’air et de le vendre à des clients industriels issus du secteur agroalimentaire ou de l’industrie automobile. Selon l’entreprise, le CO2 concentré à la sortie des usines, pourrait  à l’avenir se raréfier, et nous avons donc tout intérêt à le capter directement dans l’air.

Compensation carbone pour entreprises

Le saviez-vous ? Via la plateforme ClimateSeed (une initiative lancée en collaboration avec le groupe BNP Paribas), des entreprises et des autorités locales désireuses de compenser leurs émissions de CO2 peuvent s’allier avec des promoteurs de projets qui réalisent des projets durables dans l’intention d’éviter ou de capter les émissions de CO2.

Tous les experts sont d’accord sur un point : le captage, le stockage et l’utilisation du CO2 sont indispensables pour atteindre les objectifs, mais le traitement industriel du CO2 n’en est encore qu’à ses débuts.

Comment, en tant qu’entreprise, pouvons-nous contribuer à l’élimination du carbone et à la création d’un marché pour les produits liés au CO2 ? Discutons-en ! Découvrez les atouts de notre Sustainable Business Competence Centre.

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06.12.2017

L’usine islandaise qui absorbe plus de CO2 qu’elle n’en émet

La GreenTech serait-elle la clé pour réduire le réchauffement climatique ? En Islande, une usine montre l’exemple et devient négative en carbone.

Plusieurs pays, dont la France, se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre en ratifiant l’Accord de Paris sur le climat. Des villes comme Copenhague ou Barcelone vont encore plus loin et ambitionnent même d’être neutres en carbone d’ici quelques années. Un souhait que les GreenTech pourraient aider à exaucer comme le montre l’exemple islandais. Sur cette petite île, l’entreprise suisse Climeworks vient d’inaugurer dans une centrale géothermique le premier système qui absorbe plus de dioxyde de carbone (CO2) qu’il n’en émet. Les équipes mettent ainsi en oeuvre le projet CarbFix2. Le principe est simple à comprendre : la machine capture le CO2 de l’air et le transforme en pierre, s’assurant ainsi que le gaz ne s’échappe pas dans l’atmosphère avant plusieurs millions d’années. Bien que le processus soit encore coûteux, une telle avancée représente beaucoup d’espoir pour parvenir à maintenir la température mondiale en-dessous de 2 degrés Celsius et lutter contre le changement climatique. Cette usine islandaise devient en effet la toute première à être négative en carbone.

Source : l’Atelier
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11.12.2017

Une start-up GreenTech recycle la pollution en encre

Et si la pollution devenait une matière première ? La start-up Graviky, sélectionnée au Hello Tomorrow Global Summit, propose une solution écolo pour le moins originale.

Si certaines start-up s'emploient à protéger le citoyen de la pollution, d'autres cherchent à en exploiter le potentiel. C'est à cette fin que Graviky Labs, un spinoff du MIT Media Lab – sélectionnée parmi les six meilleures start-up dans la catégorie environnement au Hello Tomorrow Summit 2017 –, a mis au point Air-ink, la première encre produite à partir de la pollution.

Grâce à Kaalink, un procédé technologique installé dans le prolongement d'un pot d’échappement d'un véhicule motorisé, les particules fines sont capturées via la suie émise. Cette matière collectée passe par plusieurs processus afin d'extraire les métaux lourds et cancérigènes. Cela permet d'obtenir le produit final, un pigment purifié à base de carbone.

Ensuite, ce pigment va passer par d'autres procédés chimiques afin de produire différents types d'encres et de peintures. Mais alors pourquoi ne pas éradiquer tout simplement la pollution plutôt que d'en faire de l'encre ? Pour éliminer sa propension à flotter dans l'air nous explique Graviky. Pour le moment, le dépôt de brevet est en cours pour cette technologie et son usage s'oriente vers l'art. Le procédé aurait déjà capturé 1,6 milliard de microgrammes de particules, ce qui équivaut à nettoyer 1,6 milliard de litres d'air extérieur. Comme le disait Richard Buckminster Fuller, architecte, designer, inventeur et futuriste américain, « La pollution n'est rien qu'une ressource que nous n'exploitons pas. Nous lui permettons de se disperser parce que nous en ignorons la valeur. »

Source : L’Atelier
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12.12.2017

Les entreprises les plus vertes séduisent les millennials

Les millennials s’inquiètent du réchauffement climatique mais comptent sur les entreprises pour agir, selon une récente étude. Est-ce à dire que le futur du retail passe par la GreenTech ?

De nombreux acteurs s’engagent pour la planète : 145 États ont ainsi ratifié l’Accord de Paris sur le climat. À plus petite échelle, les villes s’imposent parfois des objectifs plus ambitieux. Douze métropoles mondiales viennent d’annoncer leur volonté d’être neutres en carbone d’ici à 2030 pour lutter contre le réchauffement climatique.

Quid des entreprises ? Les jeunes générations comptent en tout cas sur ces dernières pour agir à leur tour. Selon une récente étude publiée par le groupe de relations presses Shelton, les millennials sont 76 % à s’inquiéter des conséquences du dérèglement climatique sur leur qualité de vie et 82 % à se soucier de celle de leurs enfants. À défaut d’agir d’eux-mêmes, (ils ne sont que 34 % à recycler contre 52 % des Américains toutes tranches d’âge confondues), 59 % des membres de la génération Y se tournent vers les entreprises pour régler ce problème qui les dépasse. 70% des millennials disent ainsi que les bonnes pratiques environnementales d’une firme influencent leur décision d’achat.

Et en réponse à la question : « A quels types de pratiques environnementales ou sociales portez-vous le plus d’attention », les sujets écologiques arrivent en deuxième position juste après le bien-être des employés. Des préoccupations en ligne avec une précédente étude réalisée par Nielsen, selon laquelle 55 % des consommateurs seraient disposés à payer plus pour des marques qui se sont engagées à avoir un impact environnemental positif. Dans la même veine, un rapport de UCLA a par ailleurs établi que les employés d’une entreprise verte seraient plus productifs que ceux d’une entreprise qui ne l’est pas. À croire que les firmes ont tout à gagner à être écologiques. Gageons que la GreenTech pourra faciliter la transition.

Source : L’Atelier

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22.02.2018

Véhicules électriques, bornes de recharge… Par où commencer ?

Véhicules électriques cherchent bornes de recharge pour se déployer. Et ces mêmes bornes attendent une flotte électrique suffisante pour atteindre la rentabilité. Qui fait l’œuf, qui joue la poule ?

S’il y a bien des sorts étroitement liés en matière d’innovations, c’est ceux du véhicule électrique et ses infrastructures de recharge.

SI vous êtes un convaincu de la première heure, soit vous avez des chances de disposer d’une belle villa ou d’un parking privé où installer une borne à prix très intéressant. Soit vous êtes l’heureux collaborateur d’une entreprise responsable qui met à disposition de son personnel des bornes gratuites.

Pour tous les autres conducteurs, ouverts au concept de véhicule vert et intéressés par la voiture silencieuse, se posent plusieurs défis : où trouver une borne et à quel prix ? Ils ont naturellement besoin d’être rassurés avant de faire le pas vers l’électrique.

2 types actuels de comportement en termes de recharge

Dans 80% des cas, le conducteur recharge le véhicule à son domicile. Ce qui suffit souvent car la voiture électrique est à ce jour adoptée en tant que moyen de transport de proximité essentiellement urbain (distance moyenne journalière de quelque 30 km).
Pour moins de 1000€, le propriétaire d’une villa ou celui qui dispose d’un parking privé pourra installer une borne de recharge via un prestataire spécialisé, son concessionnaire automobile ou son fournisseur d’énergie.

Et pour les 20% restants ? L’utilisateur d’un véhicule garé dans la rue s’orientera vers une recharge publique.
Heureusement, le lieu de travail fournit de plus en plus la solution : les entreprises commencent, à titre de service à leurs collaborateurs, à installer des bornes de recharge dans le parking de leur personnel. C’est un outil supplémentaire pour promouvoir une mobilité plus axée sur la protection de l’environnement. Ces charges sont souvent gratuites et pourvu qu’elles soient combinées à une recharge nocturne, elles autorisent des trajets domicile / travail plus longs.
Les centres commerciaux mettent aussi gratuitement à disposition de leurs clients des bornes de recharge. Ils s’y retrouvent en opportunités d’achat puisque cela leur assure la présence de la clientèle dans le centre pendant 40 à 60 minutes.

Nouvelles opportunités mais avec quel business model ?

Des opérateurs privés et des fournisseurs d’énergie équipent l’espace public, parkings, rues, de bornes de recharge payantes. Elles sont destinées aux citoyens qui n’ont pas la chance de pouvoir se réapprovisionner ailleurs.
Pour favoriser l’utilisation de chaque borne, la créativité est de mise : identifier et capter les meilleurs emplacements, rejoindre un réseau muni d’une application mobile localisant les bornes du réseau pour les adhérents, simplifier le paiement, se regrouper pour s’aligner sur les tarifs appliqués à domicile, etc. Mais la rentabilité des infrastructures publiques, qui dépend du trafic à la borne, restera incertaine tant que les conditions des autres modèles (à domicile ou en entreprise) seront préférentielles. Faute de pouvoir se déployer en suffisance, elles freineront le développement de la voiture électrique. Un beau challenge pour les villes qui s’attèlent à déployer l’électrique dans les années à venir.

Source : LinkedIn

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